Neojungle

Graphiste de métier, je cherche à m’affranchir des contraintes imposées dans mes projets professionnels par la création d’œuvres personnelles. Inspiré par les affiches, le collage et le photomontage numérique, je laisse libre cours à mon imagination pour créer des visuels très graphiques ou aux univers surréalistes parfois même chaotiques. 
Les photos que j’utilise sont issues de mes archives ou recyclées d’Internet. J’y ajoute parfois des formes, des effets spéciaux ou des éléments typographiques. Je m’amuse avec les couleurs et la lumière pour donner une atmosphère plus cohérente à l’ensemble. 
J’aime la liberté de composition et la rapidité d’exécution que permet le collage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de collages numériques. Je peux ainsi me laisser porter au grès de mes envies et improviser, ce qui engendre parfois de beaux accidents. Le seul défaut étant l’aspect trop froid du tout numérique, j’aspire à m’orienter vers des méthodes plus analogiques, et à terme, faire converger ces deux aspects sur des projets de plus grandes envergures.

Anne Marie Javerliat

Je suis autodidacte, j’exerçais, auparavant, comme vidéaste. A la quarantaine, j’ai décidé d’entrer pleinement dans l’art de la sculpture en exploitant la richesse et les influences de la première partie de ma vie.J’utilise l’humour, il permet de transgresser, de dénoncer et de provoquer. Il s’appuie sur un décalage, sur une mise à distance des conventions établies et des pensées reçues. Les matériaux que j’utilise sont très variés et n’ont pas d’importance, terre, plâtre, tissus, scotch… tout est bon pour exprimer. « L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme  » A.Malraux

Susanne Hanke

Le travail de Susanne Hanke se partage entre la gravure en relief notamment sur bois.Les monotypes, et la peinture (techniques mixtes).C’est un travaille figuratif qui au travers des paysages urbains et rurales, des architectures , des styles de siècles en siècles s’intéresse à la confrontation du passé et de la modernité dans sa dimension poétique et parfois brutale.

Laurine Wagner

Née en 1997, Laurine Wagner est une artiste-chercheuse strasbourgeoise qui vit et travaille à Paris et à Strasbourg. Elle conçoit des installations vidéographiques et/ou sonores, poétiques et immersives, des photographies, voire des performances. Entre arts, sciences et société, l’expérience est au centre de sa réflexion en interrogeant des états « d’entre-deux ». Elle soulève des processus de transformations, des problématiques environnementales, sociales et mentales afin d’interroger les croyances, ressentis et expériences de chaque personne. Techniques Arts visuels et sonores (vidéo, photographie, son, performance)

Vida Zaré

Vida ZARÉ, est peintre d’origine iranienne. 

Née en 1976, Vida a cultivé son talent artistique dès son plus jeune âge. 

Lorsqu’elle se tenait devant un tableau dans les galeries d’art ou les expositions, elle s’oubliait complètement et se perdait dans la profondeur des couleurs et des formes. C’est là qu’elle décida de suivre une formation en art plastique en portrait individuel.

Malgré son grand intérêt pour l’art, elle suivit son diplôme en physique nucléaire, mais la peinture resta toujours une passion et sa source d’énergie et elle y consacrait son temps libre.

En 2016, lorsqu’elle pose les pieds en France, cette envie et ce désir de longue date se réalisent enfin et elle débute sa carrière professionnelle dans ce domaine.

En 2018, elle suivit une formation en art-thérapie, qui enrichit également ses espaces de créativité et de rituels et reconstruit la structure de ses peintures.

Dans ses peintures, toutes ancrées dans la profondeur de ses sentiments, on retrouve des traces audacieuses de la nature et de sa proximité avec la nature.

Aujourd’hui, Vida, en plus de sa pratique, l’enseigne également. Elle anime des ateliers de relaxation artistique pour les autres et donne des cours de peinture pour différents âges qui enrichissent ses journées.

Son style peut être qualifié contemporain. Elle ne cherche pas à montrer la nature telle qu’elle est, mais à l’exprimer par de nouvelles explorations esthétiques, Structurées sur toiles ou sur des autres supports, y compris des feuilles d’arbres et des photos, etc.

Mandala murale : https://youtu.be/tSKVsl1Qy04

Elle utilise l’acrylique ainsi que les techniques mixtes dans ses peintures. Mélanger les techniques apporte une certaine profondeur qu’elle recherche.

 

Frank Hügle

Ich sehe mit den Ohren und höre mit den Augen – aber das Empfinden gebiert das Bild.

Musik ist ein weiterer elementarer Aspekt beim Entstehen meiner Arbeiten.

Die Fusion dieser beiden Sinneswahrnehmungen vollendet im Schaffensprozess das Ergebnis – zuvor allerdings lösen Zeitgeschehen und sozio-politische Eindrücke den Trigger aus mich meiner Themen anzunehmen.

Was im Atelier oder und Draussen entsteht wird im Prozess der Verschmelzung einzelner Komponenten zum Bild.

Michel Boetsch

L’OISHOMME

Quelque chose s’impose du silence du monde.

Quelque chose s’impose de la solitude.

Et autre chose s’impose dans ce silence, que j’ai mis du temps à cerner et que je serai tentée de dire comme la sensation de l’absurde.

Etre seul, en tête à tête avec un Oishomme renvoie d’une autre manière « d’imaginer Sisyphe heureux ».

Empruntons ces mots à Camus et imaginons l’Oishomme heureux…

Les ailes ligotées au corps, l’Oishomme se tient debout.

Il est là, hic et nunc, envers et contre tout, condamné à vivre dans les méandres de l’absurde, enchainé à sa condition.

