Frank Morzuch

Artiste visuel franco-canadien, Frank Morzuch explore les questions liées au paysage, qu’il soit virtuel, naturel ou construit, en interrogeant plus spécifiquement le point de vue à partir duquel s’exerce la vision. Ses propositions présentent une intrication subtile de la matière et de la lumière, associant des matériaux tels que branches et cailloux à des dispositifs électriques et magnétiques nécessaires pour tisser et défaire «l’étoffe du visible».S’intéresse aux chiffres et à leur incidence spatiale.D’une manière plus conceptuelle, ce travail le mène, dans le champ de l’histoire de l’art, à partir des gravures d’Albrecht Dürer, à questionner l’espace du regard afin d’imprimer son dessin non plus sur du papier mais directement dans l’esprit du regardeur.

Noé Archambault

La pratique plurielle de Noé Archambault mêle l’image et le volume. Le dessin est un de ses médiums de prédilection. Ancré dans son temps, il développe notamment des techniques de dessin en utilisant uniquement les applications de smartphone. La transformation et manipulation d’objets et de matériaux de récupération est un autre axe de son travail. Par le biais de l’installation, du costume et du masque il interroge le monde autour de lui. Il propose un univers organique et en mouvement permanent.

Virginie Kubler-Sutter

Virginie Kubler-Sutter aime lire, écrire, relire et relier.Son métier et sa passion se caractérisent par l’envie de tisser du lien mais aussi de proposer une expérience sensorielle tout en apportant une touche de délicatesse. Quand elle écrit ou relie, elle essaie de donner corps à ce qui n’était qu’un rêve ou un désir, elle cherche la forme textuelle et structurelle pour magnifier l’intention. Son travail commence par le regard et l’écoute pour suivre ensuite les labyrinthes de l’imagination et laisser émerger des émotions qui participent au travail de mémoire autant qu’au dévoilement de l’intime car les mots que l’on souhaite conserver et mettre en valeur sont précieux.Etant curieuse de découvertes et d’expériences, chaque nouveau projet est une terre vierge propice à la rencontre et à l’exploration. Ses multiples voyages, les langues étrangères découvertes, les livres lus, les pratiques artistiques et corporelles effleurées sont autant d’univers venus modeler sa personnalité et nourrir d’une sève riche son imaginaire.Elle aime les histoires, celles que l’on raconte aux enfants, celles que l’on chérit, celles qui nous construisent. Elle aime aussi les cadeaux. C’est pour cela que les livres ont une si grande place dans sa vie. Ils sont les écrins de tant de souvenirs et des vecteurs foudroyant d’humanité.L’artisane est également fascinée par le papier, celui qui est fabriqué à l’atelier autant que celui qui vient de l’autre bout du monde, celui qui provient de la transformation de « déchets » aussi bien que celui qui naît des fibres d’êtres vivants improbables. Le papier nous renvoie à notre résistance autant qu’à notre fragilité. Une feuille est si légère et pourtant il est très difficile de détruire une bibliothèque entière.Virginie Kubler-Sutter souhaite incarner un métier millénaire, en reproduisant des gestes en voie de disparition, tout en laissant parler sa propre sensibilité pour transmettre quelques éclats de sa vision du monde. Sa démarche se veut éthique et embrasse une écologie intégrale. Du choix de son statut (devenir entrepreneuse-salariée d’une SCOOP), à la décision d’un mode de vie rural sobre et joyeux, en passant par la sélection de matériaux durables, elle essaie d’harmoniser au maximum ses valeurs et ses aspirations à son mode de production, afin que par les objets qu’elle crée autant que par les collaborations qu’elle choisit, elle construit, pierre après pierre, rêve après rêve, le monde qu’elle désire pour demain.

Géraldine Joet

Née à Reims en 1981, Géraldine Joët vit et travaille à Strasbourg.Diplômée d’un master en Art obtenu à l’Université de Strasbourg, elle complète son expérience avec une formation en tapisserie qui l’mène à travailler en tant que tapissière en décors de spectacle.Elle interroge le quotidien et la mémoire, à travers différentes techniques telles que la photographie, la peinture, le collage ou encore l’objet.Ces différents médias lui permettent d’ouvrir son regard et d’expérimenter en questionnant la trace, l’espace intime et l’absence. La couleur et la lumière sont au coeur de ses travaux.

