Vladimir Lutz

Il commence sa pratique photographique dans les salles de concert. Il écume les scènes Alsaciennes en immortalisant les musiciens. Après avoir travaillé huit années dans l’éducation populaire, il décide de devenir photographe et commence à diversifier sa pratique et ses techniques photographiques. Ce sont deux rencontres fortes, Dominique Pichard, photographe bas-rhinois, et Marc Linnhoff, chef opérateur colmarien, qui vont, à travers des projets où il officie comme assistant, lui donner les bases de la maîtrise de la lumière artificielle. Ensemble, ils collaboreront sur quelques clips, courts métrages et films institutionnels. C’est la rencontre avec Sandrine Pirès, metteure en scène de la compagnie théâtrale Le Gourbi Bleu qui l’amèneront à côtoyer l’univers du théâtre. C’est ainsi que Vladimir Lutz travaille aujourd’hui avec de nombreuses compagnie en vidéo et en photo telles que Le Gourbi Bleu précédemment cité, Les Rives de l’Ill de Thomas Ress, la Compagnie des Naz, la compagnie équestre Equinote de Sarah et Vincent Welter.

Noé Archambault

La pratique plurielle de Noé Archambault mêle l’image et le volume. Le dessin est un de ses médiums de prédilection. Ancré dans son temps, il développe notamment des techniques de dessin en utilisant uniquement les applications de smartphone. La transformation et manipulation d’objets et de matériaux de récupération est un autre axe de son travail. Par le biais de l’installation, du costume et du masque il interroge le monde autour de lui. Il propose un univers organique et en mouvement permanent.

Anthony Abrieux

Anthony Abrieux est un auteur qui écrit des univers vastes, conscient de la place que demande l’observateur. Puriste moderne selon ses termes, il ne retouche jamais ses œuvres au-delà du post-traitement et du développement. C’est un travail d’éclairage strictement créatif et de capture d’instant qui a existé. Inspiré autant par Caravage, Darius Khondji, William Bouguereau, Gordon Willis que Victor Brauner, Damien Deroubaix, David Lynch que par David Cronenberg, il est sensible à l’impact émotionnel d’une oeuvre et à l’attachement que l’on ressent pour l’objet, qui fait sens, qui parle de soi, de son passé, de son intérieur. D’une expérience riche en voyages et en échanges, Anthony Abrieux s’est immergé au sein d’un éventail large de créatrices et créateurs afin d’en comprendre le processus, à commencer par Jean-Sebastien Bach, Thom Yorke, Gustave Doré, Beth Gibbons, Fritz Lang, Marilyn Monroe, Quentin Dupieux, Orlando Gibbons, Stanley Kubrick, Jaco Pastorius, Marguerite Yourcenar… Les oeuvres d’Anthony Abrieux parlent de l’âme, des mains, du regard que l’on porte sur un miroir dans un univers individualiste. Elles parlent de l’intérieur qu’on s’imagine et donc qu’on vit. Elles sont l’histoire d’un humain qui observe une oeuvre, à moins que ce ne soit l’inverse. Elles parlent du corps, elles parlent de ce monde. Dans la technicité de porter un instant vécu ou rêvé sur le papier, en le numérisant d’abord, puis dans le soin apporté à chaque pixel, chaque point d’impression, il affirme qu’il est auteur-photographe comme il aurait pu être peintre ou sculpteur. C’est simplement l’affinité technique qui l’a mené – à ce jour – à se vouer à la photographie. Artiste visuel et artisan de l’objet il présente également des oeuvres numériques et des NFT, convaincu de leur potentiel artistique avec, toujours en ligne de mire, la finalité de l’oeuvre sur papier, encadrée, accrochée, éclairée. Quand la lumière et ses couleurs sont enfin maîtrisées. Par cette proposition multiple, l’intention d’Anthony Abrieux est clairement de poser des actions artistiques collaboratives entre l’acquéreur et lui-même, d’accompagner les projets d’acquisition par du conseil, mais aussi de mêler commande et création pour des installations uniques autant que personnalisées afin de donner davantage de place à l’acquéreur. À l’occasion des Ateliers Ouverts il développe des procédés d’attachement à la mémoire et de propositions artisanales dans une collaboration avec Virginie Kubler-Sutter, relieuse d’art et modèle, dont le travail traditionnel des matériaux et des styles sur mesure mène à la création de livres, de carnets, d’objets précieux s’approchant au plus près de l’intimité de l’ouvreur, du découvreur, lui permettant de se poser des questions telles que : « Qui suis-je? » « Mes souvenirs sont-ils exacts? » « Mon regard a-t-il changé? » « Comment transmettre ma mémoire? » « Comment transmettre mon histoire? »

Yves Bingert

Sculpture sur bois et pierre. Installations polymorphes . Taille directe , assemblages . Abstractions figuratives animalières de thèmes mythologiques. Constructions en matières organiques et associations de matériaux. Signe particulier : travail de la rhyolite ( roche volcanique rare), exploitation de matières sylvestres dans une attitude postcroissante.

