Zuzana Jaczova

Zuzana Jaczova est une artiste plasticienne, née le 9 août 1953 à Bratislava et qui a vécu à Strasbourg depuis 1975.Elle est décédée le 6 septembre 2020.Zuzana Jaczova a été formée à l’Académie de design de Eindhoven aux Pays-Bas et à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg.Son œuvre comporte sculptures, céramiques, textes, dessins et peintures dont plusieurs figurent dans les collections du FRAC Alsace et de l’Artothèque de Strasbourg. Le prix CEEAC Région Alsace lui a été décerné en 1993.Depuis 1981 et sa participation au Salon de la Jeune Sculpture à Paris, Zuzana Jaczova a exposé dans de nombreux lieux en Europe et au Canada, dont plusieurs fois au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, au Centre culturel français de Berlin, à la Passerelle à Brest et dans diverses galeries. Parmi ses nombreuses interventions dans l’espace public, on notera des sculptures pérennes en Alsace et en Allemagne. Zuzana Jaczova a été également enseignante en sculpture à l’ENSAS à partir de 2016.Marquée par un exil non choisi qui l’a conduite, à l’âge de 17 ans, de Bratislava à Eindhoven, Zuzana Jaczova n’a cessé d’interroger la notion de frontières qu’elle visait à franchir, à la recherche d’un équilibre « juste » : frontière entre la peinture et la sculpture, entre l’abstrait et le figuratif, entre le mat et le brillant (mise au point d’un enduit à la caséine utilisé dans toute son œuvre picturale), entre légèreté et volume, fragilité et solidité…Ses dernières réalisations pour la Fête de l’Eau en Alsace (sculpture in situ et exposition de peintures) illustrent explicitement son ressenti d’artiste « Peinture ou sculpture : je ne perçois aucune différence ».Les Ateliers ouverts sont l’occasion de rendre hommage à une artiste reconnue et une belle âme. Ses œuvres seront présentées.

Sun Choi

L’œuvre de Sun Choi trouve ses racines dans l’observation du quotidien, des phénomènes sociaux ou d’événements traumatiques personnels et historiques. L’artiste y prélève des motifs issus de matières organiques, sédiments ou autres ressources corporelles (souffle, odeur, salive, lait maternel, résidus de produits chimiques ou d’eaux usagées, etc.) qu’il manipule à dessein.
De cette collecte naît une peinture abstraite dont les motifs évoquent la calligraphie traditionnelle d’Extrême-Orient et où co-existent diverses dualités
: celle de la surface et de la profondeur, celle de l’artistique et du non-art, du visible et de l’invisible, de la vie et de la mort, du matériel et de l’immatériel, du beau et du laid.
Les œuvres de Sun Choi tirent parti de ce masque décoratif pour transfigurer l’ordinaire et sublimer le périssable.
Dénonçant l’approche normative du «beau», Sun Choi questionne la valeur intrinsèque de l’art autant qu’il célèbre l’expérience sensible et anoblit le vivant.

Marie Lagabbe

Marie Lagabbe est une photographe française vivant à Strasbourg et originaire
d’Aubervilliers (93). C’est dans le centre d’art plastique local, au cœur de la cité de la Maladrerie, qu’elle découvre le plaisir de la photographie argentique à l’âge de 17 ans. Depuis, elle ne cesse de produire des images où elle mêle divers médias et techniques, grâce aux nombreux appareils qu’elle déniche en brocantes et en vides greniers.
Bien plus qu’un simple moyen de faire apparaître ses photographies, le tirage à l’agrandisseur qu’elle réalise dans sa chambre noire est une étape indissociable de sa démarche artistique. Ses clichés en noir et blanc prennent tout leur sens en devenant des objets physiques, palpables, qu’elle pourra déchirer, coller, ou encore utiliser comme support d’écriture.
Par sa pratique, Marie cherche à maîtriser le hasard. Elle aime le défi calculé du facteur chance et la prise de risque systématique. Sa méthode de travail est donc empirique : essayer, observer, réessayer.
Elle envisage ses shootings comme des collaborations, dans une volonté d’enrichissement réciproque : le·a modèle n’est pas muse-objet, mais co-acteurice de cette phase de travail. En somme, Marie privilégie le processus au résultat, et ce qui lui importe avant tout ce sont les heures passées à shooter, ou dans le rouge, les doigts dans les bacs.

