Pratiques : Multimedia
Jade Tang
Artiste plasticienne, Jade Tang développe sa pratique entre recherches de terrain et productions plastiques. D’abord intéressée par une certaine « matière à l’œuvre » dans la sculpture, dont les formes se renouvellent et laissent place au changement d’état, elle observera ensuite ces transformations au sein d’espaces habités. Ces recherches au long cours sur les chantiers s’affirment à travers le projet sur les chantiers domestiques Perspective Résidentielle, dont découle Saisir le chantier par l’image et aujourd’hui Caresser l’histoire, qui s’emploie à questionner le végétal dans les chantiers d’aménagement urbains et archéologiques. Son goût pour la recherche transdisciplinaire l’a conduite à intégrer SPEAP en 2018, un Programme en Arts Politiques, ayant cette année-là pour thématique “Terre habitable”. Pour toujours s’adapter aux sujets investis et aux disciplines convoquées, son travail trouve ses moyens d’expressions aussi bien dans des expositions que dans des publications ou sous forme de performance, tout en créant des œuvres-outils dédiées à la réflexion @jadetang__
http://www.jadetang.fr/
Jana Bernartová
Jana Bernartová (*1983), diplômée de la Faculté des arts et de l’architecture de l’Université technique de Liberec, où elle a étudié de 2003 à 2007 au Studio de communication visuelle – médias numériques de Stanislav Zippe. Pendant ses études, elle a également fréquenté le Studio de photographie et d’intersection intermédia de ĽuboStacho à l’Académie des beaux-arts de Bratislava (2006-2007) et le Studio intermédia de VáclavStratil à la Faculté des beaux-arts de l’Université de technologie de Brno (2007-2009). Elle a terminé avec succès le programme d’études doctorales à l’Académie des arts, de l’architecture et du design de Prague, dans le Supermedia Studio de Federico Díaz (2010-2013). Elle vit et travaille à Prague et à Liberec. Elle expose en solo depuis 2007, sa dernière exposition solo était sous la direction curatoriale de VáclavJanoščík à la Galerie régionale de Liberec (Zero One, 2018)
Elise Beltz
L’art, pour Elise Beltz, est un «besoin kinesthésique, un rapport avec le corps, de l’ordre du mouvement». Une nécessité de travailler de ses mains, un désir profond de «manipuler les matières», quand ses «outils précieux» que sont ses stylos, feutres, aquarelles ou ciseaux, deviennent «des extensions» de son corps. Elise a plongé dans l’univers artistique dès son plus jeune âge, entre dessin, danse jazz et africaine, photographie ou encore couture, inspirée par la longue et riche tradition d’impression sur étoffe, héritage exceptionnel de Mulhouse, sa ville d’adoption. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers des études de graphisme – avec un détour en ethnologie –, avant de devenir graphiste publicitaire. L’informatique s’est depuis transformée en outil servant à accompagner et à engager plus loin la création artistique. Elise continue de dessiner au stylo, de peindre à l’aquarelle, de se balader dans des univers tapissiers et textiles – notamment des batiks, technique apprise au Togo, ou des peintures numériques sur toiles tendues. Le tout avec des couleurs vives et franches. Une manière pour elle d’écrire les rêves, de dessiner l’inconscience, de laisser libre court au symbolisme. «Engagée quand il s’agit d’artistique et de culturel», elle continue à exposer régulièrement. Sa devise, quand rien ne va plus? «Je fais hurler mon stylo pour survivre…»
Mots clés. Textile, tapisserie, pastel sec, collage, couleurs vives, technique mixte, infographie.
Christine Camenisch | Johannes Vetsch
Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années sur des installations vidéo qui remplissent l’espace. Avec leurs projections, ils transforment la structure fixe de l’architecture et dissolvent le lieu. Leurs installations ont été et sont toujours visibles en Allemagne, en France et en Suisse.
Salomé Macquet
Atmospheric Pillow
Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.
