Jacques Muhlenbach

Tableaux

« Tableaux » est une série de quatre polyptyques constitués chacun d’une trentaine d’images photographiques.

Tableau :
(1355, « toile pour peinture »). Œuvre picturale exécutée sur un support rigide et autonome.
Tableau à plusieurs volets, V. Diptyque, triptyque, Polyptyque. Tableau sur bois, toile, carton, isorel, etc.
Tableau peint à l’huile, à la gouache, au pastel. (Dictionnaire « Petit Robert).
A la définition du Petit Robert on pourrait rajouter que pour beaucoup, le tableau se complète d’un cadre qui peut avoir un rôle protecteur, de limite, mais surtout un rôle de mise en évidence.
La série « Tableaux » pose la question de la nature de l’image photographique.

Elle est une accumulation de paradoxes :
– Les cadres sont présents, mais ils encadrent quoi ? Une peinture à l’huile, une gouache, un pastel ?
Non, ils encadrent des images photographiques.
– On s’attend à ce qu’une photographie représente la réalité figurative ; c’est le propre de la photographie pour la majorité d’entre nous. Ici les photos sont abstraites, issues d’un filé, d’une mauvaise mise au point, d’un tremblement intempestif de l’opérateur, etc.

– On admet de nos jour qu’une peinture soit abstraite et non plus figurative. Mais une photo ?
– Ici, la préoccupation de l’auteur n’est pas la ressemblance, mais la simple juxtaposition de formes colorées, l’organisation de l’espace de l’image et la lumière. La peinture nous y avait habitué.

– La plupart des peintures abstraites ne sont plus encadrées. Elles sont en contact direct avec l’environnement mural qui la met en évidence. Plus d’isolement. Ici les photographies le sont.
– La présentation, quant à elle, se veut muséale. Non pas muséale comme de nos jours où l’on isole les images pour qu’elles ne soient pas altérées par sa ou ses voisines, mais comme au XIX ème siècle où il était courant d’accumuler.

Tableaux ou pas ?

Frédérique Stoltz

Je suis née et j’ai grandi à Colmar avec pour environnement familial une grand mère couturière et une mère passionnée d’art textile.

Après un Bac Littéraire avec option en Arts plastiques, c’est tout naturellement que j’ai poursuivi mes études universitaires dans ce domaine et obtenu une licence en Arts Plastiques à la faculté de Strasbourg.

Quelques années plus tard, j’ai également obtenu un Diplôme Universitaire en

Théologie. Je crée mon entreprise Mademoiselle d’Ange en 2007 et me dédie exclusivement à la création de bijoux textiles.

J’adhère à la Fédération des Métiers d’Art d’Alsace (FREMAA) en 2014.

Depuis 2019, ma pratique artistique se développe sous la forme de sculptures textiles (tableaux et objets).

Franziska Statkus

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Claudia Schmid

Ganz ähnlich wie beim Träumen verarbeite ich mit meinen Bildern Dinge, die im Unterbewussten stattfinden. So beginnt oft der Weg zu einem Bild mit einem “Doodle”das ich in ein Notizbuch gekritzelt habe. Diese dann weiterzuentwickeln, ohne dabei die Qualität dessen zu verlieren, was so unbewusst entstanden war, darin besteht für mich die Herausforderung.

Die Wesen in meinen Bildern erzählen etwas. Oft werde ich gefragt, ob sie Illustrationen für eine Geschichte sind. Nein, die Bilder selber sind die Geschichten, deshalb könnte man sagen, was ich mache ist narrative Kunst.

Die Einflüsse aus der frühen Kindheit prägen auch heute noch meine Zeichnungen: Comics, Cartoons, Basler Fasnacht, Kinderbücher und Tanz. Später, während einem 3 Jährigen Aufenthalt in Java, kamen noch die Indonesischen Schattenspiele dazu.

Für viele Jahre war der Rapidograph Stift mein bevorzugtes Zeichenutensil. Heute wird er nicht mehr hergestellt, was mit ein Grund war, meine Technik auszuweiten. Nun zeichne und male ich mit Tinte, Ölkreiden, Acrylfarben und Kohlestift.

In meinen Bildern finden sich Menschliche Tiere und “Tierliche” Menschen sowie Fabelwesen. Manchmal sind sie alleine, öfters finden sie einander. Was sich bei den Begegnungen abspielt ist mysteriös und kann verschieden interpretiert werden. Die Bilder können einen in eine spielerisch, absurde oder melancholisch und verträumte Welt ziehen.

