Lisa Bonvalot

Lisa Bonvalot, artiste plasticienne: peinture, dessin, romans graphiques

Je tente le plus fidèlement possible de retranscrire, par diverses techniques, ce que mes observations visuelles, sonores et sensibles me transmettent sur les mutations permanentes de mon environnement. Je crée des paysages où contradictions et accointances entre nature, culture, corps et esprit convergent et s’incluent mutuellement. L’espace, méconnaissable, devient une porte vers une dimension où la matière semble glisser d’un état à un autre et œuvre à la création d’une entité nouvelle, multiple et entière.

Sophie Erny

La terre, la pierre, le bois… Ces matières brutes et nobles guident le plus souvent mon travail. Mes yeux, mes mains se mettent au diapason des matériaux, le dialogue s’installe et l’œuvre apparaît, souvent sans idée préconçue. La première impulsion naît d’une aspérité, d’un veinage, d’une ligne présente dans la matière que je décide de suivre. Le dialogue s’installe avant même le premier coup d’outil, et durera jusqu’à ce que la pièce soit exposée. Là, ciselée par la lumière, soumise aux regards, face au public, unautre dialogue viendra peut être relayer le précédent.Parfois c’est une idée qui m’habite, une émotion qui m’envahit et la matière m’aide à l’incarner, la faire naître à la lumière, la saisir et la comprendre. Je suis alors dans une recherche de moi-même, pour comprendre mon monde et Le Monde.

Ulrike Weiss

Ulrike Weiss, vit et travaille à Fribourg en Brisgau.Ulrike Weiss utilise souvent dans ses œuvres des photographies documentaires qui représentent la vie et le travail des femmes, souvent issues d’autres contextes culturels. Artiste et enseignante , Ulrike Weiss s’est très tôt intéressée aux différentes traditions mais également à la transmission de savoir-faire d’autres pays comme le Maroc. Le monde traditionnel du textile es un critère essentiel lors de sa sélection d’images d’archives; elle interroge le vêtement et son rôle social, comme mise en scène de soi. Elle questionne la fabrication des tissus, les techniques artisanales traditionnelles, et leur survie à l’uniformisation des produits standards liés à la globalisation.Le travail d’Ulrike Weiss avec des documents photographiques donne lieu à des collages , des surimpressions, mais aussi à des installations plus importantes comme l’oeuvre „communication“ (2018 et 2021).

Marie Dréa

Les champs de Marie Dréa- LES UTILES: pinceaux , crayons, clous, feu. LES MATERIAUX: papiers, encre de Chine, graphite, couleurs. LES TECHNIQUES: dessin, photographie.LES SUJETS: humains, animaux, choses, paysages.

Zoé

Architecte de métier, Zoe Bourhis explore au stylo fin un univers graphique dans lequel s’entremêlent des personnages. Elle raconte leurs histoires tantôt douces tantôt conflictuelles à travers des thèmes de vie : une soirée romantique, une journée au bureau, des vacances à la plage… À l’image de micro-sociétés, les personnages illustrés cherchent à imposer leur existence au sein d’un espace défini et ceux, parfois, au détriment d’une harmonie et d’un calme général ! Les corps de ses personnages se mêlent et forment des masses chorégraphiées, la tension entre eux naît. A chacun de s’identifier…Chaque illustration est réalisée en noir et blanc évitant ainsi toute hiérarchisation visuelle entre les individus et renforçant l’aspect de masse fourmillante. Lorsque nous nous approchons du dessin, les personnages se distinguent individuellement grâce aux motifs de leur parure et révèlent leur caractère propre.

Géraldine Bard

Géraldine Bard, artiste peintre de l’image écrite, fusionne les mots et les couleurs dans un ballet visuel envoûtant. Elle explore un univers empreint de subtilité, mettant en scène principalement des personnages, des portraits (animaux, femmes et enfants), qui évoluent dans un décor végétal fleuri de baobab. 

Chaque œuvre de Géraldine est une invitation à un voyage poétique, qui transporte le spectateur des racines à la cime des arbres pour atteindre le ciel et la lumière.  Son processus artistique commence par une vision initiale, suivie d’une recherche de photos pour illustrer au mieux son idée visuelle. Elle réalise ainsi un photomontage mental avant de composer sur la toile. 

Au terme de la réalisation, Géraldine écoute les histoires que le tableau lui raconte, puis elle donne vie à des récits en écrivant un poème. Chaque tableau est ainsi accompagné d’une prose poétique, formant un ensemble harmonieux où l’image parle et s’écrit. Les œuvres de Géraldine font découvrir l’art d’une artiste qui peint avec les mots et écrit avec les pinceaux.

Christiane Bricka

Elle peint principalement sur toiles libres (acryliques et pigments), mais également sur des matériaux de récupération, s’inscrivant dans la lignée de l’abstraction lyrique et du colorfield. Elle s’intéresse à la matérialité de la peinture et superpose ainsi les couches sur ses toiles.