Architecture sonore
De 1994 à 2017, Bruno Friedmann (1954, Bühl / Baden, Allemagne) a été professeur à la Faculté des médias numériques de l’Université de Furtwangen. Au cours de ses études de base (dans les années 1980) à l’Universität Karlsruhe et en partie à la Hochschule für Musik Karlsruhe de technique de communication, génie biomédical et cybernétique, il aimait déjà se concentrer sur la théorie des systèmes et les aspects cybernétiques et ses applications à l’interaction humaine comme la perception et faire du son et de la musique, agir et réagir physiquement et mentalement. À l’Université de Furtwangen, il enseignait des langages informatiques comme Java et JavaScript et dans le cadre de «l’expérience auditive dans les médias numériques», ses conférences portaient sur la génération de sons numériques, la psychoacoustique et la perception du son, de l’espace et de la musique. Ses intérêts et sujets de recherche se situent toujours dans le cadre de la perception du son et de l’espace, des interactions transmodales, de la théorie des systèmes, de la modélisation et de la composition algorithmique. Un projet comprenant et exemplaire est sa composition Sequenza III spatialisée: la musique de la composition de Sequiano III de Luciano Berio, est intensément déplacée dans l’espace, contrôlée par des descripteurs audio du contenu musical lui-même. Il a été présenté au festival BEYOND 2013, ZKM Karlsruhe. Le professeur Bruno Friedmann a été co-fondateur de l’étude de baccalauréat Musikdesign, un projet commun de l’Université de Furtwangen et de la Staatliche Hochschule für Musik Trossingen, axé sur la musique assistée par ordinateur, le son et l’amélioration multimédia. Depuis qu’il a passé un congé sabbatique à l’IRCAM 2007, il utilise le logiciel IRCAM complet et distingué et principalement Max / MSP pour réaliser ses idées, compositions et projets de logiciels musicaux, qui ont été exécutés au Zentrum für Kunst und Medien (ZKM) Karlsruhe, Staatliche Hochschule für Musik, Trossingen, Théâtre Pforzheim, Le Séchoir, Mulhouse.
Marine Angé
Marine est artiste-autrice, créatrice sonore et musicienne. Elle compose des univers constellés de sonorités variées, emprunts de fantastique et d’absurde. Sa pratique est rythmée par les collaborations, l’improvisation, l’oralité et la musique. En aout 2021, elle fonde, avec Christophe Deleu et Audrey Meyer et la complicité de Marjorie Ober le studio de création Sonya .
Sonya est un studio de création et de production sonore basé à Strasbourg.
Sonya est un espace d’écoute dédié à la fiction audio.
Sonya déploie tout un monde sonore, sensible et pluriel, dans lequel plonger et aiguiser nos imaginaires.
Sonya s’adresse aux adultes, aux adolescent.e.s et aux enfants.Sonya regroupe des artistes et professionnel.le.s, principalement du Grand Est, œuvrant dans les domaines de la création sonore, de l’écriture, de la radio, du théâtre, des arts plastiques, de la musique, du journalisme et des cultures numériques.
Sonya s’inscrit dans une économie vivante et de proximité impulsée par des partenariats locaux et la volonté de valoriser un territoire, ses histoires et ses habitant.e.s.
Sonya parcourt l’espace public, le sonde et restitue cela lors d’évènements pour et avec le public : balades sonores, temps d’écoute, rencontres, ateliers, etc.
Jeanne Bischoff
Tantôt savante, exploratrice ou alchimiste, la plasticienne Jeanne Bischoff navigue avec manœuvre et sagacité parmi les ouvrages et archives anciennes (La Mode Illustrée, Maria-Sybilla Merian, Conrad Lycosthenes, etc.). De ces différents fonds, patrimoniaux ou personnels, l’artiste expérimente le support pour en extraire la trace intangible, souvenir du passé, histoires illustrées, littéraires, graphiques ou historiques.
Formant les sillons d’une recherche intime au sein de l’image, Jeanne Bischoff scrute l’empreinte avec minutie, prélève le détail et retient la forme. Dans l’humilité de ce terreau visuel confidentiel, l’artiste pétrit avec instinct, façonne et sublime l’image jusqu’à épuisement par le geste et l’ordinateur. Purs et anonymes, ces motifs résiduels parachèvent ainsi la première armature de ses créations.
De cette lente consomption de l’archive (re)surgit une œuvre résiliente, protéiforme et ondoyante. Dans l’élégance d’un mouvement aérien, les formes vibrent de concert avec la couleur et distillent l’énergie d’un motif sans cesse renouvelé, composant une odyssée visuelle et sensorielle exaltante.
Tel un art de la mémoire, Jeanne Bischoff dévoile un ailleurs poétique, entre nostalgie et archive collective. Excluant le décoratif pour n’en conserver que la confidence d’une image, l’artiste confère à l’expérience de la forme et du motif, la délicate résurgence d’un intime souvenir. Elodie Gallina, chargée des relations internationales au CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines, Strasbourg) Septembre 2020.
