Chantal Tolwek

Dessiner C’est comme marcher sur les chemins caillouteux Arpenter les sentiers, griffonner le papier, courir et respirer Crapahuter, graver, colorier, peindre & assembler Gestes lents, quelquefois rapides, mais toujours le dessin D’abord le dessin… Extrait de l’exposition «Exode» – Saint-Dié-des-Vosges

Pinto

Pinto travaille divers matériaux, il marie les éléments, le bois, le métal, le cuir, la pierre et à partir de là, la fusion mystérieuse se produit, l’énigme de la création investit l’espace. Un dialogue s’instaure avec la matière. Cette matière que l’on croit inerte est bien vivante, il faut savoir l’écouter, lui parler, la comprendre, établir un climat de confiance avant de la soumettre à la forme, il faut en faire sa complice. Car si l’osmose n’est pas là la matière ne se livre pas, elle résiste, s’esquive! Le secret est de partir de l’ordinaire pour aller vers la beauté sublimée.

Myriam Kotrys

Les réalisations puisent leur force dans l’utilisation de matériaux naturels et/ou recyclés afin de donner corps à des Etres de la Natures, ou des objets en résonnance avec elle. Récolter, assembler, marier, tisser, associer peuvent être autant de petits gestes et de jeu avec la matière qui lui redonne un nouveau Souffle. Hommage au vivant qui dans de nombreuses cultures et traditions du monde était honoré! Les Anciens se liaient et renouaient avec les forces et énergies de la nature dans un respect et une connaissance de ces dernières. Créer avec la complicité de ce que chaque matière insuffle, dans un dialogue où le créateur et la matière ne sont pas en lutte mais dans une forme d’alliance. De ces alliances naissent des corps et des êtres, des objets faits de fibres naturelles, de lanières végétales, de minéraux, de bois flottés, de coquillages et autres trésors de la Terre. Une personnification des Eléments de la Nature s’opère alors, et laisse libre cours à tout un univers, où magie et poésie vont de paire. Voilà comment naissent ces Etres, ces Gardiens de la Terre avec leur magie … c’est la puissance des Mystères!!!

Sophie-Dorothée Kleiner

 Sophie-Dorothée KLEINER travaille avec la paille, le bois et l’aquarelle pour explorer matière et couleur, de rendre sensible sa perception du paysage et du vivant.

Simone Adou

Artiste :

(latin médiéval artista, du latin classique ars, artis, art)

 

Notre vie est un Sacerdoce.

L’atelier est notre champ de bataille.

Ouvrir notre atelier ce n’est pas juste ouvrir une porte pour laisser entrer le public.

Ouvrir son atelier c’est donner à voir l’Intime du processus de la création, les étapes antérieures de fouille, de petits riens, d’affirmations et d’hésitations.

C’est partir en hors-piste dans le Foutoir de l’atelier avec ses sentiers d’expérimentations aux embranchements multiples et incertains, c’est faire vibrer des oeuvres-foetus en pleine gestation ou en mutation, c’est pénétrer dans notre chemin de vie où risque et mystère sont omniprésents.

 

Ouvrir son atelier c’est une invitation à un voyage personnel.

Bill Noir

Bill Noir travaille depuis l’été 2022 à l’atelier Pare-défaut.
Atelier partagé avec Paul Souviron, Mathieu Tremblin et Corentin Seyfried.
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Le collage que je pratique, est à la fois un geste libre et brutal, une manière d’ouvrir le réel à des associations imprévues. Mais c’est aussi une discipline rigoureuse : je cherche à donner une forme construite à un désordre inspirant, dans une sorte d’errance volontaire.  Tout commence par la récolte. Je chine, je fouille, je collectionne des documents divers : encyclopédies, magazines, papiers anciens. Je puise mes matériaux dans les surfaces imprimées du vingtième siècle, avec comme but, la quête d’images qui portent en elles une singularité, un pouvoir de fascination. Ces fragments de livres et de revues anciennes sont pour moi des trésors inépuisables : ils offrent une richesse de textures, une palette de couleurs et de détails qui nourrissent sans cesse mon regard et mon imaginaire.  Vient ensuite le dépouillement. Le temps consacré au classement, à la découpe, au défrichage. C’est l’occasion de concasser, de définir les lignes, en utilisant les ciseaux comme crayon. De ces multiples destructions résultent des fragments, des monticules d’ingrédients, qui viendront bientôt nourrir mon espace de travail.  C’est alors que j’entre dans un jeu de confrontations et de rapprochements. Je classe, je pioche, je mélange. Le désordre me guide, me déstabilise, jusqu’à provoquer l’étincelle : la surprise d’une rencontre improbable, l’équilibre fragile entre des éléments disparates. Même les rebuts ou les chutes deviennent des ressources précieuses.  La composition s’élabore peu à peu, dans un dialogue entre vides et pleins, entre vibrations de tons et d’images. La page devient un espace où je cherche la profondeur, où les strates s’empilent, s’emboîtent, se bousculent.  En tant qu’il est issu d’un collage, le mot chaosmos pourrait peut-être désigner ce processus.

