Jean-Baptiste Blocquaux

Peintre et dessinateur autodidacte, le premier intérêt artistique de Jean-Baptiste Blocquaux lui vient du graffiti qui occupera plusieurs années de sa vie.
De l’envie d’entamer un travail plus personnel et de s’employer sur des supports différents il entre en résidence durant deux ans au sein de la friche artistique “la fileuse” à Reims.
Il travaille par thématiques qui donnent lieu à des séries de peintures et de dessins qui murissent jusqu’à l’asséchement naturel du sujet. Ces thèmes peuvent être aussi bien politiques que plus intimes et symboliques. Volontairement à la limite entre l’abstraction et la figuration, ses travaux se penchent sur la dualité de l’intérieur et de l’extérieur et tentent de figurer
l’espace intime de l’être, spirituel et dématérialisé en le traduisant plastiquement en une dimension physique, visible et palpable.
Il vit et travaille en France. (cf www.ateliersmedicis.fr)

Paul Lannes

J’ai suivi une double formation composée d’un bachelor en arts visuels à la HEAD de Genève puis d’un master en illustration à la HEAR de Strasbourg.

 

Mais avant cela, j’ai surtout grandi dans un petit village entouré de montagnes, où s’est développé mon goût pour la promenade. Je m’inspire des paysages naturels que je parcours pour créer des images chargées de mystère.

 

Aujourd’hui illustrateur, je cherche à déployer mon vocabulaire graphique, dans lequel dialoguent réalisme et fantastique, au sein de livres, d’expositions ou de commandes d’illustration.

Manon Debaye

Née en 1993 à Vitry-sur-Seine, je quitte dès que possible ma ville natale pour m’installer à Strasbourg et me consacrer à l’illustration et la bande dessinée. Je travaille aujourd’hui au sein du Grenier, un atelier d’artiste de la structure Garage Coop.

Je collabore régulièrement avec la presse, anime des ateliers de bande dessinée et d’illustration, fabrique des fanzines et écrit des histoires d’amitié, d’amour et de perte. J’aime créer des personnages faillibles,en lutte avec leurs émotions, des dilemmes moraux et dessiner des ambiances mélancoliques et surréalistes.

Timothée Ostermann

Je m’appelle Timothée et je fais de la bande dessinée depuis toujours. Un peu de foot aussi.

Eloise Rey

J’ai 37 ans et je suis graphiste et illustratrice.

J’ai étudié la littérature avec vue sur les Alpes, l’impression textile sur une colline de Lyon,
le graphisme et l’édition à Strasbourg, où j’ai fini par m’établir pour pratiquer l’illustration.

De toutes ces formations, j’ai gardé le goût des histoires, de la poésie surréaliste et du jeu, du motif, de la trame et des couleurs vives, de la composition et de la calligraphie.

J’aime faire osciller mes lecteurs·trice·s entre humour et étrangeté, et jouer de la contrainte pour provoquer une narration.

Lisa Blumen

On décrit mes histoires comme du “rigolo-mélancolique”. Je trouve ça plutôt vrai. 

J’essaye de trouver la juste note entre le poids des sentiments et la légèreté de la trivialité. 

Pour donner un exemple, c’est comme quand quelqu’un nous raconte une histoire vraiment triste mais que pendant tout le long, il a une feuille de salade coincée entre les dents.

Le Grenier

L’Atelier du Grenier a vu le jour un matin d’automne 2019 à Strasbourg. Constitué d’Eloise Rey à l’encre, Lisa Blumen aux feutres, Manon Debaye aux crayons, Joachim Galerne au plâtre et Timothée Ostermann à la tablette graphique de 1988, ce groupe inséparable n’a de cesse de dessiner jour et nuit. A eux cinq, ils questionnent des médiums aussi variés que l’illustration, la bande dessinée, le fanzinat ainsi que le volume. Ils sont aussi les éléments les plus hilarants que l’on peut trouver à Garage Coop, à condition de grimper jusqu’au grenier, bien sûr. Cette année, l’atelier accueille l’artiste Paul Lannes en invité très spécial pour sa tournée des ateliers ouverts.

Youcef Ouahab

Son premier souvenir? Un oiseau réalisé en papier gratté. C’était en maternelle. Son deuxième souvenir? Un portrait de Robespierre dessiné en combinant uniquement de lettres «c». Impressionné, son instituteur de CM2 a été ravi de pouvoir le garder en souvenir. Quelques décennies plus tard, Youcef en parle encore avec une fierté particulière. Aujourd’hui, l’artiste s’exprime en noir et blanc parfois, en une explosion de couleurs souvent. Des tonalités très colorées, voire «flashy», dit-il, pour «faire remonter un élément particulier» de l’œuvre en devenir, pour «mettre du relief». Youcef a notamment réalisé une série d’autoportraits hurlants rappelant Le Cri de Munch. Tout son univers n’est pas si sombre. Que ce soit au feutre noir, mais aussi et surtout avec le pastel sec ou l’aquarelle, il laisse parler son imagination loin des contraintes de l’hyperréalisme. D’ailleurs, l’oiseau de son enfance ne l’a pas quitté, qui se retrouve fréquemment dans ses œuvres. «J’aime les oiseaux. Ils sont comme des anges, avec leurs ailes.» Avec ses créations, il invite à voyager ailleurs, plus loin.

Mots clés. Dessin, pastel sec, aquarelle, imagination, oiseaux, anges, cris.

Yann Bruckmuller

C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.

Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.

Thierry Heidt

«Magnifique…» Le mot vient spontanément à la bouche de Thierry Heidt quand il décrit les couleurs qu’il emploie pour accompagner ses dessins ou ses gravures, œuvres qu’il habille d’une délicate innocence. Les nuances de vert, pomme, kaki, jade, olive, tilleul, qui lui rappellent l’herbe, les feuilles, les sapins, et les marches qu’il effectuait, enfant, dans les montagnes avec ses parents. Les bleus, marine, nuit, pétrole, azur, presque toujours présents dans ses travaux, dans l’eau, l’horizon, «le beau temps, le ciel qui s’ouvre». Les bruns, marron, chocolat, brou de noix ou terre de sienne, qu’il emploie pour les arbres, leurs nœuds, les animaux pour qui il a une affection toute particulière. Et le jaune, qui le met en joie. Une couleur synonyme de soleil, de ces petites taches de couleur dans un champ y compris en hiver, de ces «magnifiques feuilles en automne dans les montagnes» ou qui irradie juste avant le coucher du soleil. Thierry aime employer différentes techniques – dessin, tampographie, collage… –, qui lui offrent la liberté de ses interprétations.

Mots clés. Couleurs, nature, arbres, animaux, ciel.