Sabine Maître

Déstructuration Harmonisée Mon inspiration vient en grande partie du cubisme et de l’architecture. L’aspect linéaire me fascine tout comme les matériaux de construction « modernes » d’où la présence de métal et de verre. Exprimer une forme d’avertissement envers la globalisation des constructions de gratte-ciel où il y a une véritable compétition entre les pays qui cherchent toujours à avoir des bâtiments qui atteignent des hauteurs et des complexités impressionnantes, mais qui reste tout de même fascinante. Skyscrapers, les totems de l’architecture moderne, des monstres qui défient la gravité, évoqués en toute apesanteur et leur terrible beauté. Le sous locataire l’homme, par sa quête d’absolu, réalise des constructions toujours plus fascinantes sur cette terre, dont il n’est que l’humble passager. Le message reste fort, et les formes hiératiques et sobres de ces œuvres Architectural nous interrogent. Oxydation du métal et transparence du verre taillent une trace emprunte de beauté et d’émotion, nourrie par cet étrange dilemme homme/nature. La lumière qui à la fois intrigue et attire, tout en reprenant la complexité des structures. L’utilisation du verre est destinée à mettre en relief une certaine transparence rendant originale la structure en métal. Le fait de tailler le verre en prisme, permet à la lumière d’être absorbée sans toutefois le traverser. Ce processus confère à la structure complexe, un rendu unique et authentique. Mes œuvres sont à qualifier de minimalistes, exprimant le respect des structures complexes mais aussi une certaine ironie quant à la folie démesurée des hommes. Le design de la pièce est à la fois droit et linéaire mais porte une architecture qui sort de la normalité. En oxydant le métal on fait sortir l’harmonie de couleurs que celui-ci porte. Le fer étant une matière froide même de vue, en transformant la matière on permet à la sculpture d’avoir une perception tout à fait différente.

Valérie Merli

Mon métier de calligraphe pratiqué dans l’art du trait à la plume et au pinceau depuis 2006, m’invite à m’engager chaque jour à travers la transcription d’écritures latines anciennes et contemporaines aux architectures complexes, aux formes et aux courbes, aux pleins et déliés sous tension, aux croisements millimétrés, me poussant à des acrobaties folles du geste posé et dynamique dont l’équilibre fragile ne tient parfois qu’à l’énergie insufflée au trait.

Agnieszka Najder

Illustratrice et graphiste freelance, j’ai grandi à Strasbourg où j’ai pris mes premiers cours de dessin. Je suis ensuite partie en Pologne – mon pays natal, où j’ai étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie.

Ce qui m’intéresse le plus dans l’illustration, ce sont l’atmosphère et les émotions que j’essaie de transmettre sur papier. J’aimerai que celles-ci soient lisibles à travers le dessin pour qu’il puisse nous raconter son histoire. J’aime beaucoup dessiner des paysages, des bâtiments, que je considère comme des sortes de captures d’écran d’une vie d’ailleurs.

Patrice Bûcher

Projet Apparences des Rencontres Photographiques des Récollets.
Au bal des apparences, le corps apparait comme l’accessoire ultime.Nous sommes tous des multiples de nous-même … ainsi revêtons nous de si nombreuses apparences qu’il serait incongru d’en choisir une seule pour nous représenter !Je photographie les yeux dans les yeux … là où il n’y a plus d’espace pour tricher … ce que les paroles mentent, les yeux le révèlent …Il s’agit de :Questionner la pertinence de nos apparences en même temps que la réalité de nos apparences.Questionner notre image à travers des photos faites de nous en studio en parlant de notre vie.Patrice Bucher

Myriam Martel

Depuis toujours l’art suscitant des émotions m’intéresse et m’interroge ; ce qui m’a conduit à poursuivre des études de design objet à l’École de Beaux-Arts et Arts Appliqués de Metz (57).

Mes origines et ma culture asiatique me montrent l’importance d’ouvrir nos yeux et nos sens ; ressentir ce que l’on voit, touche, goûte et sent. 

Ce que j’ai approfondi plus tard, notamment avec l’étude du Feng shui classique chinois ainsi que la pratique du qi gong et du tai chi.

Sur les différents supports travaillés, les matériaux naturels et en lien étroit avec notre environnement sont privilégiés. Du monde végétal je puise mon inspiration.

Aujourd’hui mes créations sur acier s’inscrivent dans une démarche où la notion du Temps est centrale, avec des questionnements sur la valeur que nous voulons bien lui porter ou lui donner…sur nos tentatives de l’apprivoiser, de le maîtriser, ou sur des ressentis qui ne peuvent être que très personnels.

Brice Jeannin

Je m’intéresse à la création comme activité de construction et de transformation permanente. Mes recherches naviguent entre la conception d’installations et une approche intuitive de la musique. Chaque projet explore la nature irréductible du sonore et la manière dont sons, formes et espaces communiquent et tendent à se définir mutuellement.

