Edith Hänggi

Depuis 2004 j’ai mon atelier à la FABRIKculture à Hégenheim. Après plusieurs années que j’ai m’exprimé surtout avec le média video et installation, je m’interesse actuellement à la peinture. A la Regionale 2018 sept de mes peintures des singes ont été sélectionnés pour l’exposition OOO – Object Orientet Ontology de Andreas Angelidakis à la Kunsthalle Basel.  Mes oeuvres artistiques sont souvent inspirées des images quotidienne. En transforment ces images, l’object ou l’acte devienne protagoniste d’une nouvelle narration.

Matthias Aeberli

Wer schaut zu? und was?

Isabel Zürcher 

Ausschnitt

 

…..Seit wann sind sich Spielzeug- und Kleintierhandlung so verwandt? «Nicht das Grösste, Schwerste, Brutalste stellt sich als wichtig heraus. Alles kann sich gegenseitig stützen.» Abgrund und Witz, Galgen und Lampenschirm, Tierliebe und Futterneid liegen jedenfalls ganz nahe beieinander.

Matthias Aeberli fand Bilder vor der Renaissance weit spannender als die Tradition der Malerei, die sich der Zentralperspektive fügte.[1] Die revolutionäre Entdeckung jenes Punkts in unendlicher Ferne hat jeden Raum demselben Mass unterworfen und jeden darin befindlichen Gegenstand demselben Tiefensog ausgesetzt. Näher als diese beherrschende Optik ist dem Künstler jene Bildkunst, die sich unvermittelt und einfallsreich über Proportionen hinwegsetzen, die zitieren und kombinieren darf. So geben scheinbar verlorene Zusammenhänge einen manchmal dramatischen, manchmal zärtlichen Eigensinn preis.

Dass der Ausnahmezustand unseres denkwürdigen Jahres 2020 auch die Kunst berühren würde, war absehbar. Manchen habe die unfreiwillige Isolation Zeit geschenkt und eine Rückbesinnung auf eigene Vorhaben. Matthias Aeberli – das sagt er mir am Telefon diesen Frühsommer – haben die Fragen, die schon lang, wenn nicht schon immer Triebfeder seines Schaffens gewesen sind, noch intensiver herausgefordert. «Der Prozess an Bildfindungen hat sich sehr verändert. Von einem fortlaufenden Fluss zu heute eher zögerlich entstehenden, von Pausen unterbrochenen Ergebnissen.» Das Zögern, das Warten, der Zweifel: Sie wollen ausgehalten werden und drängen im spärlicheren Auftauchen visuellen Gedankenguts nach einer noch strengeren Selektion. «Es ist vielleicht Einsicht», meint er in dieser aussergewöhnlichen Saison, und: «vielleicht ist einfach kein Bedarf.» Nachdenklich und skeptischer noch als sonst testet Matthias Aeberli ein Vokabular an Sichtbarkeiten, das ihm ein instabiles Zeitgefühl nahelegt. Und nimmt sich auch seinen Storybooks an. Schon seit Jahren füllen sich unlinierte Hefte: mit Linien, Silhouetten, Bewegungen und Konstruktionen. Dabei bleiben die Storybooks von sich aus äusserst ungeeignet für ein grösseres Publikum. Intim ist ihr Format, das Blättern am Tisch schafft einen Ort der Vereinzelung. So bleibt er bei sich, wenn er jedes Heft unters Auge der Kamera schiebt, Seite um Seite umlegt, innehält, bevor er sich für die nächste Ansicht entscheidet. Da wird erlebbar, wie einer gemächlich seine eigene Zeit revuepassieren lässt.

«Zeichnen kann etwas sein, was hilft, Sachen auszuprobieren – wie in Sprache.» Sprache selbst will geprüft und nachvollzogen sein. «der Abzweig» etwa heisst es auf einem einzelnen Blatt von 2019, und wenn Titel dessen Titel ist, bekommen das Wort und mit ihm das Gerüst von Hilfslinien, der Abstand zwischen Kapital- und Kleinbuchstaben, die dosierte Farbigkeit ein anderes, unausweichliches Gewicht: der Abzweig ist nicht das Werk, sondern sein Inhalt, und dieser stellt uns ebenso wie «HERZRAUM» und wie «die Überholspur» eine Frage. Langsam entstanden – so sieht es aus – hinterlässt die Serie Titel ihren Widerhall. Still und aufsässig, isoliert aus dem Fortgang von Aeberlis beständiger Introspektion.

