Camenisch et Vetsch

« Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années à des installations vidéo qui emplissent l’espace et qui ont le potentiel de redessiner l’architecture environnante et de transformer la structure fixe en quelque chose de mouvant.

Conçues en boucles, ce ne sont pas des narrations avec un début et une fin.D’une part, il peut s’agir de formes abstraites qui sillonnent les murs de la salle et qui ont la capacité de souligner l’horizontalité d’une construction; d’autre part, ce sont des enregistrementsvidéod’événements naturels réels, quipar leur superposition et leur mouvement, atteignent de nouveau un haut degré d’abstraction.

Mais toutes ses œuvres vidéo semblent avoir un point commun : la réduction de l’image projetée, répétitive, est mise en contraste avec une étonnante poésie du vécu… Une vibration, parfois calme et parfois plus forte, indéfinie dans sa forme exacte, un facteur perturbateur doux.

Les installations vidéo de Camenisch et Vetsch se comportent exactement de la même manière, un picotement et un bruit visuel qui s’insinuentdans le corps, et continuent à persister même lorsqu’on a quitté la pièce depuis longtemps.

Même si leurs œuvres semblent souvent très conceptuelles, les artistes Christine Camenisch et Johannes Vetsch se distinguent toujours en développant leurs installations sur place, dans l’espace, et en rendant visible cet effet qui ne peut être que deviné sur l’écran, dans les maquettes et dans les visualisations. » Ines Goldbach, KunsthausBaselland

 

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Etienne Macquet

Étienne Macquet est designer et artiste. D’un pas de côté, il conçoit des formes singulières figurant des sujets complexes. À l’enseigne d’un studio de création et de recherche actif dans les champs du design graphique et du design spéculatif, il dessine des livres, des identités visuelles, des objets numériques et des installations. Dans ses recherches, Étienne explore les questions temporelles de la physique relativiste et quantique pour mieux questionner notre rapport au temps. Depuis 2019, il imagine la fiction quantum.ville avec Grégoire Delzongle. Ce projet de design spéculatif brouille les pistes entre réel et fiction et imagine une ville autosuffisante à temporalité relative. Son atelier est un laboratoire. On y interroge les matériaux, les interactions, les expériences, les encres, les interfaces, les espaces physiques et virtuels, les algorithmes, dans le but de créer des outils innovants de communication et de transmission des savoirs, des idées, des projets, des récits. Il a notamment travaillé avec : Renault, l’Institut français d’Allemagne, le Signe – Centre national du graphisme, l’École des Arts décos, Akoustic arts, Le Parisien, les éditions Hermann, la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Atmospheric Pillow

Entre déformation professionnelle et souvenirs d’enfance dans sa campagne Haute Saonoise, Maud a à cœur de partager sa passion pour les petits espaces, les refuges, les cabanes perdues au milieu des bois, loin du monde, et la nature au travers de graphismes doux, épurés, minimalistes aux couleurs douces. Une grande partie de son travail tire son inspiration de livres qui lui sont chers, comme Walden de Thoreau, Indian Creek de Pete Fromm, Winter de Rick Bass. Des grands espaces, une nature sauvage, une vie plus simple, minimale. Souhaitant toujours évoluer et explorer de nouvelles manières de faire, Maud a également travaillé sur des illustrations incarnant Strasbourg, sa ville d’adoption, mais également sur des portraits de femmes inspirantes, des incontournables de l’architecture et une série végétale. Dans son processus, Maud travaille parfois par collages, croquis préliminaires, avant de sortir sa palette graphique, mais le numérique reste son médium privilégié aujourd’hui, lui permettant de faire-défaire-refaire à l’envi, pour ensuite à faire ses tirages à Strasbourg avec des imprimeurs locaux.

Architecture sonore

De 1994 à 2017, Bruno Friedmann (1954, Bühl / Baden, Allemagne) a été professeur à la Faculté des médias numériques de l’Université de Furtwangen. Au cours de ses études de base (dans les années 1980) à l’Universität Karlsruhe et en partie à la Hochschule für Musik Karlsruhe de technique de communication, génie biomédical et cybernétique, il aimait déjà se concentrer sur la théorie des systèmes et les aspects cybernétiques et ses applications à l’interaction humaine comme la perception et faire du son et de la musique, agir et réagir physiquement et mentalement. À l’Université de Furtwangen, il enseignait des langages informatiques comme Java et JavaScript et dans le cadre de «l’expérience auditive dans les médias numériques», ses conférences portaient sur la génération de sons numériques, la psychoacoustique et la perception du son, de l’espace et de la musique. Ses intérêts et sujets de recherche se situent toujours dans le cadre de la perception du son et de l’espace, des interactions transmodales, de la théorie des systèmes, de la modélisation et de la composition algorithmique. Un projet comprenant et exemplaire est sa composition Sequenza III spatialisée: la musique de la composition de Sequiano III de Luciano Berio, est intensément déplacée dans l’espace, contrôlée par des descripteurs audio du contenu musical lui-même. Il a été présenté au festival BEYOND 2013, ZKM Karlsruhe. Le professeur Bruno Friedmann a été co-fondateur de l’étude de baccalauréat Musikdesign, un projet commun de l’Université de Furtwangen et de la Staatliche Hochschule für Musik Trossingen, axé sur la musique assistée par ordinateur, le son et l’amélioration multimédia. Depuis qu’il a passé un congé sabbatique à l’IRCAM 2007, il utilise le logiciel IRCAM complet et distingué et principalement Max / MSP pour réaliser ses idées, compositions et projets de logiciels musicaux, qui ont été exécutés au Zentrum für Kunst und Medien (ZKM) Karlsruhe, Staatliche Hochschule für Musik, Trossingen, Théâtre Pforzheim, Le Séchoir, Mulhouse.

