Dagmara Stephan

Le détournement des pratiques de production industrielles et artisanales, au service d’une approche créative et critique du faire, est au centre de mes intérêts. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement, par leur dimensions virginale. Surtout les textiles. Malgré leur apparence intacte ils sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur distribution et acquisition. Je suis venue à la maille alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse, motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait d’effacer la trace du fait-main et me rapprocher au plus près de ces produits courants.

 

“Afin d’élaborer une ésthétique du travail, j’explore les relations entre la création artistique et la production textile, en détournant les techniques conventionnelles de leur production comme les logiques pensées pour optimiser les capacités des machines, je m’approprie ces aspects intangibles de la production de masse pour en explorer son potentiel inexploité car non profitable.”

Bérengère Polack

Entre la pierre, le verre et la nourriture ; je me déplace de l’un à l’autre tout en créant des liens. Je confronte et mélange, au fil de mes pièces, la solitude du corps à corps avec la matière, et l’esprit de partage et de rencontre qu’apporte l’acte de cuisiner. Faire part d’un malaise, d’un acte enfantin, rappeler un geste oublié, renverser nos sens, faire oublier les murs blancs du lieu d’exposition pour nous transporter dans la chaleur d’une cuisine. Je cherche à ce que la matière devienne l’intermédiaire qui ouvre le dialogue entre le spectateur et moi. Parfois, ce que je partage avec elle dans mon atelier est déjà tellement fort qu’il m’arrive de ne rien avoir à ajouter à la beauté de ce qui naît de notre conversation.

NIACK

« Artiste mulhousien,  Niack, 34 ans, passionné de culture Hip-Hop et influencé par les scènes de Bâle et New York,

 le graffeur s’est d’abord forgé une identité singulière par son intense pratique du lettrage sous de multiples aspects.

Oeuvrant depuis plus de 15 ans au développement de sa production artistique sous ce pseudonyme,

 il travaille à la réalisation d’une œuvre résolument plus contemporaine où le figuratif se mêle au post graffiti.

Les ensembles typographiques et les combinaisons de couleurs soigneusement choisies répondent à un univers graphique influencé par la musique et les voyages. « 

Studio 2920

Studio 2920 est un studio de design. Nous valorisons la créativité et le souci du détail. Nous aimons créer des concepts et construire des histoires à travers chaque projet. Pour nous, le rendu final est aussi important que le processus de création. Nous ne considérons une affiche terminée que lorsque nous sommes convaincus de pouvoir l’accrocher dans notre salon. Nous œuvrons dans trois domaines du design : le graphisme, l’objet et l’espace, et nous puisons notre inspiration tant dans la bande dessinée, que dans un ouvrage de Gustave Doré ou du Douanier Rousseau, le design, le memphis, l’architecture, le graphisme, les actualités…

 

Nous accordons une importance primordiale à la compréhension des besoins et des objectifs de nos clients afin de créer des designs qui captivent l’attention et transmettent efficacement le message souhaité. Notre processus de conception implique une exploration approfondie des tendances actuelles du design, tout en veillant à maintenir une identité unique et distincte pour chaque projet.

 

Jean-Louis Schoellkopf

Depuis plus d’une cinquantaine d’années, Jean-Louis Schoellkopf, né en 1946, développe une œuvre photographique consacrée à la fin de l’ère industrielle, la culture ouvrière et les transformations du paysage urbain.

Il est particulièrement sensible à la réalité des espaces. Ses portraits suivent un protocole identique : il photographie ses sujets dans leur environnement familier – travail ou domicile – en les laissant poser librement. Son approche du paysage urbain restitue quant à elle l’expérience collective et propose une lecture intelligible de l’histoire urbanistique, sans cesse remodelée par l’activité humaine. Ses projets sont aussi l’occasion d’explorer les capacités documentaires de la photographie à travers différents dispositifs. Les images, ordonnées en série typologique, font ressortir les signes distincts d’une communauté, d’un métier ou d’une culture, tout en exprimant la singularité des sujets. Des compositions plus variées, associant différents registres présentent une étude plus globale du thème abordé. Enfin, le travail de séquence permet de relier logiquement des configurations de lieux distinctes et de faire l’expérience tangible de sa propre exploration du paysage urbain.

