Je suis graphiste depuis 9 ans et plasticienne depuis toujours. Ma pratique favorite reste le dessin au crayon et l’encre de chine. Ce qui ne m’empêche pas d’explorer d’autres médiums. J’aime également créer mon propre papier. M’étant mise à mon compte très récemment, je tiens à recréer des papiers en fibres naturelles, gérant ainsi tout l’aspect de mon travail. J’explore le symbolisme mort/vie et le lien sensuel entre les deux.
Il s’agit des élèves du cours de mosaïque de l’Université Populaire Européenne, cours dont je suis l’enseignante. Ces élèves sont des adultes dont certains suivent les cours depuis 8 ans, date d’ouverture de cet enseignement à l’UPE.
La création est un acte fondamentalement positif car il fait naître quelque chose de l’inexistant. Il est dans l’A-venir.
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En encrant mon travail dans le savoir-faire traditionnel et historique qu’est la typographie à caractère mobile, je donne du sens et un devenir à ma pratique du design graphique.
Les signes, les formes, les couleurs sont les témoins et les messagers de notre histoire, personnelle et collective. Ils donnent une consistance à notre existence et nous permettent d’être en tant qu’individu pensant.
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Être dans la durée, donner de la profondeur, soigner les détails et aller vers le beau font de ma pratique plastique un geste militant.
Mes illustrations sont parfois issues de ce que j’observe, parfois imaginées. On y trouve des morceaux de ce qui m’entoure, beaucoup de façades de bâtiments, beaucoup de nature, beaucoup de Strasbourg, un peu de croquis de voyages, plein de maisons et de plantes, et parfois de petites choses cachées ça et là dans les dessins.
J’aime beaucoup varier les supports, et voir mes travaux dessinés sur du papier, peints sur des murs entiers, imprimés en grand ou en petit, sur des bouteilles de bière, dans des livres, sérigraphiés sur du tissu ou tatoués sur des copains, imprimés avec le soleil en cyanotypes, gravés à la main, encadrés en exposition ou perdus dans le bazar de mon bureau !
À l’Atelier du Parc où tout le monde vient fraîchement d’arriver, vous pourrez voir mes travaux : des illustrations, affichées ou bien dans mes carnets. Mais aussi les fruits de collaborations entre membres de l’atelier : kirigami (œuvres en papier découpé), cyanotypes ou encore linogravure.
Après un diplôme des beaux arts en design textile sur la représentation des émotions et du lien entre l’Homme et la machine, j’ai poursuivi des études à l’Université de la mode en rédigeant un mémoire sur le recyclage dans la mode. Autant de thématiques liées à la production humaine et à ses conséquences sur l’Homme et son environnement, qui me questionnent et me permettent de réaliser des productions tout en donnant un fil conducteur à ma démarche artistique. Installée à la friche artistique Lamartine de Lyon durant cinq ans, j’ai collaboré au développement de projets artistiques interdisciplinaires : scénographie, installation plastique, costume, sérigraphie et ateliers participatifs. L’intervention sur des ateliers artistiques est une activité que j’exerce depuis plusieurs années en me confrontant à des types de publics très variés et à des activités pluridisciplinaires. Je suis sensible au fait de travailler dans la transdisciplinarité et de lier des publics de manière intergénérationnelle.
Annalisa peint sur des matériaux semi-finis – bois, tissus et papier – les rencontres qui caractérisent son voyage. Elle s’interroge sur le concept d’identité composant des portraits qui dissertent sur l’essence perçue de l’autre. Pour ce faire, elle met en évidence différents niveaux de réalité, entre superpositions et séparations de plans spatiaux et temporels.
Artiste pluridisciplinaire, Anthony Vest construit au jour le jour un réseau d’images tantôt en dessin, peinture ou photo, tantôt à travers objet ou installation. Il choisit le médium correspondant le plus justement à une construction personnelle d’un univers dans lequel notre œil corrompu se perd inconsciemment.
