Réalisé in-situ, le travail de Shqipe Gashi se caractérise par la diversité des supports et des médiums qui se répondent les uns aux autres et qu’elle met en scène en fonction des espaces/environnements d’exposition. Nourrie des codes de la scénographie, de la littérature et de l’histoire de l’art, elle emprunte aussi bien aux codes du théâtre, du consumérisme qu’à ceux de l’histoire de l’exposition pour explorer la construction de nos structures sociales. Ce qui l’intéresse ce sont les conditions particulières qu’une chose a besoin pour exister et les interactions qui se mettent en place entre l’oeuvre, son contexte et son spectateur. Les combinaisons de couleurs et d’esthétiques qu’elle associe à différentes histoires et cultures lui permettent d’annuler les normes et les hiérarchies prédéterminées dans les différentes compositions de son travail.
Née en 1995 à Londres, c’est en France que Sophie Irwin s’initie à la céramique. Pendant six ans d’études, elle se spécialise dans les matières telles que les émaux et la porcelaine avant d’intégrer les Beaux Arts de Limoges. Sa pratique naît de l’idée d’excroissance et de végétalité du matériau brut. Avec l’intégration des matières dans la terre et la conception d’objets du quotidien à travers une pratique expérimentale, elle cherche la rencontre entre métal et céramique pour explorer les limites physiques des deux matériaux. Après un apprentissage des techniques anciennes dans la poterie Ravel, Sophie s’installe à Strasbourg où elle exerce depuis 2020, sous le nom d’Atelier Kylix. Cofondatrice de l’association Wärma, elle collabore régulièrement à des projets scénographiques et à la conception de pièces uniques, pour des particuliers et des institutions artistiques.
Je travaille le grès en haute température. Le décor reste prépondérant, et les formes inspirées d’objets usuels : aiguière, plat, cuillère… Dans usuel, j’entends usure .