Icko

Op’art, ou art optique, est l’expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 60 et qui exploitent la faillibilité de l’oeil à travers des illusions ou des jeux d’optique. Vasarely en est la figure la plus célèbre. ICKO poursuit ce travail en y ajoutant une large part de féminité et s’éloigne subtilement de l’abstraction, parfois imperceptiblement. Sa palette de couleurs est mûrement réfléchie et travaillée pour exprimer au mieux la spiritualité contenue dans ses œuvres.

Eunjin Kim

Das Feuerwerk in unserem Körper Ich denke oft an Farben. Farben begegnen uns meist in unserer Außenwelt. Doch ich habe mich gefragt, ob es auch Farben in unserem Inneren gibt. Natürlich ist Blut rot, Urin hellgelb, und die Augen können blau, braun oder sogar grün sein. Auch die Haut zeigt verschiedene Töne. Mystiker sprechen manchmal von der Aura – einer Energie-Welle, die unseren Körper umgibt. Doch ich fragte mich: Existieren Farben als Materie auch in mir selbst? Eines Tages sah ich ein Feuerwerk. Die Feuerwerke, die den Nachthimmel schmücken, basieren auf den Prinzipien der Verbrennung verschiedener Metallbestandteile, um eine Vielzahl von Farben zu erzeugen. Je nach Art des Metalls variiert die Farbe der Flamme. Um die vielen Farben eines Feuerwerks zu erschaffen, kombiniert man oft mehrere Metalle, die jeweils ihre eigene Farbe erzeugen. Wir sind von der Schönheit dieser kurzen Augenblicke fasziniert. Auch unser Körper produziert Energie – durch einen Verbrennungsprozess. Wir leben, weil Glukose, die wir aus unserer Nahrung gewinnen, mit Sauerstoff verbrannt wird. Der Großteil unseres Körpers besteht aus Kohlenstoff und Sauerstoff, aber auch verschiedene Metalle, die in geringen Mengen für unser Überleben essenziell sind, spielen eine Rolle. Dazu gehören Stickstoff, Zink, Natrium, Magnesium und andere. Wir wissen, dass diese Elemente bei der Verbrennung jeweils spezielle Farben erzeugen: Calcium leuchtet orange, Natrium gelb, Strontium rot, Kupfer blau, Jod violett, Selen blau, Mangan rot, Chrom silberweiß, und Kobalt zeigt die charakteristische kobaltblaue Farbe. Ist es nicht erstaunlich, dass so viele Farben in unserem Körper aufblitzen und wieder verschwinden? (Kobaltblau – wie faszinierend, ha ha!) Die Vorstellung, dass diese Farben bei jedem Atemzug, jeder Bewegung und jedem Gedanken in mir brennen und verglühen, brachte mich auf die Idee eines inneren Feuerwerks. Vielleicht findet in jedem Moment ein farbenprächtiges Spektakel in meinem Körper statt. Ich hoffe, Sie können die Formen und Farben dieses Feuerwerks aus meinem Inneren auf der Leinwand genießen.

Naser Dushica

Des actions telles que regarder, collecter, toucher, dessiner, gommer, redessiner, scanner, peindre, superposer, juxtaposer, repentir, aplatir, etc., font partie de mon vocabulaire gestuel habituel. Ces gestes s’appliquent à une variété de médiums, souvent classiques, allant du dessin d’un objet dans un carnet à la peinture monumentale, où la figure humaine revient souvent avec une touche mélancolique.  Ma pratique oscille entre le dessin dans un carnet, la peinture et la sculpture. Elle consiste à interroger ce que l’image dissimule, ce qu’elle révèle et ce qu’elle conserve secrètement.  La peinture est pour moi un moyen d’expression qui me permet d’explorer librement les questionnements qui m’habitent, notamment autour de l’image contemporaine et de sa représentation.  Je peins des images enfouies dans mon répertoire, leur offrant un nouveau rôle dans l’immobilité, où l’imagerie peut être à la fois artificielle et réelle.  Mes peintures tirent leur essence de la composition d’éléments tels que le sujet, les motifs, les couleurs, les fissures, et l’usure. Souvent, la photographie devient un point de départ pour mes peintures. La matière de l’image, ainsi que les supports et outils utilisés pour la donner à voir, sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Ils me permettent d’explorer les jeux de clair-obscur, de flou et de netteté, jusqu’à réduire l’image à son essence : sa composition et son architecture.  Je tends à réaliser des compositions picturales sobres : pas de narration, peu de matière, des touches subtiles, et une palette restreinte. Ce sont ces caractéristiques que j’apprécie également dans la photographie. Mon travail consiste à recréer des images issues de mon répertoire en les adaptant aux spécificités qu’elles contractent. Ces peintures d’images, en résonance avec d’autres, me permettent de raviver des émotions artistiques et formelles enfouies dans ma mémoire.