Sa démarche est une proposition d’observation, une contemplation humble et positive traduite par l’économie des moyens mis en œuvre : pour les tableaux, de l’encre de chine, de la mine de plomb, un peu de peinture beige sédiment et du bleu. Pour les bas-reliefs, du béton. Pour les sculptures, du rebus ou du pvc bombé couleur cuivre…
Anthony Vest n’a pas d’empreinte, sinon celles qu’il laisse volontairement sur le tableau en même temps que ses tampons dateurs qui garantissent l’originalité de l’œuvre. Tentative sérieuse de nous accompagner vers une profonde légèreté. Le tout, autant que possible, avec un soupçon d’ironie et une économie de moyens.
Mélody Seiwert est une photographe plasticienne née en Lorraine en 1960. Elle réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Elle célèbre les domaines photographiques par une pédagogie qui permet à de nombreux publics d’appréhender les processus de création par les médias de l’image.
Pendant une quinzaine d’années elle se consacre à une série photographique, nus, portraits et émotions. Décrypter les corps : corps nus, corps en mouvements de danseuses et de danseurs et corps absents des tombes. De l’exploration du corps est venu le désir d’appréhender le visage. Ces empreintes qu’elle prît à travers un procédé original excluant le boîtier photographique, reflètent une momification, comme si l’empreinte photographique dévoilait non pas le présent mais le futur de sa propre mort. Cette investigation autobiographique l’ouvre progressivement à l’existence de l’autre et à l’altérité.
Un voyage en Slovaquie l’amène à s’intéresser aux populations tziganes, puis en Roumanie avec les Roms. Plus tard elle vit une vraie rencontre avec l’Afrique et les visages de ses multiples générations. De ces expériences, plusieurs séries de type reportages/témoignage verront le jour. L’intérêt des instances publics pour ces épreuves photographiques lui ouvrira un champ de transmission et de partage auprès de groupes scolaires, résidence d’artiste financée par la Ville de Strasbourg ainsi que par l’Unesco au Cameroun. En 1995 la Bibliothèque Nationale acquiert un choix de dix-sept œuvres parmi cinq de ses séries pour son fonds photographique.
Une autre série, menée dans les années 2000, a permis le témoignage et l’exploration de la vie des centenaires en Alsace. Les nombreuses expositions ont donné lieu à et d’un film documentaire de 26 ‘ et à un ouvrage : « Portraits et destins de Centenaires en Alsace. » Le projet dans sa globalité a été soutenu par toutes les instances régionales : Ville, Région, Département.
Dans la cohérence de sa trajectoire de recherche, scrutant le visible, les formes de l’humain et la manifestation de la sénescence inhérente au corps, Mélody Seiwert explore à présent le micro monde végétal et ses phénomènes de putrescence infinies qui, comme en un orgasme cosmique, explose la matière vers le Tout originel.
Le beau, il ne le revendique pas comme un manifeste théorique, mais comme ce qui advient dans le travail de la matière, comme l’irruption d’une émotion qui déborde devant la perfection issue du hasard dominé, quand les formes sont bien en place et que le geste maîtrisé reprend le pouvoir sur le tableau.
Il faut imaginer l’artiste au sol, courbé sur son panneau de peuplier, entouré, comme en un dispositif scénique, de tout l’attirail spécifique de son travail, celui qu’il s’est forgé au cours du temps : cales, balais, chiffons, éponges, jute, papiers froissés, couteaux, pinceaux, huiles, acryliques et pigments, et les récipients qui contiennent tous les mélanges qui vont couler lentement sur la toile, ou s’émulsionner, dans une alchimie connue de lui seul, jouant sur les contrastes ou les transparences, la dilution de la couleur et les empâtements.
Mais laissons là l’artiste pour entrer dans l’œuvre.
Nikosan est un illustrateur dont le travail s’inspire des traditions du Japon, en particulier du concept esthétique wabi-sabi et du rapport à la nature qu’entretiennent les japonais. Une grande partie de son travail artistique s’inspire également de la culture du thé sous toute ses formes.
Une délicate poésie tout en sobriété se dégage de ses oeuvres, qui sont pour la plupart réalisées selon la technique de la linogravure.