Role : artiste
Margaux Michel
Ma pratique pourrait être décrite comme une tentative de transposition de la dynamique propre au carnet de voyage, vers l’espace de la scène. Je piste, récolte, grave sur le papier l’instant T. Sur la page du carnet comme sur scène, différents espaces – temps cohabitent. Une pensée en voyage, qui invite à la rêverie, par la mise en mouvement des corps, des objets, des espaces. Depuis mon passage à l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, je conçois la scène comme la réunion du théâtre et des arts plastiques. Au sein du Laboratoire d’Etude du Mouvement de cette même école, j’avais pris goût à l’exploration des dynamiques de l’espace par mon corps en jeu, et ses interactions avec des corps autres : objets, personnes, environnements. Traduire les dynamiques du mouvement en atelier, par la création plastique était pour moi un exercice aussi évident que ludique. Aujourd’hui dans mon travail, je me place dans la démarche d’artiste-enquêtrice. Ma pratique est marquée par un intérêt pour des dispositifs qui repensent les rapports entre l’œuvre et le public, entre créateur.rice.s et participant.e.s. J’aime mettre nos corps et ceux de nos interlocuteur.rice.s en mouvement, et penser des dispositifs de rencontre singuliers. En parallèle de mon activité de metteuse en scène et scénographe, je pratique le dessin, l’aquarelle et la gravure au travers de carnets de voyage et illustrations. Souvent réalisés en série, ces travaux traduisent des recherches sur l’espace et le temps. La scène prend des allures de carnet de voyage et l’espace du livre devient scène.
Anne Hudelot
Achille Kempf
Hélène Cottet
Je suis née à Paris, là où j’ai commencé mes études et ma recherche picturale. J’ai ensuite été diplômée en 2018 des Arts Décoratifs de Strasbourg où je réside et où je crée dans les ateliers de la ville de Strasbourg, au Bastion XIV. Mes toiles représentent des visages rêveurs et des corps expansifs suspendus dans des espaces vides et neutres. En m’inspirant des figures sociales que je rencontre, à travers mon art, je m’engage dans une exploration visuelle du corps humain et de nos rôles sociétaux, posant des questions évocatrices.
Au-dehors de mon atelier, je contribue à la scène artistique locale de Strasbourg, en co-organisant des expositions pour présenter et promouvoir mes camarades artistes.
Rejoignez-nous pour découvrir un monde enchanteur, où l’esthétique onirique se mêle à un commentaire profond sur l’existence humaine.
Vladimyyr
Jeanne Tocqueville
Si le paysage est le principal sujet de mes dessins, il est un prétexte pour y intégrer une subjectivité, une émotion, une expérience pour prendre à parti celui ou celle qui l’observe.
Il est question de s’interroger sur la subjectivité et les ressentis de chacun.e face à des ambiances sensorielles plus qu’à des représentations précises. Quand commence le processus de narration, pourquoi se raconte-t-on des histoires ? Quels souvenirs, expériences, émotions une image fait-elle naître chez chacun.e de nous, comment s’en empare-t-on sous le prisme de notre vécu personnel ? Qu’est-ce qui ressort de la mise en regard de ces différentes lectures d’une image? Quel est notre rapport aux espaces dans lesquels nous évoluons ? Quels sont leurs impacts sur nous, et à l’inverse, quel impact avons-nous sur les espaces que nous traversons ?
Anne-Lise Mary
Anne-Lise Mary est une artiste brodeuse installée à Strasbourg depuis 2018.
Son univers s’épanouit dans le geste, la matière et la patience du fil. La broderie s’est imposée comme une évidence, un langage où chaque point devient une empreinte, une résonance entre tradition et expression contemporaine.
Curieuse d’explorer les chemins du savoir-faire, elle a voulu s’imprégner des techniques anciennes tout en cherchant à les détourner, à les réinventer. À travers des formations et des rencontres, elle a affiné son regard et sa main, absorbant les récits de la broderie pour mieux les transformer.
Son travail s’inscrit dans une démarche de dialogue entre l’artisanat et la création artistique. Collaborant avec des créateurs et développant ses propres explorations, elle cherche à sublimer le textile, à lui donner une profondeur nouvelle, une charge émotionnelle où passé et présent se tissent en harmonie.
Alexandra Gerber
Ma pratique s’étend aux champs élargis de la conscience (pratique de soins chamaniques) et à la mycologie (en particulier les polypores). La matière première de mes sculptures est issue du vivant (sculpture sur bois de masques et totems, créatures en laine, champignon, assemblage d’os, de plumes, de crânes…) mais je réalise aussi des peintures, dessins, films, romans, poèmes …Tous nés dans un état de transe. J’obéis à la pulsion d’aller vers de nouveaux territoires, puis vient une étape de digestion, croisement, mélange pour en faire des « oeuvres ». Exploratrice, touche à tout, me ramifiant sans cesse en absorbant tout ce qui trouve sur mon passage, j’ai découvert que je fonctionnais comme du mycélium, me ramifiant sans cesse. On peut appeler ça de l’art mycélien, ou fongique… Chaque projet se nourrit du substrat de l’autre, pour évoluer constamment.
