Jean-Louis Schoellkopf

Depuis plus d’une cinquantaine d’années, Jean-Louis Schoellkopf, né en 1946, développe une œuvre photographique consacrée à la fin de l’ère industrielle, la culture ouvrière et les transformations du paysage urbain.

Il est particulièrement sensible à la réalité des espaces. Ses portraits suivent un protocole identique : il photographie ses sujets dans leur environnement familier – travail ou domicile – en les laissant poser librement. Son approche du paysage urbain restitue quant à elle l’expérience collective et propose une lecture intelligible de l’histoire urbanistique, sans cesse remodelée par l’activité humaine. Ses projets sont aussi l’occasion d’explorer les capacités documentaires de la photographie à travers différents dispositifs. Les images, ordonnées en série typologique, font ressortir les signes distincts d’une communauté, d’un métier ou d’une culture, tout en exprimant la singularité des sujets. Des compositions plus variées, associant différents registres présentent une étude plus globale du thème abordé. Enfin, le travail de séquence permet de relier logiquement des configurations de lieux distinctes et de faire l’expérience tangible de sa propre exploration du paysage urbain.

Clara Muel

Née en 1994, Clara Muel suit une formation de photographe au lycée artistique de Saint-Luc Tournai en Belgique. Elle intègre par la suite la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, où sa pratique deviendra davantage pluridisciplinaire, mêlant sculptures, photographies, vidéos, écriture… Elle y obtient son DNA avec les Félicitations du Jury et son DNSEP avec Mention. Elle se considère dorénavant comme une artiste plasticienne, aspirant à travailler de manière libre et multiple autour des sujets qui l’animent.

“Tout juste à la fin, immédiatement, elle sentit son cœur s’ouvrir, sa peau se durcir, ses muscles s’apaiser, son âme prendre de la hauteur.” Extrait de Galva, (fiction spéculative) écrite en 2019. (83 pages)

“Les rapports de dominations entre le corps et son environnement prennent forme dans mon travail à travers une manipulation presque jouissive de la matière.

L’espace urbain dans lequel j’évolue, les matériaux de constructions, l’architecture ou encore les divers dispositifs de sécurités qui le traversent exercent un contrôle plus ou moins permanent sur mon corps.

C’est sous la forme de sculptures, de textes, de photographies et de vidéos que j’entend me réapproprier ses matériaux. Le tissu rencontre alors la cire, le latex traverse le béton, la vaseline s’empare du plâtre, des corps/objets confrontent les murs de la ville. La propriété des matériaux ainsi que leur temporalité (temps de séchages, de prises etc.), et les accidents qui se produisent durant ces temps de travail tiennent une place importante dans ma pratique.

J’entend me réapproprier les matériaux auxquels nos corps sont confrontés quotidiennement en les travaillant de manière sensuelle, en y injectant une certaine forme d’érotisme. Mon corps reprend alors de la place à l’intérieur d’un environnement viril, dur, oppressif qu’est l’espace urbain et ses normes”.

Michel Burkhard

Maître incontesté du collage « Scratch » qui, à sa manière, découle très légèrement du marouflage pour la raison première que chaque œuvre recourt au collage mais très partiellement. Chaque œuvre, en effet, et sur sa surface entière, utilise les découpages scalpés sur journaux et revues constituant en quelque sorte la palette. Le rouleau adhésif pour sa part se mue en véritable pinceau. Alors c’est bien le mot « Scratch » qui, rappelant le bruit de découpe du ruban, caractérise phonétiquement les travaux de Michel. (J-G Samacoïtz)

Sonia Verguet

Sonia Verguet est designer. Elle cuisine ses projets à différentes échelles (objet, scénographie, vidéo, livre, croissant) et dans des domaines aussi variés que l’évolution des traditions, l’usage du rêve dans le quotidien en passant par celui de bon sens subjectif. Elle vise à enrichir le quotidien de sens.

Manon Debaye

Née en 1993 à Vitry-sur-Seine, je quitte dès que possible ma ville natale pour m’installer à Strasbourg et me consacrer à l’illustration et la bande dessinée. Je travaille aujourd’hui au sein du Grenier, un atelier d’artiste de la structure Garage Coop.

Je collabore régulièrement avec la presse, anime des ateliers de bande dessinée et d’illustration, fabrique des fanzines et écrit des histoires d’amitié, d’amour et de perte. J’aime créer des personnages faillibles,en lutte avec leurs émotions, des dilemmes moraux et dessiner des ambiances mélancoliques et surréalistes.

Timothée Ostermann

Je m’appelle Timothée et je fais de la bande dessinée depuis toujours. Un peu de foot aussi.

Eloise Rey

J’ai 37 ans et je suis graphiste et illustratrice.

J’ai étudié la littérature avec vue sur les Alpes, l’impression textile sur une colline de Lyon,
le graphisme et l’édition à Strasbourg, où j’ai fini par m’établir pour pratiquer l’illustration.

De toutes ces formations, j’ai gardé le goût des histoires, de la poésie surréaliste et du jeu, du motif, de la trame et des couleurs vives, de la composition et de la calligraphie.

J’aime faire osciller mes lecteurs·trice·s entre humour et étrangeté, et jouer de la contrainte pour provoquer une narration.

Lisa Blumen

On décrit mes histoires comme du “rigolo-mélancolique”. Je trouve ça plutôt vrai. 

J’essaye de trouver la juste note entre le poids des sentiments et la légèreté de la trivialité. 

Pour donner un exemple, c’est comme quand quelqu’un nous raconte une histoire vraiment triste mais que pendant tout le long, il a une feuille de salade coincée entre les dents.

Joachim Galerne

« Pourquoi mangeons-nous ?

Nous avons tous un petit lézard fun dans le ventre qui fournit à nos cellules l’énergie nécessaire. 

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