Marie Tuckova

Marie Tučková moves in the space between the media of text, performance, composition, video, drawing and installation. Her work explores the politics of listening, the hierarchy of voices, polyphony, various forms of collaboration and the overlapping of political and poetic language. Her work is based on improvisation as endless rehearsal (Wilson Harris) and song as manifestation.

Marion Galut

Rendez-vous au début de chaque heure (14h-17h):

– séance vidéo (30 min) — vidéo, son, lumière

Rendez-vous dès 17h pour participer aux performances du samedi :

– 17h–18h : séance vidéo + pause, sas préparatoire à la performance

– 18h–19h : performance

→ suivie d’un temps d’échange

Sur inscription par SMS au 06 12 29 01 16.

Places limitées, dès 15 ans.

 

Métasynergie

Un art de l’expérience*

Métasynergie désigne ma démarche artistique consacrée à l’exploration de la perception et des états de conscience. Elle articule installations immersives, vidéos lumineuses, dispositifs sonores et performances au sein d’un même champ expérientiel.

Mon travail se situe à la croisée des arts immersifs, des recherches contemporaines sur la perception, de l’hypnose, des neurosciences et d’une pratique méditative et énergétique menée depuis plus de trente ans. 

Toutes ces formes partagent une même dynamique : le spectateur n’est plus simple observateur, il devient acteur et co-auteur de l’expérience. L’œuvre agit comme un champ d’interaction où les forces perceptibles, lumière, son, mouvement, rencontrent des dynamiques plus subtiles, souffle, concentration, intention, énergie.

Elle n’est pas un objet à contempler, mais un milieu à traverser. La synchronisation des langages sensoriels crée une cohérence perceptive : la focalisation stabilise l’attention, la progression temporelle accompagne le système perceptif, le rythme densifie la présence.

Ce processus de convergence sensorielle, technologique et énergétique produit un effet global dépassant la simple addition de ses composantes : une forme d’alchimie artistique. Il ne s’agit ni de représenter ni de démontrer, mais de créer des conditions perceptives précises dans lesquelles la conscience peut se modifier, s’intensifier ou se déplacer.

Mes performances prolongent cette recherche dans la relation directe. Par une gestuelle lente, une attention soutenue et un travail de présence et de rayonnement, j’ouvre un espace où regard, intention et énergie deviennent actifs. La performance devient un champ vibratoire partagé, propice à l’émergence d’une expérience singulière.

 

Le dispositif, technologique ou humain, devient un pont entre conscient et subconscient, entre artiste et spectateur. L’expérience peut demeurer esthétique ou s’approfondir selon l’engagement de chacun.

 

Chaque œuvre peut être traversée selon trois dimensions :

– Sensorielle, comme immersion dans un champ vibratoire de lumière et de son transformant le rapport au temps, à l’espace et au corps.

– Intentionnelle, comme concentration de l’attention créant un passage entre conscience et subconscient, où l’intention peut s’inscrire et se déployer.

– Énergétique, lorsque l’engagement volontaire de certains centres perceptifs conduit à un élargissement de la conscience.

Ces dimensions coexistent sans hiérarchie.

La métasynergie ne promet aucune transformation. Elle pose un cadre rigoureux où perception, intention et présence peuvent entrer en résonance.

L’art devient alors un catalyseur : non un discours sur la conscience, mais une expérience située.

Un espace de traversée où peut se rendre sensible une force intérieure déjà là.

Marc Faucompré

Dans le cadre de la résidence artistique à la case de Preuschdorf, j’envisage de travailler sur deux projets, l’un partagé et l’autre personnel. La durée de résidence a été fixée à deux semaines et demie. Le premier projet est une installation numérique interactive nommée « Disparition » imaginée par l’artiste plasticienne Maeva Bochin et mise en forme numérique par moi-même. Cette installation a déjà été mise au point et éprouvée à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Nous allons la remonter à la case en adaptant la mise en espace. Pour ma part, il s’agit essentiellement d’une remise en route d’un système informatique composé d’un ordinateur portable, d’une webcam et d’un vidéoprojecteur. La durée de ce travail technique est évaluée à une semaine. Le second travail est la poursuite d’un projet entamé en 2023 en Nouvelle-Calédonie. Il est basé sur les écrits de Bweyou Eurijisi (1866-1947), considéré comme le premier écrivain kanak. Entre 1915 et 1920, il a écrit une série de vingt deux cahiers consignant plusieurs légendes kanak et décrivant la coutume de son époque. L’un de ces cahiers contient de nombreux dessins d’illustration réalisés à l’encre de chine. Ce manuscrit est disponible aux archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence et a été entièrement numérisé par mes soins Le projet consistait à m’inspirer librement de ces dessins pour créer une série d’estampes numériques hybrides. Cette dénomination générale consiste à réaliser des dessins au crayon de mine sur papier blanc, à les numériser puis à les reprendre dans une succession de manipulations numériques. Le résultat matériel du processus est un tirage sur papier d’art de l’image numérique obtenue. Une série d’estampes a déjà été produite entre 2023 et 2024. Au cours de la résidence à Preuschdorf, j’aimerai poursuivre ce travail hybride et le compléter par la réalisation d’une toile inspirée par une légende particulière racontée par Bweyou Eurijisi.

