Pratiques : Céramique
Violetta Fink
Céramique, sculptures textiles, poésie, performance, mon travail s’articule en projets et en séries. Tel un acteur qui change de rôle, je choisi un medium pour traduire la nécessité de créer quelque chose qui dépasse la matérialité du corps, qui raconte et prouve mon existence.
Le point de départ d’un projet est donc toujours une anecdote personnelle. Actuellement essentiellement axé sur la céramique, je cherche à créer des paysages en réalisant des installations où plusieurs pièces amènent une narration.
Cet aspect narratif se reflète dans tous mes travaux.
Partir de l’intime pour l’inscrire dans une temporalité partagée avec les autres, faire écho à notre époque. Parler de soi pour parler de nous.
Sophie Irwin
Tatiana Blin
Diplômée de l’Institut Européen des Arts Céramiques, mes créations sont issues de recherches et d’expérimentations.
Je joue avec la plasticité de la terre, sa résistance à la haute température, et la fusion entre différents émaux. Je profite de l’aléatoire de ces combinaisons pour révéler la beauté de la matière, tant pour réaliser des pièces uniques que de l’utilitaire (art de la table).
Je crée des sculptures en terre papier (mélange d’argile et de cellulose) ce qui permet de révéler la douceur, la fragilité et la légèreté de ces pièces. Il y a un côté intuitif et organique que j’essaye de transposer dans ma collection d’art de la table : ce sont des pièces en grès, tournées, tournassées et émaillées.
Claudine Gambino-Cibray
Je travaille le grès en haute température. Le décor reste prépondérant, et les formes inspirées d’objets usuels : aiguière, plat, cuillère… Dans usuel, j’entends usure .
Enveloppe Atelier
Cet espace est polyvalent. J’y accumule toutes mes recherches plastiques et théoriques tout en étant ponctué par des moments de rencontres et de présentations. L’organisation interne se mue au gré des besoins : prises de vues, réalisations de plâtres, ou encore se vide de son entier pour laisser place nette et afin de tout repenser à nouveau.
Lili Kos
Mon travail de modelage se veut pétillant et sans prétention. L’argile me propose un immense champ des possibles où mon imagination se régale à vagabonder. Au fil des textures rencontrées, provoquées, je sollicite la conversation des terres, de la porcelaine, du fer. Les contrastes s’harmonisent avec minutie, le brut côtoie le doux, la matière devient légère. Les techniques virevoltent pour laisser s’exprimer un univers poétique, un appel aux rêves, aux histoires racontées. Melting-pot de finesse, de force, d’humour, de clins d’œil et de gaieté, mon travail s’articule autour de l’équilibre. Parfois subtile, parfois aisé, il est la photographie de l’instant, faisant lui-même appel à celui d’après, celui du mouvement.
K-shoo
Loin des spéculations sur l’esprit et la matière, l’art et l’artisanat, la beauté et l’utilité. Je travaille sur l’objet pour lui donner vie dans l’alliage des matières, la juxtaposition des tons, l’ombre et la lumière. Chaque pièce (unique) devient équilibre, harmonie entre création artistique, design unique, décoration personnalisée. La terre céramique travaillée, sculptée, modelée, émaillée, associée ou fusionnée à d’autres matériaux (métaux, fer, bois, tissus…) devient l’objet décoratif et contemporain dont chaque espace se nourrit pour mieux respirer.
Marina Zindy
Présentation et démarche artistique de l’artiste
Marina Zindy est une artiste plasticienne, travaillant en Alsace. Elle explore différents médiums en fonction des projets qu’elle développe : peinture, installation, photographie, céramique.
Elle pose toujours la question du lien et du rapport que nous entretenons au monde.
Elle a étudié les arts plastiques à l’Université de Strasbourg et de Paris.
Il y a une dizaine d’années la céramique a retenu son attention, fascinée par la
transformation de la matière, elle explore grâce à l’argile, l’histoire humaine, du patrimoine industriel (anciennes tuileries et la cueillette de terre de rencontre), au temps plus long : le temps géologique. Comment se forme le paysage? Comment expliquer que les montagnes d’aujourd’hui se trouvaient sous l’eau autrefois ?
Grâce à son projet Une bouteille à la mer, elle a pu convoquer ce passé de la biodiversité marine préhistorique, jusqu’aux enjeux écologiques d’aujourd’hui.
Son travail pluridisciplinaire art, sciences et environnement, s’est développé en travaillant avec des scientifiques qui étudient le corail :
– Département de Biologie et de Recherches Marines de l’Université de Lampung, en Indonésie
– L’association Ocean Quest , à Toulon
– L’association ADE Méditérannée, à Menton
Elle poursuit des récits d’aujourd’hui en interrogeant le futur avec la série intitulée Îlot d’incertitude. Elle pose des questions face aux enjeux climatiques, par exemple :
Dans un futur proche, les coraux uniquement ne seront-ils plus visibles que dans les musées d’Histoire naturelle ?
Elle a travaillé en partenariat avec différents musées d’Histoire naturelle :
– Musée d’Histoire naturelle et d’Ethnographie, Colmar, France
– Collections paléontologiques de l’Université de Nancy, France
– Museum Jurassica, Porrentruy, Suisse
Face aux bouleversements d’aujourd’hui, nous sommes en droit de nous poser la
question : peut-on encore changer de trajectoire ?
Le scientifique Olivier Hamant propose de « dérailler » et de montrer en quoi les
imperfections du vivant permettent de trouver d’autres chemins viables, une école de la vie dans un monde fluctuant. Ensemble ils décident de réaliser un livre, un roman graphique adressé à un large public pour raconter différentes histoires : celle de la robustesse mais aussi comment se reconnecter au vivant de façon plurielle.
En 2024, Marina Zindy expose son travail intitulé Îlot d’incertitude, dans différents lieux culturels:
– Galerie des Augustines, à Marseille pour l’exposition intitulée la Mer au plus près
– Kunsthalle Palazzo, à Liestal dans le cadre de la Régionale
– Hôtel de ville, à La Celle-Saint-Cloud pour l’exposition Sur la route des fonds marins.
Elle prépare une mission océanographique en 2027, avec les équipes de l’ENS de Paris pour observer les dorsales de l’Atlantique Nord et un roman graphique avec Olivier Hamant, biologiste et directeur de recherche à l’ENS de Lyon.
Le titre Îlot d’incertitude, est une référence aux écrits d’Edgar Morin : Toute vie est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers quelques îles ou archipels de certitudes où se ravitailler.
Marina Zindy souhaite créer de nombreux îlots grâce à de futurs projets, notamment celui de pouvoir travailler avec l’équipe scientifique de l’ENS de PARIS, afin de continuer à rencontrer des personnes passionnées et engagées, de partager les connaissances afin de constituer une équipe pluridisciplinaire. De pouvoir vivre cette joie collective de la découverte et de la création, et de la partager au public.
Eleonore Descazals
Un jour d’octobre 1999, j’ai mis la première fois les mains dans l’argile, matériau qui m’a de suite happé pour ne plus me lâcher. Vingt années sont passées et enfin fraîchement installée au Séchoir, je peux faire de ma passion, mon métier.
Mon travail en tant que céramiste s’articule comme un langage formel autour d’émotions et de sentiments intimes. J’ai le goût de l’esthétisme, de la couleur et du décors. J’aime le beau et la représentation explicite, qui me permettent d’exprimer des ressentis en les sublimant dans la matière et ce de manière plus explicite que par l’oralité.