Julie Lamidieu

Zines
Mes fanzines sont conçus de A à Z dans mon atelier.
J’aime travailler avec du papier qui me plait au toucher et à l’œil et qui va raconter une histoire supplémentaire sur le fanzine.
Je réalise des fanzines mêlant texte et image et des fanzines basés sur le collage.
Je les relie soit grâce à la couture ou tout simplement avec une bonne vieille agrafeuse. Les textes sont tapés à la machine à écrire. Les chutes de papier me permettent de créer d’autres fanzines. Mes poèmes racontent ce que l’on voit à travers les fenêtres et ce qui se passe dans les maisons : les relations entre les gens, la société capitaliste, les normes qui nous poussent à adopter un comportement et des conduites, le féminisme et la sexualité.

Vidéopoésie : A travers la vidéopoésie j’expérimente mes poèmes différemment. Je mets en scène les mots avec des images qui sont englouties par des sons. Chaque vidéopoème est unique et pourrait
être recrée indéfiniment. J’aime l’idée qu’il a des combinaisons multiples et que chaque matière va apporter une vision nouvelle du poème.
Je m’amuse à créer des bandes sons sur lesquelles je fais jouer le texte ou alors je détourne des chansons ultra kitchs en mode karaoké sur lesquelles je vais raconter une autre histoire.

Illustration :
Travaillant sur de grands formats ou des plus petits, j’aime raconter des histoires dans mes illustrations. Certaines fourmillent de détails et de petites choses à voir à la loupe, d’autres sont plus sobres et nues sur la page.
Il est question de scènes de la vie quotidienne, d’iconographie moyenâgeuses et antiques et d’objets familiaux qui racontent des histoires ou qui sont juste là, posés de façon hasardeuse.

Phans

Travail combinatoire sur le mot, la matière, le concept dans les domaines de la sculpture du volume du design ou autres supports.

Matthias Knoblauch

«  C’est de cet acte inné de répondre aux nécessités humaines, dans un milieu restreint avec des ressources limitées, que découle la richesse spatiale, la sensibilité et la poésie. C’est la frugalité créative que nous portons tous en nous.
Pour qu’elle soit heureuse, à nous de faire bonne récolte des fruits de nos territoires, de l’intelligence de nos pères et de nos maîtres. »
À l’heure où la société se réinvente dans le désordre entre l’urgence climatique et la frénésie de la production mondialisée, je cherche, en co-création avec des artistes de tous horizons, à ré-enchanter les avenirs possibles. Ma démarche architecturale se veut ainsi co-créative, défendant les notions d’usage partagé, de mutualisation et de frugalité. Pour une architecture sensuelle, résiliante et autonome, au service de la culture locale.

Dagmara Stephan

Je suis venue au tricot un peu par hasard, alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse. Je me suis dirigée intuitivement vers le textile pour son relation intime au corps. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement pour leur dimensions virginale, qui, malgré leur apparence intacte, sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur acquisition. Mon entrée en matière était motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait

Je suis venue au tricot un peu par hasard, alors que j’avais déjà entrepris un bon bout de chemin en tant que performeuse. Je me suis dirigée intuitivement vers le textile pour son relation intime au corps. J’ai toujours été fascinée par les objets fabriqués industriellement pour leur dimensions virginale, qui, malgré leur apparence intacte, sont déjà chargés d’histoires et de contacts avec les corps de ceux qui les ont fabriqués et manipulés avant leur acquisition. Mon entrée en matière était motivée par le désir d’apprendre un savoir faire qui me permettrait d’effacer la trace du fait-main et me rapprocher au plus près de ces produits courants.

 

J’explore les relations entre la création artistique et la production textile en improvisant des variations sur des formes de départ connues (une chausette, gant  une chaussure) en détournant les techniques conventionnelles de leur production. Je pousse les softwares de textile, conçus pour créer des motifs texturés, afin de donner forme à des volumes auto-structurants. De cette façon le motif décoratif (typiquement superficiel) devient armature.

