Icko

Op’art, ou art optique, est l’expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 60 et qui exploitent la faillibilité de l’oeil à travers des illusions ou des jeux d’optique. Vasarely en est la figure la plus célèbre. ICKO poursuit ce travail en y ajoutant une large part de féminité et s’éloigne subtilement de l’abstraction, parfois imperceptiblement. Sa palette de couleurs est mûrement réfléchie et travaillée pour exprimer au mieux la spiritualité contenue dans ses œuvres.

Naser Dushica

Des actions telles que regarder, collecter, toucher, dessiner, gommer, redessiner, scanner, peindre, superposer, juxtaposer, repentir, aplatir, etc., font partie de mon vocabulaire gestuel habituel. Ces gestes s’appliquent à une variété de médiums, souvent classiques, allant du dessin d’un objet dans un carnet à la peinture monumentale, où la figure humaine revient souvent avec une touche mélancolique.  Ma pratique oscille entre le dessin dans un carnet, la peinture et la sculpture. Elle consiste à interroger ce que l’image dissimule, ce qu’elle révèle et ce qu’elle conserve secrètement.  La peinture est pour moi un moyen d’expression qui me permet d’explorer librement les questionnements qui m’habitent, notamment autour de l’image contemporaine et de sa représentation.  Je peins des images enfouies dans mon répertoire, leur offrant un nouveau rôle dans l’immobilité, où l’imagerie peut être à la fois artificielle et réelle.  Mes peintures tirent leur essence de la composition d’éléments tels que le sujet, les motifs, les couleurs, les fissures, et l’usure. Souvent, la photographie devient un point de départ pour mes peintures. La matière de l’image, ainsi que les supports et outils utilisés pour la donner à voir, sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Ils me permettent d’explorer les jeux de clair-obscur, de flou et de netteté, jusqu’à réduire l’image à son essence : sa composition et son architecture.  Je tends à réaliser des compositions picturales sobres : pas de narration, peu de matière, des touches subtiles, et une palette restreinte. Ce sont ces caractéristiques que j’apprécie également dans la photographie. Mon travail consiste à recréer des images issues de mon répertoire en les adaptant aux spécificités qu’elles contractent. Ces peintures d’images, en résonance avec d’autres, me permettent de raviver des émotions artistiques et formelles enfouies dans ma mémoire.

Copa & Sordes

Copa & Sordes s’intéresse aux zones intermédiaires entre l’art et la culture quotidienne.

Les interactions avec les gens sont au cœur de leur démarche artistique. Soit sur les lieux de travail, soit dans la vie quotidienne, soit dans des projets d’art interactifs.

Au fil de jours des ateliers ouverts il vont arranger une installation de nature morte en collective dans leur atelier.

Toutes et tous seront invité de contribuer un fruit ou une legume ou un autre objet comestible.

A la fin cette nature morte se transformera en tableau vivant par une action de cuisiner en collective et de manger ensemble.

Matt Crime

Matthieu Crimersmois aka Matt Crime, lui, n’a jamais vraiment choisi entre la peinture et la platine, entre l’objet trouvé et la machine bricolée. Il installe ses œuvres comme on déploie un laboratoire nomade, quelque part entre le théâtre anatomique, le plateau de scratch et l’atelier d’un archiviste halluciné. Ce qu’il cherche ? Peut-être à faire résonner le geste dans ses plis les plus ténus, à injecter dans l’image l’écho sourd d’un vinyle rayé ou d’un spectre sonore.

Dans son atelier ouvert — aussi ouvert que mécanique, vibrant, câblé — il ne montre pas, il rejoue. Les dessins s’y font en temps réel, tirés au cordeau ou aux pulsations, accompagnés de machines qui grincent, respirent, convertissent l’inaudible en visible. Un bras qui trace, une boucle qui recommence, un trait qui devient partition. Ici, les tableaux se frottent à la matière même de leur production, dans un chaos savamment orchestré de courroies, de pinceaux suspendus, de sons enfouis dans l’image.

On vient chez lui comme on viendrait à une séance de spiritisme technologique, pour écouter ce que les objets ou sons enregistrés murmurent quand ils sont mis sous tension. Et peut-être, repartir avec un fragment du récit.

