Jana Bernartová

Jana Bernartová (*1983), diplômée de la Faculté des arts et de l’architecture de l’Université technique de Liberec, où elle a étudié de 2003 à 2007 au Studio de communication visuelle – médias numériques de Stanislav Zippe. Pendant ses études, elle a également fréquenté le Studio de photographie et d’intersection intermédia de ĽuboStacho à l’Académie des beaux-arts de Bratislava (2006-2007) et le Studio intermédia de VáclavStratil à la Faculté des beaux-arts de l’Université de technologie de Brno (2007-2009). Elle a terminé avec succès le programme d’études doctorales à l’Académie des arts, de l’architecture et du design de Prague, dans le Supermedia Studio de Federico Díaz (2010-2013). Elle vit et travaille à Prague et à Liberec. Elle expose en solo depuis 2007, sa dernière exposition solo était sous la direction curatoriale de VáclavJanoščík à la Galerie régionale de Liberec (Zero One, 2018)

 

Jean – Marc de Balthasar

Né à Colmar dans les années 60, Jean-Marc de Balthasar vit et travaille dans la région de Strasbourg. Autodidacte, il se définit comme un artiste quantique dont l’activité est principalement centrée sur la photographie. Sa créativité peut néanmoins s’exprimer sous différentes formes non exhaustives comme l’image fixe ou animée, l’objet, le dessin et la peinture, la cuisine, les sons et la musique.
En 2016 une rencontre emblématique le guide vers le projet humaniste 1pic4peace (une image pour la paix) visant à développer et se (re)connecter à l’amour, la paix et l’harmonie en réalisant des portraits avec les mains jointes en namasté de gens croisés au hasard du chemin. Après plus de 3000 portraits, il a été convaincu des vertus thérapeutiques de la photo en particulier et de l’art de manière générale. On entend souvent dire qu’une image vaut mille mots, imaginez la puissance de milliers de mots en images pour soigner les maux
et élever la conscience et la vibration de ce monde. Faisant confiance avec la justesse de son intuition, c’est actuellement une voie qu’il se propose de suivre : contribuer à l’équilibre du monde par des portraits d’humains qui révèlent
la joie et la beauté de l’âme en harmonie avec les éléments et la nature, en y associant parfois des symboles et formes de géométrie sacrée.

Yann Bruckmuller

C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.

Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.

Thierry Heidt

«Magnifique…» Le mot vient spontanément à la bouche de Thierry Heidt quand il décrit les couleurs qu’il emploie pour accompagner ses dessins ou ses gravures, œuvres qu’il habille d’une délicate innocence. Les nuances de vert, pomme, kaki, jade, olive, tilleul, qui lui rappellent l’herbe, les feuilles, les sapins, et les marches qu’il effectuait, enfant, dans les montagnes avec ses parents. Les bleus, marine, nuit, pétrole, azur, presque toujours présents dans ses travaux, dans l’eau, l’horizon, «le beau temps, le ciel qui s’ouvre». Les bruns, marron, chocolat, brou de noix ou terre de sienne, qu’il emploie pour les arbres, leurs nœuds, les animaux pour qui il a une affection toute particulière. Et le jaune, qui le met en joie. Une couleur synonyme de soleil, de ces petites taches de couleur dans un champ y compris en hiver, de ces «magnifiques feuilles en automne dans les montagnes» ou qui irradie juste avant le coucher du soleil. Thierry aime employer différentes techniques – dessin, tampographie, collage… –, qui lui offrent la liberté de ses interprétations.

Mots clés. Couleurs, nature, arbres, animaux, ciel.

Lise Claudel-Traband

Avec la multitude de supports et de techniques employés, Lise Claudel-Traband propose un riche répertoire d’œuvres graphiques, que ce soit un étang de nénuphars réalisé en aquarelle et en couture, le clocher enneigé d’un village alsacien, un paysage urbain aux tons surannés et au trait enfantin ou une riche gravure de silhouette féminine.

