Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.

Jacqueline Bilheran Gaillard

Un triple travail de photographie, de peinture-techniques mixtes et de sculptures-assemblages. 

Mon regard saisit de la beauté dans ces continents de déchets produits par la consommation de masse ou dans les lieux désertés d’une industrie périmée. Mon objectif photographique y prélève les couleurs de ma palette et les formes de mes motifs artistiques : métal, papier, plastique, entassés, écrasés, plissés, déformés, colorés. Le fouillis de formes et de couleurs que je saisis dans ces tas de détritus ou ces lieux à l’abandon, deviendra peintures, sculptures, photographies plasticiennes. Mes photos sont donc à la fois le point de départ, le matériau de mon travail pictural par l’usage du transfert, et un aboutissement quand je les retravaille, que je photographie des fragments de sculptures ou que je peins des sculptures photographiées. De la photographie à la peinture, de la peinture à la sculpture, pas de choix exclusif des médiums ni des matériaux, mais un même univers, la poésie de l’abandon, la beauté des objets qui ont perdu leur usage familier et subi l’usure du temps et la déformation aléatoire de l’entassement, celle aussi, volontaire, de l’artiste démiurge qui comprime, écrase, fond, déchire, plisse, assemble, colore, peint.

Mes peintures et mes sculptures empruntent au Pop Art américain ou au Nouveau Réalisme une part de leurs techniques et leur fascination pour l’univers de la culture populaire à l’époque de la consommation de masse. Tout dans le monde qui nous entoure, même les objets les plus triviaux, peut faire art. Il n’y a pas de hiérarchie des formes et des matières. Le sens, l’émotion et le beau peuvent surgir là où on ne les attend pas. En cela je produis sans doute comme une archéologie et une mémoire de ma propre culture, celle de la pénurie de l’après-guerre où l’on ne jetait rien, où tout pouvait être réutilisé. Celle aussi des Trente Glorieuses et de l’abondance inouïe promise par de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques.  

Travail de généalogie, d’interprétation, pour retrouver, sous les strates du présent, dans ces restes relégués aux marges, ce qui fait encore sens. Mais travail d’une époque qui n’est plus celle de l’émerveillement devant le ready made ou la vitrine de Noël du Grand Magasin, mais celle de la catastrophe annoncée et du tragique de l’excès, de l’accumulation et de la décrépitude. Fascination pour les pertes, les destructions, les formes du difforme, pour les formes de ce qui est exclu comme déchet, déprécié par la culture dominante et qui devient signifiant pour l’artiste.

 

Juliana Zepka

Juliana Zepka (née à Mulhouse, France, 1995) est une artiste franco-brésilienne qui vit et travaille à Paris.

Après une formation de critique d’art à l’Université de Strasbourg, elle se dirige vers la recherche-création en appliquant sa méthodologie 

de chercheuse à la réalisation d’œuvres questionnant l’image et l’information à l’ère des technologies de reproduction numérique. En 2020, elle poursuit son parcours au sein du Sandberg Institute (Gerrit Rietveld Academie, Amsterdam) où elle s’oriente vers l’art vidéo, la para-fiction, la micro-histoire et la recherche plastique archivistique.


Ses travaux explorent les dimensions spectrales et mémorielles du document d’archive dans le cadre de ses politiques de reproduction, de digitalisation et de restitution. En 2022, à l’issue de son diplôme, elle rédige un manifeste sur « l’anarchive », clef de voûte de sa réflexion plastique : l’étude de l’archive à travers son anti-matière, ses pages blanches, à travers l’invisible, le fictionnel, l’anonyme, l’oublié.


Depuis 2021, elle forme un duo avec l’artiste sonore et doctorant en droit Thibault Mechler. Leur pratique combinée explore la relation incarnée entre espaces, sons et affects à travers la notion de « paysages sonores ». Ensemble, ils collaborent en 2022 à la création d’une installation « Gardens of Law » interrogeant les relations entre droit international, paysagisme et territoire à travers la captation de matériaux visuels et sonores dans les jardins du Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de Justice (La Haye). La même année, ils sont résidents à Tempel Amsterdam et leur installation « The Overview Project » est exposée au Kunstverein de Freiburg dans le cadre de l’exposition « On the Brink of Remembering » pour la REGIONALE 23.