Copa & Sordes

Copa & Sordes s’intéresse aux zones intermédiaires entre l’art et la culture quotidienne.

Les interactions avec les gens sont au cœur de leur démarche artistique. Soit sur les lieux de travail, soit dans la vie quotidienne, soit dans des projets d’art interactifs.

Au fil de jours des ateliers ouverts il vont arranger une installation de nature morte en collective dans leur atelier.

Toutes et tous seront invité de contribuer un fruit ou une legume ou un autre objet comestible.

A la fin cette nature morte se transformera en tableau vivant par une action de cuisiner en collective et de manger ensemble.

Eva Molina

Eva Molina entwirft Farbkonzepte für Architektur. Diese  Arbeit umfasst die Gestaltung von Farben, Materialien und Oberflächen von Innen- und Aussenräumen. Ob einzelne Räume oder komplexe Areale- die Farbe wird eingesetzt, um Orientierung, Atmosphäre, Identifikation und lebenswerte Räume zu schaffen. Ein anderer Arbeitsbereich Eva Molinas sind handgewobene Textilien für den Raum.

Matt Crime

Matthieu Crimersmois aka Matt Crime, lui, n’a jamais vraiment choisi entre la peinture et la platine, entre l’objet trouvé et la machine bricolée. Il installe ses œuvres comme on déploie un laboratoire nomade, quelque part entre le théâtre anatomique, le plateau de scratch et l’atelier d’un archiviste halluciné. Ce qu’il cherche ? Peut-être à faire résonner le geste dans ses plis les plus ténus, à injecter dans l’image l’écho sourd d’un vinyle rayé ou d’un spectre sonore.

Dans son atelier ouvert — aussi ouvert que mécanique, vibrant, câblé — il ne montre pas, il rejoue. Les dessins s’y font en temps réel, tirés au cordeau ou aux pulsations, accompagnés de machines qui grincent, respirent, convertissent l’inaudible en visible. Un bras qui trace, une boucle qui recommence, un trait qui devient partition. Ici, les tableaux se frottent à la matière même de leur production, dans un chaos savamment orchestré de courroies, de pinceaux suspendus, de sons enfouis dans l’image.

On vient chez lui comme on viendrait à une séance de spiritisme technologique, pour écouter ce que les objets ou sons enregistrés murmurent quand ils sont mis sous tension. Et peut-être, repartir avec un fragment du récit.

Joana Amora

Joana Amora est une artiste-jardinière originaire de Rio de Janeiro, Brésil (1999). Son travail biomimétique explore les relations entre l’art, les processus naturels et sociaux. Notamment avec la photographie, la vidéo, le dessin, les objets, l’installation et la performance. Elle dialogue avec les biomatériaux naturels et humains, comme des plantes, champignons, cheveux et le corps humain.

Joana interroge notre relation au vivant et aux écosystèmes qui nous entourent, à partir des œuvres vivantes mêlant réalité et imagination.

Sa démarche artistique est enracinée dans son expérience du mouvement agroécologique au Brésil depuis 2017, qui constitue la base méthodologique et éthique de son travail.

Le travail de Joana flirte avec l’Earth Art, la performance et l’art conceptuel, en développant des œuvres qui connectent les individus aux paysages qu’ils habitent. Par la marche, l’émerveillement et l’organisation de ses trouvailles, elle conçoit des pièces qui invitent à une réflexion sur notre relation au vivant. Cette pratique lui a appris à comprendre et collaborer avec les écosystèmes, en valorisant la biodiversité et les connexions qui relient tous les êtres vivants — de toi à la plante, de la plante au champignon, du champignon à l’air, de l’air au soleil, du soleil à la terre.

À travers sa pratique artistique, elle nous invite à cultiver la vie, comme on cultive un jardin.

Les trois axes fondamentaux :

la Nature comme sujet et collaboratrice ;
l’intime, le collectif et ce qui émerge entre eux ;
et l’art comme processus vivant.