Camille Drai

Camille Drai est scénographe, plasticienne et metteuse en scène. Elle a une affinité particulière pour les matières souples, notamment le textile. A partir de ces matériaux, elle imagine et conçoit des scénographies et des installations. En 2015, elle découvre l’univers de la Marionnette Contemporaine qui fait résonance avec ses préoccupations artistiques. Elle affirme, alors, ses scénographies comme des univers mobiles, manipulables, où le scénographe devient « marionnettiste de l’espace ». Avec cet univers en constante métamorphose, elle cherche à perturber l’ordre établi de nos représentations, ébranler nos certitudes face au réel et au surnaturel. Elle interroge les mécanismes inconscients et invisibles qui façonnent notre identité et notre conscience humaine.

C’est avec cette ambition qu’elle fonde en 2018, la Cie Sans Visage, compagnie de marionnette contemporaine, théâtre visuel et sonore. Elle signe la mise en scène du premier spectacle de la compagnie : « Résurgence », qui a été créé le 8 décembre 2022, au Manège, scène nationale de Reims.  Il joué au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, à Charleville-Mézières en septembre 2023.

Résurgence s’intéresse aux liens transgénérationnels et en particulier aux fantômes familiaux : ces traumatismes enfouis et secrets de nos ancêtres, qui se répercutent dans l’inconscient des générations suivantes et viennent entraver leurs vies, leurs relations et leurs bien-être.  C’est à travers l’oeuvre et la vie du poète visionnaire Arthur Rimbaud, qu’elle a choisi d’explorer ces liens familiaux invisibles.

Parallèlement, elle collabore avec d’autres Compagnies comme la Cie les ailes de Samare, Cie Muutos, la Cie Juste Après, Cie le 7 au soir, en tant que scénographe, accessoiriste ou constructrice de marionnette. De 2016 à 2018, elle travaille avec l’agence de graphistes, Fabrication Maison, à la conception d’une signalétique originale pour la nouvelle Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette.

Christian Botale

«Ma réalité est une usine, de transformation qui noircissent ses bouts. La violence y meurt aveugle,

puisque faire confiance à la science, c’est à la fois faire confiance au savoir orienté vers la connaissance. Mon intelligence est un calcul, au moment opportun il faut savoir se convaincre pour persuader l’autre, lui faire correspondre les apparences selon les critères admis par la correspondance, entre ce qui est dit et ce qui est fait. C’est le vrai sens de la vérité. Si vous en cherchez autre sens j’estime qu’il n’y a pas. Les intérêts, chacun y trouve le sien, çà en rajoute un autre d’un côté comme de l’autre. Il n’y a qu’un pas et s’il faut le franchir pour y trouver le sien, chacun franchira et viendra ensuite expliquer jusqu’à quel point sous les apparences, l’intelligence même un combat pacifique. Si ma résilience artistique continue d’exister sous sa forme primitive, on constate que ses principes fondamentaux se dissolvent peu à peu dans les formes normatives des politiques or la création artistique est bien loin au dessus de la politique. Pendant que les politiques cherchent perpétuellement à résoudre des problèmes des sociétés humaines, réponse « Mans succès »L’Artiste quand à lui il ouvre la porte des problèmes des sociétés entre et cohabite avec comme étant le premier collaborateur complice de la création artistique.»

 

«Je fais recours à l’art vivant pour explorer de multiples stratégies en vue de construire, puis

d’exprimer dans l’espace public, un raisonnement, pour lui qui s’affrontent à la représentation des complexités ethniques du Sud et identitaires dans le cas international. L’Art vivant m’offre des langages alternatifs qui me permet de récrire la doxa post-coloniale dans un ton pacifique pour inventer des nouveaux mondes. La performance m’ouvre de nouveaux lieux pour comparer et contester les idées reçues sur la différence culturelle. De plus en plus je construis dans un corps de performeur, en effet de véritables installations qui au delà du geste initial, continuent d’exister comme des entités autonomes. Inversement, des nombreux photographes, sculpteurs, vidéastes, voire peintres, créent des oeuvres qui peuvent être perçues comme des objets performatifs, sans forcement être utilisés comme tels. Cette utilisation du corps comme lieu de l’action, de la transgression, qui place les pratiques de l’art vivant au centre du débat contemporain sur la place organique. (La science du vivant). L’ Être.»

