Anne Teuf

 

Née en 1964, je suis illustratrice et autrice de bande dessinée.
Mon atelier se trouve dans le collectif d’artistes « MOTOCO »,
13 rue de Pfastatt à Mulhouse.

J’ai illustré beaucoup de livrets scolaires, ainsi que
des livres documentaires ou historiques pour enfants.
( Editions Hatier, Milan, et Bayard ).

En bande dessinée, j’ai publié de 1999 à 2014 dans
la presse jeunesse la série bd « Fil et Flo » sur des scénarios
d’Anouk Bloch-Henry pour le magazine « Les petites Sorcières »
chez Fleurus-Presse.

Mon blog bd « Finnele » débuté en 2010 me fait remarquer
et les pages sortent en format papier.
La série «  Finnele » devient une trilogie aux Editions Delcourt.
Les albums paraissent de 2014 à 2021.

Grâce à ce travail je participe à une animation d’exposition
aux archives départementales de Strasbourg en 2018:
« Strasbourg 1918-1924, le retour à la France ».

En ce moment je dessine une saga historique en bande dessinée
sur un scénario de Chantal van den Heuvel
et colorisée par Simon Canthelou.

Rémi Voche

Performance comme manière d’être, ou manière d’être comme performance…
Rémi Voche s’implique tout entier dans ce qu’il présente.
‘Il faut répondre énigmatiquement aux énigmes du monde’. Ceci, on le
comprend devant les performances de Voche, ou la notion de question comme
celle de réponse ne semblent plus avoir de valeur propre. Seul compte
l’instant, célébré comme une forme d’absolu; cet instant que Rémi Voche va
gratter, gratter encore, chercher, éprouver dans son être même jusqu’à en
trouver la substantifique moelle.
Né en 1983 à Lagny-sur-Marne, Remi Voche se forme à la Villa Arson de
Nice dont il ressort diplômé en 2012. Depuis, il court partout. C’est aussi
qu’il y est habitué, car on pourrait le définir comme sportif à plein temps.
La course, l’effort, la notion de limite corporelle sont extrêment présents
dans son travail.
C’est en effet ce même rythme de course (un-deux-un-deux) qu’il
s’impose et avec lequel il remplit son espace de représentation. C’est celui
dans lequel, à force de répétitions de gestes, il finit par se confondre
avec le monde. C’est un combat qu’il engage, qui se termine en une forme
d’amour, de réunion quasi-palpable en un point seul du temps et de l’espace.
C’est l’engagement d’un dialogue jusqu’à la perte des deux parties.
Il y a de l’étrange et de l’absurde dans les choses qui se répètent
trop. C’est sur cette notion d’étrange que Voche joue en la poussant au
maximum, en la travaillant par le rythme et par la résurrection de rituels
païens, animistes, dans des lieux qui ne leur semblent absolument pas
ouverts ni réceptifs. Il y a une certaine forme d’ironie dans son travail,
adressée au regardeur, à ses valeurs, à la modernité, à la civilisation, à
la notion d’institution. Tout s’effondre un peu. Ne reste plus que la terre,
et des ruines tout autour.
Condenser, entourer, rappeler à soi par la répétition : remplir
l’espace jusqu’à l’oubli. C’est un travail de sidération, une mise à
l’épreuve entre malaise et hypnose, la création d’une tension :
indéniablement, il se passe quelque chose. Une métamorphose dont personne ne
sait jusqu’où elle ira.
Rémi Voche concentre sa pratique autour de la photographie et de la
performance, les deux étant intimement liés par l’idée de l’empreinte et de
la mise en scène. Il sème des traces de pas de côtés, des traces de fuite,
et les laisse se développer dans nos imaginaires.
En prenant une place de médium, en renouvelant nos perceptions, en
réélectrisant l’espace, peut-être cherche t’il à nous faire vivre un réveil.
Peut-être que nous devrions commencer à courir dans une autre direction.

