Daniel Brefin erforscht Umwege, Hindernisse und Klänge. Travail avec vidéo, texte, audio, photographie. Spaziergänge et Dokumentarfilme.
Daniel Brefin erforscht Umwege, Hindernisse und Klänge. Travail avec vidéo, texte, audio, photographie. Spaziergänge et Dokumentarfilme.
Un Zeichen der Zeit est si immergé et un Medium, un des plus puissants auf den Grund zu gehen. Fotografie verlangsamt den Strom von Eindrücken zu Gunsten eines ausgewählten Orts and Augenblicks. Ob in eigener Regie oder im Auftrag: Christian Flierls Blick isoliert das Alltägliche im Licht von Architekturgeschichte oder under dem Blickwinkel sozialer Räume. Seine Bilderserien erzählen Siedlungspolitik ou stellen die offene Frage nach Licht, Raum and nach den den Rändern von Landschaft. Est-ce que maintenant, la nature, ou des choses avec du soleil et du feu pendant des minutes avec des lampes de poche au-dessus des schälen Dunkeln ? Mit fast wissenschaftlichem Forschungsdrang erkundet der Fotograf die Brachen notre Aufmerksamkeit. Il est en contact avec Gleichmut das Kuriose in der Nachbarschaft, kadriert Spuren des Zufalls, schenkt dem Lichtbild Empathie et sein Vertrauen. (Isabelle Zürcher)
Meine fotografische Arbeit bewegt sich an der Schnittstelle von Porträt und Fine Art. Im Zentrum steht der Mensch mit seiner Wahrhaftigkeit. Der ungeschönte Körper und die Natur werden dabei zum künstlerischen Spiegel für Achtsamkeit, Natürlichkeit und neue Sehgewohnheiten.
Ein Schwerpunkt meiner Arbeit ist die fotografische Auseinandersetzung mit der Vielfalt und Einzigartigkeit von Vulven. Mit meinen geschmückten Vulvaporträts schaffe ich einen geschützten Raum, in dem Menschen ihre Vulva seitenrichtig und in Ruhe betrachten können. Die bewusste Verwendung der korrekten Bezeichnung ist mir ebenso wichtig wie die Sichtbarkeit. Durch das Schmücken und Fotografieren entsteht ein intimes Porträt, das den eigenen Körper würdigt und als eigenständiges Kunstwerk erfahrbar macht.
In meinen Frauenkreisen, die ich mehrmals im Jahr organisiere, lade ich Menschen mit Vulva ein, das Nacktsein in der Natur neu zu erleben – jenseits von Scham, Schönheitsnormen und Sexualisierung. Wir alle werden ohne Körperscham geboren. Im Laufe unseres Lebens lernen viele von uns, den eigenen Körper kritisch zu betrachten. In meinen Kreisen darf dieser Blick weicher werden.
Ich begleite die Gruppen prozessorientiert und greife nur wenig ins Geschehen ein. Es entsteht, was sich im Moment zeigt. Mit meiner Kamera halte ich Begegnungen fest, ohne zu inszenieren. Die Natur wird zum urteilsfreien Raum, in dem Körper verschiedenster Generationen sichtbar werden – von 1 bis 75 Jahren. Falten, Narben, Asymmetrien, graue Haare und Weichheit erzählen vom Leben, vom Altern, vom Überleben.
In einer Zeit, in der wir täglich optimierten und digital retuschierten Körpern begegnen, setze ich mit meiner Arbeit reale Bilder entgegen. Ich möchte Körpernormen auflösen und einen Beitrag dazu leisten, dass wir beginnen, uns selbst mit mehr Wohlwollen betrachten. Wenn wir andere in ihrer rohen Schönheit sehen, kann sich auch der Blick auf den eigenen Körper verändern.
Meine Arbeiten sind eine Einladung zur Selbstbegegnung – leise, unaufgeregt und respektvoll. Sie eröffnen Räume, in denen Verletzlichkeit sichtbar werden darf und aus Sichtbarkeit Stärke entsteht.
I experiment video-creation as an extension of the photographic image, documenting in sequences the pulse of the action. I have been studying the documentary authenticity as fiction for some years, using memory in this auto-investigation which lies halfway between the real/visual and the staged scene. Silence, sound or absence are present, as is uncommunication.
Regarding drawing, I have been working on inexactitude and disproportion. This has led to a degenerate effect, a result of inconclusive aspect (in the same way a memory is incomplete too), unmeasured and with no meaning in space. For me, a blank piece of paper or canvas are spaces of negotiation.