 

Jamila Wallentin

De culture franco-allemande, Jamila Wallentin vit et travaille à Strasbourg. Originellement adossée à une pratique du textile avant d’étudier l’archéologie et l’histoire de l’art, elle poursuivit une formation en Art – Objet et Bijou contemporain à la Haute Ecole des Arts du Rhin ainsi qu’à l’ Akademie der Bildenden Künste de Nuremberg.
Ce parcours entrecoupé de deux années de voyages nourrit considérablement ses
recherches actuelles. Investiguant le corps par des travaux de petite taille, elle dépasse cette dimension pour se confronter à de nouvelles échelles sculpturales dans l’espace. Elle fait face à beaucoup d’évidence intuitive, son travail se développe dans l’expérimentation des matériaux.
Diplômée en Juin 2018, elle obtient le prix du mémoire pour les “Zusammehänge” (les liens suspendus), une suite de récits, témoignant de l’importance des rencontres dans sa pratique artistique.
En 2020 elle intègre les ateliers de la ville de Strasbourg et en parallèle de ses recherches plastiques, elle obtient le Master 1 critique-essais, écriture de l’art contemporain à la faculté des arts visuel.
Ses expositions et projets récents incluent : Avec délicatesse, Galerie Robet Dantec, Belfort (FR) ; MKG Messe ; Hambourg (DE) ; BRIO, Galerie HECTAR, Bruxelles (BE) ; Résidence de recherche, Musée du feutre, Mouzon (FR) ; séjour de recherche au Kirghizistan, projet « Une histoire, une prière, un espoir » avec le soutien de la DRAC Grand-est ; Passe partout, Biennale du Sentier des passeurs, Vosges (FR), À vos corps ! Centre d’art Eleven Steens, Bruxelles (BE) 2021 Looking at a blackbird, Kunstverein, Regionale 22, Freiburg (DE)

Skander Zouaoui

« Mes oeuvres dérivent de mes préoccupations, réflexions et interrogations ; il ne s’agit pas de commentaires pour autant, pas tout le temps. Ce sont peut-être plus souvent des questions que des réponses. J’emprunte parfois au quotidien des formes qui sont facilement identifiables, j’aime les manipuler. En les refaisant, j’ai l’impression de les comprendre davantage, de les saisir un peu plus. La matière est un élément important dans mon travail, elle m’impose un temps nécessaire.» Skander Zouaoui

Skander Zouaoui est un sculpteur, un metteur en scène d’histoires. Il travaille aussi bien le modelage que le moulage, pour réaliser des pièces en céramique mais également en d’autres matières si le projet le nécessite. L’impression 3D fait également partie des processus de production qu’il intègre dans son travail et vient revisiter le travail manuel.

Parmi ses questionnements, le rapport de l’homme au paysage, et tout d’abord celui qui l’environnait, enfant, en Tunisie. Il rend hommage aux rituels en lien avec les repas traditionnels. Le jardin d’Eden, aux fruits et à la végétation luxuriante, qui l’entouraient, s’oppose à l’aridité des sols. Élargissant son propos à la mémoire des plantes, ou à la transmission des objets fabriqués par l’homme, il dénonce les excès de la consommation dans ses sculptures de fruits en trompe l’œil ou dans des installations en écho à la révolution de jasmin.

Artiste engagé, Skander Zouaoui s’interroge sur la perception par l’Homme de son environnement et de la planète. La curiosité le meut, il interroge les visions des explorateurs du XVIe comme celles des encyclopédistes du XVIIIe. La nature, l’action de l’homme sur son environnement, mais également la poésie du monde, constituent autant de sujets de recherche pour cet artiste, en perpétuel questionnement.

Jisook Min

Dans ma démarche artistique, puisant son élan dans l’innocence des souvenirs d’enfance, je m’engage dans une série de travaux où se rejoignent divers sujets et techniques. Au-delà de cette diversité, une constante se dessine : la projection intime et la volonté d’abolir les frontières entre mon monde intérieur et l’extérieur, entre les souvenirs qui me bercent et ma condition présente. Chaque création devient ainsi le témoin vibrant de cette quête artistique, explorant la complexité du monde à travers les petits drames quotidiens.

