Lucas Rollin

La pratique plastique de Lucas Rollin se déverse en flots tumultueux à travers plusieurs axes de création. Les pulsations de son travail s’écoulent librement, refusant de se laisser emprisonner dans un unique exercice de conception ou de technique.

Tour à tour, Lucas dévoile aux regardeurs des œuvres non-figuratives, où une myriade de formes molles s’entrelacent pour former une mosaïque surréaliste, un monde au delà du visible, une utopie palpable.

Il aime à proclamer : « Je m’aventure, par la constitution de taches molles, colorées,

leurs amoncellements créent un tout où une multitude de couleurs cohabitent, à la recherche d’une harmonie, d’un enchevêtrement presque mathématique, physique. Un bordel organisé émerge, dans un équilibre précaire. »

Pendant ce temps, il abreuve sa pratique figurative d’une noirceur profonde. Elle se gorge de références historiques, de rêveries, jonglant parfois avec l’absurde, dans des tentatives ubuesques où l’inquiétante étrangeté trouve sa place au sein d’une pratique déconcertante, infusée d’un humour acide.

Ainsi naissent des œuvres teintées des cultures alternatives ; art autogestionnaire, néoconstructivisme, expressionnisme, figuratif et abstrait, film d’épouvante, culture et art populaire, punk, trash, archive et culture libertaire. C’est dans une angoisse permanente face à l’histoire, celle qui s’écrit aujourd’hui et celle du siècle dernier, qu’il aspire à ne pas s’enfermer, prolongeant le hasard dans des fresques pseudohistoriques.

La sculpture, surgie récemment dans son œuvre, se dresse fièrement, portée par son microcosme graphique. Elle se matérialise en une extension volumineuse des objets récurrents dans sa pratique en deux dimensions. Ces sculptures renforcent les actes artistiques multiples, jouant le rôle d’un aller-retour, d’un ruissellement accompli pour créer, au cœur de ce chaos créatif, un ensemble qui trouve progressivement une cohérence, une unité d’actes et de formes.

Ainsi, Lucas nous offre une réalité qui lui est propre, où la beauté et la laideur s’entremêlent dans un enchevêtrement instinctif, naïf et parfois brutal.

Thierry Landault

C est une relation avec un outil, un four avec des imperfections qui ouvre sur des multiples possibles.

 Selon des cuissons différentes, de céramique et d’autres matières minérales et végétales et selon la température le four révèle des effets, des matières…

Les objets exposés : céramique, béton céramique, module de chaux et charbonisation et quelques dessins

Cathy Baume

Dotée d’une double formation en sciences de l’éducation et en céramique, Cathy Baume travaille la terre pour créer des liens, pour favoriser des partages concrets, fraternels et constructifs.

Ses recherches céramiques qu’elles soient sculpturales ou utilitaires interrogent son rapport au monde et à l’autre. Elles se nourrissent principalement d’architecture et de poésie. 

Le motif de la maison y revient de façon récurrente :

 « Habiter poétiquement le monde ou habiter humainement le monde, au fond, c’est la même chose . » Christian Bobin dans « Le plâtrier siffleur »

Sylvie Issenlor

Elève de Claude Flash dans les années 90, c’est là que s’est déclenché réellement la mise en œuvre de la plus part de ses formes actuelles. Peintre coloriste, Sylvie Issenlor excelle dans la féminité dans toutes ses formes, les natures mortes, etc…
Yvette Maniglier, dernières élève d’Henri Matisse, apprécie ses travaux, l’encourage à continuer sur cette voie, et lui conseille de rester plus évasive sur les visages. Depuis quelques années, elle rajoute à ses cordes des réalisations en céramique avec laquelle elle se trouve en osmose.
Sylvie Issenlor c’est une artiste complète qui s’investie pleinement dans ses créations. Elle tente à travers sa générosité, d’y donner une âme, une sensibilité.

Nicolas Wagner

Ma mission en tant qu’artiste prend sa source dans l’émotion. A cet instant précis, un univers se crée.Cette éruption intérieure fait chemin, de l’introspection vers le partage, dans une invitation à la réflexion.

Je pense que ce big bang, ce chaos, est essentiel à notre évolution et nous permet une approche intime avec le changement.
À mon sens, la vie est un mouvement perpétuel qui a la
magie d’être inexpliquée et doit simplement être vécue.

Issro

Je travaille essentiellement sur la féminité, en peinture comme en ceramique

Pierre Berlivet

Ma première approche artistique a été la céramique. Elle m’a permis de développer mon appétit créatif, la cohérence entre le geste et le visuel, la maîtrise du volume et la construction de structures complexes. La cuisson raku et l’enfumage en fosse m’ont amené à des expérimentations me permettant d’affirmer les états de surface que je souhaite.

Ce travail en matière a conditionné mon écriture picturale.

La matière, les empâtements, les collages m’aident à créer avec vigueur ma trace sur la toile et à retranscrire mon ressenti intérieur.

Valpareisot

Valpareisot est un duo constitué depuis 2010 (2018 sous ce nom) qui travaille à des oeuvres mixed média, alliant notamment sculpture et création textile, peintures et collages. Constitué de Valérie Etter et de Pascal H. Poirot, il a vocation à s’ouvrir à la collaboration artistiques entre artistes issus de disciplines variées.

Astrid ZM

Mes « bidouillages » de fils et de tissus issus de mon enfance et de pratiques des femmes de ma lignée, ont structuré en premier lieu mes bases techniques de couture et de broderie conventionnelles. Elles ont peu à peu fait l’objet d’une déconstruction des techniques classiques pour intégrer la spontanéité de l’instant tout en explorant de nouveaux territoires créatifs. 

J’utilise la technique du piqué libre, à laquelle j’associe le collage et le transfert de papiers ainsi que la technique du monoprint et parfois de la peinture.

J’utilise également « la broderie spontanée » à la main (= sans code, sans régularité ), qui vient enrichir certains travaux.

Certaines de mes œuvres sont très colorées ; les couleurs vives contrastantes, mises en valeur par le noir et le blanc, constituent des choix fondamentaux de mon travail, par la puissance de leurs expressions.

Mon travail est souvent empreint d’un univers onirique et d’un « jeu » qu’imposent les matériaux choisis (tissus, fils textiles ou métalliques, papiers déchirés, imprimés…). Très souvent le résultat obtenu est transparent et/ou « troué », composé d’écritures imaginaires ou d’idéogrammes.