Myriam Martel

Depuis toujours l’art suscitant des émotions m’intéresse et m’interroge ; ce qui m’a conduit à poursuivre des études de design objet à l’École de Beaux-Arts et Arts Appliqués de Metz (57).

Mes origines et ma culture asiatique me montrent l’importance d’ouvrir nos yeux et nos sens ; ressentir ce que l’on voit, touche, goûte et sent. 

Ce que j’ai approfondi plus tard, notamment avec l’étude du Feng shui classique chinois ainsi que la pratique du qi gong et du tai chi.

Sur les différents supports travaillés, les matériaux naturels et en lien étroit avec notre environnement sont privilégiés. Du monde végétal je puise mon inspiration.

Aujourd’hui mes créations sur acier s’inscrivent dans une démarche où la notion du Temps est centrale, avec des questionnements sur la valeur que nous voulons bien lui porter ou lui donner…sur nos tentatives de l’apprivoiser, de le maîtriser, ou sur des ressentis qui ne peuvent être que très personnels.

Vladimir Mitrev

THROWING DIAMONDS ist eine Tätigkeit, die in dem Computerspiel Minecraft den vermögendsten Spielern vorbehalten ist. Minecraft, ursprünglich von dem schwedischen Programmierer Markus „Notch“ Persson entwickelt und 2014 für 2,5 Milliarden US-Dollar an Microsoft verkauft, ist in den vergangenen 2 Jahren auch in Deutschland zu einem der erfolgreichsten Spiele geworden, nicht zuletzt geschuldet dem Austausch des schulischen Klassenzimmers gegen den heimischen PC-Bildschirm. Vladimir Mitrev hat die intensive Beschäftigung seines Sohnes mit dem Spiel als Inspirationsquelle seiner Kunst genutzt und zeigt neben großformatiger Malerei eine Video-Arbeit, die das Thema mit der künstlerischen Arbeit verbinden. Er wirft dabei nicht mit virtuellen Spiel-Diamanten, sondern mit reellen Diamanten der Kunst um sich. (Marek Kralewski, https://www.g19i.de/de)

Saskia Edens

Souffle de vie. Si un fil rouge doit être ici déroulé, ce sera celui-ci. Avec Breath, Saskia Edens (Genève, 1975) propose de mêler justement les souffles, deux par deux – les respirations opèrent de petites percées dans une plaque de glace qu’elle emmène de personne en personne et qui va petit à petit se changer en eau jusqu’à rendre le contact possible. La bouche de Flora exhale des fleurs, de la gueule de Fafner jaillit du feu, l’eau surgit des gargouilles de Boboli. Souffle de vie donc, mais aussi traversée des mondes – l’âge de glace, du feu et du métal. Saskia Edens fait partie de ces êtres rares qui savent conjuguer grâce et énergie, violence et poésie. Ses performances font état de la transformation autant de la matière que du corps et côtoient en un sens l’univers scientifique des expériences où l’ultime résultat n’est jamais établi. C’est la magie des métamorphoses que l’artiste offre au regard. Au commencement de A contre-courant (2007-2010), Saskia Edens, vêtue de blanc et parée de boucles d’oreilles et de colliers, arrive paisible; une vingtaine de minutes plus tard, elle ressemble d’avantage à Mary Wigman dans sa fameuse danse de la sorcière, à ceci près qu’elle ne porte plus aucun bijou (ils ont fondu) et que son vêtement est maculé de grandes traînées d’encre rouge et bleu. Pendant ce temps, elle a couru à l’envers sur un tapis de course. L’exercice est périlleux et demande de l’endurance, de l’ardeur mais aussi de la joie. Il en va de même pour l’incroyable Make-up (2008) où avant d’entamer une danse macabre, Saskia Edens se peint littéralement le corps en creux, laissant la peau s’envisager comme le squelette.