Die schwarze Linie steht immer wieder im Zweifel von tip-ex-Spuren, virtuose Bewegung wird von tastendem Suchen ins Stocken gebracht. Mancher Streifzug durch ein Stücklein Tiefe bleibt unschlüssig, manchmal aber findet eine Linie traumwandlerisch zu ihrem Anfang zurück. ….

Manon Ficuciello

Mon travail passe de la conceptualisation des images aux complexités de l’illustration et découle de nombreux entre-deux dans lesquels j’ai évolué. J’ai grandi sur la French Riviera, une histoire d’amour de part la magnificence de ses décors mais aussi une histoire de haine de part la politique de surveillance mise en place. Métissage et adoption m’ont amenée aux notions de dualismes : ceux que renvoie l’autre et ceux dans lesquels je me suis construite.

Adolescente, je baigne dans l’atmosphère discriminatoire de ma ville natale, et réfugie ma quête identitaire dans les nouvelles possibilités d’internet : imprégnée entre autres du boom culturel japonais arrivé par la toile, les questions d’identification m’intéressent, qu’elles soient dans le monde physique ou virtuel. Ces moments où les deux réalités se côtoient sont une faille sur laquelle je prend du recul pour penser mon positionnement, adoptant ainsi une démarche entre chronique et anticipation de nos mondes.

Si il y a une imagerie internet, elle est ma source visuelle, sa construction sociale, un regard sur nos sociétés.

MANDRIL

Villes tentaculaires, cathédrales des temps modernes aux ambiances post-apocalystiques, les mondes de Marc Ferrario alias Mandril aspirent et engagent à la réflexion sur l’utopie urbaine. L’artiste qui vit et travaille à Neuchâtel en Suisse crée des mondes fantastiques ciselés au Rotring et lavis d’encre de Chine. Une patience d’entomologiste à l’œuvre pour observer et épingler l’humanité.
Ses illustrations sont nourries d’images de science fiction tout autant que de visions philosophiques et théologiques ancrées dans ses études universitaires. Qu’il participe au Water Tank Project visant à redessiner la ligne d’horizon de New York en intervenant sur les containers à l’eau qui parsèment les toits, ou à travers 2095 Cityscape, Mandril s’inscrit toujours dans une invitation à repenser le monde. Dans la lignée des philosophes utopistes.

Markus Buser

un-stet
un-stet (dis-continu, in-stable) est une grille de temps composée pour des
événements optiques et/ou acoustiques quelconques : Lumière, images,
sons, bruits.
Le principe de composition repose sur la superposition de séries de
nombres de Fibonacci croissants et décroissants.
Au cours d’un intervalle de temps, 8, 5, 3 et 2 événements se produisent
dans quatre couches. Les intervalles de temps sont également allongés et
comprimés selon le principe de Fibonacci : 8, 13, 21, 34 . . . etc. secondes.
Il doit y avoir trois versions de chacun des quatre événements : par exemple
plus haut, plus bas pour les événements sonores, plus clair, plus sombre
pour les événements d’image ou de lumière, etc.
En permutant les versions et en les combinant avec la diversité des
intervalles de temps, on obtient ainsi, avec peu de moyens, une riche
alternance dans l’ensemble du parcours temporel – la probabilité de
répétition de la même séquence est pratiquement nulle.
La durée du cycle peut être adaptée à n’importe quelle durée de
fonctionnement de l’installation.
avril ´22

François Martig

 

Plasticien-Artiste sonore | Preneur de son

Travail sonore disponible sur les labels:

Univers International (F) Vibrofiles (F)
Second room (BE) Biv0uac (US) Adozen(SWI) Desetxea(ES/DE)

Ketheryn BABST

Spirit of spuds.

Artiste multiculturelle, multiface, interlope, mes collages numériques et mon univers graphique s’articulent autour de la solanum
tuberosum. Dans mes collages numériques, je joue de l’absurde, de mes maladresses et de mon incompréhension globale du monde
qui m’entoure, comme une enfant tentant de transformer sa purée en volcan sans jamais y parvenir. Il en résulte bien souvent
des images singulièrement déséspérées, grinçantes parfois, bienveillantes toujours.

(Thanks to Heidi Kuhl for the translation)