En 2023, elle est invitée en tant qu’artiste résidente à la fondation Stichting Destination Unknown (Pays-Bas) et présente à l’issue de sa résidence une publication de recherche et une installation sonore sur les traces réminiscentes de l’ancien site industriel Philips de Roermond.

Celine Martin

Dotée d’une double formation en sciences humaines et en céramique, Céline Martinexplore conjointement différents médiums : la terre, le textile, le dessin …Ses recherches plastiques interrogent la perception, la considération de lavulnérabilité, de la fragilité et de l’altérité dans nos sociétés.Elle traite par essence, du vivant, d’humanité, de sollicitude, de soin, et d’éthique.Il en résulte une pratique plastique à la fois sociale et intime.Celle-ci prend ancrage dans les théories du « Care » que la politologue américaineJoan Tronto définit comme une « activité caractéristique de l’espèce humaine, quirecouvre tout ce que nous faisons dans le but de maintenir, de perpétuer et deréparer notre monde, afin que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Cemonde comprend nos corps, nos personnes et notre environnement, tout ce quenous cherchons à relier en un réseau complexe en soutien à la vie ». (1)

Hedy Adriaansz

Ma peinture est figurative, impressionniste et colorée; on y retrouve des
influences Occidentales et Asiatiques.
L’art japonais m’inspire, souvent de manière inconsciente. Dans mes
compositions, j’intègre des espaces vides pour créer du mouvement et
donner une signification particulière à certaines parties du sujet.
J’aime laisser place à l’imagination, permettant au spectateur de
s’évader et au tableau de ‘respirer’.
Je suis attirée par la beauté de l’inachevé, et je peins l’instant présent ;
mon objectif n’est pas de « figer » mes sujets, mais de permettre au
spectateur de « lire entre les lignes» de mes œuvres.
Cette approche se retrouve également dans mes techniques de
gravure, ou je crée des « accidents » plus ou moins intentionnels.
La découverte de la teinture végétale sur tissus pendant les stages dans
le sud de la France influence mon travail. La couleur indigo me fascine
comme les pigments naturels et leurs pouvoirs colorants.
Pour cette édition d’ Ateliers Ouverts 2026, je montrerai une
présentation de travaux récents avec différents médiums (peinture
acrylique, peinture avec des pigments naturels, gravure, monotype
céramique et vannerie) sans distinction entre art et artisanat. Pendant
un voyage en Colombie-Britannique, Canada, l’art des Premières
Nations m’a beaucoup impressionnée comme les actions de défendre
leur environnement. J’ai appris que dans la tribu de Haida il n’existe pas
de mot pour désigner l’art. Chez eux, l’art est une partie intégrante de la
vie. Cette idée de l’inclusivité me parle beaucoup.

Violaine Chaussonnet

Mon travail en ce moment tourne toujours autour des miroirs ronds et carrés, de l’eau, de ma main, des broussailles et surtout de la lumière.
C’est un travail qui utilise l’appareil photo argentique.
C’est un travail qui cherche à attraper quelque chose tout au bout dans la lumière et qui passe par les images et par les mots de plus en plus.
C’est un travail qui cherche ce qui sauve.
Tirages jet d’encre divers format et livres d’artiste.

Laura Plassier

Laura travaille ses sculptures et son utilitaire à partir du cylindre blanc.Parfois, il fait naitre un rocher, souvent les couleurs et les textures en émergent. La chimie des minéraux est une source de travail inépuisable.Dans son utilitaire, le cylindre est déformé pour créer l’accident. Il en nait un nouvel et fragile équilibre.

IDeE Designers

IDeE est une association à but non lucratif engagée dans la promotion du design.