Polysème Magazine

Anna Byskov

Anna Byskov, née en 1984 à Quito (Equateur) est une artiste anglo-danoise qui a grandit majoritairement à Genève. Diplômée de la Villa Arson à Nice en 2008, elle travaille à Mulhouse et à Paris où elle bénéficie d’un atelier à la Fondation des Artistes à Nogent-sur-Marne ainsi qu’à Motoco à Mulhouse. En tant qu’artiste invitée, elle enseigne actuellement la performance au Beaux Arts de Lyon.
Anna Byskov pratique la performance où son corps et son esprit sont engagés vers la voie du burlesque et de la folie, l’artiste incarne des personnages à la frontière trouble, mêlant fiction et récit personnel, nous emmenant jusqu’aux confins de l’absurde, de l’incongruité.
En 2019, elle co-fonde avec cinq autres artistes (Christina Huber, Hannah Kindler, Stella Meris, Nika Timashkova) de la région Grand Est, Bade-Wurtemberg, Region-Bâle, un collectif somebody*ies qui souhaite renforçer les liens entre les artistes et les acteurs culturels de la région des trois pays (région frontalière entre l’Allemagne, la Suisse et la France) pour contribuer à une
atmosphère de solidarité. Le collectif participe et s’interroge sur comment déplacer un travail personnel au sein d’un groupe ? Est-ce que le travail de groupe peut élargir et renforcer les conceptions d’un travail personnel ? Comment penser, travailler et fonctionner collectivement ?
« Anna Byskov se constitue au fil des ans une bibliothèque en perpétuelle évolution de formes et de gestes qu’elle utilise ensuite jusqu’à contentement, voir jusqu’à épuisement. En expérimentant à chaque fois de nouvelles combinaisons, elle cherche à atteindre ce point d’équilibre où le langage créé par ces différents agencements traduira alors parfaitement sa pensée. » Vincent Verlé, commissaire indépendant, Openspace.
BIBLIOGRAPHIE
Anna Byskov a participé au 55ème Salon de Montrouge ; « Le Festival » dans le cadre de «Beaubourg la Reine » invitée par la compagnie Zerep avec l’artiste Arnaud Labelle-Rojoux au Centre Pompidou, Paris ; « A une forme pour toute action » dans le cadre du Printemps de Septembre, Toulouse ; « Les filles de la nuit sont toujours par trois » avec la céramiste Alice Gavalet dans le cadre de « La Regionale », invitée par le Crac Alsace à la FABRIKculture, Hégenheim ; « Performance Tv », invitée par Mathilde Roman à la Maison d’Art Bernard
Anthonioz, Nogent-sur-Marne ; Au Cyclop dans le cadre de la nuit européenne des Musées, « Un départ, un exil, une odyssée » avec l’artiste Yvan Etienne, Milly-la-Forêt ; Au « Printemps de l’Art Contemporain» à Marseille ; La Fondation du Doute, Blois; The Festival of performance « ReActor », Power Station of Art, Shanghai ; « Atelier Regional » dans le cadre de « Oslo night », invitée par Atelier Mondial, Bâle ; La résidence « Temporars Susch » au Muzeum Susch, les Grisons ; La résidence « Reconnect » à la Villa Clavel avec l’artiste Nika Timashkova, Bâle-

Campagne.

