Ralph Bürgin

Ralph Bürgin (* 1980, Bâle) est peintre. Dans l’espace prétendument restreint de l’huile sur toile, il éprouve sans relâche la représentation du corps par la peinture. Quelle(s) relation(s) entre ces deux entités – la toile et le corps humain – aux dimensions, formes, matérialités, temporalités et exigences de survie si di érentes ?

Kaspar Flück

Kaspar Flück (*1989, Solothurn) opens multiple and ambiguous spatial structures in his classical oil paintings, waving between light and dark, in layers repeatedly reamed. Similar to puzzles, the paintings leave open whether one looks into spaces or at bodies. Birth cave and star birth thus overlap even more intimately than in religious painting, but at the same time without any Christian sentimentality. With Michael Biberstein (1949-2013), the baroque Solothurn has already produced an artist who catapulted himself from the aesthetically exuberant historical epoch directly into modernism. However, the latter rather docked to the light frescoes of the late Baroque, while Flück explores the dramatic Chiaroscuro painting of the altar paintings of the 17th century anew.

Katharina Holderegger, Kunstbulletin 4/2018

Karin Blaser

Über meine Arbeit / PRÉSENTATION

Nebst der klassischen Grafik und den neuen Medien interessiert mich das bewegte Bild. Ich habe mich hauptsächlich im experimentellen Bereich damit beschäftigt. So sind Videoarbeiten, Musikclips und Installationen entstanden.
Seit einigen Jahren ist mir die Beschäftigung mit Objekten im Raum wieder wichtiger geworden. So sind Arbeiten in Ton, Bronze und Installationen entstanden.

Medien: Video, Fotografie, Grafik, Tonarbeiten, Musikstücke und Texte.

«Antonios Postkarte»
Videoinstallation, Musik

Eine Postkarte aus Venedig ist das Thema dieser Arbeit.
Antonio hat sie 1956 aus Vendig an seine liebst Aime geschickt, die in einem Dorf oberhalb von Montreux wohnte. Auf der Vorderseite ist ein Bild einer Gondel mit einem Gondoliere zu sehen.
Der Inhalt der Karte ist kurz: „Attendi una lettera. Je t’aime – Antonio.“, aber die Fantasie erzählt die Geschichte weiter.

Daniel Svaton

Ja, in den Bildern von Daniel Svaton lebt eine ganz eigene Stille. Man könnte sie auch als Poesie der Stille in sublimer Bewegung nennen. Bildmomente, die das in sich Ruhende, jene Augenblicke vergegenwärtigen, die frei sind von assoziativen Absichten. Daniel Svatons Malerei ist ungegenständlich, das heisst ganz einfach ohne festlegende Gegenstände.

Auch wenn man in manchen Arbeiten aufgrund gewisser horizontaler Strukturen Landschaftliches erahnen könnte, mit seiner feinsinnigen Acrylmalerei will Daniel Svaton bewusst keine Geschichten erzählen, nichts abbilden, darstellen oder an etwas erinnern.
Und dennoch sind seine Bilder keine Zufallsgeschehen. Sie entstehen im spannungsvollen, malerischen Prozess zwischen intuitiver Kontemplation und aktiver malerischer Konzentration, Offenheit und Ergriffenheit.
Daniel Svaton versucht in seinen Bildern jenen Augenblick zu kreieren, wenn alles zur Ruhe kommt, frei ist vom Denken, Gedankenlärm und Bilderfluten, wenn eine heitere Stille sich ausbreitet. «Ich würde es einen spirituellen Moment nennen oder auch einfach einen Glücksmoment», kann man den Künstler aus einem Interview zitieren.
Gerade in dieser – wenn auch nur vordergründigen – Einfachheit der Bildgestaltung, in den reduzierten Farben, in leicht flirrenden nuancierten Bewegungen und körperhaften, rhythmisch schwebenden Gebilden, entwickelt sich eine leichte, ja heitere Atmosphäre voller Gelassenheit und Kraft, ein schwebender und doch in sich ruhender Pol.

In lasierenden, luziden Schichten und formalen Überlagerungen lässt Daniel Svaton – auf meist dunklem Hintergrund (schwarz, dunkelblau, dunkelrot) – seine Inhalte wachsen, verdichtend, sich zu abstrakten Räumen erweiternd, in denen Bilder und Assoziationen, Worte und Geräusche abwesend, ja unnötig sind. Prägnante, fast klar umrissene Flächen stehen wolkig wirkenden Bereichen gegenüber, die eine geheimnisvolle Tiefe suggerieren, in der die Stille lautlos zu klingen scheint.

Denn es geht um den Raum und um die Stille im Raum, um das Gefühl, wenn unsere Gedanken, unsere inneren Bilderwelten, unser Bewusstsein zur Ruhe kommen. Wenn wir die Gedanken loslassen und uns die Gedanken loslassen, wie jener Moment, wenn man in einen Sonnenuntergang eintaucht, wenn diese Stille greifbar zu Farbe und Form wird.
Daniel Svatons Bilder eröffnen sich den Betrachtenden als Ort des Friedens und der Meditation, der einlädt, sich auf diesen meditativen Einklang einzulassen.