Elle a pour but de favoriser la démarche design dans les entreprises et de sensibiliser le grand publique à cette discipline.
Elle initie des collaborations entre artisans, industriels et designers sous la forme de groupes de travail afin de valoriser le savoir-faire de ces entreprises.
Attachée aux secteurs en mutations ou en difficultés, elle vise à proposer des innovations portées à titre non exhaustif sur les processus, les transferts de technologies ou sur des réorientations en termes de marchés qui donneront une visibilité nouvelle à l’entreprise.
Nous pensons que le design est un processus qui doit nécessairement passer par l’expérimentation ; que de l’inattendu peut émerger la beauté, la pertinence, le désir.
L’association se développe depuis 2007 et accueille chaque année de nouveaux membres.
Le partage d’expériences et la préservation du patrimoine artisanal et industriel demeurent les deux principaux motifs de son existence.
Notre activité s’articule en trois axes principaux, les workshops, les expositions et l’organisation de conférences.

Les workshops

Depuis 19 ans, les workshops sont la principale activité de l’association. Ils permettent de faire la démonstration du design en entreprise.
La démarche design s’applique à tous les matériaux et toutes les échelles de production : de l’artisanat à l’industrie, du grès au verre en passant par la cire.
Les différentes collaborations engagées au fil des années sont la preuve par le faire que le designer a sa place dans tout type de projet.
De par la dynamique qu’il impulse sur le territoire, il participe à faire perdurer des savoir-faire et des métiers.
Les projets sont à retrouver dans leur intégralité sur notre site :

https://designers.alsace

Les expositions
Les expositions sont pour l’association l’occasion de valoriser les résultats des workshops.
Elles permettent de promouvoir le travail réalisé avec les partenaires et mettent en valeur leurs savoir-faire autant que les compétences des designers.
Dans ces expositions, ce sont l’intérêt de l’élaboration commune des projets ainsi que la richesse des propositions déployées par le groupe qui sont donnés à voir.

Les conférences

Les conférences nous permettent de présenter notre métier de designer et dialoguer autour de la discipline, ses pratiques et ses applications.
Discussions, débats, échanges d’idées et de points de vue entre professionnels et tout un chacun ; elles permettent aux membres d’engager un travail réflexif sur leurs activités, de nourrir leur pensée et mieux se positionner dans une profession en constante évolution. Ces rencontres sont ouvertes à tous, publiques avertis ou curieux !

Stephan Jon Tramer

Tramèr erachtet das Experimentelle als nicht wesentlich. Das unkontrolliert Gestische als Ausdruck kreativen Ausdrucks spielt für ihn keine Rolle, da es nicht seiner Eigenart entspricht. Er legt aber Wert auf die Bedeutung des im Momenthaften, in der zurückhaltenden Handschrift des Malvorganges  befindlichen Duktus, der sich aber durchaus in Eruptionen, sinnlichen Erregungen und visuellen Sensationen niederschlägt. Aufblitzende Lichtpreziosen sind mit Umsicht gesetzt. Jedem Farbfleck wird sein Platz zugewiesen. Farben werden abgeschwächt und verstärkt. Strukturen werden zusammengefasst, gerafft und akzentuiert. Licht und Bewegung sind Haupttriebe des Bildgeschehens. Die Malerei bündelt anstürmende Innenkräfte und zwingt das Chaotische in Form und Gestalt. Es sind Bilder von Feurigem und Wässrigem, welche die Horizonte aufbrechen, wo Eis aus schwarzen Himmeln fällt und glühende Galaxien auseinanderdriften. Alles ist in Bewegung. Unnennbares wird sichtbar, was nicht heisst, dass es verstandesmässig begriffen werden könnte.

 

Nathalie Ramirez

J’ai toujours oscillé entre réel et irréel, équilibre et extravagance, raison et excentricité. J’aime la rencontre entre l’originalité, l’anormal, l’exubérance. Je m’évade volontiers vers des créations atypiques, parfois déroutantes pour les puristes de la photographie. Pour moi, la photographie sert aussi à exprimer une pensée, une émotion, des sentiments ; elle doit être belle, vivante, vibrante et significative de son temps. Dans mon travail le choix du rendu est primordial, que ce soit par la photo émulsion ou par la photographie sur toile, j’aime que l’image soit confrontée à la matière.