Floriane Jan

Née en 1989 à Rennes, Floriane Jan vit et travaille à Strasbourg et Bruxelles. Sa pratique se nourrit de l’observation du surgissement hasardeux de la fiction dans nos espaces quotidiens. Elle tente ainsi d’en saisir l’essence pour la réinvestir dans l’espace de représentation. Trouver le détail qui contamine le tout, détraque un semblant d’évidence. La fascination pour les rebuts et les objets sans attrait la pousse à collectionner, répertorier, assembler… Considérer l’espace de manière fragmentée comme celui d’un collage et non pas dans une forme pleine et tangible. Que le regardeur soit là pour coller les morceaux les uns avec les autres, pour en faire sa propre composition.

Vincent Chevillon

Initialement formé aux Sciences de la Terre, Vincent Chevillon convoque dans ses oeuvres différents champs d’études naviguant de l’anthropologie, la géophysique à l’iconologie. Il mène une recherche au long court qui l’amène depuis plusieurs années à réétudier et réévaluer les fondements de notre société moderne à savoir l’invention d’une séparation franche et théorique entre culture et nature, d’un monde sans limites à conquérir et à domestiquer. Depuis 2010, il poursuit des recherches plastiques et théoriques sur les imaginaires rapportés et construits par le colonialisme. L’étude approfondie de l’ouvrage Moby dick d’Herman Melville a inspiré le nom de ce vaste projet: The Spermwhaler’s dream (Rêve de pêcheur de Cachalot). Par un va et vient entre des actualités spécifiques et leurs inscriptions dans des systèmes géographiques, historiques et culturelles plus obscures, ses recherches œuvrent à la cohabitation de formes, d’attitudes et de savoirs au sein de cosmogonies croisées. Sa pratique tend à rendre manifestes des états de surface, des agencements, prononce ce qui à l’abri des regards, agite secrètement le monde. Elle s’interroge sur notre relation à l’ailleurs par le biais de ces marges, à ce qu’elles limitent et prononcent de part et d’autres. Ces travaux se développent en dispositifs généralement évolutifs à partir d’éléments récoltés ou façonnés, des images, des récits qui se formalisent sous forme d’installations, d’éditions, d’oeuvres numériques, d’objets. Généralement ses recherches s’élaborent par des dispositifs d’enquêtes qu’ils associent à une pratique volontaire de la dérive. En 2013-2014, il entreprend un périple à bord d’un voilier au travers d’une itinérance de 7 mois en mer de part et d’autres de l’océan Atlantique.

En 2023, il rejoindra Aotearoa pour une enquête de terrain de 7 mois sur les traces de cétacés échoués dont les ossements sont actuellement conservés au musée zoologique de Strasbourg.

Il enseigne depuis 2014 à La Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg.

Fanny Buecher

Ma pratique artistique se développe principalement par le dessin et la peinture, allant de formats modestes à des installations immersives.

La nature est mon sujet de prédilection pour ce qu’elle a d’intemporel et d’ingénieux, et pour ce qu’elle permet d’y projeter tout en y façonnant notre singularité. Elle est aussi mon lieu de refuge en suscitant entre autres, la contemplation, le ralentissement du temps.

Ma peinture se caractérise par des expérimentations et des changements fréquents provenant d’un état d’esprit en exploration. Je fais avec la sève du moment, en conciliant l’affluence autant que les présumées bévues de manière inclusive.

Il en résulte depuis un an, une peinture qui s’attarde moins à l’objet fini qu’à exprimer avec une certaine urgence, les choses qui m’habitent, avec un attachement à l’acte de peindre, au geste, lieu où s’opère à mon sens un dépassement à partager.

Mon intention est de procurer à celui qui les regarde, des expériences singulières voire bénéfiques, une sorte de voyage à la fois psychique et physique et dans une certaine mesure de la consolation.

Katharina Rüll

Katharina Rüll, visuelle Künstlerin, arbeitet interdisziplinär mit Materialien, die sie in ihrer Umgebung findet. Sie nimmt sich den Gegenständen, die weggeworfen wurden an, tritt mit ihnen in Beziehung und inszeniert diese in ihren Rauminstallation wie Statisten einer Geschichte.

Jacqueline Bilheran Gaillard

Un triple travail de photographie, de peinture-techniques mixtes et de sculptures-assemblages. 

Mon regard saisit de la beauté dans ces continents de déchets produits par la consommation de masse ou dans les lieux désertés d’une industrie périmée. Mon objectif photographique y prélève les couleurs de ma palette et les formes de mes motifs artistiques : métal, papier, plastique, entassés, écrasés, plissés, déformés, colorés. Le fouillis de formes et de couleurs que je saisis dans ces tas de détritus ou ces lieux à l’abandon, deviendra peintures, sculptures, photographies plasticiennes. Mes photos sont donc à la fois le point de départ, le matériau de mon travail pictural par l’usage du transfert, et un aboutissement quand je les retravaille, que je photographie des fragments de sculptures ou que je peins des sculptures photographiées. De la photographie à la peinture, de la peinture à la sculpture, pas de choix exclusif des médiums ni des matériaux, mais un même univers, la poésie de l’abandon, la beauté des objets qui ont perdu leur usage familier et subi l’usure du temps et la déformation aléatoire de l’entassement, celle aussi, volontaire, de l’artiste démiurge qui comprime, écrase, fond, déchire, plisse, assemble, colore, peint.

