Fanny Buecher

Ma pratique artistique se développe principalement par le dessin et la peinture, allant de formats modestes à des installations immersives.

La nature est mon sujet de prédilection pour ce qu’elle a d’intemporel et d’ingénieux, et pour ce qu’elle permet d’y projeter tout en y façonnant notre singularité. Elle est aussi mon lieu de refuge en suscitant entre autres, la contemplation, le ralentissement du temps.

Ma peinture se caractérise par des expérimentations et des changements fréquents provenant d’un état d’esprit en exploration. Je fais avec la sève du moment, en conciliant l’affluence autant que les présumées bévues de manière inclusive.

Il en résulte depuis un an, une peinture qui s’attarde moins à l’objet fini qu’à exprimer avec une certaine urgence, les choses qui m’habitent, avec un attachement à l’acte de peindre, au geste, lieu où s’opère à mon sens un dépassement à partager.

Mon intention est de procurer à celui qui les regarde, des expériences singulières voire bénéfiques, une sorte de voyage à la fois psychique et physique et dans une certaine mesure de la consolation.

Katharina Rüll

Katharina Rüll, visuelle Künstlerin, arbeitet interdisziplinär mit Materialien, die sie in ihrer Umgebung findet. Sie nimmt sich den Gegenständen, die weggeworfen wurden an, tritt mit ihnen in Beziehung und inszeniert diese in ihren Rauminstallation wie Statisten einer Geschichte.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.

Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.

Jacqueline Bilheran Gaillard

Un triple travail de photographie, de peinture-techniques mixtes et de sculptures-assemblages. 

Mon regard saisit de la beauté dans ces continents de déchets produits par la consommation de masse ou dans les lieux désertés d’une industrie périmée. Mon objectif photographique y prélève les couleurs de ma palette et les formes de mes motifs artistiques : métal, papier, plastique, entassés, écrasés, plissés, déformés, colorés. Le fouillis de formes et de couleurs que je saisis dans ces tas de détritus ou ces lieux à l’abandon, deviendra peintures, sculptures, photographies plasticiennes. Mes photos sont donc à la fois le point de départ, le matériau de mon travail pictural par l’usage du transfert, et un aboutissement quand je les retravaille, que je photographie des fragments de sculptures ou que je peins des sculptures photographiées. De la photographie à la peinture, de la peinture à la sculpture, pas de choix exclusif des médiums ni des matériaux, mais un même univers, la poésie de l’abandon, la beauté des objets qui ont perdu leur usage familier et subi l’usure du temps et la déformation aléatoire de l’entassement, celle aussi, volontaire, de l’artiste démiurge qui comprime, écrase, fond, déchire, plisse, assemble, colore, peint.

Mes peintures et mes sculptures empruntent au Pop Art américain ou au Nouveau Réalisme une part de leurs techniques et leur fascination pour l’univers de la culture populaire à l’époque de la consommation de masse. Tout dans le monde qui nous entoure, même les objets les plus triviaux, peut faire art. Il n’y a pas de hiérarchie des formes et des matières. Le sens, l’émotion et le beau peuvent surgir là où on ne les attend pas. En cela je produis sans doute comme une archéologie et une mémoire de ma propre culture, celle de la pénurie de l’après-guerre où l’on ne jetait rien, où tout pouvait être réutilisé. Celle aussi des Trente Glorieuses et de l’abondance inouïe promise par de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques.  

Travail de généalogie, d’interprétation, pour retrouver, sous les strates du présent, dans ces restes relégués aux marges, ce qui fait encore sens. Mais travail d’une époque qui n’est plus celle de l’émerveillement devant le ready made ou la vitrine de Noël du Grand Magasin, mais celle de la catastrophe annoncée et du tragique de l’excès, de l’accumulation et de la décrépitude. Fascination pour les pertes, les destructions, les formes du difforme, pour les formes de ce qui est exclu comme déchet, déprécié par la culture dominante et qui devient signifiant pour l’artiste.

 

Juliana Zepka

Juliana Zepka (née à Mulhouse, France, 1995) est une artiste franco-brésilienne qui vit et travaille à Paris.

Après une formation de critique d’art à l’Université de Strasbourg, elle se dirige vers la recherche-création en appliquant sa méthodologie 

de chercheuse à la réalisation d’œuvres questionnant l’image et l’information à l’ère des technologies de reproduction numérique. En 2020, elle poursuit son parcours au sein du Sandberg Institute (Gerrit Rietveld Academie, Amsterdam) où elle s’oriente vers l’art vidéo, la para-fiction, la micro-histoire et la recherche plastique archivistique.