Marine Angé

Marine Angé est artiste, autrice, musicienne et réalisatrice sonore. Elle compose des univers sonores colorés et emprunts de fantastique, de SF, d’absurde et de série B. Ses installations amènent à explorer un lieu « mis en scène », où la narration et le son viennent apporter un décalage, une multidimensionalité. La pratique de l’improvisation joue un rôle primordial dans ses recherches. Elle développe également un travail radiophonique et de podcast. De manière générale, ses créations ont toujours une musicalité, et enjoignent à modifier nos perceptions du réel. Marine Angé collabore régulièrement avec d’autres personnes et a, à coeur de diffuser le travail d’autres créateur-trices. Elle organise pour ce faire des goûters d’écoute. La majorité de son travail sonore est écoutable sur son site.

Jeanne Bischoff

Tantôt savante, exploratrice ou alchimiste, la plasticienne Jeanne Bischoff navigue avec manœuvre et sagacité parmi les ouvrages et archives anciennes (La Mode Illustrée, Maria-Sybilla Merian, Conrad Lycosthenes, etc.). De ces différents fonds, patrimoniaux ou personnels, l’artiste expérimente le support pour en extraire la trace intangible, souvenir du passé, histoires illustrées, littéraires, graphiques ou historiques.

Formant les sillons d’une recherche intime au sein de l’image, Jeanne Bischoff scrute l’empreinte avec minutie, prélève le détail et retient la forme. Dans l’humilité de ce terreau visuel confidentiel, l’artiste pétrit avec instinct, façonne et sublime l’image jusqu’à épuisement par le geste et l’ordinateur. Purs et anonymes, ces motifs résiduels parachèvent ainsi la première armature de ses créations.

De cette lente consomption de l’archive (re)surgit une œuvre résiliente, protéiforme et ondoyante. Dans l’élégance d’un mouvement aérien, les formes vibrent de concert avec la couleur et distillent l’énergie d’un motif sans cesse renouvelé, composant une odyssée visuelle et sensorielle exaltante.

Tel un art de la mémoire, Jeanne Bischoff dévoile un ailleurs poétique, entre nostalgie et archive collective. Excluant le décoratif pour n’en conserver que la confidence d’une image, l’artiste confère à l’expérience de la forme et du motif, la délicate résurgence d’un intime souvenir. Elodie Gallina, chargée des relations internationales au CEAAC (Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines, Strasbourg) Septembre 2020.

Fanny Buecher

Ma pratique se construit sur le renouvellement des tentatives. Mon espace de travail se veut souple, bienveillant, résilient. Je fais en sorte d’obtenir le plus de marge, de liberté, de facilités de conception.

J’ai une préférence pour les techniques malléables et souples : le fusain, le pastel sec, l’huile, le collage et toutes les matières simples d’utilisation. Ma façon de travailler n’exige pas une attention et une rigueur particulières. Elle donne le droit à l’erreur, aux détours, aux changements de cap, aux essais, au jeu.

Avec cette intention, j’ai entre autres élaboré une technique qui consiste en des assemblages de feuilles de papier peintes et découpées selon une méthode particulière de découpe déchirée mais maîtrisée. La peinture devient composée de plusieurs éléments, s’apparentant à des bas-reliefs puisque les feuilles ne sont que juxtaposées les unes aux autres. Son accrochage peut ainsi être multiple et recomposable à l’envie.

Je vois ces découpes et ces rajouts, comme des greffons, des feuillages. Et en partant de cette métaphore, j’ai nommé cette technique « enfeuillage » par une contraction des mots enluminure, feuilles et collage.

Mes dessins commencent souvent par un mouvement spontané qui ralentit à mesure que des possibilités ou des évènements se présentent. Ces événements sont tout ce qui me traversent alors que je dessine ou peint, et tout ce qui était déjà là.

J’ajoute et surajoute à l’idée initiale, je trouve d’autres éclairages, d’autres pensées, d’autres notions et je fais des expérimentations diverses sur les fondamentaux de la peinture, qui tendent à donner au dessin des lectures multiples.

Les sujets se combinent et les résultats sont parfois bien différents des intentions premières. Je fais l’expérience de laisser filer une idée et d’être amené plus loin que ce que je pensais.

Ce processus laisse le temps à des narrations, des idées de se croiser, s’entrecroiser, se mêler. C’est l’occasion pour moi de penser la vie, et par là, ralentir le temps, l’arrêter par instants.

J’utilise souvent le procédé du clair-obscur afin de faire émerger de la lumière dans un environnement assombri. La lumière tente ou tend à surgir. Et le titre que je donne à mes dessins, vient apporter une lueur, et d’autres fois un tout autre éclairage.

C’est un mouvement qui part de mon regard sur le monde, vers le monde intérieur, pour resurgir dans le langage de la peinture. La représentation cherche alors à parler d’un passage, d’un pas de côté comme quelque chose qui sortirait de l’ordinaire.

Katharina Rüll

Katharina Rüll creates fiction with plenty technics…she makes her own world with stage building, props, costumes and performance. But never in a dramatic way. Her stile is very quiet and abstract even if she is telling complex stories. The content of this stories are human archetypes, old fairytales and sience fiction. Instead of doing that in the traditional way of an storyteller, she has invented a original mix of Minimalism and Mystic. Also the material that she is using has always its own history. It is a collection of staff that Katharina Rüll finds on her walking tours through Basel and surroundings. Hunting for interesting things is part of the process and brings new contents. But this isnt the only reason why she is working with used material. Also in order to point to the responsibility of an artist to protect natural resorces. Tranceformation in all its forms is her discipline and it doesnt matter with what kind of media she is showing that. Her mission is to find magic in the ordinary.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.

Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.