Role : artiste
NiNi Yu
YU NINI, Elle est une artiste contemporaine, réal- isatrice et performeuse, née à Taiwan en 1980.
Elle réalise en alternance des films et des per- formances. Elle met en scène des histoires so- ciales à travers le corps. Elle réalise d’abord des performances et des vidéos courtes à Tai- wan et en France, puis elle vient en France pour continuer ses recherches dans l’art con- temporain, Elle diplômée de Art Contempo- rain et Nouveaux Médias à Universté Paris 8, elle se passionne pour les questions social- es et sait créer des ambiances humaines en observant de manière subtile les gens et les choses qui l’entourent dans le coin de la ville. Reproduit dans l’image, en créant des projets sur le corps et les violences de la société. En parallèle, elle poursuit une œuvre graphique voire cartographique.
VGthal
Gaëlle Axel Brun
Géraldine Joët
Damien Lemercier
Emeline Lombrez
Le Bordel de Em. est un petit « bordel » graphique & coloré avec de l’aquarelle (originaux, reproductions) au style croquis carnet de voyage, croqué sur le vif avec quelques fleurs séchées (ramassées et séchées par mes soins) en passant par des illustrations digitales, des stickers, cartes postales, marque-pages, badges, tote-bag et ateliers d’aquarelle.
Mes différentes pratiques artistiques se nourrissent les unes des autres pour se mélanger et créer de belles images. J’aime retranscrire ou cacher des souvenirs mêlés à mon regard sur les choses banales du quotidien. Les petits trésors de vie.
Pauline Faure
François Tresvaux
La cause de la lumière
(extrait)
On voit dans ces photographies des masses de noir ou de gris qui rappellent les corps stellaires, parsemées de trouées ou de taches qui sont comme des corps de métal joyeusement soumis à l’attraction d’un puissant aimant. Leurs directions sont indécises, ils vont et viennent, cherchant l’assentiment d’un autre corps, ou le hasard d’une rencontre, pour proliférer dans d’autres formes.
Ce faisant, ils manifestent que leur état est de passer, c’est-à-dire de durer, et donc de se modifier.
Il s’agit de photographies abstraites : ce que l’on voit est comme le récit porté au jour, sa transcription, du lent travail d’érosion, de creusement et de morsure que la chimie impose au papier. Comme dans la gravure, ce qui est destiné à apparaître doit d’abord profondément s’enfoncer dans l’obscurité de la matière. Ainsi s’illustre ce que la photographie partage avec la peinture, son secret originaire, et sa distinction par excellence : comme les racines de l’arbre qui
se développent symétriquement par rapport à ses branches et dans la même durée, peinture et photographie développent dans leur fond quelque chose comme une réserve, ou une mémoire, disponible à l’avenir de ce qui se déploie sous nos yeux, que cet avenir soit celui de l’œuvre ou ce qu’en fait le spectateur. Le lien qui unit la face cachée à celle apparente s’appelle la technique, mais une technique prise dans le mouvement de l’aller-retour, de l’une à l’autre, comme la sève qui monte ou descend selon la saison. C’est pourquoi la technique doit être pensée à la fois comme mode d’inscription et mode de révélation. Elle est l’outil nécessaire pour qu’une forme soit et s’accomplisse, une « servante au grand cœur » ; mais ne s’abolissant pas tout entière dans le service de la forme, une part d’elle subsiste qui reprend son indépendance et retourne à sa tâche
propre, celle de la maturation du matériel déposé dans le fond et qui s’accroît ainsi de ce que la forme n’a pu retenir. Tel est son mode particulier de désœuvrement (à la différence de la déconstruction) dont l’action des fluides chimiques est l’allégorie.
Il s’agit aussi de photographies figuratives : un arbre, justement, sert de point de départ, puis creusé, érodé par l’action de la lumière que redouble celle des acides, il mute soudain dans une autre espèce et donc un autre dessin : cela peut être le fourmillement des bacilles dans un bouillon ou les galeries hasardeuses des vers dans la terre.
Il suffit de lire la description des techniques et produits employés par François Tresvaux pour que viennent immédiatement en mémoire les anciens traités de peinture, du moine Théophile ou de Cennino Cennini. On y parle de gélatine, de bromure, de sel d’argent.
François Tresvaux dit de ses photos : « rien d’autre que quelques grains d’argent emprisonnés dans une gélatine de peau de porc. »
Nous n’en avons pas encore fini avec le corps.
Christian Bonnefoi
Camille Bonnefoi
Diplômée des Gobelins en 2002, et d’un master théorie de l’art en 2006, je poursuis une démarche de photographe d’auteure autour des questions du support de l’image, du corps et du paysage. Lauréate en 2005 des Boutographies de Montpellier, j’ai été remarquée par les curateurs de Fotolegendo et j’ai pu exposer mon travail à Rome en 2006. J’ai également participé à des expositions de groupes à Paris, en 2010 au mois de la photo Off et en 2013 à la Galerie Ricardo Fernandes ainsi qu’à Pékin en 2012. En 2010 paraît le livre, Les techniques alternatives aux éditions du SCEREN présentant mon essai sur le support et l’image. Depuis 2008, je vis à Strasbourg où j’enseigne la photographie à la HEAR. J’ai créé l’association SimAGo pour la promotion de la photographie en 2012 et mon investissement dans les associations locales – La Chambre et Stimultania – permet à des adultes et enfants de tous horizons de découvrir les techniques argentiques pour une préservation du savoir en ce domaine. A strasbourg, j’ai également pu exposer mon travail régulièrement et plus particulièrement en 2018 lors de la carte blanche qui m’est donné pour la Maison Fulgurante de Photographie où j’ai pu commencer à déployer mon travail sous forme d’installation.