Et pourtant, il est debout. Incroyablement digne. En pleine conscience de cette condition et s’il renonce à espérer, il ne renonce pas à vivre.

D’entrée de jeu s’impose la matière qui le façonne et que le Golem pourrait jalouser. L’Oishomme de par son essence appartient à l’ordre naturel.

Ceci le pose singulièrement dans une destinée qui rejoint celle du Golem: naître des quatre éléments inscrit d’emblée dans la vérité de l’ordre naturel et de la mort.

Tout est posé. Il faut juste pouvoir l’entendre et accepter ce qui ne peut être changé pour reconnaitre le champ de ses possibles.

Appartenir à l’ordre naturel et en accueillir les contraintes par des prises de conscience constamment renouvelées.

Dépasser ainsi la vaine révolte contre l’absurde et prendre sa mesure dans son rapport au monde.

Cet engagement est le combat d’une vie.

Cet engagement est ce à quoi l’Oishomme nous invite.

Il est donc ligoté, lié à sa condition mais peut-être aussi à ses impossibles, à ses peurs, à ses lâchetés. Il est ligoté mais sa tête est dégagée.

Et il peut donc lentement dépasser sa colère contre les pouvoirs opprimants et le leurre des idéaux allant des religions au nihilisme qui justifie le pire.

Le corps est ligoté mais il apprend peu à peu que le cœur, que l’esprit et que l’âme peuvent habiter le monde.

Et il arbore alors ce profil magnifique au port altier emmanché d’un long bec comme un signal silencieux de la révolte, un cri sans écho, bec fermé.

Parce que le for intérieur ne se crie pas.

Il est debout et se consacre au seul travail d’une vie : être-là le temps imparti au plus près de son exigence de sincérité avec lui-même, avec l’autre et dans l’altérité du monde.

Appartenir au monde pour « à part tenir » dans la pleine lumière de sa finitude.

Tenir sans arrogance mais avec l’élégante confiance que seul confère la beauté de ce qui s’accorde. Il faut imaginer l’Oishomme heureux …

Isabelle Schmitt

Caroline Laffargue

Au cours de sa dernière période picturale, Caroline Laffargue a souvent marqué ses toiles d’une empreinte urbaine au goût d’asphalte et de ciment des mégapoles américaines dont elle a foulé le sol.Après quelques années de pause, le voyage reste le moteur d’une inspiration qui prend cependant un chemin différent. En effet, il s’éloigne des origines urbaines et tend vers la nature, l’exotisme, le vivant.Les oiseaux.L’artiste en extrait toute une beauté, invitant à l’observation.Ouvrir nos yeux, penser, rêver, réfléchir.La touche subtile du geste donne une tension gracieuse mêlant la flamboyance de l’animal à une catastrophe annoncée. L’artiste réussit un tour de force en associant l’éclat, la délicatesse naturelle de l’oiseau qui contraste terriblement avec ce fond sombre, symbole d’une forêt amazonienne perdue.Les accords entre les formes et les couleurs nous plongent dans cette opposition saisissante d’un avenir sombre pour l’environnement et l’espoir de l’oiseau lumineux. Les peintures sont un zoom sur la nature nous forçant à voir sa fragilité, son importance et sa puissance.C’est une empreinte écologique que l’artiste couche sur ses toiles. Les oiseaux symboles de liberté et de paradis menacé prennent une dimension militante. Sa main, ses pinceaux, ses couleurs servent ses œuvres porteuses d’un message engagé.¬

Violetta Fink

Née à Berlin-Ouest, je vis aujourd’hui à Mulhouse où j’ai un atelier au Séchoir et travaille pour des compagnies du spectacle vivant.
Céramique, sculptures textiles, poésie, performance, mon travail s’articule en projets et en séries. Tel un acteur qui change de rôle, je choisi un medium pour traduire la nécessité de créer quelque chose qui dépasse la matérialité du corps, qui raconte et prouve mon existence.
Le point de départ d’un projet est donc toujours une anecdote personnelle. Actuellement essentiellement axé sur la céramique, je cherche à créer des paysages en réalisant des installations où plusieurs pièces amènent une narration.
Cet aspect narratif se reflète dans tous mes travaux.
Partir de l’intime pour l’inscrire dans une temporalité partagée avec les autres, faire écho à notre époque. Parler de soi pour parler de nous.

Aurélie Lienhard

Assionnée par les arts depuis l’enfance, la couleur a peu à peu pris le dessus dans son univers. Elle peint pour atteindre cet état spécial dans lequel une vanne intérieure s’ouvre, une action démarre et donne naissance à quelque chose de neuf. L’envie sous-jacente est d’explorer l’inconnu, de raconter sans représenter, de trouver des correspondances entre l’intérieur invisible et l’extérieur visible. Cette exercice quasi méditatif lui permet de créer un espace-temps dédié à la concentration, à la respiration et à la sensibilité.  Sa pratique artistique est inspirée par les courants de l’expressionnisme abstrait et du Color Field painting. Cette approche non figurative la plonge dans des observations subtiles et dans une recherche d’équilibre entre les surfaces, les lignes et les couleurs. La construction des images se fait progressivement, selon le ressenti et l’intuition du moment, faisant émerger des univers de couleurs variés.  Elle utilise de la peinture acrylique sur toile et sur papier ainsi que des pigments, des encres et du fusain ou graphite. La couleur est travaillée avec différents outils, diluée en voiles translucides ou déposée en aplats couvrants, quasiment malaxée comme de l’argile.  Son esprit curieux s’offre à l’occasion des détours vers d’autres domaines (recyclage du papier, linogravure, tissages de textiles et végétaux, arts de la scène, installations…). Elle navigue ainsi entre l’intériorité du travail solitaire et l’émulation du travail d’équipe.