Jean-Baptiste Blocquaux

Peintre et dessinateur autodidacte, le premier intérêt artistique de Jean-Baptiste Blocquaux lui vient du graffiti qui occupera plusieurs années de sa vie.
De l’envie d’entamer un travail plus personnel et de s’employer sur des supports différents il entre en résidence durant deux ans au sein de la friche artistique « la fileuse » à Reims.
Il travaille par thématiques qui donnent lieu à des séries de peintures et de dessins qui murissent jusqu’à l’asséchement naturel du sujet. Ces thèmes peuvent être aussi bien politiques que plus intimes et symboliques. Volontairement à la limite entre l’abstraction et la figuration, ses travaux se penchent sur la dualité de l’intérieur et de l’extérieur et tentent de figurer
l’espace intime de l’être, spirituel et dématérialisé en le traduisant plastiquement en une dimension physique, visible et palpable.
Il vit et travaille en France. (cf www.ateliersmedicis.fr)

Jana Bernartová

Jana Bernartová (*1983), diplômée de la Faculté des arts et de l’architecture de l’Université technique de Liberec, où elle a étudié de 2003 à 2007 au Studio de communication visuelle – médias numériques de Stanislav Zippe. Pendant ses études, elle a également fréquenté le Studio de photographie et d’intersection intermédia de ĽuboStacho à l’Académie des beaux-arts de Bratislava (2006-2007) et le Studio intermédia de VáclavStratil à la Faculté des beaux-arts de l’Université de technologie de Brno (2007-2009). Elle a terminé avec succès le programme d’études doctorales à l’Académie des arts, de l’architecture et du design de Prague, dans le Supermedia Studio de Federico Díaz (2010-2013). Elle vit et travaille à Prague et à Liberec. Elle expose en solo depuis 2007, sa dernière exposition solo était sous la direction curatoriale de VáclavJanoščík à la Galerie régionale de Liberec (Zero One, 2018)

 

Clara Muel

Née en 1994, Clara Muel suit une formation de photographe au lycée artistique de Saint-Luc Tournai en Belgique. Elle intègre par la suite la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, où sa pratique deviendra davantage pluridisciplinaire, mêlant sculptures, photographies, vidéos, écriture… Elle y obtient son DNA avec les Félicitations du Jury et son DNSEP avec Mention. Elle se considère dorénavant comme une artiste plasticienne, aspirant à travailler de manière libre et multiple autour des sujets qui l’animent.

“Tout juste à la fin, immédiatement, elle sentit son cœur s’ouvrir, sa peau se durcir, ses muscles s’apaiser, son âme prendre de la hauteur.” Extrait de Galva, (fiction spéculative) écrite en 2019. (83 pages)

“Les rapports de dominations entre le corps et son environnement prennent forme dans mon travail à travers une manipulation presque jouissive de la matière.

L’espace urbain dans lequel j’évolue, les matériaux de constructions, l’architecture ou encore les divers dispositifs de sécurités qui le traversent exercent un contrôle plus ou moins permanent sur mon corps.

C’est sous la forme de sculptures, de textes, de photographies et de vidéos que j’entend me réapproprier ses matériaux. Le tissu rencontre alors la cire, le latex traverse le béton, la vaseline s’empare du plâtre, des corps/objets confrontent les murs de la ville. La propriété des matériaux ainsi que leur temporalité (temps de séchages, de prises etc.), et les accidents qui se produisent durant ces temps de travail tiennent une place importante dans ma pratique.

J’entend me réapproprier les matériaux auxquels nos corps sont confrontés quotidiennement en les travaillant de manière sensuelle, en y injectant une certaine forme d’érotisme. Mon corps reprend alors de la place à l’intérieur d’un environnement viril, dur, oppressif qu’est l’espace urbain et ses normes”.

Michel Burkhard

Maître incontesté du collage « Scratch » qui, à sa manière, découle très légèrement du marouflage pour la raison première que chaque œuvre recourt au collage mais très partiellement. Chaque œuvre, en effet, et sur sa surface entière, utilise les découpages scalpés sur journaux et revues constituant en quelque sorte la palette. Le rouleau adhésif pour sa part se mue en véritable pinceau. Alors c’est bien le mot « Scratch » qui, rappelant le bruit de découpe du ruban, caractérise phonétiquement les travaux de Michel. (J-G Samacoïtz)