Mureil McIntyre

L’inspiration de mon travail est mon identité franco-américaine. J’explore de manière esthétique la culture de ces deux pays. D’un côté, le luxe français et ses traditions dans lesquelles j’ai grandis. De l’autre, la culture populaire des États-Unis, d’où viennent mes deux parents. Je suis un parfait collage de ces deux espaces géographiques et culturels. Ma pratique artistique prend ses racines dans la sculpture, mais je la définis plutôt comme une exploration de l’espace par des installations éphémères et expérimentales. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des lieux avec des objets trouvés ou fabriqués, et d’observer comment la vie organique s’initie à l’intérieur. Tout commence par l’association d’images, des collages papiers et/ou digitaux, qui m’aide à appréhender l’espace. Ces intuitions 2D se transposent ensuite dans la dimension physique et tangible de la 3D. Là, les produits animaliers se mélangent aux matières organiques, en faisant appel au viscérale : ils dérangent mon univers habituellement épuré et anesthésié. Ainsi le gore a-t-il sa place dans mon travail par des touches d’abjects subtiles qui perturbent l’environnement de mes propres espaces contrôlés et structurés. Que se passet-il lorsque le vivant rencontre l’inerte ? Lorsque l’organique se mélange à l’objet industriel produit en série ? Mes installations sont spontanées et répondent à mes impulsions visuelles. Celles-ci sont guidées par les lignes structurante du lieu choisi. J’introduits le mouvement, par mes accrochages, et mes placements d’objets dérangeants. Ce n’est pas une promenade de tout repos pour les spectateur·ice·s. Bien au contraire, leur marche les immerge dans un environnement étrange, légèrement décalé de ce qui peut sembler être un espace habituel et commun. Tour à tour, une salle d’attente, une caisse de supermarché, ou la vitrine d’un magasin se trouvent perturbées par l’introduction d’un élément décalé, comme un chien qui respire, la tête d’un cochon mort, ou encore une figure humaine. Les spectateur·ice·s se glissent dans une narration ouverte à l’interprétation. Chacun·e est libre de projeter sa vision sur l’installation que je donne à voir. Mes recherches théoriques sur les comportements humains vis-à-vis de l’art, supplante mon travail artistique, et sont sans cesse enrichis par des conversations. J’écoute, j’observe, j’analyse.

Hervé Petit

Basé sur la photo, le travail d’Hervé Petit utilise divers support comme le tissu, le Back Light, la peinture, la lumière, des installations jouant souvent sur les ombres et des formes spectrales

La production est diverses

Sylvain Chartier

Sorti de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 1985, j’expérimente le volume et développe ma recherche personnelle « du dessin à la sculpture, de la sculpture au dessin ». J’aborde le volume en interrogeant les techniques et les matériaux, en m’attachant à une idée, à un concept ou une recherche de la spontanéité. Mon intention est de me dégager du monolithe en remplacent le travail sur la masse, par le travail sur les lignes de force, les transparences et les vides et m’approcher de plus en plus du dessin dans l’espace. L’acier, le bronze ou l’aluminium vont me permettre de mener à bien des projets pouvant s’inscrire durablement dans l’espace public. Des structures fines souvent répétées conçues pour être installées en équilibre dialoguent en transparence avec l’espace ou l’architecture du lieu.

Salomé Macquet

Salomé E.  Macquet est designer et artiste. D’un pas de côté, elle conçoit des formes singulières figurant des sujets complexes. À l’enseigne d’un studio de création et de recherche actif dans les champs du design graphique et du design spéculatif, elle dessine des livres, des identités visuelles, des objets numériques et des installations. Dans ses recherches, Salomé explore les questions temporelles de la physique relativiste et quantique pour mieux questionner notre rapport au temps. Depuis 2019, elle imagine la fiction quantum.ville avec Grégoire Delzongle. Ce projet de design spéculatif brouille les pistes entre réel et fiction et imagine une ville autosuffisante à temporalité relative. Son atelier est un laboratoire. On y interroge les matériaux, les interactions, les expériences, les encres, les interfaces, les espaces physiques et virtuels, les algorithmes, dans le but de créer des outils innovants de communication et de transmission des savoirs, des idées, des projets, des récits. Elle a notamment travaillé avec : Renault, l’Institut français d’Allemagne, le Signe – Centre national du graphisme, l’École des Arts décos, Akoustic arts, Le Parisien, les éditions Hermann, la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Brice Jeannin

Je m’intéresse à la création comme activité de construction et de transformation permanente. Mes recherches naviguent entre la conception d’installations et une approche intuitive de la musique. Chaque projet explore la nature irréductible du sonore et la manière dont sons, formes et espaces communiquent et tendent à se définir mutuellement.

