Cette année je présenterai principalement deux axes de mon travail : les Montagnes et les Livres.
La gravure est un lieu d’expérimentation, un lieu d’interférence entre dessin et trait gravé, entre pointe sèche et morsure profonde dans le métal. Jouant de l’impression en creux et en relief avec des éléments mobiles apposés sur des plaques gravées ou des reports de dessins tirés du carnet de croquis, je crée des télescopages énigmatiques. Ces estampes récentes révèlent des réminiscences enfouies qui affleurent à chaque impression sous la presse. Avec les impressions de superpositions de plaques gravées sur bois, c’est aussi pour moi un retour à la couleur :
Les assoupis, Filer dans les Vosges, La montagne magique…
Vous verrez aussi un travail plus souterrain, un lien que j’entretiens avec le livre, de la bibliothèque familiale de mon enfance à mon atelier : la présence sourde des livres anciens mais aussi les correspondances entre l’écriture et le signe, des résurgences d’images théâtrales, des bribes de poésie : Les vieux livres, Les singes et les livres, Ce que tu vois écris-le dans un livre, Bonjour Mr Gutenberg, Dis-moi à quoi tu rêves…
La collaboration avec un auteur, une poétesse ou des acteurs peut déboucher sur la création de portfolios:
Freetime, un portfolio rassemblant 21 gravures à l’eau-forte réalisées sur scène lors des représentations de Freetime de Toshiki Okada, mise en scène par Jean-Marc Eder, 2017.
Un geste Un regard, contenant 11 portraits à l’eau-forte des ouvriers ayant collaboré sur un projet de sculpture métallique, à l’occasion de l’Industrie Magnifique, 2022.
