Carolle Masson

Je m’intéresse aux images et recherche des moyens de déployer des lectures possibles, leur permettre d’échapper à la surface à laquelle elles sont souvent cantonnées. Mes différentes questions se tissent dans les symboliques de l’intime, jouant sur la singularité et l’universel, interroger l’ambiguïté entre la notion de frontière et de limite, de ce qui est étranger mais aussi ce que l’on reconnaît de soi chez l’autre. Les mises en forme passent par la photographie, la vidéo, les installations, ou d’autres médiums selon les projets. Née en 1980, je vis et travaille en Alsace. Mon atelier est dans l’ATELIER 12, bâtiment des anciennes filatures de Guebwiller.

Vincent Chevillon

Initialement formé aux Sciences de la Terre, Vincent Chevillon convoque dans ses oeuvres différents champs d’études naviguant de l’anthropologie, la géophysique à l’iconologie. Il mène une recherche au long court qui l’amène depuis plusieurs années à réétudier et réévaluer les fondements de notre société moderne à savoir l’invention d’une séparation franche et théorique entre culture et nature, d’un monde sans limites à conquérir et à domestiquer. Depuis 2010, il poursuit des recherches plastiques et théoriques sur les imaginaires rapportés et construits par le colonialisme. L’étude approfondie de l’ouvrage Moby dick d’Herman Melville a inspiré le nom de ce vaste projet: The Spermwhaler’s dream (Rêve de pêcheur de Cachalot). Par un va et vient entre des actualités spécifiques et leurs inscriptions dans des systèmes géographiques, historiques et culturelles plus obscures, ses recherches œuvrent à la cohabitation de formes, d’attitudes et de savoirs au sein de cosmogonies croisées. Sa pratique tend à rendre manifestes des états de surface, des agencements, prononce ce qui à l’abri des regards, agite secrètement le monde. Elle s’interroge sur notre relation à l’ailleurs par le biais de ces marges, à ce qu’elles limitent et prononcent de part et d’autres. Ces travaux se développent en dispositifs généralement évolutifs à partir d’éléments récoltés ou façonnés, des images, des récits qui se formalisent sous forme d’installations, d’éditions, d’oeuvres numériques, d’objets. Généralement ses recherches s’élaborent par des dispositifs d’enquêtes qu’ils associent à une pratique volontaire de la dérive. En 2013-2014, il entreprend un périple à bord d’un voilier au travers d’une itinérance de 7 mois en mer de part et d’autres de l’océan Atlantique.

En 2023, il rejoindra Aotearoa pour une enquête de terrain de 7 mois sur les traces de cétacés échoués dont les ossements sont actuellement conservés au musée zoologique de Strasbourg.

Il enseigne depuis 2014 à La Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg.

Anatolatonal

Sound.Musique. Composition. Hörspiel.Video.Musique de scène. Shakuhachi. Instruments.Mystic exercises.

Birgit Kempker

Birgit Kempker vit et travaille à Bâle. Arts visuels. Expositions. Installations. Multimédia. Langage. Idées. Radio . Lesungen. Textes. Essais . Prose. Poésie. Hörspiel. Parallel worlds .Vidéo. Son. Concepts. Collaborations. Conscience. Elle enseigne art et langage à Bâle et Bienne.

Juliana Zepka

Juliana Zepka (née à Mulhouse, France, 1995) est une artiste franco-brésilienne qui vit et travaille à Paris.

Après une formation de critique d’art à l’Université de Strasbourg, elle se dirige vers la recherche-création en appliquant sa méthodologie 

de chercheuse à la réalisation d’œuvres questionnant l’image et l’information à l’ère des technologies de reproduction numérique. En 2020, elle poursuit son parcours au sein du Sandberg Institute (Gerrit Rietveld Academie, Amsterdam) où elle s’oriente vers l’art vidéo, la para-fiction, la micro-histoire et la recherche plastique archivistique.


Ses travaux explorent les dimensions spectrales et mémorielles du document d’archive dans le cadre de ses politiques de reproduction, de digitalisation et de restitution. En 2022, à l’issue de son diplôme, elle rédige un manifeste sur « l’anarchive », clef de voûte de sa réflexion plastique : l’étude de l’archive à travers son anti-matière, ses pages blanches, à travers l’invisible, le fictionnel, l’anonyme, l’oublié.


Depuis 2021, elle forme un duo avec l’artiste sonore et doctorant en droit Thibault Mechler. Leur pratique combinée explore la relation incarnée entre espaces, sons et affects à travers la notion de « paysages sonores ». Ensemble, ils collaborent en 2022 à la création d’une installation « Gardens of Law » interrogeant les relations entre droit international, paysagisme et territoire à travers la captation de matériaux visuels et sonores dans les jardins du Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de Justice (La Haye). La même année, ils sont résidents à Tempel Amsterdam et leur installation « The Overview Project » est exposée au Kunstverein de Freiburg dans le cadre de l’exposition « On the Brink of Remembering » pour la REGIONALE 23.

