Jisays

Par ailleurs photographe dans la communication et la publicité, c’est lorsque les bruits s’atténuent, que les ambiances se feutrent, lorsque l’odeur du bois humide ou de la mousse emplit l’air que je trouve les ressources et le matériel nécessaire à mes prises de vues. Tantôt en numérique, tantôt en argentique, peu importe la technique, l’objectif est de partager la poésie qui habite le monde qui nous entoure, de cultiver l’émerveillement qui invite à en prendre soins, de faire renaitre la curiosité enfantine par le déplacement des points de vue, par la douce perte de repere que peut nous offrir la nature.Imprimée sur un papier Fin Art choisi avec soin, l’image revêt une dimension et une profondeur particulière et se fait fenêtre sur un monde qui peut sembler étrange ou imaginaire, et qui pourtant est bien réel.

Charlotte Olivia Picard

Artisane bijoutière, Charlotte Olivia Picard crée des bijoux en argent 925, laiton et matériaux récupérés depuis 2018 à Strasbourg. Elle puise l’inspiration de son travail dans l’univers de la magie et de l’ésotérisme, dans les formes organiques et psychédéliques. Elle aime qu’un bijou soit réapproprié par la personne qui le porte, qu’il ait sa propre symbolique, un côté protecteur et rassurant. Chaque bijou est fabriqué de manière artisanale dans son atelier strasbourgeois, c’est pourquoi chacun d’entre eux, même issu du même modèle, sera différent, avec son charme et ses imperfections.

Marie-Aude Yesou

Naturaliste de formation, je suis particulièrement sensible à la beauté de la nature, sa diversité et sa fragilité que je cherche à retranscrire par différentes techniques : dessin, aquarelle, encre, peinture à l’huile ou à l’acrylique et plus récemment gravure (bois, lino, eaux fortes). Je travaille souvent sur le motif dans la nature et je reviens en atelier sur ces prises de notes et ces émotions en utilisant des techniques diverses et en m’en détachant parfois jusque l’abstraction.

Marie Wacker

Marie Wacker est comédienne et marionnettiste (diplôme de l’ESNAM à Charleville). Elle a joué dans des spectacles pour le théâtre contemporain et la marionnette.

Elle a fondé sa compagnie de théâtre d’ombres et d’objets Art.Kaïk. Compagnie en 2002 .Elle travaille avec le Théâtre Tohu-Bohu (théâtre d’objets, de marionnettes et d’effigies) depuis 2005. Elle met en place des lectures d’archives avec les Archives d’Alsace depuis 2019 dans divers lieux. Elle enseigne de la maternelle à l’université le théâtre, la marionnette et la lecture à haute voix et les arts plastiques associés à des spectacles de marionnettes. Elle a mis en place des animations pour le Musée des Rohan ainsi que pour le Musée de l’Oeuvre Notre Dame à Strasbourg.

Jean-Marc Nigon

Lorsqu’on demande à Jean-Marc Nigon de parler de son travail, il pousse un gros soupir et lève les yeux au ciel. « J’ai toujours peint ; au début avec un pinceau et de l’encre de Chine et depuis quelques années avec un Ipad. Par plaisir. Je peins des romans que j’aimerais qu’ils soient lus par le plus grand nombre, comme un écrivain écrit une fois un texte dupliqué des milliers ou des centaines de milliers de fois ».Au départ, toujours au même petit format sur du papier d’Arches, un trait noir dessine un visage, souvent sombre. Il découpe ses pinceaux aux ciseaux, afin que le trait soit aléatoire. C’est presque toujours le même geste et pourtant, à chaque fois, le hiatus se crée, ce n’est jamais la même chose. À la sortie de l’iPad en 2013, un autre monde s’ouvre. Ultrasensible, servi par de petits logiciels rudimentaires, il lui offre les mêmes plaisirs tactiles et tout un nouveau champ de possibles.Il a entre ses mains tout ce qu’il aime, la nervosité du trait, la profondeur des couleurs, la luminosité des transparences… Il invente ses propres pinceaux à partir de dessins, de photos de matières… qu’il crée aussi ou qu’il va chercher dans la nature, ses lectures.Face à ce petit objet, il peint partout, en toutes circonstances, avec une liberté jusqu’alors bridée. Un univers extraordinaire s’ouvre à lui, plein de couleurs et de modernité. Il s’approprie cet atelier portatif, porteur d’un nouveau projet artistique. Celui de s’inscrire dans une évolution des techniques de création et de diffusion de l’art.« Je peins, mais je me sens plus proche du graveur qui fait des pièces multiples, que du peintre qui fait des pièces uniques. Mon grand-père Paul était graveur et j’ai toujours vu des multiples aux murs dans ma famille. l’Ipad me permet de créer une estampe numérique unique que je peux tirer en un ou plusieurs exemplaires, chaque tirage étant unique lui aussi. Jusqu’à présent, avec les techniques classiques, les exemplaires se dégradaient au fur et à mesure des tirages, d’où leur numérotation. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas et la numérotation n’est plus nécessaire ».Le projet artistique de Jean-Marc Nigon est marqué par la technique utilisée, mais aussi et surtout par ce nouvel espace de diffusion, que l’œuvre unique ne permet qu’à une moindre échelle, le partage d’une œuvre. Cette modernité de moyens ne change rien à sa démarche créative, à sa passion, et au caractère artistique de ses estampes.Observateur aiguisé, Jean-Marc Nigon nous donne à voir une œuvre graphique très personnelle, empreinte de sérénité, et revendique une certaine recherche de l’harmonie et de la beauté. « Je m’intéresse à la vision brute, rudimentaire de l’humain, de la nature… et je rends ces matières organiques plus sophistiquée, tirées de mon imaginaire. En fin de compte, je ne sais pas si ça me plait mais ça n’a pas d’importance ; l’important, c’est l’autre ».