Christian Peter

photographe de la vallée de Munster né en 1959 à Munster. A l’âge de 12 ans, Christian Peter réalise ses premières expériences photographiques essentiellement nocturnes avec un Instamatic et il achète son premier reflex argentique à 14 ans avec pour objectif de faire de la photographie animalière dans le massif vosgien. Avec une singulière résolution, il s’interdit l’utilisation de son appareil pour les photos souvenirs de la famille et il ne fera qu’une seule exception à l’occasion de la commande d’un portrait officiel du patriarche. La pratique de l’équitation facilite ses rencontres avec la faune sauvage mais paradoxalement, l’éloigne de la photographie.En 1981, Christian Peter rejoint la scierie familiale pour y travailler jusqu’à sa cession en 1993. Il se retranche alors sur les hauteurs de Munster où il acquiert avec son épouse un ancien restaurant qu’il transforme en maison familiale et s’investit dans la conception de meubles jusqu’en 2015.Après plusieurs tentatives infructueuses de renouer avec la photographie, il s’équipe en 2012 d’un système numérique qui répond à ses exigences. La série Factory Telling le conduit sur les routes pendant 4 ans, à la redécouverte des usines abandonnées qu’il avait connues actives. Il en extrait sa première grande série photographique qui lui procure la sensation de pouvoir regarder enfin les usines autrement que pour leurs qualités productives, tournant ainsi définitivement la page de son passé d’industriel. Lors des trajets vers ces usines, les paysages qui défilent lui inspirent la série Horizon Tales qui lui ouvre un nouveau champ d’expérimentations et la mise en place d’une écriture photographique personnelle.

Clemens Buentig

Approche de travailLes images de Büntig se développent à partir de la perception et de la permission de processus naturels visibles et invisibles et du jeu avec les techniques de gravure.
 Son travail porte sur la nature, mais il ne s’agit ni d’une plante particulière ni d’une représentation botaniquement correcte des végétaux. »Je conçois plutôt la nature comme l’idée d’un esprit créatif qui se matérialise une fois sous telle forme et une autre fois sous telle autre. Un acte artistique monstrueusement impressionnant qui m’inspire et me donne envie d’étudier cette idée et de traduire en formes et en signes les régularités observées ». »De même, je trouve dans les plantes, leur croissance et leur « posture » ainsi que leur relation les unes aux autres, des pendants de l’âme humaine. Les plantes sont des co-créatures et s’offrent comme symboles des états de conscience humains. Pour l’intérieur, les sentiments, l’invisible, pour les rêves et ce qui est pressenti, les plantes se retrouvent dans l’image et offrent symboliquement une forme visuelle comme résonance avec l’âme ».et »Toucher la nature de l’observateur avec mon art et soutenir ainsi la prise de conscience que nous sommes tout autant la nature que tout le reste sur cette merveilleuse créature qu’est la Terre, telle est ma véritable ambition ».Dans ses tableaux, Büntig cherche à exprimer la complexité et la beauté fascinantes de la vie.Ses travaux sont connus pour leur rayonnement, leur complexité, leur effet positif et leur utilisation innovante des techniques d’impression originales.Clemens Büntig continue de travailler au sud de Munich, à Mooseurach, près du lac de Starnberg. C’est d’ici qu’il participe à des foires d’art internationales, à des expositions de groupe ou individuelles.2008 Création de son propre atelier d’impression, éditions pour Sean Scully, Mark Harrington et autres. Collaboration avec le Brücke Museum, Ketterer Kunst et des collections d’art graphique, visites guidées et formation continue, activité d’enseignement intensive dans son propre atelier et en tant que professeur invité, développement de nouvelles techniques crossover.2019 Création de son propre projet de galerie sous le nom de Clemens Büntig Editions. Participation à des foires d’art internationales.

Frank Morzuch

Artiste visuel franco-canadien, Frank Morzuch explore les questions liées au paysage, qu’il soit virtuel, naturel ou construit, en interrogeant plus spécifiquement le point de vue à partir duquel s’exerce la vision. Ses propositions présentent une intrication subtile de la matière et de la lumière, associant des matériaux tels que branches et cailloux à des dispositifs électriques et magnétiques nécessaires pour tisser et défaire «l’étoffe du visible».S’intéresse aux chiffres et à leur incidence spatiale.D’une manière plus conceptuelle, ce travail le mène, dans le champ de l’histoire de l’art, à partir des gravures d’Albrecht Dürer, à questionner l’espace du regard afin d’imprimer son dessin non plus sur du papier mais directement dans l’esprit du regardeur.