Dans ma démarche artistique, les thèmes retenus de mes œuvres apparaissent au fur et à mesure de mon actualité. Je dirais que les thèmes me trouvent. Pour peindre et dessiner, j’en extrais librement des ambiances ou des sujets. Certaines de mes œuvres s’inspirent de paysages naturels, jardins ou lieux urbains, de plans translucides, d’autres sont ancrées à des textes bibliques, poétiques ou philosophiques comme les villes invisibles, etc. Au départ il s’agit de libérer mon travail des contraintes iconiques. Des structures ou des architectures ou des paysages ne doivent pas concurrencer l’expression. Il me faut les déformer pour qu’elles deviennent des supports à la suggestion ou à des formes libres, structurées ou destructurées. Dans mes compositions en couleurs ou monochromes des figures apparaissant par les jeux entre le trait, l’effacement, le vide et la densité de matière. Selon le travail et l’inspiration, elles sont voulues comme des synthèses d’images ou des traces. Dessins ou peintures sur toile, ces œuvres comportent souvent des éléments eau et terre, air et feu. L’imitation du réel, toutefois sans la rejeter, reste secondaire. Par delà l’évocation, il y a la contemplation. Arrêtez la faute. Mettre du silence… Le sujet devient alors abstraction. Toute narration disparaît pour faire place aux signes et à la lumière.
The attempt to rationalize dreams and their spaces leads me to map them. This begins the moment they occur and continues when they are narrated or written down to solidify their memory, reassigning and triangulating. I let myself be carried away by machines that transport me and by projections of myself with dreamlike faces, comparing possible stops in a world that is just beginning to be built with its own cities, its own sounds, its own images, and its own dreams. I think that dreams serve to reorganize memories, a healthy hallucination for studying the brain. They are the particles that make up our experience, and how this activity shapes consciousness and therefore generates rhythmic bodily movements. We sleep due to information overload. The essence of dreams is incongruity and discontinuity. The brain is doing something else with information while we sleep….. Its basic geometry leads me into its psychology as an element of interconnection of space within a dream, creating a bricolage of organic sets reflected in video installations that concretize these dreams in materiality, capable of deconstructing the boundaries between real space and psychological spatiality, through synoptic charts of ancient languages and peoples, reaching the very depths of our dreams as an orientation to topophy, which aspire to take on human value.
Stephanie E. Creaghan is a video artist and filmmaker who makes work about how violence presents itself in communication. Their first solo exhibition in New York, ‘That Guy,’ took place in Fall 2025 at D.D.D.D. They have exhibited and performed in Montreal, Quebec City, Toronto, Chicago, New York, Los Angeles, Paris, Singapore, and Prague, and completed international residencies in Paris, France, Stolpe/Oder, Germany, New York, USA, and Wexford, Ireland, as well as at the Centre for Expanded Poetics in Montreal. Their work is in the Vtape collection, and they were commissioned to do a temporary public sculpture by the City of Outremont in 2022.
Aleksandra Cegielska (b. 1985) is a Polish multidisciplinary artist based in Basel, Switzerland. Her practice spans painting, sculpture, textiles, performance, and public art, grounded in feminist theory, personal narrative, and bold social commentary. Working at the intersection of fashion, advertising aesthetics, and activism, Cegielska’s work interrogates systems of power, gender norms, and the commodification of identity – often with a fierce visual language steeped in irony, sarcasm, and unapologetic color.
Cegielska’s art is deeply autobiographical yet universally resonant. She often places herself within the frame -literally and metaphorically – exploring themes of body autonomy, media manipulation, femininity, migration, and memory. Influenced by artists such as Andy Warhol, Barbara Kruger, Jenny Holzer, and Cindy Sherman, she employs the visual codes of advertising – posters, slogans, banners, and social media – to subvert the language of persuasion. Text is central to her practice; she uses it to disturb, question, and invite dialogue. The vulva, a recurring motif in her work, is used symbolically to explore broader socio-political constructs including domestic abuse, reproductive rights, and the policing of bodies. Her visual vocabulary is striking: bold colors, graphic shapes, and tactile materials create works that seduce before they confront.
My Artistic Endeavors: “Realms of a Moment” is a title I once used for a body of work. Actually, it is a good description for all my drawings, paintings and prints. Life feels like an unfolding, a process and for me doing my art work does as well. It’s a dance of reactions and doing. For example, while doing my figure drawings, each drawing is a journey. I have no idea how each moment will unfold, where my attention will be drawn. I just want each moment to be fresh and my marks and paper surface to breathe together. My art making is, indeed, a quiet adventure and a pleasure.
