Nicolas Clair

« Je travaille, disons, à quelque chose comme un collage généralisé ; rencontre forcée entre des éléments autobiographiques, des formes et techniques empruntées à l’art expérimental et des références culturelles lues, vues et entendues.
De quoi ça parle ? Je crois que — à l’exception peut-être de la série de dessins titrés “Les lents”, et encore… — un des arrière-fond possible est Internet et la numérisation généralisée, l’accumulation absolument délirante d’archives, actuellement en cours, avec parfois la découverte de textes, d’images ou plus simplement des témoignages de modes de vies qui nous semblent inouïs. Concernant le collage, au sens large, je trouve que l’on accorde généralement beaucoup trop d’importance à la question du sens, là où je cherche quelque chose de l’ordre de la surprise et du rebondissement, rebondissement du sens par exemple.
C’est un grand mot mais mon idéal d’art est multidimensionnel, multidirectionnel et personnel. »

Christophe Claudel

Je vis dans les Hautes-Vosges depuis bientôt 45 ans. J’ai débuté la photographie il y a une petite vingtaine d’années après avoir reçu un réflex argentique en cadeau. Mon intérêt pour la nature environnante m’a vite conduit à me focaliser sur les prises de vue au grand air. L’achat de mon premier réflex numérique en 2008 sera un tournant pour moi et dès lors, la passion de la photographie animalière ne me quittera plus.Avec le temps, je vais sans cesse apprendre ; que ce soit la technique photographique et l’utilisation du matériel, mais aussi sur le terrain à mieux connaitre les animaux et leurs habitudes. Au fur et à mesure, j’ai engrangé de l’expérience qui m’est très utile pour approcher et observer certaines espèces peuplant le massif vosgien.Depuis mon enfance, je trouve que notre société humaine n’accorde pas assez de place ni de respect au monde sauvage qui nous entoure. Désormais ma démarche consiste donc à prendre des photos d’animaux dans leur intimité, sereins et qui ne soupçonnent que très rarement ma présence. Je veux choisir des clichés ou le côté expressif et attachant de mes sujets saura toucher les gens. Pouvoir montrer des scènes de vie animales, telles qu’une grande majorité du public n’a finalement que très rarement l’occasion d’observer.Dès la prise de vue, j’essaye de soigner le côté artistique des photos de plusieurs manières. Faire ressortir l’animal bien net avec des flous d’arrière-plan et de premier plan, être attentif à la lumière, aux couleurs, réaliser des ombres chinoises en contre-jour, simplement suggérer l’animal pour un effet minimaliste parfois, etc… La composition de l’image est essentielle également, en plaçant le sujet dans un endroit clé du cadre pour une bonne lecture de l’image. Je travaille aussi sur le biotope des animaux. Dans ma dernière série « De bois et de granit », l’univers boisé et granitique de la forêt vosgienne devient un fil conducteur d’une image à l’autre. L’aspect minéral de la roche, avec ses mousses et lichens, apporte un côté brut et esthétique aux images.Enfin, lors des expositions, je suis vigilant quant à la qualité et la cohérence des photos présentées et j’essaye de soigner la scénographie dans la disposition des images. Pour mes tirages j’ai fait le choix d’un papier d’art texturé selon les cas, qui renforce encore l’impact visuel des images.

Fabienne Chanvillard

Aujourd’hui, les techniques de la gravure me permettent d’explorer desformes d’expression dans un champ plus personnel. La montagne et sonimagerie sont mes fils conducteurs.

La COOP – Ma cabane à la COOP

Sous la shed, côté sud, 5eme étage de l’ancien bureau d’administration de la COOP Alsace transformé en loft-atelier.
Un lot brut composé de matières qui se retrouvent dans mes travaux photographiques.
Ma cabane à la Coop s’ouvre sur une bibliothèque qui me livre, sur un décors rempli de cartons où se joue plusieurs actes,
sans toutefois obstruer ma ligne d’horizon.
Côté cours, une installation enneigée rend hommage au ready-made et questionne la qualité de mon environnement.
En face, une table lumineuse laisse entrevoir des suites.
Côté jardin, eh bien c’est la terrasse, le jardin, mon poste d’observation du paysage en pleine mutation.
Au nord, un meuble de métier révèle mes bondieuseries, mes tirages d’arts et les maquettes d’ouvrages en cours.
Le bureau de l’administration lui, dévoile 3 ans de travaux sur l’architecture et la métamorphose de mon quartier.
Au sud, un coin lumineux avec mon fleuve fétiche.
L’espace peut paraître assez éclectique, pourtant ici tout converge.

Charpentier Olivier

Atelier de Forge, j’y travaille le fer forgé et les outils usagés destinés à la ferraille, que je transforme en personnage et autres pieces pour leur donner une nouvelle vie…

Le Cloud

L’atelier « le Cloud » est un lieu au calme et très lumineux, idéal pour travailler dans de bonnes conditions. Il est de style loft industriel.

Célina

Peindre, pour Célina, c’est l’expression d’une mélodie intérieure, la vibration de l’âme, une sensation, une émotion, un souvenir… Autodidacte, artiste discrète, silencieuse, elle évolue en harmonie avec ses créations qui se métamorphosent régulièrement. Sa technique de prédilection est l’acrylique avec le rajout de matière qui renforce d’avantage son plaisir de créer. Elle affectionne particulièrement les thèmes de la femme, du rêve, de l’émotion, les couleurs chaudes comme celles de l’Afrique, les courbes et les volumes. L’artiste se remet sans cesse en cause, et use des techniques les plus variées en incorporant dans ses toiles de la matière, comme le sable, le papier, le carton ou même le bois… Outre l’aspect esthétique de ses œuvres, Célina souhaite susciter chez le spectateur, une réaction, une émotion… L’artiste passionnée donne également des cours de peinture acrylique et anime des stages dans son atelier situé à Mulhouse.

Ceci n’est +

L’atelier CECI N’EST+ se situe au premier étage d’une maison individuelle. C’est dans cette pièce où s’accumulent les matières glanées par l’artiste, qui lui serviront à la réalisation de ses œuvres. De nombreuses boites et étagères regorgent de trésors qui attendent de renaître sous la main de l’artiste. Compositions en cours de réalisation, travaux en attente de finalisation et œuvres achevées se partagent l’espace. L’atelier comporte également un mur bibliothèque où s’entassent les lectures qui ont nourrit l’artiste, ainsi que de nombreux volumes consacrés à l’Art et au Design. Lors d’évènements ponctuels, toute la maison se transforme en galerie éphémère pour mettre en scène l’univers particulier de CECI N’EST+.

Cotte de maille

Les œuvres de Valentine Cotte s’inspirent librement de l’esthétique médiévale, convoquant un imaginaire d’avant la modernité, empreint de spiritualité, de mysticisme et de luttes collectives. Dans ses images le corps, ses blessures, ses soins et ses cicatrices, occupent une place centrale, et la mémoire des souffrances vécues côtoie celle des guérisons possibles. Les chevaleresses qu’elle imagine sont revêtues d’armures en porcelaine brisées et réparées à la feuille d’argent, ou recouvertes de cotte de mailles minutieusement assemblées. En revisitant l’iconographie martiale et virile des chevaliers traditionnels, l’artiste inverse leurs symboles et célèbre la fragilité, la résilience et le soin. L’univers de Valentine Cotte aborde de manière détournée des thèmes sensibles comme la famille, la santé mentale et l’effacement des voix minoritaires dans l’histoire de l’art, et se présente ainsi comme une réflexion sur la réparation, intime et collective, et sur la capacité à se relever. (Texte de Julien Bouharis)