L’Univers de Bibi
Travail / technique :
Pour la peinture, Bibi utilise de l’acrylique, et certains médiums ou objets divers pour des collages. Pour les volumes, il s’agit de papier-mâché sur des armatures variées (fil de fer, grillage, cartons, polystyrène), de peinture acrylique, et parfois de matériaux ou objets divers pour agrémenter. Pour le dessin ou les illustrations, cela varie des crayons à l’aquarelle en passant par les feutres. Quant au style, Bibi se laisse guider selon l’humeur et les thématiques du moment. Même si la technique plus académique ne lui fait pas peur, Bibi a tout de même une petite préférence pour un univers plus fantastique ou onirique dans lequel une pointe d’humour est toujours bienvenue.
Sculpture…
Des personnages grandeur nature :
Des personnes d’âge et de corpulence différents, dans une pose simple, naturelle, et finalement révélatrice du caractère de chacun, une attitude, un instant, juste un instant arrêté, une image. Un rapport au temps où l’immobilité des sculptures est affectés en continu par un mouvement possible, dans la précarité de l’équilibre.
Réussir à capter la personne telle qu’elle est avec ses rondeurs, ses défaut, s’éloigner du canon de beauté, mais plutôt toucher l’âme, comme le «So» vieux terme japonais qui désigne les choses telles qu’elles sont.
L’art indissociable de la vie réelle !
Hors champs :
S’inspirer d’un tableau pour montrer le personnage en grandeur nature, faire disparaître le cadre.
Alice Rochette est designeuse. Elle travaille actuellement sur un corpus d’objets liés à la cuisine, notamment pour envisager de définir ce que pourrait être une production territoriale. De cette manière elle explore le travail du bambou, de la teinture naturelle et de la conception de couverts et contenants en pâte à pain.
Dans mon travail, je m’intéresse à la peau, terre de contact entre le moi et l’environnement. L’endroit où nos émotions affleurent et où la vie s’inscrit à sa surface. La peau garde une trace. Il en va de même pour le papier, un matériau qui se déploie sous plusieurs formats dans mon travail.
Depuis 2019, en parallèle de mon travail de dessin, je développe une pratique murale. Je cherche à répondre de manière sensible à l’espace, et propose des muraux spécifiques aux lieux qui m’accueillent. Le dessin, la peinture et l’architecture se rencontrent.
Dans mon processus de travail, la couleur, touche, démange, caresse. Entre frottement et brossage, les couleurs s’entremêlent, formant une peau sur le papier.
Depuis plusieurs années je développe un travail sous différentes formes en résonance au paysage des Vosges ou plutôt en son contact, sur des chemins coutumiers parcourus depuis des années, du carnet de croquis aux plaques de zinc transportés sur des lieux hantés par des personnes familières. Mais aussi j’ai ce besoin d’un contact régulier avec le spectacle vivant, dessiner durant les répétitions ou graver sur scène, d’où résultent ces suites de dessins et de gravures aux formes fugitives et aux espaces éphémères.
Ce va et vient entre l’extérieur et l’intérieur, ces plaques de métal, de bois, de cuir, dessinées « sur le vif » je les rapporte précieusement à l’atelier afin de les transformer en leur faisant subir des morsures, des découpes, en les creusant ou les éraflant, puis j’ai la surprise de leurs révélations à l’impression.
Ainsi le week-end des Ateliers Ouverts sera le moment pour mettre en dialogue ces deux cheminements en reliant des travaux récents aux plus anciens.
Klára Čermáková s’exprime principalement à travers les arts graphiques, la sculpture et l’installation. À la frontière entre le naturel et l’artificiel, l’art et la science, son projet de recherche actuel intitulé Hands (and other products of labor) s’appuie sur la pensée de Marx et Engels autour du rôle du travail et interroge la relation du corps à son environnement et à la technologie.
À travers ses recherches autour de l’outil-main, l’artiste interroge les limites du travail contemporain et les capacités d’adaptation physique et physiologique du corps humain. Envisageant sa pratique comme un mode de communication qui valorise la cognition imaginative et empathique, Klára Čermáková signale l’usage excessif de la pensée rationnelle conduisant à notre incapacité à percevoir réellement notre environnement.
Issus de la fusion entre des parties anatomiques et des formes d’outils utilisés par l’homme, les objets hybrides et haptiques produits par l’artiste sont élaborés dans une économie durable (matériaux naturels, résiduels, recyclés ou déchets) et invitent à l’expérience sensorielle.
-Y- est un duo de commissaire-artiste constitué de Julie Laymond (fondatrice de l’association d’art contemporain Co-op) et Ilazki de Portuondo (artiste). Le Duo -Y- explore la relation entre l’art contemporain et les pratiques séculaires de magie pour révéler des récits occultés de l’histoire écrite.
Dans leur travail conjoint, elles prennent le parti de reconnaître les faits et figures légendaires comme une substance vivante, reflétant une réalité émotionnelle atemporelle. C’est ainsi qu’elles s’engagent dans des investigations où l’irrationnel se structure et entre en résonance avec des faits ou contextes historiques. Elles envisagent le champ de la création en y intégrant les techniques de sourcellerie, d’où le choix de la lettre Y pour leur duo qui est l’idéogramme des baguettes de sourcièr.e. Le duo cherche dans les profondeurs temporelles des lieux les blocages émotionnels qui font dérailler le temps et créent des répétitions historiques. Selon elles, « l’art est autant un objet de production de pensée qu’un producteur d’expérience esthétique » (Duo -Y- / Texte de présentation Karine Mathieu – commissaire et directrice de l’espace d’art départemental MEMENTO.)
Ma vision est de toucher et d’inspirer les gens avec mon art à la fois dynamique et réduit à l’essentiel. Je m’intéresse aussi bien aux thèmes abstraits et géométriques « intemporels » qu’à l’abstraction de thèmes actuels. Pour ce faire, j’associe des contraires comme l’immobilité & le mouvement et je combine des formes avec des couleurs et des lignes dans un esprit ludique et vivant.
En outre, je travaille actuellement sur le lien entre l’écriture et l’image écrite. C’est ainsi que des structures d’écriture deviennent des formes géométriques d’écriture. J’associe souvent des poèmes à des structures circulaires, qui sont liées à la polarité entre condensation et dissolution, entre concentration de la forme et de l’espace.
Konzeption von Möbeln als elementares Ereignignis von Form, Farbe, Bewegung im Dienste der Funktion.
Conception du mobilier comme événement élémentaire de forme, de couleur et de mouvement au service de la fonction.