John Caldera

Après avoir eux une longue discussion avec les peuples des animaux de la forêt des hautes Vosges

Cultiver le Cosmos

Johanna Leguay cultive de manière respectueuse les plantes à couleurs dites plantes tinctoriales, qu’elle transforme ensuite en pigments végétaux et aquarelles sous le projet Cultiver le Cosmos.
Désirant faire converger monde agricole, artistique et artisanal, elle rejoint au printemps 2022 les ateliers partagés de la Drêche. En 2023, elle a commencé à explorer avec Maria Luchankina la création d’encres végétales pour la sérigraphie (ateliers Transforme les fleurs en couleurs, septembre 2023). En parallèle, elle poursuit un travail d’inventaire des couleurs des végétaux qu’elle croise ici ou là (teinture végétale, pigments).

Marguerite Caillot

Dans ma pratique, il me plaît d’interroger le signe à travers le mouvement, le geste et l’amplitude. Le travail de la ligne m’envoute ; courbes, plis, boucles, volutes, avec lui je m’empare spontanément des thèmes du Corps et de l’Intime et du Rapport à l’Autre.
Je vois le corps comme un inventaire de signes et de matières, de pleins et de creux… Je vois la ligne et le dessin automatique comme le moteur d’une création libérée d’attentes. Mêler lâcher prise et précision pour faire parler le corps et les émotions.

Lisa Colicchio

Depuis quelques années, je travaille autour des thèmes de la maison, du chez-soi et surtout des abris, ceux qu’on a choisi de se fabriquer après une tempête, un incendie ou un cœur brisé. Ceux dans lesquels on rentre se réfugier parce qu’ils sont doux, familiers et confortables.

J’ai d’abord beaucoup représenté des accidents, des incidents et incendies qui venaient détruire ces foyers, ou simplement les perturber. Après ces destructions, il fallait donc fabriquer des abris, que j’ai représentés d’abord avec des techniques de peinture et de dessin, puis de gravure, pour pouvoir les multiplier presque à l’infini. 

À force d’en représenter, ma conception de l’abri a évolué : ils étaient d’abord très fermés, dépourvus de portes ou de fenêtres et même parfois sous cloche pour se protéger de l’extérieur, risquant de devenir des prisons. 

Par la suite, ils se sont ouverts et parés d’accessoires pour pouvoir y aller et venir à guise, jusqu’à s’ouvrir complètement sur le monde qui les entoure.

Évidemment, j’ai appris à considérer ces abris comme l’expression de mon « foyer intérieur », de la façon dont je me place dans le monde, comment je matérialise mon intériorité et son rapport avec l’extérieur : le réel, le concret et les autres. J’aime beaucoup la façon dont les femmes-maisons de Louise Bourgeois font du « soi » une construction dans laquelle on peut s’abriter.

Souvent, les abris que je crée sont littéralement des représentations de maisons, de cabanes, etc.   ; parfois, c’est un souvenir doux et agréable qui me sert d’abri, alors je me sers de photos pour construire une peinture, un dessin ou une gravure qui représente un lieu ou un moment qui m’a entourée de douceur. 

En ce qui concerne les techniques de gravure, j’essaie toujours d’expérimenter pour aller au bout de ce qu’une technique peut apporter à mon travail. J’aime beaucoup jouer avec les différentes textures, les jeux de superpositions de couleurs, les nombreux niveaux de détails que la technique que je choisis peut apporter à mon image.

Ludmilla Cerveny

Ludmilla Cerveny présente un extrait de « Elles cultivent », une série de 80 photographies couleurs et noires et blanches, 8 schémas-constellations, 5 textes et 1 livre. « L’envie m’est venue de porter mon regard sur quatre productrices locales qui agissent sur leur paysage, qui ont des rêves mais qui œuvrent avant tout dans le concret, le palpable, le vivant. Si cultiver la terre parait faire partie des gestes les plus archaïques, il n’en est pas moins d’actualité et surtout politique. Or cultiver et prendre soin sont inséparables. »

Cidrerie de la Huppe

La cidrerie de La Huppe devient l atelier pop up le temps des deux week-ends des deux artistes de l’atelier 12 de Guebwiller. À la Belle Epoque, Soultzmatt était surnommée « le Petit Paris ». C’est à cette période que ce lieu était une salle de danse où se retrouvaient la clientèle régionale, suisse et allemande.

