Camenisch et Vetsch

« Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années à des installations vidéo qui emplissent l’espace et qui ont le potentiel de redessiner l’architecture environnante et de transformer la structure fixe en quelque chose de mouvant.

Conçues en boucles, ce ne sont pas des narrations avec un début et une fin.D’une part, il peut s’agir de formes abstraites qui sillonnent les murs de la salle et qui ont la capacité de souligner l’horizontalité d’une construction; d’autre part, ce sont des enregistrementsvidéod’événements naturels réels, quipar leur superposition et leur mouvement, atteignent de nouveau un haut degré d’abstraction.

Mais toutes ses œuvres vidéo semblent avoir un point commun : la réduction de l’image projetée, répétitive, est mise en contraste avec une étonnante poésie du vécu… Une vibration, parfois calme et parfois plus forte, indéfinie dans sa forme exacte, un facteur perturbateur doux.

Les installations vidéo de Camenisch et Vetsch se comportent exactement de la même manière, un picotement et un bruit visuel qui s’insinuentdans le corps, et continuent à persister même lorsqu’on a quitté la pièce depuis longtemps.

Même si leurs œuvres semblent souvent très conceptuelles, les artistes Christine Camenisch et Johannes Vetsch se distinguent toujours en développant leurs installations sur place, dans l’espace, et en rendant visible cet effet qui ne peut être que deviné sur l’écran, dans les maquettes et dans les visualisations. » Ines Goldbach, KunsthausBaselland

 

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Crève-Cœur

Je suis Ana McKeir, tatoueuse et illustratrice et Crève-Cœur est mon atelier à domicile, ainsi que mon studio de tatouage privé, situé juste à deux pas de la médiathèque Ouest, à Lingolsheim. Situé au rez-de chaussée d’une maison des années 30 dont le papier peint est aussi remarquable que vieillot, il permet de visiter mon lieu de travail en même temps que mon lieu de vie, qui est chargé de livres, d’objets, de motifs et d’images que j’aime et qui font mes influences. J’y travaille seule, et j’y ai déjà exposé en 2019 à l’occasion de l’ouverture de mon salon de tatouage. Le lieu est composé de trois parties : l’accueil dramatique aux murs noirs, au papier peint anglais à motifs de tigres et à la lumière tamisée où j’expose mon travail et celui d’amis, le salon lumineux aux murs blancs où s’étale mon long bureau et où je fabrique mes images avec mon chat sur les genoux, et enfin, la salle technique dont l’entrée est séparée, où je tatoue mes clients et où j’affiche mes dessins destinés à être tatoués. Cette partie pourra être ouverte au public pour un accrochage ou pour permettre une démonstration.

Laurence Clément

Son univers est d’abord celui de l’illustration jeunesse. Néanmoins, loin de s’enfermer dans un genre, une technique ou un style, c’est l’exploration du monde par le dessin qui guide son parcours. Elle aime se mettre au service des projets qu’on lui propose pour faire évoluer son trait, avec une préférence pour un aspect graphique, qui fait la part belle à la ligne, et ses couleurs, douces et plutôt chaleureuses. Ses dessins naviguent entre humour, légèreté et émotion. Eclectisme est un mot qui lui va bien. Depuis 2006, elle publie régulièrement dans l’édition et la presse jeunesse en réalisant des illustrations et des bandes dessinées. En 2010, de sa rencontre avec la conteuse Mapie Caburet, naît un spectacle, mêlant conte, dessin grand format et improvisation. En 2016, elle réalise des fresques pour la Maison de l’Environnement du Malsaucy, une bonne occasion de gribouiller sur les murs. Elle s’essaie à la sérigraphie en 2019, participe à des marathons de l’illustration avec ses amis dessinateurs et anime également des ateliers dans les classes et les médiathèques.

Cactus Studio

L’atelier, accolé à ma maison sise au bout d’une rue qui mène à la forêt et à la scierie, blotti aux pieds des premiers contreforts Jura Alsacien est l’endroit rêvé pour qui le matériau artistique principal est le bois ! De plain-pied sur la rue, il est très fonctionnel car il me permet de travailler sur des projets grands et volumineux. Bien sûr, il mérite encore quelques aménagements de confort, surtout pour l’hiver qui est rude ici, mais je m’y sens extrêmement bien !

Sylvain Chartier

Sorti de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 1985, j’expérimente le volume et développe ma recherche personnelle « du dessin à la sculpture, de la sculpture au dessin ». J’aborde le volume en interrogeant les techniques et les matériaux, en m’attachant à une idée, à un concept ou une recherche de la spontanéité. Mon intention est de me dégager du monolithe en remplacent le travail sur la masse, par le travail sur les lignes de force, les transparences et les vides et m’approcher de plus en plus du dessin dans l’espace. L’acier, le bronze ou l’aluminium vont me permettre de mener à bien des projets pouvant s’inscrire durablement dans l’espace public. Des structures fines souvent répétées conçues pour être installées en équilibre dialoguent en transparence avec l’espace ou l’architecture du lieu.