Liberio De Bastos

Liberio s’exprime au travers de différents médiums et a l’habitude de les combiner entre eux. Ceux-ci sont des plus variés de la gomme arabique, aux encres, des pastels aux huiles et autres. Il a ainsi développé des techniques mixtes propices à accompagner la phase de création. L’obtention des couleurs est également variée de l’utilisation de pigments bruts, brou de noix, graphite,…

Violaine Douarche

Je dessine en explorant différents mediums, de la peinture aux crayons de couleurs en passant par le dessin digital et en mêlant les techniques. Mes sujets de prédilections sont les humains, personnages que j’invente ou que je portraitise voire caricature selon le contexte. J’aime imaginer des personnages auxquels je prête une vie, un sentiment, un caractère. Mon inspiration me vient de mes observations, de ce que j’entends et de ce qui me touche. J’aime allier mon dessin à une petite narration pour que mon scénario inventé soit au mieux partagé et que chacun puisse se raconter sa petite histoire à partir de mes personnages. Mon univers peut être tour à tour poétique, tendre mais aussi drôle ou plus acerbe. J’aime aussi sculpter l’argile, plutôt de l’humain, des parties humaines ou quelque fois des animaux.

Rodérik Farny

Je m’intéresse aux situations qui nous font nous décaler. Je cherche à créer un état où il est possible de se surprendre soi-même. Dans ces scènes non officielles, faisant comme effraction dans l’ordre de la cité, je propose parfois à d’autres artistes de venir habiter des chorégraphies, des interactions. L’œuvre prend la forme d’une performance participative où les passants deviennent spectateurs, acteurs. L’œuvre leur est adressée et leur présence la rend parfois possible.Pour d’autres situations, c’est la sphère privée où je m’invite avec une caméra qui devient une partenaire capable de suivre l’improvisation issue d’un canevas que j’ai initié.Le lieu de l’atelier est une séance de montage, une recherche et création sonore, un trafic d’images, l’écriture de court métrage avant réalisation, des jeux entre bobines et outils numériques.

Silvi Simon

Silvi Simon développe ses recherches artistiques en faisant interagir différents éléments et outils.Les principaux sont l’optique, la lumière, la chimie et les illusions qu’elle observe et manipule dans différentes situations. Elle propose autant d’ installations, de performances, que de photographies et de films numériques ou argentiques. Pour ses derniers travaux elle a eu le plaisir de collaborer avec des chercheurs du CNRS et son quotidien au cœur de la foret la focalise sur de nouvelles observations et actions.

Céline Godié

Animée par le soucis du détail et d’un naturel mélancolique, la vie à l’orée de la forêt m’a amené à observer davantage la nature, ouvrir mes cinq sens comme pour me gorger de toute la beauté qui nous entoure. Mon travail n’est pas ancré, il évolue au gré d’explorations avec les matériaux que la nature a créés. Impressions végétales, tableaux naturels, aquarelles sont comme une ode à la nature. A côté de cela il y a la spontanéité et la simplicité de la joie de vivre enfantine qui me fascinent. Comme une porte vers un monde imaginaire, l’enfance a cela de particulier qu’elle convoque toute notre mémoire des sens. Depuis plus récemment, je fais résonner ces instants de vie et de découvertes en juxtaposant la nature et l’enfance dans des photographies que je brode comme pour tisser les souvenirs.