Claude Bernhart

L’atelier se situe dans un ancien quartier de maraîchers, le faubourg de Pierre, qui fut entièrement détruit lors de la guerre de 1870 contre les Prussiens. Par la suite s’y installèrent de nombreux artisans et commerçants. Au 36 fut bâti en fond de cour l’atelier d’une menuiserie, exploitée jusque dans les années 1970. Le lieu fut ensuite un peu désert, en tout cas sans destination précise. En 1990 j’eus l’opportunité d’en faire mon atelier, et ce grand espace me permit dès lors de travailler en toute liberté sur de grands formats, et dans le calme au milieu de la ville. J’y travaille seul, et il m’arrive d’y exposer et aussi d’y inviter d’autres artistes.

Klára Čermáková

Klára Čermáková s’exprime principalement à travers les arts graphiques, la sculpture et l’installation. À la frontière entre le naturel et l’artificiel, l’art et la science, son projet de recherche actuel intitulé Hands (and other products of labor) s’appuie sur la pensée de Marx et Engels autour du rôle du travail et interroge la relation du corps à son environnement et à la technologie.

À travers ses recherches autour de l’outil-main, l’artiste interroge les limites du travail contemporain et les capacités d’adaptation physique et physiologique du corps humain. Envisageant sa pratique comme un mode de communication qui valorise la cognition imaginative et empathique, Klára Čermáková signale l’usage excessif de la pensée rationnelle conduisant à notre incapacité à percevoir réellement notre environnement.

Issus de la fusion entre des parties anatomiques et des formes d’outils utilisés par l’homme, les objets hybrides et haptiques produits par l’artiste sont élaborés dans une économie durable (matériaux naturels, résiduels, recyclés ou déchets) et invitent à l’expérience sensorielle.

Crepuscule.studio

Les luminaires de Yoann Favre sous le nom crepuscule.studio allient la légèreté du bois aux qualités optiques du verre pour proposer des produits uniques créant une atmosphère des plus chaleureuses. Une délicate harmonie de reflets est créée par l’utilisation détournée de nuages de… pipettes pasteur !

Les créations crepuscule.studio vont de la simple lampe de chevet jusqu’aux compositions majestueuses taillées sur mesure pour un lieu. Les créations sont fabriquées à la main, en ayant toujours à l’esprit une sobriété quant à leur impact sur l’environnement. Les couleurs et matières sont travaillées pour s’accorder dans chaque intérieur avec élégance, en lui ajoutant une note unique.

Les réalisations sont manufacturées avec soin dans les ateliers de la Fabrique, à Strasbourg. Les dessins et l’assemblage des lampes sont effectués dans les locaux de la Maison Rose, tiers-lieu artistique et culturel de Strasbourg. Les échanges de savoirs dans ces lieux sont une composante cruciale pour crepuscule.studio afin garder un style toujours plus unique.

La qualité d’Artisan d’Art de crepuscule.studio est reconnue depuis 2017 par la Chambre de Métiers et d’Artisanat. La région s’est aussi engagée pour soutenir ce projet en 2021 avec l’attribution de la bourse « Entrepreneuriat des Jeunes » par la région Grand-Est.

Venez découvrir les créations crepuscule.studio de Yoann Favre lors des ateliers ouverts à la Maison Rose. Une animation autour des couleurs et matières d’un luminaire dans un espace avec le rendu réaliste sera proposée lors des ateliers ouverts.

Olivier Charpentier

Autodidacte, j’ai un parcours technique, industriel, et depuis toujours je «bricole» avec des objets récupérés, avec cette idée de ne pas gaspiller, de recycler et de réutiliser. Mais dans tous ces objets destinés à la ferraille, et à être refondus, on y voit parfois des formes qui en inspirent d’autres. C’est la raison pour laquelle mes creations sont essentiellement en metal recyclé, outils abandonnés, inutilisés auxquels une nouvelle vie est donnée sans trop dénaturer leur aspect premier, ensuite une patine rouillée est appliquée ainsi qu’une finition vernie ou à la cire d’abeille. Chaque pièce faite à la main est unique, ces « déchets » vont vers une seconde vie et une nouvelle histoire.