Hervé Petit

Basé sur la photo, le travail d’Hervé Petit utilise divers support comme le tissu, le Back Light, la peinture, la lumière, des installations jouant souvent sur les ombres et des formes spectrales

La production est diverses

Diana Ianakieva

En parallèle de son métier d’architecte, sa pratique artistique gravite principalement autour de la photographie, de la gravure et de la vidéo. Les principaux thèmes de ses réalisations sont basés sur une recherche et une expérimentation par la gravure qui tentent plus particulièrement d’explorer le vide qui anime la matière, de chercher une tonalité générale pour faire ressortir des matérialités, d’explorer les fonds pour créer une atmosphère et mettre en valeur leur contenu, d’explorer l’empreinte, la trace sans vouloir les définir ou chercher une finalité. Aussi, par la photographie, elle tente de composer des cadrages avec des matières et des végétaux, de capturer des moments de vie des autres, des coins et recoins urbains pour explorer au hasard des histoires et compositions abstraites qui se présentent à nous. Par les vidéos elle essaie d’attraper des moments du quotidien, spontanés et innocents, laissant la perception par leur transformation « libre et ouverte ». Sa pratique artistique est nourrie en grande partie par le processus de création en lui-même, basé sur l’intuition et d’une certaine manière sur l’innocence de la création d’une œuvre, en laissant place à l’inattendu. Par ses travaux artistiques, elle tente d’explorer l’imaginaire pour traiter l’irréel afin de composer des espaces-temps où l’irréel laisse place à la rêverie, à l’errance. Il est ainsi question d’explorer à l’aveugle, en faisant confiance à l’intuition, les contradictions, les accidents et les doutes afin de révéler une autre réalité, la sienne. Gravitant autour du primaire et de l’innocence, sa démarche touche au réapprentissage et renvoie de manière analogique à l’infans, « l’enfant à l’esprit inachevé, sur la collecte systématique et sur le postulat de la possibilité de la découverte émerveillée » .

La spontanéité et l’expression libre sont mises à l’épreuve car il n’y a rien d’immédiat. L’émotion ou l’impulsion sont là quelque part en attente pour devenir lentement, par l’exploration et la transmission, une matière affective. Ces sensations intimes font naître et constituent une histoire particulière, racontée à un moment singulier afin de devenir un récit sous une forme imaginaire et bâtie.

Nadia B.

L’esthétique du vide Un jeu visuel entre l’espace dessiné et non-dessiné. En effet, le vide fait partie intégrante de l’œuvre. Le moindre trait change sa valeur et interroge sur les émotions que suscite une surface inoccupée ; l’absence, le manque et ou inversement l’ouverture sur d’infinies possibilités. La répétition de la ligne est la base du travail. C’est un moyen pour figurer l’écoulement du temps. Les éléments géométriques viennent stabiliser ou troubler la fréquence de ces lignes. En plus d’explorer les contrastes entre le vide et le plein, le rythme et la dissonance, il s’agit aussi de mettre en avant la contradiction entre le côté intellectuel des tracés, mesures et plans et la sensibilité d’une écriture abstraite.

Jonas

2010 2012 Visual art school (Basel) école d’art. Inspiré, par le vivant, les matières, l’histoire, l’humain…. Je souhaite que mes peintures soient une invitation, une porte ouverte à l’imagination, que le spectateur puisse être aussi Co créateur de l’œuvre. J’utilise pour cela des couleurs, et des lignes inspirantes évoquant, tantôt un personnage, un objet, qui permettent aux regards une trame vers l’imagination. Depuis deux ans je suis installé à Ribeauvillé, ou j’ai démarré des ateliers d’accompagnement vers la peinture.

Sna Temiti

Temiti Sna parle du vivant qui peuple notre quotidien, de l’être humain et de sa part animale. Elle narre des histoires vraies où l’être humain poursuit son discours avec la nature où chaque petit détail compte. Des histoires d’hommes, où le mal défie le bien, le côtoie et essaie sans cesse de prendre le dessus… Mais le conteur narre aussi l’espoir, le bonheur, la joie, l’amour et tous ces instants éphémères qui font la vie.

Issue de la gravure traditionnelle (Eau-forte, Aquatinte, pointe-sèche, mezzo tinte), Temiti Sna explore les différentes facettes des matières recyclables tout en préservant la beauté et la magie de l’estampe.

Sylvain Chartier

Sorti de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 1985, j’expérimente le volume et développe ma recherche personnelle « du dessin à la sculpture, de la sculpture au dessin ». J’aborde le volume en interrogeant les techniques et les matériaux, en m’attachant à une idée, à un concept ou une recherche de la spontanéité. Mon intention est de me dégager du monolithe en remplacent le travail sur la masse, par le travail sur les lignes de force, les transparences et les vides et m’approcher de plus en plus du dessin dans l’espace. L’acier, le bronze ou l’aluminium vont me permettre de mener à bien des projets pouvant s’inscrire durablement dans l’espace public. Des structures fines souvent répétées conçues pour être installées en équilibre dialoguent en transparence avec l’espace ou l’architecture du lieu.