Maeva Bochin

Diplômée de l’École Nationale des Beaux-Arts de Nancy, en France, Maeva Bochin a forgé les bases de son expression artistique dans un environnement riche en histoire artistique et culturelle. Sa formation s’est également étendue à l’école territoriale de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, apportant une dimension multiculturelle à son approche artistique. L’univers artistique de Maeva se révèle à travers une série d’expositions personnelles captivantes depuis presque 30 ans. En 2024, elle prend la charge d’actions au sein de l’association « Les Possibles ». Un projet marquant de land art intitulé « Chemin de curiosités » au parc zoologique et forestier de Nouméa a illustré son engagement à fusionner l’art avec la nature.  Sa passion pour la promotion des arts visuels contemporains a trouvé une expression concrète à travers la création de deux associations dédiées : « Les Arts Bougent » en 2009 et « Les Possibles » en 2023. Ces organisations ont été des plates-formes dynamiques pour la collaboration artistique et la promotion de l’expression créative en Nouvelle-Calédonie. Les résidences artistiques ont marqué des étapes importantes dans sa carrière. De la création en Land art sur l’île d’Orléans au Québec à sa résidence à La Case de Preuschdorf, chaque projet a contribué à façonner son répertoire artistique diversifié. La biographie de Maeva est une saga artistique dynamique, marquée par une exploration incessante, une créativité florissante et un engagement profond envers la promotion de l’art contemporain, passant de la gravure aux installation land art et les projets numériques. Son engagement dans la promotion des arts visuels contemporains, ses réalisations artistiques variées et sa contribution à des projets collectifs témoignent d’une carrière artistique dynamique et engagée. Maeva préfère encore laisser ses mains s’exprimer en création plutôt que de disserter. C’est encore le cas aujourd’hui. Elle est entière et libre. Pour elle, l’art c’est d’abord des gestes qui s’inscrivent dans la réalité d’une œuvre, la pensée est juste le marqueur d’une intention qu’il faut restituer avec sincérité. Comme elle aime le dire, elle construit son chemin avec l’actualité de sa vie.

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Dans le royaume de l’imaginaire, ma démarche artistique s’érige autour du fantastique et des mécanismes mystérieux, explorant les recoins de l’inconscient collectif. À travers une palette visuelle riche et énigmatique, je m’efforce de transcender les frontières de la réalité, plongeant le spectateur dans un univers parallèle où l’extraordinaire se mêle harmonieusement au quotidien.
Les mécanismes mystérieux deviennent les rouages secrets d’un monde parallèle, révélant une réalité alternative où le surnaturel et le tangible coexistent. Chaque coup de ciseau, pinceau, tournevis ou marteau  se veut une invitation à la contemplation, à la découverte d’un univers où l’irrationnel façonne une esthétique unique.
Les créatures fantastiques qui peuplent mes œuvres sont le fruit d’une introspection profonde dans l’obscurité de l’âme humaine, donnant naissance à des figures éthérées et envoûtantes. L’art devient ainsi le portail par lequel le spectateur peut pénétrer un monde parallèle, explorant les méandres de l’inexploré, le mystérieux et le sublime.
Chaque création devient une fenêtre ouverte sur l’insaisissable, où la frontière entre rêve et réalité s’estompe. Les mécanismes mystérieux deviennent des clés qui guident le regardeur à travers un labyrinthe onirique. Ma démarche artistique aspire à susciter l’émerveillement et l’interrogation, à éveiller l’âme exploratrice qui sommeille en chacun, invitant à la contemplation d’un fantastique intemporel et mystérieux.
DU 17 mai au 1 juin du jeudi au dimanche de 14h00 à 21h00
NOCTURNE avec mapping dans le cloître le 17/23&24 mai jusqu’a 23h00

Marion Augusto

Ce sont des allers-retours intempestifs entre une recherche visuelle personnelle et des expériences collaboratives hors et en institutions. Ces différentes manières d’entrer et d’approcher – un environnement, une situation, un contexte – m’amènent à interroger les notions de cadre, de milieu, de relation ou d’incompréhension. Cette discipline du fragment est sans cesse réactivée par l’expérience de la rencontre, à travers des agencements narratifs. Mettre en doute le visible par une attention signifiante portée sur des détails insignifiants et pointer l’écart entre l’éprouvé et ses représentations.