L’énergie déployée dans chacune de ses performances est perceptible dans la série d’objets débutée en 2011 avec les «Contact Imprint». Changer d’état entre le chaud et le froid, passer du liquide au solide et vise versa. Le geste est immédiat, l’explosion est totale, la violence immense : armée d’une casserole, d’un réchaud à gaz et d’un pistolet à air comprimé, Saskia Edens va propulser de l’étain en fusion sur des objets. Assez éloigné de la sculpture (modelage ou taille), plutôt proche de la photographie. Reproduction d’un instant par contact – l’image produite ne partage pas seulement les apparences de son modèle mais sa structure intime. Face : tout n’est que magma de lave séchée et poussière. Pile : perfection et douceur. L’effet est celui du souffle d’une bombe, éruption volcanique. La vie a été captée dans ces images, l’artiste a su montrer l’énergie vitale déferlant à travers le corps et au-delà. (…)

Véronique Yersin

Ralph Bürgin

Ralph Bürgin (* 1980, Bâle) est peintre. Dans l’espace prétendument restreint de l’huile sur toile, il éprouve sans relâche la représentation du corps par la peinture. Quelle(s) relation(s) entre ces deux entités – la toile et le corps humain – aux dimensions, formes, matérialités, temporalités et exigences de survie si di érentes ?

Kaspar Flück

Kaspar Flück (*1989, Solothurn) opens multiple and ambiguous spatial structures in his classical oil paintings, waving between light and dark, in layers repeatedly reamed. Similar to puzzles, the paintings leave open whether one looks into spaces or at bodies. Birth cave and star birth thus overlap even more intimately than in religious painting, but at the same time without any Christian sentimentality. With Michael Biberstein (1949-2013), the baroque Solothurn has already produced an artist who catapulted himself from the aesthetically exuberant historical epoch directly into modernism. However, the latter rather docked to the light frescoes of the late Baroque, while Flück explores the dramatic Chiaroscuro painting of the altar paintings of the 17th century anew.

Katharina Holderegger, Kunstbulletin 4/2018

Daniel Svaton

Ja, in den Bildern von Daniel Svaton lebt eine ganz eigene Stille. Man könnte sie auch als Poesie der Stille in sublimer Bewegung nennen. Bildmomente, die das in sich Ruhende, jene Augenblicke vergegenwärtigen, die frei sind von assoziativen Absichten. Daniel Svatons Malerei ist ungegenständlich, das heisst ganz einfach ohne festlegende Gegenstände.

Auch wenn man in manchen Arbeiten aufgrund gewisser horizontaler Strukturen Landschaftliches erahnen könnte, mit seiner feinsinnigen Acrylmalerei will Daniel Svaton bewusst keine Geschichten erzählen, nichts abbilden, darstellen oder an etwas erinnern.
Und dennoch sind seine Bilder keine Zufallsgeschehen. Sie entstehen im spannungsvollen, malerischen Prozess zwischen intuitiver Kontemplation und aktiver malerischer Konzentration, Offenheit und Ergriffenheit.
Daniel Svaton versucht in seinen Bildern jenen Augenblick zu kreieren, wenn alles zur Ruhe kommt, frei ist vom Denken, Gedankenlärm und Bilderfluten, wenn eine heitere Stille sich ausbreitet. «Ich würde es einen spirituellen Moment nennen oder auch einfach einen Glücksmoment», kann man den Künstler aus einem Interview zitieren.
Gerade in dieser – wenn auch nur vordergründigen – Einfachheit der Bildgestaltung, in den reduzierten Farben, in leicht flirrenden nuancierten Bewegungen und körperhaften, rhythmisch schwebenden Gebilden, entwickelt sich eine leichte, ja heitere Atmosphäre voller Gelassenheit und Kraft, ein schwebender und doch in sich ruhender Pol.

In lasierenden, luziden Schichten und formalen Überlagerungen lässt Daniel Svaton – auf meist dunklem Hintergrund (schwarz, dunkelblau, dunkelrot) – seine Inhalte wachsen, verdichtend, sich zu abstrakten Räumen erweiternd, in denen Bilder und Assoziationen, Worte und Geräusche abwesend, ja unnötig sind. Prägnante, fast klar umrissene Flächen stehen wolkig wirkenden Bereichen gegenüber, die eine geheimnisvolle Tiefe suggerieren, in der die Stille lautlos zu klingen scheint.