Neben den Zeichnungen werde ich an den Ateliers Ouvertes auch Bücher, genähte Figuren, Postkarten und bemalte Objekte ausstellen.

Ejoo Seo

Garder les matériaux et les utiliser quand on en sent le besoin… Est-ce que cela ne ressemble pas au principe de la fermentation ? Laisser mûrir un certain temps et trouver le moment où ils sont le plus vivants… Peut-être que ce temps de fermentation les valorise. Le fait de dépasser leur usage primaire montre une grande énergie, au-delà du décoratif et de la pompe… De fait, la fermentation peut être considérée comme une étape dans le processus de création. Une étape où les choses progressent sans que l’artiste agisse. En ce sens, les phases de doutes sont le contraire : l’activité cérébrale de l’artiste est au maximum et le travail n’avance pas.

Kim Detraux

Kim Détraux est diplômée des Beaux-Arts de Metz en octobre 2020. Elle travaille dans l’atelier de Bo Filarsky dans lequel elle découvre la céramique, en particulier le tour. Elle partage ensuite un atelier à Bliiida en compagnie de Marine Couderc et de Marie Donois Steib, deux céramistes avec qui elles montent l’Échelle atelier-galerie à Metz. Un atelier dédié principalement à la céramique, où elles y animent des cours et où elles exposent régulièrement leurs travaux. À côté de cette pratique, Kim Détraux développe des projets collectifs à dimensions variables où elle fabrique des contenants et cuisine des mets afin de mener des repas performatifs où elle invite les personnes à manger dans ses créations. Elle cherche à transformer le moment du repas en une expérience sensorielle et gustative. La manière de s’alimenter est au centre de ses recherches, qu’elle développe dans le cadre d’expositions et de résidences, en compagnie de Carolina Fonseca et de Jeanne Étienne. Ensemble, elles explorent la mise en jeu du moment du repas en complicité avec deux danseuses et chorégraphes Nathalie Bonafé et Sarah Grandjean.

Dans son travail de la céramique, Kim Détraux explore l’utilisation de terres qu’elle récolte et elle grave des dessins sur ces céramique. Elle invente de nouvelles mythologies à partir de chimères, qu’elle met en scène dans des moments de parades, de cuisine, de cueillette. Elle travaille actuellement au LED à Thionville.

Manuel Zenner

Manuel Zenner est artiste pluri-disciplinaire, il explore, l’objet livre, le dessin de signes, le graphisme, l’installation, la fabrication d’outils et la performance.
Depuis 2011, l’objet technologique et le langage sont au coeur de ses préoccupations en tant que dispositifs de lien, de traduction et de création.
Il oscille allègrement entre pratiques collectives graphiques et sonores et inventions d’outils technologiques pour les mains et les oreilles dans le cadre de projets mobilisant l’invention de signes, de dispositifs et d’outils sonores et visuels restitués au sein de performances, d’expositions, de livre jeunesse, d’affiches, d’éditions et de supports cassette.

Davy Toussaint

Dans sa pratique, Davy explore la mémoire comme un territoire mouvant, où souvenirs et vérités vacillent sous l’effet d’altérations et de destructions, le guidant vers des formes paradoxales et métissées.  La notion d’origine occupe une place centrale dans son travail. Il interroge la véracité des souvenirs et leur réminiscence en explorant divers médiums, tels que la sculpture, le dessin ou encore la performance. L’engagement social constitue également une valeur essentielle qu’il défend à travers des créations mêlant humour et satire politique.

 

 

Nicolas Pasquereau

Navigateur éveillé dans l’ordinaire, prospecteur invétéré, Nicolas Pasquereau est un œuvrier*. Il tente d’imaginer, de construire et d’insuffler un monde plus frugal & solidaire .
Aujourd’hui, Nicolas cherche à partager une vision du sensible qui tente à r-éveiller les regards, inviter et évoquer les émotions, apporter l’éclat pour faire ré-agir.
Il partage son énergie, son savoir-faire, ses rêves et ses connaissances avec des associations, des coopératives, des collectivités, des collectifs, des œuvrières & œuvriers, des designheureuses graphiques, des bricoleu·z , des voisi󳜡s …