Je suis passionnée de dessin à l’encre.
J’utilise cette technique de manière intuitive et spontanée pour créer des œuvres uniques qui reflètent sa vision de la vie et de l’univers. Mes inspirations viennent principalement du féminin et de mes rêves éveillés. Mon style minimaliste se caractérise par un trait continu, qui donne une grande importance à la ligne, mes dessins sont remplis de symbolisme et de poésie.
J’imagine et crée également des objets, des collages, grâce à des matières récupérées et collectionnées depuis longtemps. Ma série d’empreintes de peluches selon la technique du Gyotaku associe la technique japonaise à des objets chargés de souvenirs.
La photographie a tenu une place importante dans ma vie, notamment à travers des vues de nature.
Elle a également imaginé une série de photographies de muppets (peluches surdimensionnées) et une série de poupées Barbie.
Mon travail est fantaisiste, poétique et parfois inquiétant.
Depuis 2019, il se consacre à la peinture. Sous le nom générique de Paréïdolie Ukiyoé, son travail se situe à la croisée de l’abstraction et du figuratif. Il explore le concept de voir des formes dans l’informe, capturant ainsi l’éphémère et le mystère du monde flottant. Dans ses créations picturales, il travaille la peinture acrylique sur toile de lin, privilégiant une approche en couches successives de glacis teintés. Deux couleurs côte à côte ou l’une sur l’autre vibrent et en créent une troisième. C’est celle-ci précisément, qui l’intéresse et qu’il cherche! À travers cette technique, il explore les possibilités infinies de la couleur.
Vincent Bohn s’autorise tout, par le dessin, la photo, le collage, la peinture, la sculpture, il construit et deconstruit. Sans limite, ses oeuvres percutent son quotidient. Ce quotidient si plat auquel il redonnent du relief, du sens.
Je cherche à créer, dans mon travail de scénographe, des espaces de convivialité où la banalité devient digne d’être regardée. Les frontières entre quotidien et spectacle se troublent : une table peut devenir une scène et le public des convives. J’imagine des lieux, souvent festifs et pas forcément pour la boite noire, qui autorisent le contact et la rencontre entre les corps.
À travers différentes explorations, je m’intéresse au passé et à l’évolution de lieux qui me touchent. Un escalier creusé dans la falaise normande, une sphère colorée sur l’autoroute A4, des anciens bains de rivière urbaine en Alsace… Chacune de mes recherches est l’occasion de documenter une manière d’habiter, d’utiliser ou de regarder le paysage. J’envisage ainsi la photographie de manière locale, à partir de constructions singulières et d’histoires oubliées.
Le naturalisme est le caractère dominant de mon travail. Mon intention est de chercher un chemin vers l’abstraction en rendant l’écriture picturale brute et minimaliste. Pour certaines toiles je libère la couleur de la figuration stricte. Pour d’autres le réalisme des textures peut donner une impression photographique, contrastant avec le caractère brut de la peinture dans une vision rapprochée.
Un penchant pour le dépouillement permet de donner une large place à l’imagination et à la libre projection du regardeur et à une certaine universalité des paysages. Ce qui déclenche le travail de peinture vient en général d’un détail, telle qu’une ombre particulière, un reflet ou toutes ces choses qu’on pourrait croire insignifiantes et qui ne sont presque rien. Le « presque rien » d’un paysage peut devenir le « presque tout » de la peinture.
OUVERT le 1er week-end, 18 & 19 mai 2024.
“Ma pratique de la sculpture s’est construite selon une logique de recherche continue autour de la matière, de l’idée d’intuition et de contact.
Celle-ci tend à questionner le rapport que nous entretenons avec le non-humain par l’expérimentation et la confrontation de mes moyens propres avec les éléments (des matières brutes, généralement) que je rencontre dans mon environnement de travail. La sculpture et l’installation ne sont pas pour moi des moyens de donner forme à des idées définies, mais plutôt des espaces-temps me permettant de prendre la mesure des choses et de faire pleinement l’expérience de l’idée de pouvoir, dans le sens d’une énergie, d’une capacité à transformer les choses et à choisir de le faire, et non d’un ascendant sur ces dernièr—es. J’aime penser ces temps d’action comme des moments d’apprivoisement de ces éléments, en cela que l’apprivoisement est un acte allant dans les deux sens, et muet, qui trouve d’autres lexiques que celui de l’Homme.