En 2023, elle est invitée en tant qu’artiste résidente à la fondation Stichting Destination Unknown (Pays-Bas) et présente à l’issue de sa résidence une publication de recherche et une installation sonore sur les traces réminiscentes de l’ancien site industriel Philips de Roermond.

Julie-Anne Weber

Il était une fée née du froid de l’hiver, Il était une fée née du froid de l’hiver, Au cœur d’une nuit d’encre et de papiers froissés, Bercée d’antiques fables et de contes passés, Qui grandit au pays d’émerveillés trouvères. Dès l’âge le plus tendre, un crayon à la main, Elle illustre ses rêves peuplés de korrigans. L’art et le cinéma, deux chemins intrigants, L’emportent vers Bruxelles aux studieux lendemains. Revenue diplômée en sa ville natale, Elle ouvre son studio de films d’animation, Sans jamais oublier ses premières passions, Petite faiseuse d’images, aux mille idées étales. Qu’elle façonne en détail une perle de neige, Ou qu’elle projette en grand les façades alsaciennes, Traçant d’un pinceau neuf des légendes anciennes, Elle invite en son monde à un tour de manège. Biberonnée de contes et légendes depuis sa plus tendre enfance, Julie-Anne Weber a toujours vécu au pays d’Émerveille. Du bout de son crayon, elle s’essaye très tôt à illustrer de nouvelles histoires, glissant d’un univers à l’autre à coup de plumes et de pinceaux. Petite faiseuse d’images, elle se passionne bientôt pour le cinéma et trouve dans l’animation le parfait barbouillon de culture où déverser ses rêves. Peinture, couture, modelage… elle cultive l’expérimentation multi-techniques, enchaînant clips vidéo et événements artistiques. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles et membre fondateur de l’association Art Puissance Art dont elle deviendra directrice artistique, elle est désormais installée au sein de l’espace Colod’art, à la tête de son propre studio d’animation : Animaillons ! Projet après projet, Julie-Anne Weber façonne un monde miniature animé à la main, image par image, mais elle ne cesse de rêver en grand et se lance bientôt dans le vidéo-mapping, dépassant le cadre de l’écran pour projeter ses images sur scène puis sur des bâtiments. A travers ses créations, qu’elles soient animées ou picturales, comme avec les J’mages, un duo artistique mère/fille – photo/aquarelle, elle cherche à susciter l’émerveillement où on ne l’attend pas, à réenchanter le quotidien, et à sensibiliser son public, avec humour et poésie, aux causes qui lui tiennent à cœur (lutte contre les discriminations, les stéréotypes sexistes, les violences conjugales…).

Olivier Chatté

« De la méthode à suivre dans l’étude de la nature : Il faut procéder des faits particuliers et composés, qui sont pour nous les plus notoires et les plus clairs, et remonter par l’analyse jusqu’aux principes universels, aux causes des choses, et à leurs éléments simples, qui sont les plus clairs et les plus notoires en soi. » Aristote, Physique. Tome I : Livre I – Des principes de l’être.

Julien Mathis

Plasticien, vidéaste, ethnologue et bricoleur Strasbourgeois et cuisinier de formation première, j’ai repris des études universitaires en anthropologie sociale et cinéma documentaire, et en marge l’exploration informatique/télématique hardware/software, pour des recherches universitaires et personnelles sur la place de l’Homme dans l’Univers et la spirale noosphérique. Dans une une dynamique de création autonome, je m’essaie depuis à des films engagés hors-TV, des sites Internet de contenu, et l’apport de la vidéo dans le spectacle vivant (création & régie). Plus personnellement, et en recherche de financement, je développe des installations vidéo, avec une passion pour les vieux tubes cathodiques et vieux matériels sur-cyclés, pour des approches scéniques et autres tentatives plastiques, avec développement logiciel sur nano-ordinateur, programmation en vidéo-wall, à des fins de manifestations numériques et créatives, collections muséales et galeries d’art. Pour rester en paix avec mes passions et me vider la tête, je cuisine et je jardine. « Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n’existe personne qui l’explique, et personne qui ne le comprenne » Cecilia Meireles, in Film L’île aux Fleurs, de Jorge Furtado, Brésil, 12′, 1989

Jade Pastorino

Mes photographies reflètent des ambiances, des paysages et des moments partagés au cours de voyages. 

Chantal Tolwek

Dessiner C’est comme marcher sur les chemins caillouteux Arpenter les sentiers, griffonner le papier, courir et respirer Crapahuter, graver, colorier, peindre & assembler Gestes lents, quelquefois rapides, mais toujours le dessin D’abord le dessin… Extrait de l’exposition «Exode» – Saint-Dié-des-Vosges