Ses travaux explorent les dimensions spectrales et mémorielles du document d’archive dans le cadre de ses politiques de reproduction, de digitalisation et de restitution. En 2022, à l’issue de son diplôme, elle rédige un manifeste sur « l’anarchive », clef de voûte de sa réflexion plastique : l’étude de l’archive à travers son anti-matière, ses pages blanches, à travers l’invisible, le fictionnel, l’anonyme, l’oublié.


Depuis 2021, elle forme un duo avec l’artiste sonore et doctorant en droit Thibault Mechler. Leur pratique combinée explore la relation incarnée entre espaces, sons et affects à travers la notion de « paysages sonores ». Ensemble, ils collaborent en 2022 à la création d’une installation « Gardens of Law » interrogeant les relations entre droit international, paysagisme et territoire à travers la captation de matériaux visuels et sonores dans les jardins du Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de Justice (La Haye). La même année, ils sont résidents à Tempel Amsterdam et leur installation « The Overview Project » est exposée au Kunstverein de Freiburg dans le cadre de l’exposition « On the Brink of Remembering » pour la REGIONALE 23.

En 2023, elle est invitée en tant qu’artiste résidente à la fondation Stichting Destination Unknown (Pays-Bas) et présente à l’issue de sa résidence une publication de recherche et une installation sonore sur les traces réminiscentes de l’ancien site industriel Philips de Roermond.

Celine Martin

Dotée d’une double formation en sciences humaines et en céramique, Céline Martinexplore conjointement différents médiums : la terre, le textile, le dessin …Ses recherches plastiques interrogent la perception, la considération de lavulnérabilité, de la fragilité et de l’altérité dans nos sociétés.Elle traite par essence, du vivant, d’humanité, de sollicitude, de soin, et d’éthique.Il en résulte une pratique plastique à la fois sociale et intime.Celle-ci prend ancrage dans les théories du « Care » que la politologue américaineJoan Tronto définit comme une « activité caractéristique de l’espèce humaine, quirecouvre tout ce que nous faisons dans le but de maintenir, de perpétuer et deréparer notre monde, afin que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Cemonde comprend nos corps, nos personnes et notre environnement, tout ce quenous cherchons à relier en un réseau complexe en soutien à la vie ». (1)

Hedy Adriaansz

Ma peinture est figurative, impressionniste et colorée; on y retrouve des influences Occidentales et Asiatiques. L’art japonais m’inspire, souvent de manière inconsciente. Dans mes compositions, j’intègre des espaces vides pour créer du mouvement et donner une signification particulière à certaines parties du sujet. J’aime laisser place à l’imagination, permettant au spectateur de s’évader et au tableau de ‘respirer’. Je suis attirée par la beauté de l’inachevé, et je peins l’instant présent ; mon objectif n’est pas de « figer » mes sujets, mais de permettre au spectateur de « lire entre les lignes» de mes oeuvres. Cette approche se retrouve également dans mes techniques de gravure, ou je crée des « accidents » plus ou moins intentionnels. La découverte de la teinture végétale sur tissus pendant les stages dans le sud de la France influence mon travail récent. La couleur indigo me fascine comme les pigments naturels et leurs pouvoirs colorants. Pour cette édition d’ Ateliers Ouverts 2025, je montrerai une présentation de travaux récents avec différents médiums (peinture acrylique, peinture avec des pigments naturels, gravure, monotype et céramique) sans distinction entre art et artisanat. Pendant un voyage en Colombie-Britannique, Canada, l’art des Premières Nations m’a beaucoup impressionnée comme les actions de défendre leur environnement. J’ai appris que dans la tribu de Haida il n’existe pas de mot pour désigner l’art. Chez eux, l’art est une partie intégrante de la vie. Cette idée de l’inclusivité me parle beaucoup.

Violaine Chaussonnet

Mon travail en ce moment tourne toujours autour des miroirs ronds et carrés, de l’eau, de ma main, des broussailles et surtout de la lumière.
C’est un travail qui utilise l’appareil photo argentique.
C’est un travail qui cherche à attraper quelque chose tout au bout dans la lumière et qui passe par les images et par les mots de plus en plus.
C’est un travail qui cherche ce qui sauve.
Tirages jet d’encre divers format et livres d’artiste.