Hélène Cottet

Je suis née à Paris, là où j’ai commencé mes études et ma recherche picturale. J’ai ensuite été diplômée en 2018 des Arts Décoratifs de Strasbourg où je réside et où je crée dans les ateliers de la ville de Strasbourg, au Bastion XIV. Mes toiles représentent des visages rêveurs et des corps expansifs suspendus dans des espaces vides et neutres. En m’inspirant des figures sociales que je rencontre, à travers mon art, je m’engage dans une exploration visuelle du corps humain et de nos rôles sociétaux, posant des questions évocatrices.

Au-dehors de mon atelier, je contribue à la scène artistique locale de Strasbourg, en co-organisant des expositions pour présenter et promouvoir mes camarades artistes.

Rejoignez-nous pour découvrir un monde enchanteur, où l’esthétique onirique se mêle à un commentaire profond sur l’existence humaine.

Vladimyyr

Le cœur de mon travail c’est la couleur. Je cherche à travers elle à explorer mon intimité, celle de mon corps et de mon esprit.  Je peins la couleur de mes émotions et les mondes oniriques qui surgissent l’espace d’un instant dans le creux de mon être. 
Ceux sont les mots qui viennent en premier. Ceux sont les mots qui tournent et qui se bousculent. Et cette répétition m’obsède, alors je les consigne dans la peinture. Née alors une allégorie. Je crée des métaphores de mes obsessions, de mes envies, de mes attentes. La couleur des mots prend souvent visage humain, dénué d’âge et de genre. 
J’essaye d’interroger, dans des représentations naïves, ce que m’inspire le monde, ce que c’est d’être « femme », de s’en émanciper, d’exister dans une société qui nous prive d’un avenir heureux. 

Jeanne Tocqueville

Si le paysage est le principal sujet de mes dessins, il est un prétexte pour y intégrer une subjectivité, une émotion, une expérience pour prendre à parti celui ou celle qui l’observe.
Il est question de s’interroger sur la subjectivité et les ressentis de chacun.e face à des ambiances sensorielles plus qu’à des représentations précises. Quand commence le processus de narration, pourquoi se raconte-t-on des histoires ? Quels souvenirs, expériences, émotions une image fait-elle naître chez chacun.e de nous, comment s’en empare-t-on sous le prisme de notre vécu personnel ? Qu’est-ce qui ressort de la mise en regard de ces différentes lectures d’une image? Quel est notre rapport aux espaces dans lesquels nous évoluons ? Quels sont leurs impacts sur nous, et à l’inverse, quel impact avons-nous sur les espaces que nous traversons ?

Anne-Lise Mary

Anne-Lise Mary est une artiste brodeuse installée à Strasbourg depuis 2018.

Son univers s’épanouit dans le geste, la matière et la patience du fil. La broderie s’est imposée comme une évidence, un langage où chaque point devient une empreinte, une résonance entre tradition et expression contemporaine.

Curieuse d’explorer les chemins du savoir-faire, elle a voulu s’imprégner des techniques anciennes tout en cherchant à les détourner, à les réinventer. À travers des formations et des rencontres, elle a affiné son regard et sa main, absorbant les récits de la broderie pour mieux les transformer.

Son travail s’inscrit dans une démarche de dialogue entre l’artisanat et la création artistique. Collaborant avec des créateurs et développant ses propres explorations, elle cherche à sublimer le textile, à lui donner une profondeur nouvelle, une charge émotionnelle où passé et présent se tissent en harmonie.

Alexandra Gerber

Depuis son diplôme obtenu en 2005 à la HEAR de Strasbourg, Alexandra Gerber peint, sculpte, modèle, explore, enfante, sème et assemble des objets issus du vivant.