Concernant la présentation de Madame Bricka, ce texte de Germain Roez décrit très justement : « Liberté de la couleur intérieure : Inlassablement, elle caresse l’intériorité de la couleur. Elle égratigne délicatement les plissements mordorés. Les gestes du dessin raffinent la couleur. Pourtant, en certains lieux de sa peinture se joue comme un drame existentiel (rouges et épines du robinier, contrastes bruyants, collisions). Des verts, que Véronèse envie, s’immiscent dans les raies de lumière. La peinture se dévoile. Ne pas se fier à la beauté qui apparait au premier regard, mais saisir l’épaisseur même de ce que signifie le brio de la couleur, la liquidité du tracé, la rudesse du pigment. La peinture de Christiane Bricka est dans le même temps une quête intérieure de ce qu’est vivre mais aussi un témoignage de ce que la peinture engage ontologiquement. Se questionnant sur elle-même tout en interrogeant l’être qui la produit. Sorte d’aller et retour qui entraine le regardeur dans un infini fécond. Il ne faut plus avoir peur du ressenti, ni de la référence cosmique, ni d’une certaine idée du sacré, il faut simplement accepter cette chose difficile qu’on appelle la liberté. »

Mais s’il est également possible d’intégrer cet extrait de l’article de  « Quand la lumière affleure – Semer la couleur de Christiane Bricka – Du 8 novembre au 19 décembre 2019 » publié dans COZE en 2019 : « La peinture de Christiane Bricka relève d’une alchimie, d’un lent processus d’élaboration des formes et des couleurs. Elle pose, elle effleure, elle attend. Puis elle scrute. L’alliance qu’elle cherche nécessite de la patience, une inscription dans la durée. Longtemps la couleur se déployait verticalement, des lignes, ascendantes et descendantes, liées entre elle par des écarts coloristiques somptueux. Une sorte de soie de couleur. Ce déploiement, aujourd’hui elle le contrarie par des gestes plus courts et plus obliques comme si le paysage était maintenant traversé par une angoisse plus existentielle. Lorsqu’elle peint, elle efface ou dilue la couleur avec la paume de sa main. Elle fait toujours ce chemin entre son jardin et son atelier, entre les objets délaissés, qui ont une vie propre et sont souvent usés. Elle se les réapproprie.« 

Philippe Haag

Sur la table
mes mains
Par terre
mes pieds
Dehors
quelque part au loin
je ne vois pas
ce que tu vois
avec mes yeux
Inger Christensen
Au fil de la pratique de la vie, et donc des arts, le dessin s’est déposé en moi, et j’en ai fait le compagnon privilégié de mes sentiers. Aucune façon de tracer, c’est à-dire de tirer et de pousser, ne saurait être écartée ; aucune manière d’appliquer, des poudres aux solutions ne saurait être évincée ; aucun support, des papiers au sable des plages aux nids de feuilles des sous-bois ne saurait être ignoré.
Je dessine car le dessin est le chemin le plus court, paradoxalement sans détours ni détourages. Il est le chemin le plus court de la pensée à la main ou de la main à la pensée car cette main, dans un élan, rend à la pensée son dessin, pour reprendre ces mots d’Edmond Jabès :
Toujours cette image
De la main et du front,
De l’écrit rendu
À la pensée
Je dessine toujours d’après nature, toujours sur le motif, toujours avec le motif – à partir de la vie habitée pour rendre la vie habitable, alors s’imposent le paysage, le bouquet, la nature morte, le nu et leurs fragments.
Je me pose devant le motif car dans le motif se cache le dessin que je suis entrain de chercher. Il se pose sur la brèche, sur le regard qui s’occupe du sensible, et donc aussi du fragile. Du motif à l’émotif, je fais face aux histoires de mouvements et de troubles. Je fais bouger ; rappelez-vous, tirer-pousser dans un seul et même mouvement, en un mot : émouvoir. Et lorsqu’il est ornement, le motif se répète tout comme le trouble qui du plat de la main il faut écarter pour mieux apercevoir ou voir le fluide reflet.
Aux mains des météorologies, subissant, le carnet de dessin s’ouvre à moi qui feuille tournée après feuille tournée s’accorde merveilleusement avec l’écriture et la lecture ressassées ; les dessins des séries se suivent et se succèdent. Les séries obéissent à la respiration du ressac incessant du faire et du défaire ; de repentir en repentir, de renouvellement en renouvellement, de plaisir en plaisir se forme un monde de dessin. C’est ainsi qu’à chaque passage au travers du sas
du même tas, le tamis retient le grain du dessin. Je passe ainsi mon temps à agiter le tamis, petits mouvements qui composent, parfois délicatement, parfois furieusement, l’œuvre.
En guise d’inventaire :
séries en cours :
paysages du littoral – paysages de collines de la haute enfance – vagues – troncs –
trainées de poudre de doigt techniques :
crayon – graphite – pastel sec – pastel à l’huile – encre de chine
supports : papiers et cartons de petits ou moyens formats
Le dessin est à l’autre bout de la pensée, et à l’autre bout de la chose.
Les dessins sont les tâtonnements aveugles à travers le champ obscur de la blanche feuille de papier.
Philippe Haag

Patricia Feibel

Modeleuse de terre, Patricia se passionne pour les expressions de visages du bout du monde marqués par la vie qu’elle fait émerger de ses doigts pour voyager très loin

ArtByDo

Doris excelle dans la technique du pouring. Elle associe les couleurs avec brio .