La Carrière

Situé en plein air, une ancienne carrière qui servait à entraîner des chevaux, c’est un endroit atypique où je trouve mon inspiration. Ce lieu sert d’atelier ouvert pour mes créations et est également un lieu d’exposition.

Claire Hannicq et Clément Richem

Couple d’artistes, nous murissons depuis plusieurs années le projet d’ouvrir un lieu polyvalent pour la création et la diffusion des arts plastiques. Ce projet se concrétise puisque nous sommes désormais propriétaires d’un corps de bâtiments à Anould dans les Vosges. En cours d’installation, nous serons équipés pour la céramique, l’estampe, le métal, la photographie et la vidéo… Nous avons tous les deux le goût pour le partage, la mutualisation des pratiques et des espaces et souhaitons prochainement ouvrir le lieu à des invitations d’artistes.

Antoine Chabaux

Artiste pluridisciplinaire dont la création est orientée autour du détournement, Antoine Chabaux développe depuis une dizaine d’années une série de sculptures centrées autour d’un objet aussi commun qu’exceptionnel : le livre.

Ayant traditionnellement approché les arts par le dessin, la peinture et le collage, associés progressivement à de nouvelles techniques et expériences picturales, sculpturales et vidéographiques ; il abordera finalement le livre comme une base fertile pour ses créations.

La technique sculpturale développée progressivement ; principalement par extraction au scalpel, lui permet de compléter une importante série de livres en tous genres (roman, bd, livre d’art, livre de pêche, manifeste surréaliste ou manuel scolaire, …) en conservant une unité esthétique particulière.
Cette technique centrale s’enrichit à la rencontre de nouveaux ouvrages, opposant chacun de nouvelles contraintes et/ou de nouvelles opportunités de formes, ou techniques.

Du scalpel à la découpeuse laser, l’outil décharge le livre d’une partie de sa matière, au profit d’une forme, d’un texte, d’une image, ou de toute évocation associée à ce livre.

Le livre devient plus qu’un décor pour la sculpture, il en est toute la matière ; de ses pages en papier au contenu de leurs chapitres.
Rien ne s’y ajoute, et surtout pas de colle.

Tout était présent dans chaque livre, à l’endroit même où il se trouve, et laisse la technique s’adapter pour le faire apparaître, le rattacher au cadre, le mettre en avant par enchevêtrement des pages.
Chaque livre est une nouvelle matière.

Certaines de ses sculptures s’accompagnent de créations et d’installations sonores et vidéos.

Michel Cornu

Mon atelier est tout simplement un vrai atelier d’artiste muni d’un atelier dessins ,de peinture et de gravures

Cécile Kranzer

Bonjour, je crée des illustrations à l’aide d’images découpées dans des magazines, des journaux, d’anciennes photographies, des emballages alimentaires ou des papiers que je peins. Je lis tous les jours un journal ou un magazine d’information. J’ai gardé cette habitude de mon ancien métier de journaliste. Lorsque les tirages de la presse écrite ont continué à dégringoler, j’ai voulu donner une seconde vie à ce médium et aux nouvelles du monde, à travers le collage. Déconstruire des pages d’actualités pour en faire quelque chose de neuf et de poétique. C’est à la fois un hommage à la presse papier et un processus créatif très intuitif. Mes paysages et mes personnages naissent au gré des événements de notre temps. Chaque collage est unique et réalisé spontanément. Je recycle également les papiers d’emballages alimentaires de ma famille, des amis ou des voisins. L’atelier est installé dans le très beau village de Niedermorschwihr, dans l’agglomération colmarienne. Il est situé dans le chai d’une ancienne maison vigneronne datant de 1751. L’endroit est facilement accessible depuis la rue des Trois Epis, à Niedermorschwihr, à quelques mètres de la célèbre boutique de confitures de Christine Ferber et des tapissiers-décorateurs BACHSCHMIDT. J’y stocke les papiers que je recycle, ceux que je reçois des amis et voisins ou d’inconnus qui me contactent via LeBonCoin, le site des petites annonces gratuites. L’endroit me sert surtout pour peindre les papiers, travailler les grands formats et photographier mes créations. Pour les formats plus petits (A4 ou carrés 25×25 cm, par exemple), je travaille à la maison, sur un petit bureau ou dans ma cuisine, près de mes enfants. Journaliste et scénariste de formation, je suis originaire de Bruxelles, en Belgique. Le collage et l’illustration me permettent de donner vie aux histoires que j’invente mais aussi de célébrer les couleurs et les villages de ma région d’accueil et de cœur : l’Alsace !