Denn es geht um den Raum und um die Stille im Raum, um das Gefühl, wenn unsere Gedanken, unsere inneren Bilderwelten, unser Bewusstsein zur Ruhe kommen. Wenn wir die Gedanken loslassen und uns die Gedanken loslassen, wie jener Moment, wenn man in einen Sonnenuntergang eintaucht, wenn diese Stille greifbar zu Farbe und Form wird.
Daniel Svatons Bilder eröffnen sich den Betrachtenden als Ort des Friedens und der Meditation, der einlädt, sich auf diesen meditativen Einklang einzulassen.

Eva Buhrfeind, Kunsthistorikerin, Oktober 2016

Diana Dodson

Die Werke von Diana Dodson oszillieren zwischen Abstraktion und Figuration, das Medium der Malerei reflektierend. Zwischen konzeptionellem Kalkül und malerischer Geste entstehen konkret-expressive Arbeiten, die den Malprozess und die physikalischen Eigenschaften der Farbe untersuchen. Naturelemente und geometrische Fragmente treffen sich in ätherischen Farb- und Lichträumen, installative Arbeiten befragen das Verhältnis zwischen Malerei und dreidimsionalem Raum.

Nargez Mirnezhad

Je suis née à Mashhad, en Iran, en 1985. Depuis 2018, je vis , étudie et travaille à Strasbourg.

C’est dans la vie quotidienne que je trouve l’inspiration. Mes dessins, peintures, gravures et vidéos y font références d’une manière ou d’une autre. Ce sont des vies empruntes d’une solitude parfois tragique, de désespoir, d’absence d’avenir, que je représente. Ces situations je les puise tant dans la culture occidentale que dans celle orientale. Solitude et désespoir sont universels !

Durant le confinement, reléguée dans l’espace étroit de ma chambre d’étudiante, le lit s’offrait à mon regard presque incessant, lorsqu’il n’était pas mon refuge. Il est devenu, dès lors, le sujet principal de mes toiles. Les draps défaits sculptés par la lumière, sont les arabesques de cette solitude obligée dans une architecture vide. Des nuances subtiles de gris lumineux, des couleurs douces mais froides obtenues par le mélange des bleus glacés avec leur complémentaire orangée, des contrastes, des combinaisons avec de brèves incursions de couleurs parachèvent l’atmosphère.

Le choix de la peinture à l’huile n’est pas anodin, il concourt à mon sens à un style expressif.

Symboles féminins et des allégories s’installent dans mes toiles. En 2011, j’ai réalisé des natures mortes peuplées de chaussures, tant féminines que masculines. Cette collection, fruit de mes émotions, reflétait « La société aux pieds nus », titre de la première de mes expositions personnelles.

Mon histoire de femme marquée par la culture perse reste prégnante.

Evelyne Widmaier

Pouvez-vous nous présenter son travail ?

Née à Strasbourg, Evelyne Widmaier dessine et peint dès son plus jeune âge, fréquente l’atelier de Marthe Kiehl, puis les cours de Philippe Steinmetz et de Camille Hirtz. Installée à Mulhouse, elle s’inscrit au cours de dessin de Jacky Chevaux à l’Ecole des Beaux-arts avant de découvrir la peinture à l’huile, qu’elle adoptera résolument. Evelyne Widmaier participe très régulièrement aux grands salons nationaux (Salon des Artistes Français, Salon Violet, Salon d’Automne, Salon Comparaisons, Société Nationale des Beaux Arts,…) ainsi qu’à des expositions de prestige à l’international. Ses œuvres font chaque année l’objet d’une exposition personnelle. « La peinture est mon mode d’expression, je me sens maintenant totalement libre avec les couleurs, je joue avec elles. Je peins chez moi, avec la lumière du jour venant de gauche, en écoutant Bach, Brahms, Schubert … J’oublie tout ce que je sais, et c’est le geste qui doucement s’impose. J’aime construire, déconstruire, reconstruire, poser la matière, la gratter, la triturer, l’étirer… jusqu’à ce que la toile vive soudain de sa vie propre. Peu importe le sujet. Il s’agit de faire revivre la vie et ses composantes, l’air, l’espace, la lumière, le mouvement, avec quelques couleurs et un pinceau sur une toile de lin. Dérisoire peut-être, mais tellement vivifiant ! « 

Barbara Henkes

Je suis un peintre d’observation à l’huile et au pastel. Je peins principalement de manière figurative, mais j’aime aussi abstraire le monde naturel dans mes peintures.