Cécile Espinasse

Cécile Espinasse est une artiste plasticienne, culinaire, et designer sociale. Diplômée en 2019 de la Design Academy Eindhoven au Pays-bas et lauréate du Social Design Talent Award la même année, puis certifiée en 2025 du Centre de formations des artistes plasticiens intervenants de la Haute Ecole des Arts du Rhin à Strasbourg, elle engage sa pratique dans le milieu médico-social. Son travail est porté par les questions suivantes:
->La rencontre, qui est à l’origine et qui guide sa recherche artistique. C’est l’immersion dans un contexte particulier, la rencontre avec les personnes qui l’habitent et le partage d’un petit bout de leur quotidien qui élargit son horizon et la met au travail. Elle cherche à créer des connexions partielles, qui permettent de faire ensemble, tout en gardant entières les différences.
->La relation de soin et la valorisation des expressions de chaque être vivant dans sa façon propre d’être au monde. Quelles sont les conditions qui le permettent, ou l’empêchent ?
->Et le plaisir (l’émerveillement), qu’elle cherche à réactiver dans le quotidien. Qu’est ce qui nous garde vivant?
Ses outils sont principalement la cuisine et la nourriture qui lui permettent avant tout de créer du lien mais aussi de jouer avec tout les sens et de mettre le corps à l’honneur lors de la fabrication ou la dégustation des plats ; et la presse à imprimer, pour garder trace ou donner à voir autrement, et pour le plaisir de la transformation et la surprise sans cesse renouvelée lorsqu’on soulève le papier et qu’on découvre le tirage.
Récemment équipée (avec l’aide de la Région Grand Est) d’un « cabinet d’explorations plastiques et culinaires » mobile -une remorque vélo qui se déploie- elle peut désormais proposer des interventions au plus près des publics, directement dans la rue ou chez des partenaires.

Léa Chemarin

Léa Chemarin est designeuse graphique, dessinatrice et artiste,  elle vit et travaille à Strasbourg. Elle accompagne de petites structures (labels, festivals, associations, centres socioculturels), des artistes, des entreprises et des institutions, pour qui elle conçoit des affiches, des identités visuelles, des livres, de la signalétique, de l’illustration et des objets plus hybrides.  Dans ses recherches, elle s’interroge sur les moyens (formels ou informels) dont elle dispose en tant que graphiste ; ses outils, ses formes potentielles de travail, ses formes de production et la notion d’attention. Explorer ce dernier terme lui permet d’entrevoir un milieu dans lequel graphisme et écologie* peuvent se rencontrer. C’est sur ce terrain qu’elle s’empare de la question de l’habitation, un lieu où elle mène des enquêtes poétiques et explore des formes de « vies habitantes » possibles et rêvées. Elle collabore avec d’autres artistes, et appréhende les publications comme des lieux graphiques conviviaux, des espaces de cohabitation. Son travail se construit à travers les qualités intrinsèques des matériaux, par traces et maladresses bienvenues, par amitiés, par goût du jeu et des combinaisons.  Elle enseigne également auprès d’étudiant·es en design graphique à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA) de Strasbourg, où elle transmet ses compétences de graphiste et de sérigraphe.

Guillaume Chauchat

Arrivé aux Ateliers bois de la COOP en octobre 2023,
Guillaume Chauchat s’y attelle à explorer de nouvelles pistes.
Un axe principal : faire dialoguer le dessin et le volume dans l’espace.
Il profite également de la proximité d’artistes et de structures avec lesquels il poursuit ses expérimentations  :
Manuel Zenner, graphiste avec lequel il travaille depuis plusieurs années sur ses livres et avec lequel il partage son nouvel atelier :
Je me suis caché, éd. Albin Michel Jeunesse
Un lisou, éd. Biscoto
La Flaque d’eau Bleue, éd. La Partie…
et d’autres à paraître,
Emmanuelle Giora, céramiste avec laquelle il partage ses préoccupations de dessin et de volume, pour donner naissance tant à des objets utilitaires décorés que des modelages inutilitaires.
Gargarismes, et son éditeur Pierre Faedi, qui continue de bien vouloir donner naissance à des livres étranges.
BOOMSHAKALAKA
Trois petits livres …
et d’autres à paraître,
Les éditions 2024, qui après avoir publié son premier livre il y a onze ans remettent le couvert avec la sortie de Je suis un Américain, en avril 2024
Il se passe des choses T.1, T.2, T.3
Fesse
Vu, lu (collectif)
Le Roi de la lune T.1, T.2, de Donatien Mary et Bérengère Cornut (lettrage)
et d’autres rencontres à paraître…

Gauthier Déplaude

Gauthier Déplaude explore les dimensions électriques de notre environnement quotidien au travers de recherches visuelles et sonores. Le point de départ de son travail est l’émerveillement et l’émotion face aux objets techniques, dans leur singularité, leur imperfection, leur fragilité.

Il invente et fabrique des outils qui les détachent de leurs contraintes fonctionnelles et les invitent à s’exprimer au-delà.

Ses champs d’intérêts esthétiques sont à la convergence du son, de la lumière et du mouvement.

Salomé Garraud

Diplômée de la HEAR à Strasbourg, mon travail se développe principalement par la pratique de l’illustration et du dessin. Au fur et à mesure, j’affine et réinvente mon langage visuel, composé principalement de couches de crayons de couleurs, au travers desquelles je laisse différentes interprétations ouvertes et la possibilité pour le spectateur de se raconter sa propre histoire.  Dans mes travaux, la représentation d’une nature idéalisée prend une grande importance. Les végétaux, la mer et surtout le ciel se déclinent, de manière orageuse, étoilée ou brumeuse, et se mêlent aux personnages représentés pour évoquer le temps qui passe, la solitude ou une douce mélancolie. Le rapport au corps, à la mutation et la métamorphose est également au centre de ce que j’aime représenter.  Je pratique principalement le crayon pour le rapport au temps long qu’il permet de trouver dans la création : une image se construit au fur et à mesure, lentement, morceau après morceau. Je cherche toujours à donner du temps à mes images, à les rendre précieuses et uniques à la recherche d’une manière de crayonner qui me semble parfois plus juste qu’une autre. J’aime jouer sur la délicatesse de certains traits qui se devinent plus qu’ils ne se voient parfois, à l’image de la sensibilité que j’essaye de percevoir, archiver et transmettre à travers mes dessins.  Le choix de couleurs pastels me permet de réaliser des tracés subtils, parfois presque invisibles, à l’instar des traits ou des aplats de crayons gommés que je conserve. Ils me permettent parfois, en heureux accidents, de trouver une nouvelle superposition de couleurs plus intéressante que la précédente, ou alors ils apparaissent discrètement dans l’ensemble du dessin, selon l’angle avec lequel on les observe. Je tente avec le temps, de garder toute la poésie de ces soit disantes ratures, ces « anomalies » de traits, discrètes, mais bien là, telles des fantômes de papier, une interprétation qui me plaît tant elle convient à ma façon d’envisager mes images.  En effet, si j’ai toujours choisi le dessin comme technique artistique de prédilection, c’est parce qu’il a toujours été pour moi une langue à part entière, une forme de poésie, une façon d’exprimer des sentiments enfouis, qui se gâteraient peut-être si on essayait de les décrire autrement.  Actuellement, je travaille à des projets d’éditions d’albums illustrés, de séries d’estampes et de dessins et de recueils de textes.