Falcone

Falcone, est un jeune artiste alsacien qui a débuté la sculpture et la peinture en pure autodidacte. Conscient et engagé, il a décidé de mettre son talent à profit de la nature dont il s’inspire pour mieux la valoriser dans ses différentes créations. Il retranscrit la dynamique du monde actuel dans le caractère stylistique de ses œuvres, et ne cesse de se réinventer car il laisse libre cour à son imagination. Ses œuvres sont sculptées ou peintes par son esprit avant tout, donnant ainsi à son travail une évolution constante.

Pascal STuTZ

« Pascal STuTZ , dans son atelier de Strasbourg, peint, dessine inlassablement. » Et parfois, il utilise de la résine et des pigments phosphorescents, ou crée des performances sonores et dansantes.Ses sujets de prédilection sont liés à son étonnement d’être dans le monde, au miracle qui représente la vie sur une petite planète perdue dans un si vaste univers « Tout comme l’archéologue frotte la pierre pour en restituer les détails effacés par le temps, il frotte un morceau de dentelle pour questionner l’abstraite chevelure de la comète. Toujours le même morceau de dentelle, mémoire de lui même, devenu la matrice de Halley… Conformément aux calcules de la Nasa, en bas de ses images, l’artiste marque le nom, la position de la comète dans l’espace et la date correspondant au dessin du jour. Il inscrit aussi son nom, comme une trace immortelle, confiant son message à la majestueuse comète qui ne connaît pas le temps… En art, sur le papier, la vérité surgit de ses énigmes. » Ileana Cornea (critique d’art) Paris déc. 2020, à propos de la série nommée « 2061lacomète »

Beata Sawicka

Espace, lumière et atmosphère sont, pour moi, les points essentiels de toute pratique picturale. Ce sont donc ces aspects que j’essaie avant tout de retranscrire dans mes tableaux.
Les paysages reflètent mon observation de la nature, telle que je la côtoie au quotidien. Mes peintures reprennent souvent les mêmes lieux. C’est ainsi – à travers les changements qu’ils connaissent en fonction du temps, de la saison ou du moment de la journée – que j’explore le sujet. Ces moments de contemplation sont pour moi des instants de grande intimité avec la nature dont je fais alors pleinement partie. Lorsque je crée un tableau, j’essaie de configurer la nature selon ma vision du monde, ce qui revient parfois à la conter. J’essaie aussi de transmettre ses mystères, surtout celui de la forêt et du monde fascinant des arbres – leurs forces vitales, leurs formes, leurs caractères…
Les dessins et aquarelles sont réalisés en plein air. J’aime ces techniques pour la spontanéité du geste et l’énergie qu’elles exigent dans un laps de temps très court. La peinture à l’huile implique une réalisation plus longue. C’est un travail passionnant de construction et d’introspection.
Beata Sawicka a étudié l’art à Rouen puis à Gda ń sk et a obtenu une maîtrise en illustration et design de livres à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, sa ville natale, en 1985. Elle a collaboré avec des périodiques et des maisons d’éditions, et a réalisé de nombreuses illustrations et aquarelles, ainsi qu’un chemin de croix en linogravure, après s’être installée à Strasbourg en 1996.
Elle est engagée depuis plusieurs années dans les activités du Club des Arts du Conseil de l’Europe, où elle expose régulièrement et participe à l’organisation d’expositions. Elle a également participé à des expositions individuelles et collectives, notamment en Alsace (Strasbourg, Mulhouse, Haguenau, Goxwiller, Barr, Murbach, Sélestat) ainsi qu’à Paris, Dammarie-les-Lys, Bruxelles, Varsovie, Luxembourg, New York. Depuis quelques années, Beata Sawicka participe régulièrement aux Ateliers Ouverts.