Salomé Macquet

Salomé E.  Macquet est designer et artiste. D’un pas de côté, elle conçoit des formes singulières figurant des sujets complexes. À l’enseigne d’un studio de création et de recherche actif dans les champs du design graphique et du design spéculatif, elle dessine des livres, des identités visuelles, des objets numériques et des installations. Dans ses recherches, Salomé explore les questions temporelles de la physique relativiste et quantique pour mieux questionner notre rapport au temps. Depuis 2019, elle imagine la fiction quantum.ville avec Grégoire Delzongle. Ce projet de design spéculatif brouille les pistes entre réel et fiction et imagine une ville autosuffisante à temporalité relative. Son atelier est un laboratoire. On y interroge les matériaux, les interactions, les expériences, les encres, les interfaces, les espaces physiques et virtuels, les algorithmes, dans le but de créer des outils innovants de communication et de transmission des savoirs, des idées, des projets, des récits. Elle a notamment travaillé avec : Renault, l’Institut français d’Allemagne, le Signe – Centre national du graphisme, l’École des Arts décos, Akoustic arts, Le Parisien, les éditions Hermann, la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Lucas Matagne

Je développe mon travail photographique autours de 2 grands sujets : l’Architecture et la Nature. Les deux sont pour moi un même « jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière». Je vois dans ces deux sujets un même attrait pour les forces créées par les matériaux. Je mène également une recherche autour de la dynamique de la lumière : je réalise notamment des cadres photo rétro-éclairés qui permettent d’augmenter la dynamique lumineuse de la photo imprimée, recréant parfois un nouveau cadre dans le cadrage, jouant avec la transparence et la texture des papiers. L’apparition de formes primaires lumineuses poussant chacun à perdre ses pensées dans l’image.

Lili Kos

Mon travail de modelage se veut pétillant et sans prétention. L’argile me propose un immense champ des possibles où mon imagination se régale à vagabonder. Au fil des textures rencontrées, provoquées, je sollicite la conversation des terres, de la porcelaine, du fer. Les contrastes s’harmonisent avec minutie, le brut côtoie le doux, la matière devient légère. Les techniques virevoltent pour laisser s’exprimer un univers poétique, un appel aux rêves, aux histoires racontées. Melting-pot de finesse, de force, d’humour, de clins d’œil et de gaieté, mon travail s’articule autour de l’équilibre. Parfois subtile, parfois aisé, il est la photographie de l’instant, faisant lui-même appel à celui d’après, celui du mouvement.

Léo Marquié

Plusieurs éléments jouent un rôle substantiel dans mes travaux. Formé aux sciences humaines et sociales, mon approche tant pratique que réflexive du médium photographique s’en trouve fortement imprégnée. Les uns rejoignant les autres, j’aime à-lier les aspects esthétiques et techniques aux questionnements et méthodes de l’anthropologie. L’espace ouvert de ce dialogue dessine les contours de ma démarche et, en creux, en fonde la singularité. Photographier est une façon d’entrer en relation avec ce qui m’environne. Les éléments consubstantiels de mon environnement, vivants ou inertes, humains ou non, sont autant d’entités avec lesquelles j’interagis. Pleins de promesses, les rencontres m’amènent à répéter mes visites. Dès lors, je noue avec les espaces des liens de familiarité. En ressassant ainsi les lieux, j’escompte mieux en découvrir les différentes facettes, en saisir les ambiances. La traduction pratique de cette interaction se concrétise par les réglages de l’appareil au moment de la captation, le choix des paramètres. La maitrise technique vient appuyer le propos photographique. Mes compositions, dans leur grande majorité, se caractérisent par une esthétique empreinte d’un fort graphisme. J’aime et recherche le fait que l’impression visuelle suscitée par la photographie prenne le pas sur la lecture logico-rationnelle de l’image. En dépouillant le sujet photographié de sa signification première, je cherche à faire naître chez l’observateur quelque chose d’intime et difficilement exprimable : son ressenti. Pour arriver à ce résultat, j’essaye de leurrer le sens de la vue. En fonction du sujet, je joue avec la profondeur de champ et l’alignement des différents éléments figurant dans le cadre. En manipulant l’empilement des différents plans de la photographie, je compose une image aux lignes et perspectives déroutantes. Aussi, l’utilisation d’une focale plus ou moins importante associée au zoom (ou au rapprochement du sujet) me permet de brouiller les pistes quant à l’échelle. Enfin, en dépouillant l’image de détails, j’accrois le trouble visuel occasionné tout en soulignant l’effet graphique de mes compositions. Tout cela concourt à brouiller les pistes du regard, trop habitué – éduqué – à se repérer dans l’espace, à associer aux choses une signification au premier coup d’oeil. La chaîne de production de sens ainsi leurrée reste aveugle, sa cécité momentanée laissant le champ libre à l’impression. En parallèle à ces travaux, au moyen d’incisions, de découpages et de tressages, j’expérimente des manières d’assembler mes tirages photographiques les uns avec les autres. L’oeuvre dont la finalité semblait alors acquise, s’entrouvre, renouvelée.