Dans cette aventure artistique, mes choix de matériaux sont guidés par une complicité profonde avec les nuances du quotidien. Chaque pièce que je façonne transcende la temporalité, révélant des liens intemporels entre l’individu, ses souvenirs, et l’histoire. Ce mouvement artistique est une invitation à la contemplation, à un voyage imaginaire où notre réalité intérieure se mêle aux sensations et aux images projetées à l’extérieur. J’appelle cet instant fugace l' »instant imaginaire », une parenthèse éphémère qui n’aspire pas à l’éternité, mais qui, le temps d’un souffle, crée les conditions d’un éveil en permettant une échappée hors du mode habituel de perception.

Katharina Rüll

Katharina Rüll, visuelle Künstlerin, arbeitet interdisziplinär mit Materialien, die sie in ihrer Umgebung findet. Sie nimmt sich den Gegenständen, die weggeworfen wurden an, tritt mit ihnen in Beziehung und inszeniert diese in ihren Rauminstallation wie Statisten einer Geschichte.

Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.

IDeE Designers

IDeE est une association à but non lucratif engagée dans la promotion du design.

Elle a pour but de favoriser la démarche design dans les entreprises et de sensibiliser le grand publique à cette discipline.
Elle initie des collaborations entre artisans, industriels et designers sous la forme de groupes de travail afin de valoriser le savoir-faire de ces entreprises.
Attachée aux secteurs en mutations ou en difficultés, elle vise à proposer des innovations portées à titre non exhaustif sur les processus, les transferts de technologies ou sur des réorientations en termes de marchés qui donneront une visibilité nouvelle à l’entreprise.
Nous pensons que le design est un processus qui doit nécessairement passer par l’expérimentation ; que de l’inattendu peut émerger la beauté, la pertinence, le désir.
L’association se développe depuis 2007 et accueille chaque année de nouveaux membres.
Le partage d’expériences et la préservation du patrimoine artisanal et industriel demeurent les deux principaux motifs de son existence.
Notre activité s’articule en trois axes principaux, les workshops, les expositions et l’organisation de conférences.

Les workshops

Depuis 19 ans, les workshops sont la principale activité de l’association. Ils permettent de faire la démonstration du design en entreprise.
La démarche design s’applique à tous les matériaux et toutes les échelles de production : de l’artisanat à l’industrie, du grès au verre en passant par la cire.
Les différentes collaborations engagées au fil des années sont la preuve par le faire que le designer a sa place dans tout type de projet.
De par la dynamique qu’il impulse sur le territoire, il participe à faire perdurer des savoir-faire et des métiers.
Les projets sont à retrouver dans leur intégralité sur notre site :

https://designers.alsace

Les expositions
Les expositions sont pour l’association l’occasion de valoriser les résultats des workshops.
Elles permettent de promouvoir le travail réalisé avec les partenaires et mettent en valeur leurs savoir-faire autant que les compétences des designers.
Dans ces expositions, ce sont l’intérêt de l’élaboration commune des projets ainsi que la richesse des propositions déployées par le groupe qui sont donnés à voir.

Les conférences

Les conférences nous permettent de présenter notre métier de designer et dialoguer autour de la discipline, ses pratiques et ses applications.
Discussions, débats, échanges d’idées et de points de vue entre professionnels et tout un chacun ; elles permettent aux membres d’engager un travail réflexif sur leurs activités, de nourrir leur pensée et mieux se positionner dans une profession en constante évolution. Ces rencontres sont ouvertes à tous, publiques avertis ou curieux !

Pierre Schwarb

De la rencontre au coeur d’un garage avec les fûts d’acier peints et décorés est née l’idée de les transformer à la façon dont un sculpteur travaille un billot de bois. Pierre Schwarb leur donne une seconde vie plus tranquille où il passent du rôle d’objet commun à celui de compagnon élégant et utile d’un quotidien heureux. Toutes ses réalisations sont uniques et élaborées avec le plus grand soin, elles trouveront naturellement leur place dans vos aménagements professionnels ou privés (étagère, comptoir, bar, présentoir, mange-debout, horloge, lampe..)