Les Ateliers RTT

Les Ateliers RTT est une agence de design et d’innovation sociale basée à Strasbourg intervenant sur l’ensemble du territoire, cofondée par Chloë Dupuy, Daym Ben Hamidi et Anne Laure Desflaches en 2012. Nous accompagnons collectivités, institutions publiques, associations et entreprises dans la définition de leurs stratégies et projets jusqu’à leur mise en place durable. Nous revendiquons la place des méthodologies de design dès la genèse des projets, afin d’explorer plus largement de nouveaux scénarios d’usage. Nous créons ainsi des outils spécifiques permettant l’intégration des usagers dans le processus de conception, pour faire émerger et proposer des objets et des services pertinents, liés à leur territoire et à leur contexte d’action. Cette approche prospective, nous la conjuguons à une richesse créative issue de l’expertise et l’expérience du prototypage et du développement de produits et de services. En effet, notre capacité à prototyper physiquement et dans l’espace les solutions pensées permet aux projets de gagner en efficacité et en adhésion par les usagers. Aussi, nous portons une attention toute particulière à la finition et à la qualité des solutions développées, et ce dans un double objectif : s’assurer de leur durabilité et de leur appropriation par les usagers concernés.

Garage Print

  • L’atelier voit le jour en 2014 dans le quartier de Rotonde à Strasbourg en la personne de Pierre Faedi. Sérigraphie, risographie, de l’impression au façonnage, Pierre s’équipe petit à petit de l’ensemble du matériel inhérent à la chaine du livre et gagne rapidement en autonomie.C’est donc naturellement qu’il crée sa petite structure éditoriale : « les éditions gargarismes » qui donneront finalement leur nom à l’atelier.

 

Soutenu par l’association Central Vapeur dont il est un fervent collaborateur, l’atelier prend ses marques et diffuse le travail des artistes locaux via des fanzines, des posters et toutes sortes d’objets imprimés. Il produit également des pochettes de disques vinyle et de cassettes audio via le micro label « Urin Gargarism Record », pendant musical de la structure.

 

En 2019, Pierre et son atelier partent s’installer à la COOP dans le quartier Port du Rhin. Gargarismes est aujourd’hui parfaitement intégré au paysage artistique du Grand Est, collaborant autant avec des artistes que des structures culturelles.

Henri Walliser

Henri Walliser Mon travail est Pop au sens qu’il est jeune, spirituel, sexy, peu cher et fabriqué en série. Il exalte la vie, est positif, optimiste. Le Pop c’est de l’amour. Amour des êtres et des choses. Ma culture est urbaine, je suis un enfant des villes et du Rock. Je suis graveur et comme me disait Rémy Bucciali mon travail oscille entre sophistication et vulgarité, raffinement et trivialité. Je compose mes gravures comme des rock-songs. Je parle une langue ancienne régénérée au contact des années 80. Economie de moyens,patience; réalisme, mon travail est une ode à la liberté, une reminiscence d’un Eldorado perdu. Artiste graveur, diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, a exercé différents métiers (maquettiste,receveur,vendeur, manutentionnaire, enseignant) avant d’être assistant du peintre suisse Rémy ZAUGG puis de Rémy BUCCIALI imprimeur d’estampes à Colmar. Influencé par le rock et le Pop art trouve son inspiration dans la ville et le quotidien. A exposé en Angleterre (Loughborough,Bristol), Allemagne (Euskirchen,Karlsruhe,Landau…) Espagne(Cadaqués),est représenté par la galerie Orlinda Lavergne. Privilégie les techniques sèches que sont le burin et la mezzotinte. Depuis 2017 il incorpore la couleur dans son travail.Commence une série de gravures sur la route 66 qui traverse les Etats Unis d’est en ouest.

Aurélie De Heinzelin

C. et D. sont dans le couloir et admirent les tableaux de C. Je passe devant un tableau de chevalier allongé et ne peux m’empêcher d’admirer l’ambiguïté qui se dégage de ce chevalier en armure : sa féminité et sa juvénilité alliées à sa force masculine, à sa puissance guerrière. Sa grâce céleste, irréelle, et sa force tellurique. Je crie à qui veut l’entendre « Quelle ambiguïté ! Quelle ambiguïté ! ». Et ces mots résonnent pour moi comme la plus belle des choses que l’on puisse faire en peinture. Rêve du 17 juin 2010 Je suis peintre. Je vois mon travail comme un carnaval, un lieu où tout est possible. Dans mes tableaux, je vis une « autre » vie, libre de toute morale et affranchie de la réalité. Si je suis bien élevée dans la vraie vie, je suis une peintre « dé-polie », « dé-policée ». Mon père spirituel est Otto Dix. Ma mère spirituelle, Paula Rego. Peindre, pour moi, c’est pouvoir être à la fois une bonne sœur et une mère maquerelle sans que cela pose problème. C’est créer des êtres hybrides, un homme qui a des seins, une femme qui a 3 jambes. C’est faire cohabiter dans le même espace-temps mon amie Célie et Gargantua, le personnage de Rabelais peint par Doré. C’est vivre dans un monde où lilliputiens et géants se côtoient. C’est avoir un visage bleu. C’est piétiner un ancien amant et qu’il s’en sorte sans une égratignure. C’est autoriser une histoire d’amour entre mon ami Guillaume et une statue de marbre. C’est escalader à mains nues une montagne infranchissable sans être alpiniste. C’est avoir tranché une tête et se balader avec en bout de bras sans risquer la prison.