Raphaëlle Mueller est une photographe, artiste et une chercheuse basée à Bâle et à Genève qui inscrit ses travaux dans une pratique pluridisciplinaire. Sa pratique artistique fusionne l’art et la science dans un agenda géopolitique discursif et ses méthodologies exploratoires impliquent des dialogues multilatéraux qui questionnent les relations cachées et spéculatives entre l’écologie, la politique, l’humain et le non-humain. Son travail vise à établir un lien entre les mondes scientifique et non scientifique, notamment dans le cadre de problématiques environnementales. Ses explorations visent donc à appréhender et à comprendre la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et à tenter de forger de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias. Si elle porte une attention particulière à l’image et à ses moyens de production dans ses usage (post)photographiques, elle réalise également des performances, des films, des vidéos et des conférences. Le format original de ses expositions propose des restitutions d’expériences et de recherches au long cours. Il prend aussi souvent une forme évolutive. Ses recherches engagées se situent dans la lignée d’une pensée éco-féministe, et convoquent l’analyse forensique (étude de terrain, analyses de données, statistiques etc.) qu’elle applique à des méthodes et à des expériences artistiques développées en collaboration avec des chercheur-eus-s, biologistes, performeurs-e-s-et bio-hackeur-euse-s. Raphaëlle Mueller travaille aussi avec des matériaux inusuels qui relèvent du vivant (Exogenesis, 2019-2021), des molécules synthétiques (Chemical Charm, 2018), ou des toxiques (T(t)erraforming, 2018). En interrogeant les systèmes de production, en renonçant dans la mesure du possible à engendrer de nouveaux objets et en favorisant le recyclage, elle invite à des réflexions qui résonnent avec une éthique du care (Perspectives on post-capitalist thinking/being, 2021). Elle mène enfin un travail qui met au centre de ses expériences artistiques des processus qui dénoncent l’exploitation de vulnérabilités et invitent à repenser les relations de pouvoir entre les vivants. Elle a exposé dans de nombreux espaces d’art et festivals.
Simon Krebs arbeitet mit Fotografie, Film, Animation, Zeichnung und Musik.
Er produziert Ausstellungen, Filme, Musikvideos, Bücher und kooperiert gerne mit Musiker:innen, Autor:innen oder Mode-Designer:innen. Seine Arbeit zeichnet sich durch ein starkes Interesse für Menschen oder deren Fehlen, des Menschen Umgebung und Tätigkeit aus. Scheinbar alltägliches offenbart in Krebs’ Arbeit eine eigentümliche Magie oder ein humorvolles Gruseln.
Tout a commencé en 2018 avec la découverte des diapositives de mon père se mettant en scène entre 1975 et 1980 dans l’appartement de ses parents. Quand ces derniers n’étaient pas là, mon père se prenait en photo. On le voit déguisé, maquillé, investissant tous les espaces dans une sorte de danse macabre. A la lueur de bougies, il se cache dans des bahuts, fait le mort dans le lit de ses parents, se transforme en Dracula.
Mon père devient photographe, tout comme moi. Je ne connaissais pas les archives de son travail de jeunesse. Je suis subjuguée par son univers loufoque et par la qualité de ses images. Ses images me parlent, me hantent, me happent– je m’y reconnais – quelque chose de familier m’appelle. Je décide de poursuivre sa série avec mon œil.
Je prends pour cadre le même appartement familial – celui de ses parents, celui de ma grand-mère. Grande Mère a vécu 50 ans dans cet appartement bourgeois parisien – un lieu que j’ai investi émotionnellement – un lieu qui charrie des souvenirs : les déjeuners du dimanche avec la famille réunie, les retrouvailles avec les cousines, les dodos le samedi soir, la télévision, les coquillettes au gruyère et jambon, le chocolat chaud en guise de petit-déjeuner et les mille objets exhumés des poubelles par Grande Mère…
Je mets en scène Grande Mère dans ses derniers moments avec ma sœur et mon père. Portraits de famille. Je pare Grande Mère de ces fleurs artificielles qu’elle affectionne tout particulièrement parce qu’elles ne meurent jamais. D’une certaine façon, je préfigure sa mort. Un an plus tard, elle décède, c’est le début du covid.
Pas de mode d’emploi pour faire son deuil, chacun.e essaie un chemin.
Mon père devient orphelin. Papa et Grande Mère étaient fusionels, ce n’était pas évident pour moi de trouver une place tant ils s’aimaient. La mort de Grande Mère redistribue les cartes – m’offre la possibilité de découvrir autrement mon père – l’homme qu’il est – et non plus le fils de sa mère.
En juin 2021, l’appartement est vendu. Les familles se déchirent. Douleur, rancoeurs, chagrin. Tout est mélangé. Pendant que mon père et moi, nous vidons les lieux, j’ai réalisé la dernière série de photos– mettant en lumière mon père et moi dans ces espaces mis à nu. Ce travail rend hommage à la mémoire de Grande Mère et au travail photographique de mon père.
