Alexia Trawinski

Dans mon travail, je m’intéresse à la peau, terre de contact entre le moi et l’environnement. L’endroit où nos émotions affleurent et où la vie s’inscrit à sa surface. La peau garde une trace. Il en va de même pour le papier, un matériau qui se déploie sous plusieurs formats dans mon travail.

Depuis 2019, en parallèle de mon travail de dessin, je développe une pratique murale. Je cherche à répondre de manière sensible à l’espace, et propose des muraux spécifiques aux lieux qui m’accueillent. Le dessin, la peinture et l’architecture se rencontrent.

Dans mon processus de travail, la couleur, touche, démange, caresse. Entre frottement et brossage, les couleurs s’entremêlent, formant une peau sur le papier.

Odile Liger

Depuis plusieurs années je développe un travail sous différentes formes en résonance au paysage des Vosges ou plutôt en son contact, sur des chemins coutumiers parcourus depuis des années, du carnet de croquis aux plaques de zinc transportés sur des lieux hantés par des personnes familières. Mais aussi j’ai ce besoin d’un contact régulier avec le spectacle vivant, dessiner durant les répétitions ou graver sur scène, d’où résultent ces suites de dessins et de gravures aux formes fugitives et aux espaces éphémères.

Ce va et vient entre l’extérieur et l’intérieur, ces plaques de métal, de bois, de cuir, dessinées « sur le vif » je les rapporte précieusement à l’atelier afin de les transformer en leur faisant subir des morsures, des découpes, en les creusant ou les éraflant, puis j’ai la surprise de leurs révélations à l’impression.  

Ainsi le week-end des Ateliers Ouverts sera le moment pour mettre en dialogue ces deux cheminements en reliant  des travaux récents aux plus anciens.

Till Brockmeier

Ma vision est de toucher et d’inspirer les gens avec mon art à la fois dynamique et réduit à l’essentiel. Je m’intéresse aussi bien aux thèmes abstraits et géométriques « intemporels » qu’à l’abstraction de thèmes actuels. Pour ce faire, j’associe des contraires comme l’immobilité & le mouvement et je combine des formes avec des couleurs et des lignes dans un esprit ludique et vivant.
En outre, je travaille actuellement sur le lien entre l’écriture et l’image écrite. C’est ainsi que des structures d’écriture deviennent des formes géométriques d’écriture. J’associe souvent des poèmes à des structures circulaires, qui sont liées à la polarité entre condensation et dissolution, entre concentration de la forme et de l’espace.

Michael Stocker

Konzeption von Möbeln als elementares Ereignignis von Form, Farbe, Bewegung im Dienste der Funktion.

 

Conception du mobilier comme événement élémentaire de forme, de couleur et de mouvement au service de la fonction.

Kerstin Mörsch

Zeichnung, Malerei, Bildhauerei und Performance. Mich interessiert das Zusammenspiel der verschiedenen Medien und die Räume die sich „dazwischen“ öffnen.

Meine Arbeit ist existenziell. Es sind die Transformationen, die ich in meinen unterschiedlichen Arbeitsprozessen begleite, die mich immer wieder neu fordern und begeistern. Schritt für Schritt, Werkzyklus für Werkzyklus.

Je weiter ich in meiner Arbeit komme desto klarer und einfacher werden meine Werke. Die Reduktion auf das Wesentliche, das Grundlegende, sei es eine Linie, eine Geste, eine der Grundfarben oder einfache geometrische Formen. Der „leere“ Raum wird für meine Arbeit immer wichtiger.

Dessin, peinture, sculpture et performance. Je m’intéresse à l’interaction entre les différents médias et aux espaces qui s’ouvrent « entre les deux ».Je m’intéresse à l’interaction entre les différents médias et aux espaces qui s’ouvrent « entre les deux ».

Mon travail est existentiel. Ce sont les transformations que j’accompagne dans mes différents processus de travail qui me stimulent et m’enthousiasment toujours à nouveau. Pas à pas, cycle d’œuvres après cycle d’œuvres.

Plus j’avance dans mon travail, plus mes œuvres deviennent claires et simples. La réduction à l’essentiel, au fondamental, que ce soit une ligne, un geste, l’une des couleurs primaires ou des formes géométriques simples. L’espace « vide » devient de plus en plus important pour mon travail.

Jacques Herrmann

Entre savoir expert et profane, Jacques Herrmann développe une pratique qui allie peinture et installation.
Il entend susciter une expérience sensible de la peinture ou s’articule des phénomènes d’apparition et de disparition, d’accumulation, de répétition et de mémoire. De l’inévitable mise en perspective de la peinture avec son passé, il puise les anecdotes nécessaires à revisiter ses formes comme autant de traditions qu’on célèbre, qu’on renouvelle. Attentif aux usages et aux formes de la peinture, il multiplie les séries pour formuler différentes typologies qu’il poursuit en altrnance les unes des autres tels que des trompes l’œil, des palimpsestes ou des monochromes. Son affinité pour la peinture l’entraînent en terra incognita, à l’affût de nouvelles possibilités, de découvertes fortuites. Il met la matière à l’épreuve en cherchant ses limites pour en révéler quelques aspects : sa fragilité, sa luminance ou son opacité

Corentin Seyfried

Architecte de formation, la dimension artistique est au cœur de ma vie depuis de nombreuses années. D’abord au travers du dessin, de la danse et de l’enseignement, c’est le médium de la peinture qui s’impose aujourd’hui de façon vicérale et qui me permet d’entrer dans un travail au long court. La dimension rituelle du travail artistique m’intéresse tout particulièrement et m’amène, d’une part, à la collection de mots, de phrases poétiques, de photos et d’autre part à des moments de peintures qui s’apparentent à des protocoles toujours en mouvements du type : peindre tous les jours sur un même format, peintre à partir du souvenir, peindre à partir de «d’hypothèses poétiques». Si ma pratique est principalement figuratif, l’aspect protocolaire m’invite à ne pas prendre le sujet pour sujet, mais plutôt comme un support au travers duquel je découvre petit à petit des thèmes transversaux comme la mémoire et l’intensité du quotidien. Réapparait alors, pinceaux faisant, derrière la peinture d’une cuillère, d’un vélo d’un reflet ou d’une composition picturale, l’obsession très architecturale de la lumière et l’équilibre toujours instable de la danse.

Lino Pourquié

Lino Pourquié développe son activité artistique dans le champ de l’art sous forme d’installations, de la scénographie au théâtre, ou encore de la construction de décors et création lumière. Sa réflexion, à la croisée entre scénographie et art contemporain, porte sur la limite entre réalité et fiction ou encore le(s) lien(s) entre corps physique et nature.

Décloisonner les domaines liés à la scène lui permet de passer par des chemins singuliers pour concevoir de nouveaux objets, qui prennent vie dans l’espace. Ce processus créatif consiste à partir d’une idée abstraite ou symbolique pour lui donner un corps de matière. Cette relation de la conscience à la matière engendre chez Lino une relation organique au monde, à travers par exemple son obsession du lien que nous entretenons (en tant qu’humains) avec le vivant. L’organique, présent dès le départ au niveau des processus de création, prends par la suite une place aussi bien formelle que spirituelle.