Cécile Tonizzo

Cécile Tonizzo est artiste plasticienne. Partant de questionnements sur l’intime, elle réalise des jeux d’assemblage où se mélangent le dessin, le textile (broderie, collage) et le montage son (enquête, interview, field recording), avec une attention particulière à l’endroit de la discrétion. Par ce dialogue entre les médiums, elle invite à une lecture polysémique de questions de société (féminisme, camaraderie, savoir-faire ouvrier et artisan). Les objets réalisés sont souvent le résultat d’une collaboration, d’une rencontre ou de la manipulation d’un élément offert. Les recherches et les productions s’inscrivent dans des temps longs, autant pour résister à des modes de production (aliénants) que pour (re-)travailler et (re-)penser plusieurs fois un même sujet.

Nicolas Couturier

Transformation des politiques publiques par le design et la production de formes plastiques. Une production plastique nous permettra d’approcher les lieux par le travail de l’image et de l’édition. Un travail de dessin et d’outils de représentation des espaces en collaboration avec le collectif g.u.i. et un groupe de travail sur la biodiversité en ville. Des dispositifs visuels impliquant des installations spatiales de permettant la manipulation et le jeu, dans la continuité du travail mené dans le projet Echauffement- Lecture. En tant que membre du collectif G.U.I. je réalise des projets visuels qui cherchent les relations de représentation du monde et l’interprétation des images. Je travaille ainsi le dessin et la typographie autant que des dispositifs techniques permettant de mettre les créations visuelles au centre d’un groupe de personnes, habitants, chercheurs, acteurs des territoires. Mon travail comprend alors, à travers une pratique de la collaboration, la création d’éditions, la documentation et la représentation visuelle en temps réel, à l’aide de technologies numérique actuelles autant que par l’utilisation de systèmes de fabrication artisanale et rapide, essentiellement collective et performative. Les représentations visuelles et leurs outils peuvent alors traduire des échanges que l’on pourrait qualifier de diplomatiques. Ces dispositifs, que nous proposons d’appeler des « diplomates visuels », participent à créer un espace d’action et de pensées collectives en rendant présent ce qui rassemble, en permettant, par ajustements successifs, la (re)formulation des intérêts des participant.e.s ou la composition d’un terrain d’entente. Je tente alors d’inscrire mes recherches aux abords de la sociologie visuelle et d’un art situé.

Sébastien Kuntz

Présentation d’après le poète Jacques KOBER, Nice (1925-2015)  Un arbre ne multiplie jamais une multitude, donc un anonymat, il vit une liberté, hymne à la légèreté, obstinément mais spatialement vif de voilure. Le silence d’un arbre n’est pas délayé du silence de la forêt. Ainsi le concret du travail de Sébastien Kuntz c’est aussi bien l’enclume et la tignasse des souches nouées que la branchie de la délicatesse, ténuité ventilée de la sonorité des sommités: la ronde du vol d’insectes bougeant comme chaque feuille de la diversité attend son oiseleur. S’il est difficile de faire marcher les arbres au pas, c’est que leur architecture calme et soigne la fièvre humaine, mangrove ou futaie, dragonniers ou jacarandas, flamme nocturne du cyprès ou encore baobab aux épaules étagées de nuages. Une forêt est-elle en marche, et les arbres se pressent-ils en exode, ou bien rêvent-ils notre équilibre, découvrent-ils pérenne d’écrire sur écorce de bouleau, de même que chez Kuntz toutes les écorces circonscrivent son art.