John Caldera

Après avoir eux une longue discussion avec les peuples des animaux de la forêt des hautes Vosges

Johanna Jackie Baier

Baier est née le 03.05.1955 à Kiel et obtient son baccalauréat à Hambourg.

Suivent des études aux universités de Hambourg, Bochum et Essen.

En 1982, elle obtient une maîtrise en littérature et en sciences du langage à l’université d’Essen avec une thèse sur le concept d’imagination d’Alexander Kluge.

Après l’obtention de son diplôme, elle travaille d’abord comme chef opérateur et directeur de production, puis comme assistant réalisateur pour plusieurs sociétés de production.

Parallèlement à ces activités, elle travaille dans le milieu indépendant du cinéma et des médias en RFA. Baier développe de nombreux projets, produit et réalise des documentaires et des courts métrages, dont beaucoup en format Super8, notamment la compilation de long métrage DIE MISSION – FILM VOM FRIEDEN UND SEINEM KRIEG, qui a été présentée en première au Forum international de la Berlinale en 1984.

En 1993, elle déménage à Berlin.

Depuis 1997, Johanna Jackie Baier est aussi officiellement une femme.

Après avoir changé de sexe, elle continue à réaliser des films : Séries TV et courts métrages et documentaires indépendants. Johanna Jackie Baier réalise entre autres les séries de Grundy-Ufa « Alle Zusammen » et « Gute Zeiten – Schlechte Zeiten ». Entre 2000 et 2010, elle tourne en tant que réalisatrice pour BAVARIA-Film/Das Erste quelques blocs de la série quotidienne MARIENHOF.

Depuis 1999, elle travaille de plus en plus comme photographe indépendante, et participe à de nombreuses expositions et salons.

En 2006/7 , elle participe à l’exposition SEXWORK (Neue Gesellschaft für bildende Kunst, Berlin) avec une sélection de 20 travaux photographiques et un court-métrage.

En 2011, le documentaire cinématographique HOUSE OF SHAME de J.Jackie Baier est présenté en avant-première dans la section Panorama du 61e Festival du film de Berlin. Prix du MEILLEUR DOCUMENTAIRE au Festival CHÉRIES – CHÉRIS, Paris/France 2011, sortie en juin 2012.

En 2013, c’est la Première mondiale du film documentaire JULIA aux X. Venice Days / Giornate degli Autori dans le programme officiel de la 70e Mostra de Venise.

Ce documentaire cinématographique a été soutenu par le Medienboard Berlin-Brandenburg, le BKM ainsi que la Culture Support Foundation of the Republic of Lithuania, il obtient une mention spéciale et 5 distinctions en tant que MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE / BEST DOCUMENTARY lors de sa projection dans des festivals internationaux en 2014. En 2017 Baier est nommé membre ordinaire de l’Académie allemande de photographie. J.Jackie Baier vit et travaille à Berlin.

Achille Zussy

J’ai toujours eu une fascination débordante pour la fiction. Je crois que les histoires que nous nous racontons sont un moyen de s’évader, de rêver ne serait-ce qu’un instant. John Stuart Mill disait que « La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres », je pense que la fiction offre une liberté infinie, sans envahir celle des autres. C’est également pour moi, un formidable vecteur de sens ayant une influence importante sur la réalité de chacun.

C’est ainsi que j’ai commencé a créer des univers fictifs. Ces univers ont pour vocation de rester incomplets pour laisser part à l’imagination du lecteur.

Petit à petit, l’envie de faire vivre mes personnages a émergé en moi. J’ai décidé de m’aventurer dans l’animation. En m’inspirant des dessins animés et livres de mon enfance, je crée des films d’animation pour enfants.

À travers mes créations, je souhaite transmettre des messages tout en restant accessible grâce à une grande simplicité.

Hélène Gouvion

Mes recherches s’intéressent aux relations que nous entretenons avec notre environnement et trouvent leur origine dans des rapports d’opposition, confrontant stabilité et inconstance.Basée sur un principe de mise en situation, personnelle ou collective, ma pratique tente de révéler l’immatériel, faisant ainsi de la perception une matière avec laquelle composer. Constituée de mouvements, de déplacements et de variations, elle place les phénomènes et les temporalités au cœur de procédés de création. Mon travail s’articule autour de la rencontre entre la lumière, la matière, le corps et l’espace, et tente d’en exploiter les particularités. Laissant s’exprimer le dialogue qui nait de ces interactions, c’est entre opacités, transparences, textures, ombres, champs et hors-champs que se forme chaque composition. Dans une logique de morcellement, mes travaux cherchent à déconstruire une réalité pour faire apparaître des univers mouvants dans lesquels les repères deviennent incertains. Ceci dans l’intention de réinterroger le rapport que nous entretenons à nous-même et aux autres, à l’espace et au contexte, et la manière dont cela modèle notre façon d’habiter.