Lydie Greco

Graphiste & illustratrice de formation, Lydie Greco est une artiste visuelle qui s’ennuie vite seule à son bureau. Alors elle cherche constamment à créer du lien humain avec ses dessins dans tous les pays qu’elle découvre, travaillant entre graphisme, illustration et performance dessinée.

Originaire de Strasbourg, elle part faire des études de graphisme à la Martinière Diderot à Lyon. Après son diplôme, elle se rend à New York pour travailler dans un studio de design et prendre des cours d’animation. Elle s’installe à Londres en 2010 et commence une pratique en indépendante en 2014. Elle crée le Magic Depictor, un entresort de 3 minutes où elle dessine des portraits cachée derrière un miroir sans teint, tout en proposant de la musique et des jeux au public. Chaque interaction est personnelle et totalement magique. Elle fait plusieurs performances en Corée du Sud en 2018, puis en Nouvelle Zélande et au Japon en 2019. Après 10 années à Londres, elle revient vivre à Strasbourg, sa ville de coeur, en 2021, où elle partage les locaux du CRIC. Elle y crée une autre performance « Les Gens qu’on aime », et travaille actuellement sur des projets de BD, de fresques et d’illustrations.

Adrien Weber

Des œufs, des paysages, des affiches, le récit de mon voisin, celui de gens qui mangent des glaces dans la rue, des touristes à Florence, les vendanges au pied des Vosges, les cèdres du Liban, le documentaire d’une amie, une bière, un festival, ma grand-mère, mon père, voilà ce que j’aime illustrer.

Clément Bedel

Radiant as the End of the World
“Anthropocene” is the proposed name for a geologic epoch in which humans have become the major force determining the continuing livability of the Earth. Living arrangements that took millions of years to put into place are being undone in the blink of an eye.
The massive increase in carbon dioxide, methane or nitrate emissions into the atmosphere from industrialized agriculture, petroleum-driven production and globalized transportation networks has outpaced all rhythms of life. Yet this whirlwind is best recognized through immersion in various small and situated rhythms. Big stories take their form from seemingly minor contingencies and asymmetrical encounters in its moments of uncertainty.
Clément Bedel through his art reminds us that we live in an impossible present – a time of rupture, a world haunted with the threat of extinction. His paintings offer vibrant scenes of more-than-human attempts to stay alive. Motions that he is depicting are whispers of the many pasts and yet-to-comes that surround us. Considered through his canvases – the world has ended many times before.
Bedel’s paintings approach this problem by offering visual attention to overlaid arrangements of nature’s resilience. His practice stands up to the constant barrage of messages asking us to forget – that is, to allow a few private owners and public officials with their eyes focused on short term gains to pretend that environmental devastation does not exist. These canvases are also preyed upon by radiant, striking, sharp strokes of oil paint that travel in depicted water and soil; polluting the air; getting inside the plants and trees with dazzling, intense
colors and mutation of contort formations. We cannot see it but we learn to find its traces. It disturbs us in its indeterminacy; this is a quality of ghosts.
Many species stronger than time – potentially immortal filamentous fungi, photosynthetic algae or cyanobacteria – spread and meet on the gravestones of brutalistic man made cement vestiges.
The ghosts of multi metabolic landscapes unsettle our conventional sense of time, where we measure and manage one thing leading to another. What Bedel presents are examples of what Timothy Morton calls “hyperobjects” – entities of such vast temporal and spatial dimensions that they defeat traditional ideas about what nature and time should be. When we notice their tempo, rather than impose ours, they open us to the possibility of a different aspect of livability.
This series of paintings question the logical foundation of the ecological crisis, which is suffused with the melancholy and negativity of coexistence, and is offering the evolvement into something playful, anarchic, and unpretentiously witty.
His oeuvre is a skilled fusion of phenomenology of Aposematism and biology of Batesian mimicry, fueled by ambition to reestablish our ties to nonhuman beings and to help us rediscover the hope and joy that can brighten the dark, bizarre loop we traverse.
Change is constant. The world is in a continual state of flux. It is a stream of ever-mutating, emergent patterns. Rather than steeling ourselves against such modulation, Clément Bedel invites us to feel, map, assess and grasp from the swirling pathways around us in order to better understand and influence them as they happen. This is a frank, luminous set of dispatches from future systems and fractured pasts, based equally on art, science and science fiction, an incantation to transform what ultimately transforms us.
Grandiose guilt will not do it, we need to learn by noticing what we were blind to.
Anja Tončic