Je ne peux pas prétendre pouvoir affecter une autre entité si je ne la laisse pas m’affecter en retour. Suivant cette logique, je considère les limites de son corps et la maîtrise de techniques manuelles comme autant de critères majeurs de faisabilité de ces transformations.
C’est le moment précis où les choses se font et où les gestes se trouvent qui prévaut, les pièces résultant de ces interactions prenant alors le statut de témoin, de restes.”
Depuis 2021, le travail de sculpture de Maëlle Le Gars s’exprime pleinement à travers “Royal Câlin”, un univers doux et vallonné, teinté d’empathie et d’ironie. Ses créations cartoonesques et volontairement naïves sont nourries par sa passion pour les images et les bibelots qui l’entourent, mais surtout par son amour infini pour l’univers fantaisiste de Thomas Goletz. L’illustrateur allemand a donné naissance à la souris superstar des cours d’écoles, Diddl, déclinée sur de nombreux supports de papeterie et fournitures scolaires. Ce personnage emblématique et son entourage amical se rapportent directement à la pop culture des années 2000 dans laquelle Maëlle Le Gars s’est construite.
Orientées vers la période de l’enfance, ses céramiques tout en rondeur lui permettent de matérialiser ses propres narrations, entre mots tendres, personnages fictifs et objets quotidiens. Avec “Royal Câlin”, l’artiste manifeste son désir de s’inviter dans nos sphères domestiques pour y distiller fantaisie, dérision et innocence par petites touches. Face à un monde de plus en plus fragile et insécurisant, ses pièces en céramique ont presque une vocation de doudous.
Désireuse de partager et transmettre son savoir-faire et de voir éclore d’autres univers imaginaires où il fait bon vivre, Maëlle Le Gars anime également des ateliers de modelage destinés aux enfants ou adultes, débutant·es ou initié·es.
Olivier Calvo s’empare de lumières et couleurs au gré de ses pérégrinations dans des paysages urbains, les capturant, les goûtant pour les faire ensuite se promener sur des toiles libres prêtes à être déroulées.
Je suis artiste-plasticien, illustrateur et co-fondateur du collectif d’artiste Bétonite.
Ma pratique se situe entre les frontières de l’estampe, du dessin, de la peinture.
Je m’intéresse particulièrement à la notion de traduction du réel, de ses interprêtations et de sa transformation par le processus créatif fractionné et multiple. Cette fragmentation consiste régulièrement à faire passer une image par plusieurs états successifs, à travers des médiums qui la modifient progressivement.
La représentation de la nuit se trouve au centre de mon travail du fait de son caractère irreproductible, m’amenant à la traiter sous une infinité de points de vue et de variations.
Conjuguer, mélanger différentes plasticités me permet de trouver des langages spécifiques à mon propos: la gravure donne à la peinture ce qu’elle ne peut pas dire seule et inversement. Le savoir-faire technique m’est d’autant plus cher car il me laisse la possibilité de naviguer entre plusieurs registres graphiques (de l’illustration à l’œuvre plastique).
Il s’agit souvent pour moi de confronter l’instantanéité des images pensées ou saisies à leur production/reproduction lente et minutieuse, dans un rapport au temps distordu.
Je cherche le point de rupture entre figuration et abstraction, où la mémoire s’estompe en songe.
Les narrations contemplatives et séquentielles m’inspirent des récits silencieux, nocturnes.
Les images issues du souvenir et de l’enfance apparaîssent ponctuellement accompagnées d’une écriture en prose.
Les scènes ou récits qui mèlent la peur à la contemplation m’intéressent particulièrement.