Mes photographies témoignent d’un passé révolu, elles font partie intégrante de mon histoire. En exposant mon histoire personnelle, je pose la question de l’héritage : Que décide-t’on de garder ? Comment faire filiation ? Quel est le fil ? Comment le réparer quand il est abîmé ? Que crée-t-on ensemble ? Et vous comment faites-vous ?
Artiste visuelle née à Téhéran en 1986, vivant aujourd’hui en France, après plusieurs années de pratique artistique en Iran.
Son travail se déploie à la croisée de la photographie, du film, de l’installation et du graphisme. Il ne cherche pas à représenter, mais à déplacer, fissurer et reconfigurer les régimes d’image et de perception. Il s’inscrit dans une recherche
où mémoire, territoire et image ne sont pas des thèmes, mais des tensions actives, traversées par des expériences de déplacement, de discontinuité et de fragmentation.
Refusant toute forme d’exotisation,, sa pratique s’inscrit dans une position instable, traversée par des tensions entre présence et disparition, mémoire et effacement, inscription et perte et engage également une réflexion sur l’identité— ses différentes strates, entre identité de soi, de l’autre, identité collective et celle d’une… société.
Son approche s’ancre notamment dans les notions de déterritorialisation et reterritorialisation développées par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans A Thousand Plateaus (Mille Plateaux), ainsi que dans la notion de liminalité — état de seuil, entre deux, ni ici ni là — formulée par Victor Turner dans The Ritual Process.
L’image, dans son travail, n’est jamais stable : elle est altérée, fragmentée, réinscrite, soumise à des processus de transformation qui en déplacent le statut. Chaque projet engage un protocole spécifique, refusant toute répétition, cherchant à faire émerger de nouvelles couches de perception.
Dans Seven Solitudes, des arbres isolés deviennent des points de tension, des figures de résistance et de solitude. Par un processus manuel d’altération, chaque image se constitue, se transforme en une pièce unique comme une surface
instable, entre apparition et disparition, où la mémoire se donne autant qu’elle se dérobe, où la surface agit comme une métaphore de mots tus, retenus dans la gorge. …Silence.
Son travail vidéo développe une position d’observation critique entre distance et implication, où les images interrogent les formes de lutte, de perception et de narration, ne stabilisent pas le sens mais le mettent en crise.
Son graphisme, radical et sombre, opère comme un espace de résistance : entre visibilité et clandestinité, il porte une charge politique sans recourir à la démonstration, entre langage et silence — et participe à une syntaxe visuelle
singulière.
Comme l’a souligné le jury de l’ADAGP : « […] Son graphisme radical et sombre fait écho tant à la clandestinité […] l’œuvre de Nafiseh Moshashaeh a su
mettre en place une syntaxe plastique originale et prometteuse. […] » développant une écriture plastique à la fois rigoureuse, ouverte, et traversée par une singularité propre.
Les recherches de Carmel Keane s’ancrent dans des problématiques sociologiques et féministes, en dialogue avec des questions liées à la subjectivité, au deuil et aux structures de pouvoir. Son travail explore la manière dont l’intime devient un espace politique et comment les récits personnels peuvent révéler des dynamiques collectives. Artiste et autrice, elle développe une pratique à la croisée de la photographie argentique, de la vidéo, de l’installation et de l’écriture poétique. Elle envisage l’image et le texte comme des outils d’analyse permettant de mettre en tension visibilité et effacement, exposition et protection. En 2024, elle a présenté son mémoire intitulé Journal Extime, qui explorait la notion d’« extimité », définie comme « le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme intimes ». Inspiré par Annie Ernaux, ce travail reliait son récit autobiographique à des thèmes tels que la photographie amateur, les albums familiaux, la psychogénéalogie et l’héritage, tout en interrogeant leurs dimensions sociales et politiques. Elle travaille actuellement sur un recueil de poésie intitulé Arte Survie ainsi que sur un projet d’installation vidéo féministe, Zone Grise.
In contemporary society, social norms, gender roles, and forms of communal belonging are in constant transformation. These shifts are not only conceptual but deeply embodied: power, inclusion, and exclusion are experienced through posture, gesture, proximity, and affective resonance. At the same time, the increasing reliance on digital communication reduces physical presence and attenuates shared, bodily experience.
In my work, I explore and render visible this corporeal dimension of social life. Through moving image and choreographic processes developed with participants, I investigate how social structures are inscribed, performed, and transmitted through the body. My work reveals the subtle ways in which collective dynamics take shape in movement, relation, and sensation.
By engaging both participants and audiences in sensory and affective experiences, my work seeks to foster empathy, deepen social awareness, and cultivate a more nuanced understanding of collective existence. It invites viewers not only to observe, but to feel and reflect on their own embodied position within social systems.
Ultimately, I propose that societal transformation is not solely discursive, but lived and co-created through the body. My practice offers a reflective and participatory framework of moving image that engages embodiment as a site of social negotiation and potential change.