Eva Buhrfeind, Kunsthistorikerin, Oktober 2016

Diana Dodson

Die Werke von Diana Dodson oszillieren zwischen Abstraktion und Figuration, das Medium der Malerei reflektierend. Zwischen konzeptionellem Kalkül und malerischer Geste entstehen konkret-expressive Arbeiten, die den Malprozess und die physikalischen Eigenschaften der Farbe untersuchen. Naturelemente und geometrische Fragmente treffen sich in ätherischen Farb- und Lichträumen, installative Arbeiten befragen das Verhältnis zwischen Malerei und dreidimsionalem Raum.

Jasminka Stenz

Jasminka Stenz est chorégraphe et danseuse de scène et recherche les relations entre les corps, les frontières interpersonnelles et l’esthétique non conventionnelle. Elle se concentre sur l’innommable en se posant la question de savoir ce que l’on veut comprendre quand on regarde la danse. Il évolue dans le domaine de la composition instantanée, de la musique, de l’improvisation et de la performance sur des scènes et des non-scènes ou des lieux qui deviennent une scène au moment où quelqu’un observe des corps en mouvement. COLLABORATIONS avec: Lea Kieffer, Deva Schubert, Rowan BLOCKEY, Michael Shapira, Gilda Bartel, Tarren Johnson, Michael Müller, Diethild Meier, Jennifer Ocampo Monsalve et Zeitgetroffen-Kollektiv, Tresure-Figure-Os-Kollektiv, ICRA, Imprevu #, Dustin Zorn, Gábor Hartyáni, Tobias Giezendanner. En plus de son travail de créatrice de danse, Jasminka Stenz est professeur de danse et coach de danse pour l’improvisation, la performance, la composition, l’improvisation de contact, le tango de contact et le tango-argentin. Vos ateliers s’adressent à différents groupes de personnes. Depuis plus de dix ans, elle travaille également à temps partiel comme aide-soignante dans le Sonnhalde Gempen, un foyer pour personnes handicapées (y compris autistes). Enfin et surtout, ses compétences musicales se retrouvent dans son travail de danse. Elle joue du violon depuis son plus jeune âge et aussi pour accompagner la danse, dans les jams de milonga et CI. Jasminka Stenz a grandi dans le sud de la Forêt-Noire et en Suisse.

Clara Harbadi

Clara Harbadi est une artiste plasticienne, sa démarche s’inscrit dans l’imaginaire et trouve son expression sur la ligne de partage entre abstraction et figuration. Son oeuvre se déploie sur différents supports, même si son médium typique reste le papier qui se décline en séries depuis plusieurs années. Entremêlant traits, formes, écriture, rythme, des collages viennent ponctuer çà et là le papier, des formes et des forces s’ordonnent par un processus de construction et de dé construction.

Isabelle Bisson-Mauduit

Je couds, depuis toute petite je couds, les femmes de ma famille cousaient toutes. Je couds comme je dessine, je brode comme je peins. Parfois la machine m’embarque, c’est une danse rapide tendue, une résistance , une bataille.
Il me faut des dizaines de bobines – combien de kilomètres de fils ? De longues heures.
Initialement formée à la photographie documentaire, l’humain est resté au centre de ma démarche. Tous mes champs d’action me renvoient inlassablement à l’humain.
Du féminin il est aussi question dans la série Paysages intimes née de l’observation de planches d’anatomie.
Corps, organes, membres : encore l’humain. Et cette fois plus de paysages de forêts mais des paysages intimes, intérieurs. Et pour les présenter, des cabinets de curiosités, des boîtes d’entomologiste. Quand l’humain n’est pas dans la nature, c’est sa nature même qui me questionne.
D’expérimentations en recherches et visites – De fil en aiguille – ma pièce Au centre#4 est née au sortir du petit musée de Fragonard de maison Alfort.

Nargez Mirnezhad

Je suis née à Mashhad, en Iran, en 1985. Depuis 2018, je vis , étudie et travaille à Strasbourg.

C’est dans la vie quotidienne que je trouve l’inspiration. Mes dessins, peintures, gravures et vidéos y font références d’une manière ou d’une autre. Ce sont des vies empruntes d’une solitude parfois tragique, de désespoir, d’absence d’avenir, que je représente. Ces situations je les puise tant dans la culture occidentale que dans celle orientale. Solitude et désespoir sont universels !

Durant le confinement, reléguée dans l’espace étroit de ma chambre d’étudiante, le lit s’offrait à mon regard presque incessant, lorsqu’il n’était pas mon refuge. Il est devenu, dès lors, le sujet principal de mes toiles. Les draps défaits sculptés par la lumière, sont les arabesques de cette solitude obligée dans une architecture vide. Des nuances subtiles de gris lumineux, des couleurs douces mais froides obtenues par le mélange des bleus glacés avec leur complémentaire orangée, des contrastes, des combinaisons avec de brèves incursions de couleurs parachèvent l’atmosphère.

Le choix de la peinture à l’huile n’est pas anodin, il concourt à mon sens à un style expressif.

Symboles féminins et des allégories s’installent dans mes toiles. En 2011, j’ai réalisé des natures mortes peuplées de chaussures, tant féminines que masculines. Cette collection, fruit de mes émotions, reflétait « La société aux pieds nus », titre de la première de mes expositions personnelles.

Mon histoire de femme marquée par la culture perse reste prégnante.