Reto Leibundgut

Gebrauchte Materialien und aus der Zeit gefallene Einrichtungsgegenstände bilden den Werkstoff, aus dem Reto Leibundgut neue und ungewohnte Bild-, Objekt- und Raumkonstellationen entstehen lässt. Mit ungestümer Geste wird traditionellem Handwerk und herkömmlichen Sujets neues Leben eingehaucht, wobei aufwändige und hingebungsvolle Verarbeitung unsere schnelllebige Konsumwelt kontrastiert. Fragmentierte Teppiche und Gobelins, Intarsien aus Gebrauchtmöbeln, Wandarbeiten aus einfachen Kartonschindeln oder Objekte aus Sofaleder persiflieren konventionelle Sehgewohnheiten. Es entstehen kontrastreiche, sinnliche und zugleich irritierende Arbeiten, welche überlieferte Wertvorstellungen humorvoll transzendieren.

Karin Blaser

Über meine Arbeit / PRÉSENTATION

Nebst der klassischen Grafik und den neuen Medien interessiert mich das bewegte Bild. Ich habe mich hauptsächlich im experimentellen Bereich damit beschäftigt. So sind Videoarbeiten, Musikclips und Installationen entstanden.
Seit einigen Jahren ist mir die Beschäftigung mit Objekten im Raum wieder wichtiger geworden. So sind Arbeiten in Ton, Bronze und Installationen entstanden.

Medien: Video, Fotografie, Grafik, Tonarbeiten, Musikstücke und Texte.

«Antonios Postkarte»
Videoinstallation, Musik

Eine Postkarte aus Venedig ist das Thema dieser Arbeit.
Antonio hat sie 1956 aus Vendig an seine liebst Aime geschickt, die in einem Dorf oberhalb von Montreux wohnte. Auf der Vorderseite ist ein Bild einer Gondel mit einem Gondoliere zu sehen.
Der Inhalt der Karte ist kurz: „Attendi una lettera. Je t’aime – Antonio.“, aber die Fantasie erzählt die Geschichte weiter.

Diana Dodson

Die Werke von Diana Dodson oszillieren zwischen Abstraktion und Figuration, das Medium der Malerei reflektierend. Zwischen konzeptionellem Kalkül und malerischer Geste entstehen konkret-expressive Arbeiten, die den Malprozess und die physikalischen Eigenschaften der Farbe untersuchen. Naturelemente und geometrische Fragmente treffen sich in ätherischen Farb- und Lichträumen, installative Arbeiten befragen das Verhältnis zwischen Malerei und dreidimsionalem Raum.

Jasminka Stenz

Jasminka Stenz est chorégraphe et danseuse de scène et recherche les relations entre les corps, les frontières interpersonnelles et l’esthétique non conventionnelle. Elle se concentre sur l’innommable en se posant la question de savoir ce que l’on veut comprendre quand on regarde la danse. Il évolue dans le domaine de la composition instantanée, de la musique, de l’improvisation et de la performance sur des scènes et des non-scènes ou des lieux qui deviennent une scène au moment où quelqu’un observe des corps en mouvement. COLLABORATIONS avec: Lea Kieffer, Deva Schubert, Rowan BLOCKEY, Michael Shapira, Gilda Bartel, Tarren Johnson, Michael Müller, Diethild Meier, Jennifer Ocampo Monsalve et Zeitgetroffen-Kollektiv, Tresure-Figure-Os-Kollektiv, ICRA, Imprevu #, Dustin Zorn, Gábor Hartyáni, Tobias Giezendanner. En plus de son travail de créatrice de danse, Jasminka Stenz est professeur de danse et coach de danse pour l’improvisation, la performance, la composition, l’improvisation de contact, le tango de contact et le tango-argentin. Vos ateliers s’adressent à différents groupes de personnes. Depuis plus de dix ans, elle travaille également à temps partiel comme aide-soignante dans le Sonnhalde Gempen, un foyer pour personnes handicapées (y compris autistes). Enfin et surtout, ses compétences musicales se retrouvent dans son travail de danse. Elle joue du violon depuis son plus jeune âge et aussi pour accompagner la danse, dans les jams de milonga et CI. Jasminka Stenz a grandi dans le sud de la Forêt-Noire et en Suisse.