Mots clés. Bleu, couleur, femme, texture, gravure.

Françoise Marmillot

Elle passe des feutres pointe fine aux aiguilles, des tapisseries aux fils à broder, des pastels secs aux fils métalliques. Françoise Marmillot a démarré sa carrière dans les arts plastiques à L’Évasion, lors du lancement en 2004 de cet Esat artistique et culturel unique en Alsace. Les techniques qu’elle emploie se sont enrichies au fil des projets, que ce soit au sein de L’Atelier ou au sein de la Compagnie de L’Évasion, dont la spécialité est le théâtre d’ombre et la création visuelle. Ses couleurs de prédilection sont à la limite des tons francs, délicatement fanées, comme des fleurs qui auraient juste dépassé leurs plus belles heures. Des fleurs que Françoise voit quasi-quotidiennement lorsqu’elle se rend dans son jardin partagé ou dans les arbres et autres végétaux qu’elle aperçoit tout au long du chemin bucolique qui y mène. Que ce soit en peinture, en gravure, en couture ou en sculpture, ses sujets –personnages, animaux, végétaux…– se parent d’une pointe de tendre naïveté. Sa grande spécialité? Des petites marionnettes qu’elle forme en fil de fer, de coton et de laine, et qu’elle pare de boutons et autres bouts de tissus de récupération.

Mots clés. Couleurs, fleurs, bonheur, labeur, végétaux, oiseaux, marionnettes, couture, gravure, collage, récup’.

Cindy Wenger

Des traits délicats ou des grosses masses très colorées. Des personnages différents. Des collages frêles et gracieux. L’univers artistique de Cindy Wenger est d’autant plus riche qu’elle emploie de nombreuses techniques.

Mots clés. Couleurs, cœurs, aquarelle, couture, collage.

Maurice Salmon

Depuis des années je pra.que l’art du suminagashi( les couleurs flo:antes) que j’associe étroitement à mes textes . Relieur de profession je crée ainsi mes propres livres.
J’aime la magie des mots, leurs associa.ons, leur pouvoir de (dé)construc.on, leur malléabilité ; ils sont ma.ère à sculpter ;
J’aime la magie des encres flo:antes, leur souplesse, leur délicatesse, leur faculté de se mouvoir en volutes dans l’eau du bain sur lequel elles sont projetées.
J’aime la rigueur de la typographie s’opposant à la délicate volu(te)pté des couleurs accompagnant le mouvement de l’eau.
J’aime le papier, lui-même né de l’eau, quant il emprisonne dans ses fibres la couleur déposée à la surface du bain, mêlant ainsi les mots , la couleur et la cellulose.
J’aime relier tous ces matériaux liés par l’eau.

Ana McKeir

Influencée par la bande dessinée américaine et française, le folklore français et anglais et les thèmes développés dans les musiques traditionnelles, je rencontre le tatouage après m’être intéressée aux murder ballads, aux chansons de prisonniers et aux chants de marins. Ce langage de codes et de symboles parle immédiatement à ma sensibilité et je l’intègre à ma pratique. Puis je deviens tatoueuse. Avec le temps, mon travail d’illustration presque exclusivement en noir et blanc s’éloigne du traditionnel tatouage de marin pour produire des images mélancoliques qui interrogent les mystères de la nature et de l’univers, et je construis mon propre folklore, peuplée de figures hybrides, animaux humanisés, chimères tristes mêlant le végétal au minéral, personnages de contes pervertis, femmes dominatrices, fantômes joyeux, trésors, galaxies, labyrinthes, micro-organismes et constellations, coulures, formes organiques qui possèdent les personnages et l’espace faisant rapidement passer de la légèreté du rêve à la vision angoissante d’un monde à l’agonie. En parallèle, mon travail de tatoueuse est plus léger et se nourrit de culture populaire, d’humour et d’auto-dérision ou s’oriente autour de la recherche formelle de l’ornement ou du motif.