 

La subversion des fonctions et du schéma hiérarchique penseur-faiseur (qu’on pourrait tout aussi bien interpréter selon les idées de domestique-professionnel et féminin-masculin) est au coeur de ma pratique. La ré-appropriation de ces structures préconçues est toujours l’occasion pour moi de questionner ma place à l’intérieur du système de la production d’objets et son histoire. Comment ce genre de questionnement conceptuel trouve sa forme par la pratique d’un savoir enraciné dans le geste ? Comment aborder ces questions par la mémoire du corps et sa performativité ?

Bérengère Polack

« Un amoncèlement de pierres noires, aux contours étrangement doux et
poudreux se dresse au milieu d’une table. Un spectateur s’avance, le
regarde avec attention, puis se saisit d’une pierre, en apprécie le poids et
la texture. Le voilà qui porte la pierre à son nez et inspire longuement. Le
cercle des visiteurs se rapproche, tandis que cet homme mord dans la
pierre.
Bérengère Polack joue avec des images et des sensations si fondamentales qu’elles relèvent de l’impensé collectif. On s’aventure à planter les dents dans ce qui s’apparente à une pierre noire avec Charbon, attiré par le fort parfum de sésame qui s’en dégage.
On sent, on goute avec prudence, on se replonge dans la question
immémoriale du comestible ou du poison. Ce jeu de réminiscence nous
renvoie à la ligne trouble qui délimite nos comportements relevant d’une
expérience instinctive, enfantine du monde, et notre être construit, aux
réactions codifiées par l’apprentissage social et culturel. En nous invitant à
Casser la croûte, en proposant des pièces qui placent le goût, l’odorat et le
toucher sur un pied d’égalité avec la vue, l’artiste explore les enjeux de sens moins éduqués au « beau » et au « bien », ouvrant une brèche sensorielle dans les habitudes de lecture du spectateur.
Il y a une familiarité essentielle dans les gestes plasticiens de Bérengère.
Elle récolte, amalgame, mélange, joue avec le sable, le verre et la roche
qu’elle tutoie avec douceur. Nos yeux voient ses mains absentes dans la
forme pressée, modelée, caressée de ses pierres factices.
Ses Semi-précieux et ses Pierres de pris – (Comme la montagne au bout
des doigts) activent les racines profondes du geste banal de glisser des
pierres dans ses poches au cours d’une promenade. Collectée et transformée, la pierre devient outils, creusée elle devient contenant, portée au doigt elle est ornement ou tranchoir, contondante ou conservée.
Les collections de Bérengère Polack convoquent les gestes et la notion
d’usage dans leur dimension la plus universelle. On ressent en les manipulant une évidence qui relève du souvenir lointain.
Et lorsqu’elle nous laisse les mains vides, nous refugier dans la position
conventionnelle du regardeur, ce sont nos yeux qui semblent alors nous
tromper.
Le verre écume. La matière n’est ni froide, ni inerte.
Elle semble appartenir à un temps autrement plus long que celui où on la
contemple, et on quitte la salle d’exposition, persuadé que le bouillonnement des
Engloutis, imperceptible à l’œil nu, se poursuit.
Et on nourrit le désir irréel de revenir vérifier, dans 400ans, si la surface de
l’eau est calme, ou si la pièce s’est toute entière évaporée.
Juliette Defrance »

Collectif 2920g

Collectif 2920g
Le collectif 2920g est un regroupement de designers d’horizons divers
(architecture, photographie, scénographie, design produit et design
graphique) basé à Motoco, à Mulhouse.
« Depuis notre rencontre en master à la Haute École des Arts du Rhin,
nous œuvrons en commun pour proposer une approche globale et
pluridisciplinaire du design. Nos savoir-faire nous permettent de
proposer des projets singuliers, à la croisée des disciplines : quel que
soient nos créations, nous mettons un point d’honneur à surprendre notre
public à chaque projet. Nous proposons ainsi depuis plus de quatre ans
un vaste panel de prestations : graphisme, communication, habillages
d’espace, création de mobilier, scénographies uniques, design
d’objets. »