Elle embrasse une multitude de chemins comme autant d’univers disponibles à sa pulsion créatrice : films en 16mm, sculptures sur bois monumentales, peintures à l’huile sur feuille d’or, sculptures grandeur nature de terre et de laine, crânes d’animaux dorés et réanimés, racines exhumées des tréfonds de la forêt, empreintes de spores d’amanite tue-mouches, polypores aux yeux de braise et autres masques issus des règnes végétaux et fongiques. Sa créativité effrénée se développe aussi sur le papier ; romans, poèmes, dessins “automatiques” peuplés de créatures insolites, portraits fantomatiques à l’aquarelle, comme si la main devinait naturellement ce qui se cache dans l’invisible…

Impossible de connaître la suite : chaque territoire exploré conduit à de nouvelles découvertes. Rien n’est jamais acquis, ni figé. Tout se transforme inlassablement en obéissant à l’appétit des matières, dans une danse exploratoire ouverte sur l’inconnu.

« Faire feu de tout bois, et même de l’invisible », c’est la spécialité de l’artiste, qui a étendu son champ de sculpture à la psyché humaine, et à travers des rituels, conduit des personnes à des transformations intérieures, en rebranchant l’humain à la dimension archaïque de son être, à la structure de l’univers…

Est-ce de l’Art ? Du chamanisme ? Un jeu de piste, un conte métaphysique ? Tout cela à la fois !

Alexandra l’incarne en vivant et créant à Steige en lisière de forêt, à cheval sur les mondes, et ne faisant aucune concession sur la sincérité de l’élan. Ce qui rend la chose éphémère, fugace, magique, et échappant totalement aux projets institutionnels.

Jean Baptiste Raeth

01.2022Jean Baptiste RaethGravureJe grave dans le linoléum et le plexiglas. Des paysages, des arbres, des grandes feuilles, quelques animaux, ou parfois une figure humaine. J’aime chercher les bonnes couleurs, le bon rapport entre le sujet, les formes et les couleurs, jouer avec le blanc du papier, pour arriver à un résultat qui me séduit, qui fait mouche !Je grave souvent tôt le matin ou dans la nuit et j’aime donc les ambiances nocturnes et les cieux bordeaux des crépuscules…J’ai été initié aux différentes techniques de gravure en organisant des ateliers de pratique en prison (avec l’association Lézard) et en accompagnant les graveurs René Weber et Françis Hungler. Je suis ensuite allé apprendre les processus lors de stages de formation dans leurs ateliers (chez Kruno Jakobovic, Françis Hungler, ou à l’Atelier Imago à Strasbourg).

Jacques Thomann

Après de longs mois  d ’ absence, je  retrouvai   l ’ atelier.  Je me laissai aller à l’éblouissement de la  couleur pure, de celle qui donne corps à la forme, à la ligne, à l’espace.  Ce chant nouveau n’ est pas sans vertige ni questionnement. 

            J‘avançai dans le brouillard, émerveillé, sublimant seule la matière composée. Fallait-il ces longs chemins  de traverses pour toucher du doigt la simplicité  du langage poétique,  sa  musicalité ?  

               « Le choc de l’émotion cause l’expression »  Etel Adnan

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »

Charlène Chemin

Le travail de Charlene Chemin interroge les tensionscognitives, parfois violentes, que nous ressentonsdans nos pratiques culturelles, tensions entre le plaisir de l’expérience esthétique (l’attrait pour les matières, les couleurs, les symboles…) et la dépendance à la consommation d’objets empêtrés dans leurs conditions de productions problématiques.Qu’il s’agisse d’objets trouvés ou de références arrachées au vaste champ iconographique de l’histoire de l’art, Charlène Chemin conjugue détournements de formes et investigations techniques pour élaborer des dispositifs(sculptures ou installations) qui perturbent nos repères et démultiplient les chemins du sens.

Philippe Poirier

Musicien du groupe de rock Kat Onoma depuis sa création en 1986.
Écrit et compose également des albums solos, et réalise des films documentaires.
A enseigné de 2004 à 2017 les arts visuels à la Haute école des arts du Rhin. Pratique le dessin et la peinture.