Elie Bouisson

« À partir d’éléments issus de son environnement proche, matériaux organiques prélevés, textiles collectés, objets fonctionnels familiers, Elie Bouisson recompose des formes par assemblage, que ce soit par l’empreinte de matières qui se lient entre elles par arrachage, ou par l’entremise de coutures et serrages. Dans son corps-à-corps avec la matière, qui s’appuie sur une économie de moyens, il instaure un rapport d’humilité laissant libre cours à la sculpture, qui se découvre, entre maîtrise, jeu et hasard. »

Hyesung Jung

Travaille plutôt sur image visuelle pour quelque chose entre eux, entre de visible et invisible, entre d’absent et présent et observer quelque chose changer entre-temps. 

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Ouissem Moalla

 » Diplômé de la Haute école des arts du Rhin (2015), Ouissem Moalla (*1990) vit et travaille à Mulhouse.

Sa démarche artistique se nourrit de recherches autour de l’image ainsi que d’analyses textuelles, historiques et anthropologiques concernant les hybridations culturelles.
Son champ d’investigation principal est le langage. Ouissem Moalla s’intéresse également aux spécificités des sociétés contemporaines et à son environnement. Il en examine les caractéristiques (architectures, représentations visuelles locales, productions artistiques populaires) et en étudie les origines historiques.
Ses recherches anthropologiques donnent naissance à des œuvres performatives (Monkey, 2018) et ses recherches scientifiques se déploient au sein de projets d’installation ou de peintures abstraites, tirées d’une logique géométrique ou de schémas de représentations scientifique (Hermes series, 2022).
Son œuvre convoque à la fois le corps, les matériaux et le mouvement dans l’espace (œuvres performatives, peinture, sculpture). Ses pièces s’élaborent en série, à partir de composantes hétéroclites.
Se référant aux recherches de l’historienne britannique Frances A. Yates qui présente son analyse des méthodes mnémotechniques au sein de l’ouvrage L’art de la mémoire (1966), Ouissem Moalla explore la perception de l’espace, ses fonctionnalités et potentialités. « 

Shohyung Park

Gargouille : sens unique Le projet « Gargouille », qui explore les langues et les sons, s’intéresse à différentes langues. Une gargouille crachant de l’eau sous la pluie intense sert de métaphore à la communication humaine, exprimant les défis de traduire les pensées en paroles. Je partage ses propres difficultés de communication et réfléchit sur l’irréversibilité des mots une fois prononcés. Je suggère que parfois, pour exprimer pleinement les pensées et les émotions, il faut dépasser les limites du langage. La première fois que j’ai vu un panneau en alsacien, je n’arrivais pas à le lire, ce qui m’a donné l’impression d’être dans un autre pays. Écoutez les mots en alsacien que j’ai récoltés en Alsace passer par la bouche d’une gargouille. En suivant ces sons, vous atteindrez leur signification et pourrez imaginer tout un monde.

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Julie Wittich

La réfraction de la lumière sur un verre dépoli, la rugosité du béton grisâtre qui s’effrite, le brun profond et légèrement translucide d’un café chaud, l’onctuosité de l’encre doré qu’on mélange, ou la douceur d’un papier coton. Nous vivons constamment des expériences sensorielles qui nous marquent le temps d’une seconde, nous sortons de nous-même un instant pour contempler.


Ces expériences nourrissent ma pratique qui n’a de cesse de questionner le lien entre le fond – le contenu, et la forme – l’image ou l’objet imprimé.


Ma pratique se veut être une démarche hybride où chaque technique influe sur les autres. J’explore les frontières, entre l’œuvre unique et le multiple, la production mécanique et l’artisanat assouvissant ainsi une envie insatiable d’expérimentations chromatiques.

Designer Couleur – Graphique/ Façonneuse