Swiss-Peruvian artist based in Bern, working with images ranging from fine art to video installation. Her research explores questions of memory, identity, and cultural transmission, examining how personal and collective identities are carried, embodied, and reshaped over time.
Having grown up immersed in Andean culture through traditional Peruvian dance, she has developed a keen awareness of how heritage is experienced, performed, and passed on. Her creative process involves assembling various elements, including images, sound, movement, and spatial components, to create personal narratives and visual interpretations of thoughts, memories, and emotions.
Her master’s research focuses on “Llaky”, a Quechua word used to describe a negative emotional state, a kind of melancholy unique to the Andean region. Building on this, she explores collective memory and cultural identity, as well as other regional issues, such as social structures inherited from colonization.
J’invente des histoires à raconter dans l’espace. Des prétextes à la rencontre, à ladécouverte et aux échanges. Je m’intéresse aux liens créés avec les publics telun dialogue autour des émotions et des sensations. Je travaille sous formed’accumulation d’éléments distincts et indépendants qui forment un ensemblecohérent. L’accumulation peut-être visible à l’échelle du dessin, du podcast oude l’espace. Sas après sas, les publics découvrent un univers où les couleurs etles jeux de lumières ont une place majeure.En principe, en scénographie, je m’inspire d’un livre, d’un texte existant pourcommencer à dessiner. En 2024, avec l’émergence de mon double artistiqueBourcatine de Tararin, je commence à créer différemment. Avec l’exposition « LaNaissance de Bourcatine », j’écris mes propres poèmes tel un support au dessinet à la création spatiale. Ce double artistique me permet de composer ununivers qui évolue avec le temps et la vie de ce personnage invisible, qui entreses angoisses et ses joies, dessine constamment des coquelicots, chapitre aprèschapitre.À chaque projet, je cherche à rendre accessibles des univers en m’intéressant
particulièrement à l’expérience des visiteurs tel un dialogue entre eux etl’œuvre. Cette œuvre peut-être un dessin, une installation immersive ou unpodcast à dessiner. Des liens pour faire sens et se rencontre.Qui est Bourcatine de Tararin ?Bourcatine, c’est ma cousine. Rares sont celles et ceux qui l’ont croisée.On dit qu’elle se cache entre le mur et la tapisserie.Bourcatine, c’est la fille du centre-bourg. Rurale et un peu citadine aussi.De Tararin, ça vient d’une histoire de presque rien. Quand on commencequelque chose, c’est toujours à partir de presque rien. Puis, pas après pas, onavance
Au cœur de sa pratique, l’artiste s’attache à décortiquer les liens unissant le vivant à l’inerte, articulant sa réflexion autour de trois axes majeurs :
1. Le verre et le soi : une matière mémorielle
Le verre est pour Seunghee CHOI un solide qui conserve intrinsèquement la mémoire de son état liquide. Sa capacité à retrouver sa fluidité sous l’effet de la chaleur suggère que l’objet n’est jamais figé, mais engagé dans une mutation constante. À l’image du « soi » qui se façonne au gré du temps, le verre coule, se solidifie ou se brise. En se figeant à nouveau, il capture et révèle, par sa transparence, les traces cristallisées d’un instant éphémère.
2. L’extension du soi : possession et attachement
Son travail interroge également la transformation d’un objet industriel ordinaire en « objet d’affection ». En résonance avec la pensée de Hegel — pour qui la possession est une projection de la volonté dans la matière créant une « extension de l’ego » — l’artiste imprègne ses objets de son temps et de ses émotions. Une fois adopté, l’objet ne la quitte plus; il devient une parcelle de son propre être, étendue vers l’extérieur.
3. Métamorphose étrange : l’objet vivant
Enfin, l’objet, réceptacle de cette projection, acquiert une vitalité animiste et manifeste des formes humaines. Sous les mains de l’artiste, les anses s’allongent pour garder l’empreinte d’un geste, tandis que des attributs anthropomorphes surgissent pour capter les sons ou les parfums environnants. Cette étrange mutation abolit la frontière séparant l’inerte du vivant, faisant du verre le théâtre d’un dialogue entre ces deux mondes.
Kann ich, ja, besuchen sie mich im Atelier!