Niko

Autodidacte, au fil du temps, j’accumule des savoir-faire en multipliant
les expériences dans divers domaines. J’aime les matières nobles et créer des
associations de contrastes entre le bois, le métal et le textile. Mon parcours
me permet aujourd’hui de créer des objets du quotidien tout comme des
oeuvres d’Art avec le même soucis de simplicité et d’élégance. Suis-je artiste
ou artisan ? Et bien, je me sens un créateur libre de mes envies et de mes
mains. Ma démarche est finalement simple : découvrir, apprendre, me
dépasser et partager.

Vladimir Mitrev

THROWING DIAMONDS ist eine Tätigkeit, die in dem Computerspiel Minecraft den vermögendsten Spielern vorbehalten ist. Minecraft, ursprünglich von dem schwedischen Programmierer Markus „Notch“ Persson entwickelt und 2014 für 2,5 Milliarden US-Dollar an Microsoft verkauft, ist in den vergangenen 2 Jahren auch in Deutschland zu einem der erfolgreichsten Spiele geworden, nicht zuletzt geschuldet dem Austausch des schulischen Klassenzimmers gegen den heimischen PC-Bildschirm. Vladimir Mitrev hat die intensive Beschäftigung seines Sohnes mit dem Spiel als Inspirationsquelle seiner Kunst genutzt und zeigt neben großformatiger Malerei eine Video-Arbeit, die das Thema mit der künstlerischen Arbeit verbinden. Er wirft dabei nicht mit virtuellen Spiel-Diamanten, sondern mit reellen Diamanten der Kunst um sich. (Marek Kralewski, https://www.g19i.de/de)

Saskia Edens

Souffle de vie. Si un fil rouge doit être ici déroulé, ce sera celui-ci. Avec Breath, Saskia Edens (Genève, 1975) propose de mêler justement les souffles, deux par deux – les respirations opèrent de petites percées dans une plaque de glace qu’elle emmène de personne en personne et qui va petit à petit se changer en eau jusqu’à rendre le contact possible. La bouche de Flora exhale des fleurs, de la gueule de Fafner jaillit du feu, l’eau surgit des gargouilles de Boboli. Souffle de vie donc, mais aussi traversée des mondes – l’âge de glace, du feu et du métal. Saskia Edens fait partie de ces êtres rares qui savent conjuguer grâce et énergie, violence et poésie. Ses performances font état de la transformation autant de la matière que du corps et côtoient en un sens l’univers scientifique des expériences où l’ultime résultat n’est jamais établi. C’est la magie des métamorphoses que l’artiste offre au regard. Au commencement de A contre-courant (2007-2010), Saskia Edens, vêtue de blanc et parée de boucles d’oreilles et de colliers, arrive paisible; une vingtaine de minutes plus tard, elle ressemble d’avantage à Mary Wigman dans sa fameuse danse de la sorcière, à ceci près qu’elle ne porte plus aucun bijou (ils ont fondu) et que son vêtement est maculé de grandes traînées d’encre rouge et bleu. Pendant ce temps, elle a couru à l’envers sur un tapis de course. L’exercice est périlleux et demande de l’endurance, de l’ardeur mais aussi de la joie. Il en va de même pour l’incroyable Make-up (2008) où avant d’entamer une danse macabre, Saskia Edens se peint littéralement le corps en creux, laissant la peau s’envisager comme le squelette.

L’énergie déployée dans chacune de ses performances est perceptible dans la série d’objets débutée en 2011 avec les «Contact Imprint». Changer d’état entre le chaud et le froid, passer du liquide au solide et vise versa. Le geste est immédiat, l’explosion est totale, la violence immense : armée d’une casserole, d’un réchaud à gaz et d’un pistolet à air comprimé, Saskia Edens va propulser de l’étain en fusion sur des objets. Assez éloigné de la sculpture (modelage ou taille), plutôt proche de la photographie. Reproduction d’un instant par contact – l’image produite ne partage pas seulement les apparences de son modèle mais sa structure intime. Face : tout n’est que magma de lave séchée et poussière. Pile : perfection et douceur. L’effet est celui du souffle d’une bombe, éruption volcanique. La vie a été captée dans ces images, l’artiste a su montrer l’énergie vitale déferlant à travers le corps et au-delà. (…)

Véronique Yersin

Reto Leibundgut

Gebrauchte Materialien und aus der Zeit gefallene Einrichtungsgegenstände bilden den Werkstoff, aus dem Reto Leibundgut neue und ungewohnte Bild-, Objekt- und Raumkonstellationen entstehen lässt. Mit ungestümer Geste wird traditionellem Handwerk und herkömmlichen Sujets neues Leben eingehaucht, wobei aufwändige und hingebungsvolle Verarbeitung unsere schnelllebige Konsumwelt kontrastiert. Fragmentierte Teppiche und Gobelins, Intarsien aus Gebrauchtmöbeln, Wandarbeiten aus einfachen Kartonschindeln oder Objekte aus Sofaleder persiflieren konventionelle Sehgewohnheiten. Es entstehen kontrastreiche, sinnliche und zugleich irritierende Arbeiten, welche überlieferte Wertvorstellungen humorvoll transzendieren.