Mathias Graff

Certain de l’existence de la vie extra-terrestre, Mathias Graff est aussi convaincu que le premier contact avec les Autres se fera par le design graphique. Mathias a donc propulsé Astéroïde, son atelier graphique et sérigraphique, actuellement sous l’emprise gravitationnelle du collectif M33, galaxie scintillante peuplée de petits hommes et femmes vert·e·s de tous horizons artistiques et cosmiques. Diplômé de la Haute École Supérieure des Arts de la Débrouille, sous la direction du professeur Mac Gyver – lui-même Zéta-réticulien – Mathias Graff navigue à vue à travers tout le processus créatif : la conception, l’illustration, la création digitale et l’impression en sérigraphie artisanale.

Paola Guigou

Photographe indépendante basée à Strasbourg, Paola Guigou travaille principalement le portrait et la mise en scène pour des agences de publicité, pour l’édition, et pour la promotion de marques et d’artistes. Elle intervient également auprès des entreprises et institutions en corporate et reportage.

Diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg en 2006 et de l’Ecole des Gobelins à Paris en 2008, elle évolue aux côtés de portraitistes et photographes de mode en studio avant de se lancer en freelance. Elle créer en 2014 l’Atelier M33 dans l’ancienne usine Junkers à la Meinau, et y installe ses bureaux et son studio.

Florence Ichter-Simon

 Mars 2026   Artiste franco-néo-zélandaise, née en Mulhouse, Florence Ichter-Simon s’est installée à Lapoutroie dans le pays Welche depuis 2014.  « Issue d’une famille d’industriels textiles alsaciens et de coloristes je collectionne toute sorte de des matériaux, des tissus, des patrons de vêtements et autres objets découverts dans les tiroirs familiaux. Au cours de mes voyages je glane et je rapporte des morceaux d’affiches, des articles de journaux, des mots mêlés ou croisés.  Ma pratique artistique est profondément influencée par mes racines et mes voyages, ainsi que le monde dans lequel je vis. Elle est le témoin de la mutation du monde. Elle laisse place à l’esthétique, au questionnement et à une vérité subjective.  L’intention est de m’en inspirer et de les introduire dans mon travail selon ma réflexion philosophique et après une sélection minutieuse des mots et de manière plus spontanée avec les couleurs. Mon travail contient des messages personnels liés à l’actualité, à la condition de la femme et au respect de l’environnement. Je travaille sur papier ou bois avec des encres, des pigments naturels, du graphite, de l’acrylique et de l’huile.  Ces dernières années je me tourne de plus en plus vers une abstraction totale avec des aplats de couleurs mêlés à des structures et des traits de pinceaux plus graphiques laissant de moins en moins apparaitre les mots.  Je tente de combler le fossé entre l’art et la vie quotidienne comme le faisait Robert Rauschenberg dans les « combines » et François Dufrêne dans les dessous d’affiches. Mon travail avec des encres est également fortement influencé par Fabienne Verdier »

Marion Rapp

À la simple vue d’un animal sauvage en forêt je suis en émoi ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres que je prends plaisir à partager. On peut dire que c’est ma façon d’accepter mon hypersensibilité, une façon de gérer les émotions qui me traversent en permanence pour le meilleur et pour le pire si j’ose dire. Je souhaite que l’Homme renoue le contact avec le monde qui l’entoure. Rien de plus facile au quotidien un bon thé ou un bon bain. Mes petites illustrations permettent simplement de poser cet instant pour moi et pour le spectateur. L’outil le plus pratique à l’heure actuelle étant les réseaux sociaux je l’utilise pour peut-être à cet instant créer un sourire lorsqu’une personne « scroll » ou mieux lui faire lever la tête de son écran. À d’autres moments je partage avec enfants ou adultes autour d’expositions qui mettent en valeur une ou un artiste comme lors du festival « RAMDAM » avec lequel j’ai eu la chance de créer et m’exprimer. Enfin, de façon plus sérieuse encore j’ai pu donner un point de vue plus léger sur le terme « directives anticipées » pour donner de l’importance à cette démarche dans les hôpitaux. En somme mon travail parle tout naturellement de ma vie et de LA vie de façon plus globale.