Dr. Bacalhaus

Michaël Reinhold (geb. 1990) ist ein schweizerisch-französischer Künstler tunesischer Herkunft, der derzeit zwischen Berlin und Mulhouse lebt. Seine künstlerische Praxis umfasst eine Vielzahl von Medien, darunter Performance, Film, Video, Schreiben und Malerei. Reinhold hat einen Bachelor in Bildender Kunst von der Zürcher Hochschule der Künste und absolviert derzeit einen Master in Kunst und Medien an der Universität der Künste Berlin mit einem Schwerpunkt auf experimentellem und narrativem Film.  Reinholds grenzüberschreitende Arbeiten befassen sich mit den komplexen Schnittstellen von Identität, Liminalität und Masculine Fragility. Durch seine Performances und seine stetig wachsende Besetzung von Alter Egos lädt er das Publikum dazu ein, gesellschaftliche Normen zu hinterfragen, vorgefasste Meinungen aufzubrechen und sich mit tiefgründigen Diskussionen über Selbstbild und die Rollen, die Individuen in der heutigen Gesellschaft einnehmen, auseinanderzusetzen. Indem er zutiefst persönliche Narrative mit kultureller Kritik verbindet, schafft Reinhold kollektive Erfahrungen, die nicht nur zur Reflexion anregen, sondern auch dazu ermutigen, neue Perspektiven auf die Welt zu entwickeln.  Seine Arbeiten wurden unter anderem im Kunstverein Friedrichshafen, beim Tokyo Image Forum Festival, im Run Run Shaw Creative Center (Hongkong) und im Superblue Miami präsentiert. Er wird von der Kunststiftung des Zeppelin Museums sowie in mehreren privaten Sammlungen in der Schweiz und Frankreich vertreten.  Michaël Reinhold versucht derzeit, in Berlin, Los Angeles und dem Elsass zu schlafen.

Malou Schwab

Mon travail artistique a commencé par l’écriture.  Depuis presque toujours j’écris tout ce qui me passe par la tête, et plus particulièrement mes rêves. Des centaines de rêves m’ont guidée vers l’univers du dessin. J’ai trouvé dans le Livre Rouge de C.G. Jung une source d’inspiration et une invitation à explorer ma propre activité artistique et à donner forme à mes songes. Ce dialogue entre rêve, trait et ligne est devenu un rituel.  Mes dessins naissent d’un geste instinctif, parfois impulsif.  La fascination du trait, l’acte même de le tracer est un élan vital et à l’origine de mes Cahiers et Mandalas.  Qu’ils soient des enchevêtrements de lettres ou de courbes, ils traduisent un besoin de structurer et donner forme à ma pensée. Ce geste d’écrire, de tracer des lignes, de former des lettres me permet de canaliser une énergie intérieure et de lui donner une forme. Certaines créations s’étendent sur de grandes surfaces et d’autres sur des bouts de papier.   Avec le temps j’ai ressenti le besoin d’explorer différemment l’espace. Inspirée par Cy Twombly, Anselm Kiefer, Fabienne Verdier j’essaie des formats plus grands où le geste prend une autre dimension. Mais je reste fidèle à mes outils préférés: plume, pastel, graphite sur papier. 

Sand-012 c – L’ébouriffée

Occupée par un travail alimentaire d’infographie, je ne dispose pas d’un temps idéal, mais dès que je le peux, je me libère des pixels, pour un univers sans contrainte tel que la peinture, la céramique, les pochoirs nocturnes divers et variés, (que j’ai un peu abondonnés, parce qu’il faut courir vite …. :). Je vais là où mon imagination me porte, lorsqu’une idée jaillit, avant qu’elle ne se concrétise, d’autres déjà se bousculent, stockées dans ma tête ébouriffée ! J’aime les oppositions, les contradictions, l’humour et la fantaisie, les couleurs, la terre, le clair obscur …  ce qui dérange, qui déplait …  Plutot discrète sur mes activités, je sort timidement de l’armoire grincante à l’odeur de naphtaline,  pour dévoiler mes travaux à l’occasion des Ateliers Ouverts, un peu comme un grand nettoyage de printemps.