Steph Poulette

Pour créer, j’ai besoin de toucher et de manipuler les matériaux. J’utilise ceux que j’ai chinés, ramassés, récupérés… Plus ils sont usés, plus ils m’inspirent. Mon travail commence avec de vieux objets, du tissu, du métal, du bois et des images, que je triture, assemble, coud, cloue ou colle sur différents supports. J’aime jouer avec les couleurs des éléments bruts. L’ajout d’images de figures humaines ou animales, donne un sens à cet assemblage hétéroclite. Je cherche à faire naître des tranches de vie, dans ces petits univers imaginaires. Je souhaite me replonger dans la fraicheur et l’innocence du monde de l’enfance, rempli de découvertes et d’expérimentations, imaginaires ou réelles, sans aucun préjugé. J’aime offrir des associations visuelles improbables, décalées, poétiques et drôles. La forêt n’est-elle pas la ville des animaux sauvages ? La ville n’est-elle pas la forêt des personnes dites civilisées ? La cohabitation des deux est-elle possible ? Ce questionnement sur la place de notre société et la place de la nature sauvage, m’intéresse tout particulièrement.

Olivia Benveniste

Olivia Benveniste est une dessinatrice française basée à Barr, à 30 km de Strasbourg.
A la mine de crayon et parfois en dessin animé, elle représente des formes : figures humaines ou figures de la nature.
Elle fait apparaître les choses que l’on connaît, hors-contextes, seules. Ces choses sont belles, fragiles ou fortes de par leur étrangeté.

Marie-Amandin Duverger

J’exprime par le dessin, la peinture et la sculpture des petites choses qui me touchent dans mon quotidien (une feuille morte, l’oreille de ma fille que j’allaite, etc.) en allant jusqu’à de grands paysages. Mon travail est traversé (souvent inconsciemment) par les questions existentielles qui me taraudent, le mystère du mal, la blessure, la mort ; la fuite ou la résilience de l’homme face à ces événements.

Jean Jérôme

S’il a cessé d’exposer pendant une vingtaine d’années, il n’a cependant jamais cessé de dessiner. Aussi sera montré aux Ateliers Ouverts 2022, un choix de dessins ou « les morceaux choisis » prélevés des nombreux carnets de croquis où s’expérimentent des modalités graphiques diverses selon des thématiques aussi variées que celles offertes par le monde environnant … quand on veut bien se poser un instant pour le regarder et tenter humblement de le restituer.

Chihiro Shiomi

Je peins le monde du point de vue d’une petite fille, pour me souvenir du beau monde imaginaire que je voyais quand j’étais enfant.Un jour j’ai découvert la beauté de l’Alsace et j’ai voulu l’intégrer dans ma peinture.Et je suis là.

Ludivine Ledoux

« Dans mon parcours comme dans mon processus de création, je recherche le mouvement et la mobilité. J’aime découvrir et créer en lien avec le paysage qui m’entoure, étudier les pratiques qui nous lient aux espaces que l’on occupe et comprendre les processus d’adaptation à notre environnement. Mon travail parle de ce qui a trait à la métamorphose, à la réparation, au mouvement. Je réinvestis les pratiques et les connaissances traditionnelles, les rituels individuels et collectifs, les objets usuels anciens. À mes yeux, ce sont des supports de réflexion et de compréhension du monde actuel ainsi que des outils d’expérimentation pour trouver des réponses résilientes. J’explore leurs influences sur nos imaginaires et opère des déplacements pour leurs attribuer de nouvelles fonctions et créer de nouvelles narrations.

Je suis intéressée par tous ces mouvements qui font qu’une pratique,un objet ou un statutglisse d’un milieu, d’une temporalité ou d’un sens à un autre. Mes pièces sont habituellement pensées pour être actionnées et adaptables.

Soucieuse de l’impact écologique de ma pratique, mon travail devient peu à peu indissociable de ma manière de produire. Je développe actuellement une recherche autour des plantes afin de produire mes propres matériaux, mes couleurs et mes supports. »

Astrid Bachoux

Diplômée en 2017 de la Haute école des arts du Rhin, Astrid Bachoux transpose ses questionnements artistiques sous différentes formes.

Bien que le dessin reste son médium de prédilection, elle se confronte au fil des rencontres à différentes formes telles que le documentaire, la mise en scène, le textile ou encore le design.

Elle explore par ailleurs les liens entre travail social et pratiques artistiques à travers ses différents emplois salariés dans les champs du social et du médico-social.

« Une artiste, un médium de prédilection. Depuis plusieurs années déjà Astrid Bachoux est au plus proche de la mine de plomb, cette pointe plus ou moins fine et sèche qui vient caresser la feuille afin de faire naître ses structures mentales, dignes des grandes perspectives renaissantes.« Tant par aisance plastique que dans une recherche volontaire d’économie de moyens », l’artiste sculpte le papier. Ses dessins sont des décompositions d’images connues des objets qu’Astrid assemble afin de « créer des narrations picturales volontairement floues, pleines d’antagonismes ». Fragments de ruines, d’architectures et grands damiers sont investis de formes et d’apparitions. Une faune libre et l’une en détresse hantent ces paysages, où règne un climat d’agitation sourde. Réquisitoire ou plaidoyer ?

L’œuvre de Astrid Bachoux vacille de neutralité.

Telles des empreintes oniriques tracées par des éléments disparates du vocable de l’histoire de l’art et de nos sociétés, chaque dessin « ouvre la voie à une multiplicité de strates de perception et d’interprétation. »»

Ambre Loegel

Ambre Loegel peint et dessine d’après des photos qu’elle vole sans vergogne aux gens qu’elle croise, ou bien se sert sans demander à ses morts dans les albums de famille.Elle reproduit, arrange et modifie l’image des photographies comme il lui chante, actualise et griffe les gens du quotidien. Leur regard est parfois mauvais, jamais très engageant, mais ils participent tous ensemble à une mosaïque colorée.Elle essaie avant tout d’extraire du quotidien des vues inédites, des détails qui l’interpellent, et qui deviennent des sujets. L’image est travaillée pour refaire image : la pratique est un moyen de recréer le réel, parce que le réel est parfois gris et morose, et gris et morose c’est pas ouf.