“Mon désir indéniable pour la figure agit comme un tuteur à ma création : elle redresse, donne une direction. Mais ma peinture se débat pour se libérer de son autorité, et ne se laisse pas soumettre, elle lui échappe, comme elle m’échappe. La figure s’éclipse plusieurs fois pour pour revenir sous d’autres formes, elle s’adapte. Elle s’adapte à la matérialité, pour la laisser vivre. Celle-ci est, au fond, ma finalité, avec ce qu’elle propose d’inattendu.
Dans une lutte à la fois avec et contre la figure et la matière, je bute contre mes intentions et, en butant je multiplie les repentirs, accumule des couches que je recouvre, gratte, fragmente. Une rhétorique du palimpseste. Ces opérations m’ouvrent toujours de nouveaux chemins. Je les suis jusqu’à ce qu’ils me mènent à bon port”.
Née à Créteil en 1991, Cléo Garcia Leroy entre à la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 2015 après des études d’Histoire de l’Art en Allemagne (Leipzig) et en France. Elle se lance alors à corps perdu dans la peinture et développe une pratique d’atelier avec tout ce que cela comporte comme questionnements nouveaux liés à la création en ce lieu si singulier. Elle obtient son DNSEP en septembre 2020 avec les Félicitations du Jury.
Apolline Agard est artiste plasticienne pluridisciplinaire. Sa pratique s’articule autour de l’écriture, du dessin, de la gravure, de la performance, de la vidéo et du théâtre.
Elle imagine des projets hybrides collaboratifs, participatifs ou itinérants entre arts-plastiques et arts vivants au côté du Collectif Même-Acabit, de la compagnie Vert d’eau et de la compagnie Métronome(s).
”J’interroge les formes que peut prendre le conte aujourd’hui dans le champ de l’art contemporain. Lorsqu’un cycle de création se termine, ces formes d’écritures variées me permettent d’envisager une nouvelle pièce permettant de circuler dans cet univers se jouant du décalage entre le réel et l’onirique : la poésie itinérante. Je me consacre alors à la mise en scène de mes pièces en l’ouvrant à la collaboration (musique, lumière, jeu, danse) et en intégrant des non professionnels”.
Tout petit, Franck Bonnin inventait des histoires qui, inévitablement, s’achevaient couchées sur une feuille de papier. Aujourd’hui, quelques décennies plus tard, il jongle entre divers univers très variés: la bande dessinée – remplie de personnages aux courbes arrondies, qu’il aime cadrer du plan américain au très gros plan –, les peintures à l’huile ou à l’acrylique grand format, les dessins détaillés, aux traits précis. Ses sujets d’inspiration ? Les portraits, dans lesquels il met surtout en scène «la femme, la féminité, la beauté féminine», qui le touchent particulièrement. Il aime associer les bleus aux roses pour marier féminin et masculin, tout en se laissant aspirer par «le morphing, les déformations, les variations du réel». Franck est aussi fondamentalement attaché aux paysages, aux arbres, synonymes de retour aux sources. Sa paix intérieure, il la trouve dans des camaïeux de verts. Pour lui, la création est plus qu’un besoin, une passion, guidée par l’envie de léguer quelque chose à l’humanité de son passage sur terre.
Mots clés. Bande dessinée, arbres, paysage de nature, femmes, couleurs, paysages urbains, animaux, noir et blanc.
Sandrine Stahl est une artiste plasticienne mulhousienne. Artiste polymorphe, elle explore divers médiums : peinture, collage, encre, dessin …. Inscrite dans la lignée de l’abstraction lyrique, elle puise son inspiration chez des maîtres comme Henri Matisse, Miro ou Calder et son mentor, François Bruetschy, pour créer des œuvres vibrantes qui célèbrent le monde qui l’entoure. Ses créations traduisent ses souvenirs et ses expériences en un langage visuel singulier, où formes, couleurs et contrastes s’harmonisent dans un dialogue entre abstraction et figuratif. Cette année, elle propose un collage inédit pour la carte de vœux, symbolisant formes, équilibre, légèreté et réussite pour la nouvelle année, dans un esprit lumineux et positif. Exposée en France et à l’international (New York, Berlin, Venise), Sandrine Stahl est également curatrice et présidente fondatrice du Séchoir, jouant un rôle essentiel dans la dynamique artistique alsacienne.
Cet espace est polyvalent. J’y accumule toutes mes recherches plastiques et théoriques tout en étant ponctué par des moments de rencontres et de présentations. L’organisation interne se mue au gré des besoins : prises de vues, réalisations de plâtres, ou encore se vide de son entier pour laisser place nette et afin de tout repenser à nouveau.
Mon champ d’activité artistique reste varié, de la peinture figurative à celle qui n’en relève pas, de l’installation en volume jusqu’à l’interaction possible entre un texte et un environnement. J’essaye de réagir de manière sensible, par le moyen de formes et de couleurs, à la succession d’évènements produits par le monde proche et lointain. La nostalgie est pour moi une puissante source d’inspiration.
L’esthétique du vide Un jeu visuel entre l’espace dessiné et non-dessiné. En effet, le vide fait partie intégrante de l’œuvre. Le moindre trait change sa valeur et interroge sur les émotions que suscite une surface inoccupée ; l’absence, le manque et ou inversement l’ouverture sur d’infinies possibilités. La répétition de la ligne est la base du travail. C’est un moyen pour figurer l’écoulement du temps. Les éléments géométriques viennent stabiliser ou troubler la fréquence de ces lignes. En plus d’explorer les contrastes entre le vide et le plein, le rythme et la dissonance, il s’agit aussi de mettre en avant la contradiction entre le côté intellectuel des tracés, mesures et plans et la sensibilité d’une écriture abstraite.
2010 2012 Visual art school (Basel) école d’art. Inspiré, par le vivant, les matières, l’histoire, l’humain…. Je souhaite que mes peintures soient une invitation, une porte ouverte à l’imagination, que le spectateur puisse être aussi Co créateur de l’œuvre. J’utilise pour cela des couleurs, et des lignes inspirantes évoquant, tantôt un personnage, un objet, qui permettent aux regards une trame vers l’imagination. Depuis deux ans je suis installé à Ribeauvillé, ou j’ai démarré des ateliers d’accompagnement vers la peinture.