J’ai toujours oscillé entre réel et irréel, équilibre et extravagance, raison et excentricité. J’aime la rencontre entre l’originalité, l’anormal, l’exubérance. Je m’évade volontiers vers des créations atypiques, parfois déroutantes pour les puristes de la photographie. Pour moi, la photographie sert aussi à exprimer une pensée, une émotion, des sentiments ; elle doit être belle, vivante, vibrante et significative de son temps. Dans mon travail le choix du rendu est primordial, que ce soit par la photo émulsion ou par la photographie sur toile, j’aime que l’image soit confrontée à la matière.
Les J’mages rassemblent deux faiseuses d’Images, Jeannine et Julie-Anne Weber, une mère et sa fille, complices dans leur regard sur le Monde qu’elles osent réinterpréter avec un zeste de folie et un brin de magie… Derrière son objectif photographique, la première saisit au gré de ses pas, aux détours des chemins, les beautés naturelles de petites merveilles parfois ignorées. Nourrie de contes et légendes, la seconde quant à elle utilise la technique de l’aquarelle pour illustrer ses rêves, revisiter et enchanter la pellicule. Leurs deux arts visuels réunis offrent, aux petits comme aux plus grands, des « tableaux-photos » oniriques et récréatifs, emplis de fantaisie, de poésie et d’espièglerie, au travers desquels chacun pourra s’évader du quotidien et s’inventer quelque historiette peuplée de créatures imaginaires… Les J’mages ont également choisi de décliner leurs créations originales sur des impressions textiles pour des coussins ou des transats inédits propices à la rêverie.
Meine Arbeit ist die Malerei. Ich arbeite mit Ölfarben. Mich beschäftigt die Thematik von Städten und der Urbanität. Mich interessiert das Spiel mit den charakterlichen Eigenschaften, dem Sichtbaren und dem Unsichtbaren von Orten, sowie Randgebiete und Plätze in der Peripherie. Zeitgleich zu den Malprojekten entstehen installative Arbeiten aus dem Material, welches für die Malerei verwendet wurde. Das ist Beton, Aluminium, Seifen, Schwämme und vieles andere. Die Materialität nimmt daher einen wichtigen Raum ein und bestimmt somit weitere Ansätze.
Je suis photographe et vidéaste. J’ai découvert la photographie argentique et le moyen format au début de mes études d’arts, avant de me tourner vers le cinéma et la vidéo. Mes images se veulent contemplatives et poétiques, tout en jouant sur les frontières entre mise en scène et documentaire. C’est par ce chemin que je tente d’amener le spectateur à questionner les normes, les stéréotypes, les rapports de pouvoir. Depuis plusieurs années, je porte également un projet de photographie documentaire intitulé Girls wanna have strength qui questionne la perception de la force physique chez les femmes, grâce à des portraits de sportives professionnelles. Je réalise aussi des images sur commande, principalement pour la musique (pochettes de vinyle et cd, clips vidéo, portraits d’artistes).
Chaque identité a son inventeur, toutes n’ont pas vocation au mystère. Car on peut considérer l’opposition entre regarder une photographie et résoudre une énigme, mais faut-il les opposer dès lors que tu les conjugues ? Le débat de la photographie et de la gravure est au centre de tes dispositifs. Mais au centre centrifuge, si l’on peut dire, car l’une et l’autre fuient le centre. Peut-être les deux directions opposées à l’origine se rejoignent-elles : formes intermédiaires, témoins de la connivence des techniques ? Un point de fuite qui prend l’habit de la gravure sans perdre l’identité de la photographie ? Soudain tout se brouille dans la foule des vibrations. Un certain mystère, en effet, subsiste : mystère de l’identité, qui n’est qu’allusivement révélée, plongeur, chasseur, faunes ; mystère de la suggestion, de l’effet, de l’efficience d’une photographie qui voudrait animer un corps, qui semble immobile mais se déploie, diptyque, triptyque, séquence, sillons de la gravure à la surface de la plaque de cuivre ; mystère de la nuit, des pièces d’eau et des forêts dans lesquelles le jeune héros est invité à entrer. Il crie : « L’usage de ma jeunesse fut rapide et rempli d’agitation. Je vis de mouvement et ne connais pas de borne à mes pas ». Stéphane Gounel
Artiste-peintre et photographe – J’essaye de décrire graphiquement et émotionnellement l’histoire sans commencement ni fin dont je fais partie et qui s’inscrit dans un cycle de succès et d’échecs. Mon travail, à l’image de mes multiples expériences est rempli de couleurs, de mouvements et d’imaginaire, comme un journal intime, il traduit le dialogue silencieux entre l’artiste et les différents supports.
On sait bien trop de choses sur le travail de l’artiste et tenons à remercier,Facebook,Instagram,Linkedin,Trumblr…
Par la sculpture et la photographie, Cannelle Preira interroge les relations entre le corps, les objets et l’architecture.
À travers différentes séries de sculptures portables et manipulables, l’artiste explore la complicité que l’on peut entretenir avec les objets. Ses petites pièces artisanales en pierre, métal ou céramique (Les Osselets, Récréation, les Handschmeichler…) nous invitent à un toucher ludique et instinctif. Ils suscitent une appropriation très personnelle des objets.
Lorsqu’elle emploie la photographie, Cannelle Preira récolte, collectionne et enquête à la recherche de formes et de matières signifiantes (dans les aires de jeux, les halls d’immeubles, les mouvements des mains) mais surtout pour relever les subtilités qui font toute la singularité d’un environnement. Ces collections de photographies nourrissent généralement son travail du volume, ainsi les deux médiums cohabitent et se répondent au sein de sa démarche.
Si les recherches de Cannelle Preira convoquent régulièrement l’enfance et les sensations vécues à cet âge, elles sont également traversées par des questionnements sociologiques, politiques et culturels, comme avec le projet Hair Pride qui interroge la diversité capillaire et l’héritage post-colonial ou encore Mon Château qui souligne l’absence de la pierre dans le logement social.