Mes peintures et mes sculptures empruntent au Pop Art américain ou au Nouveau Réalisme une part de leurs techniques et leur fascination pour l’univers de la culture populaire à l’époque de la consommation de masse. Tout dans le monde qui nous entoure, même les objets les plus triviaux, peut faire art. Il n’y a pas de hiérarchie des formes et des matières. Le sens, l’émotion et le beau peuvent surgir là où on ne les attend pas. En cela je produis sans doute comme une archéologie et une mémoire de ma propre culture, celle de la pénurie de l’après-guerre où l’on ne jetait rien, où tout pouvait être réutilisé. Celle aussi des Trente Glorieuses et de l’abondance inouïe promise par de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques.  

Travail de généalogie, d’interprétation, pour retrouver, sous les strates du présent, dans ces restes relégués aux marges, ce qui fait encore sens. Mais travail d’une époque qui n’est plus celle de l’émerveillement devant le ready made ou la vitrine de Noël du Grand Magasin, mais celle de la catastrophe annoncée et du tragique de l’excès, de l’accumulation et de la décrépitude. Fascination pour les pertes, les destructions, les formes du difforme, pour les formes de ce qui est exclu comme déchet, déprécié par la culture dominante et qui devient signifiant pour l’artiste.

 

Celine Martin

Dotée d’une double formation en sciences humaines et en céramique, Céline Martinexplore conjointement différents médiums : la terre, le textile, le dessin …Ses recherches plastiques interrogent la perception, la considération de lavulnérabilité, de la fragilité et de l’altérité dans nos sociétés.Elle traite par essence, du vivant, d’humanité, de sollicitude, de soin, et d’éthique.Il en résulte une pratique plastique à la fois sociale et intime.Celle-ci prend ancrage dans les théories du « Care » que la politologue américaineJoan Tronto définit comme une « activité caractéristique de l’espèce humaine, quirecouvre tout ce que nous faisons dans le but de maintenir, de perpétuer et deréparer notre monde, afin que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Cemonde comprend nos corps, nos personnes et notre environnement, tout ce quenous cherchons à relier en un réseau complexe en soutien à la vie ». (1)

Violaine Chaussonnet

Mon travail en ce moment tourne toujours autour des miroirs ronds et carrés, de l’eau, de ma main, des broussailles et surtout de la lumière.
C’est un travail qui utilise l’appareil photo argentique.
C’est un travail qui cherche à attraper quelque chose tout au bout dans la lumière et qui passe par les images et par les mots de plus en plus.
C’est un travail qui cherche ce qui sauve.
Tirages jet d’encre divers format et livres d’artiste.

Laura Plassier

Laura travaille ses sculptures et son utilitaire à partir du cylindre blanc.Parfois, il fait naitre un rocher, souvent les couleurs et les textures en émergent. La chimie des minéraux est une source de travail inépuisable.Dans son utilitaire, le cylindre est déformé pour créer l’accident. Il en nait un nouvel et fragile équilibre.

IDeE Designers

IDeE est une association à but non lucratif engagée dans la promotion du design.

Elle a pour but de favoriser la démarche design dans les entreprises et de sensibiliser le grand publique à cette discipline.
Elle initie des collaborations entre artisans, industriels et designers sous la forme de groupes de travail afin de valoriser le savoir-faire de ces entreprises.
Attachée aux secteurs en mutations ou en difficultés, elle vise à proposer des innovations portées à titre non exhaustif sur les processus, les transferts de technologies ou sur des réorientations en termes de marchés qui donneront une visibilité nouvelle à l’entreprise.
Nous pensons que le design est un processus qui doit nécessairement passer par l’expérimentation ; que de l’inattendu peut émerger la beauté, la pertinence, le désir.
L’association se développe depuis 2007 et accueille chaque année de nouveaux membres.
Le partage d’expériences et la préservation du patrimoine artisanal et industriel demeurent les deux principaux motifs de son existence.
Notre activité s’articule en trois axes principaux, les workshops, les expositions et l’organisation de conférences.

Les workshops

Depuis 19 ans, les workshops sont la principale activité de l’association. Ils permettent de faire la démonstration du design en entreprise.
La démarche design s’applique à tous les matériaux et toutes les échelles de production : de l’artisanat à l’industrie, du grès au verre en passant par la cire.
Les différentes collaborations engagées au fil des années sont la preuve par le faire que le designer a sa place dans tout type de projet.
De par la dynamique qu’il impulse sur le territoire, il participe à faire perdurer des savoir-faire et des métiers.
Les projets sont à retrouver dans leur intégralité sur notre site :

https://designers.alsace

Les expositions
Les expositions sont pour l’association l’occasion de valoriser les résultats des workshops.
Elles permettent de promouvoir le travail réalisé avec les partenaires et mettent en valeur leurs savoir-faire autant que les compétences des designers.
Dans ces expositions, ce sont l’intérêt de l’élaboration commune des projets ainsi que la richesse des propositions déployées par le groupe qui sont donnés à voir.

Les conférences

Les conférences nous permettent de présenter notre métier de designer et dialoguer autour de la discipline, ses pratiques et ses applications.
Discussions, débats, échanges d’idées et de points de vue entre professionnels et tout un chacun ; elles permettent aux membres d’engager un travail réflexif sur leurs activités, de nourrir leur pensée et mieux se positionner dans une profession en constante évolution. Ces rencontres sont ouvertes à tous, publiques avertis ou curieux !