Marie Bernabel

Artiste : Pierre Paul et Jacques pressant leurs jus d’éponges. Jus d’éponge : métaphore de l’inspiration découlant de l’absorption d’un monde environnant. Pierre Paul et Jacques se transforme en éponge, parfois devant les gens. Le spectateur : c’est le pote de Pierre Paul et Jacques, ils jouent ensemble aux ping pong Le ping pong : des échanges. Les échanges : sous différentes formes, ils se créent et persiste. J’aime bien les voir exposer. Exposer : c’est montrer mais il faut regarder. Pierre, Paul Jacques et leur copain vivent heureux, ils peuvent jouer du ping pong tout en dégoulinant un peu partout.

Viktoria von der Brüggen

L’émerveillement face à la vitalité et à la fragilité du vivant constitue le point de départ de mon travail artistique.  J’explore le médium de la terre pour donner une forme plastique à la richesse des expériences suscitées par le contact avec la nature et différents espaces paysagers.  Étroitement liée à ma pratique de la céramique, l’aquarelle m’offre un autre champ pour faire émerger des formes et des motifs et expérimenter avec la couleur.

Michel Bedez

« Michel Bedez est une idole – une idole des jeunes. Des jeunes du Moyen-Age. Venus du fond des temps, asservis à la chaire, il n’a pas eu le choix. La figuration est grossière et renvoie à des images archétypales au coeur de toutes les mémoires. » (Stéphanie Lucie Mathern, artiste). Son oeuvre « offre son étrangeté radicale, « cachesexuée » et naïve. Dans cette projection d’une part d’intime, on pourra lire cette façon si humaine de faire totem de son chaos intérieur. pour se protéger. » (Philippe Lefait, journaliste et écrivain). Les idoles sont des confidents qui ont le pouvoir de soigner les maux des hommes et de la société. Elles apparaissent sur des toiles ou sous forme de statues taillées dans du tilleul de la forêt proche, fruit d’un travail coopératif avec le sculpteur Loïc Bosshardt. Michel Bedez explore également les thématiques de la mort et de la danse : mythe de Salomé, sarabande mortelle, baloche égrillard…

Anne Gerlinger

Il y a une petite dizaine d’année, un besoin d’évasion au cœur de la nature m’a plongé dans la photographie. Le souci du détail, du fait d’une pratique du dessin, m’a très vite orienté vers la proxiphoto. Cela m’a permis d’ouvrir les yeux sur un monde minuscule que j’ignorais et que je découvre chaque fois un peu plus. Régulièrement, je m’essaye à d’autres techniques. Le monde de la photo étant tellement vaste, il est stimulant d’en explorer toutes ses facettes. Que cela soit dans la nature ou le milieu urbain, je prends le temps de m’immerger. Ce qui m’importe, c’est de traiter chaque thème avec exigence, de façon créative et adaptée à chaque sujet pour tenter d’en révéler la quintessence. Aujourd’hui, la photographie occupe la majeure partie de mon temps libre.Inscrite dans un club photo depuis 2013, je participe régulièrement aux concours de la Fédération de Photo. Récompensée à plusieurs reprises dans les concours régionaux et Nationaux, j’ai été diplômée de la FIAP (Fédération Internationale de l’Art Photographique) en décembre 2019.

Christine Hoffmann

Sculptrice céramiste, je modèle le grès. Du grès ocre, beige rosé, noir ou des terres mêlées. Je réalise des pièces uniques qui sont cuites à haute température. C’est un univers féminin, poétique et sensuel que j’explore.Les personnages féminins que je modèle sont texturés et délicats. Le travail de modelage est réalisé avec l’intention d’obtenir un toucher rugueux – par les aspérités et les surépaisseurs d’argile laissées apparentes sur les corps – tout en travaillant sur la finesse des détails et des traits.Les figures féminines travaillées dans le grès sont à la fois fortes, graves, délicates et fragiles. J’étire et je déforme, jouant avec la matière, les vides et la couleur. Dans l’imperfection des corps modelés une beauté se révèle.

Anne Hudelot

Ma passion pour la photographie est née avec celle des voyages qui ont commencé dès mon plus jeune âge. J’ai bourlingué dès ma naissance à travers toute l’Europe grâce à des parents avides de culture et de découvertes. Plus tard je suis partie, sac à dos et transports locaux pour être au plus près des populations.
Mon travail photographique s’est naturellement tourné vers les portraits et la photo de rue au grés des rencontres faites à travers le monde. L’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Australie et surtout l’Inde qui m’a profondément marquée.
Capter l’instant, l’émotion furtive d’un moment, d’un regard, d’un sourire; voilà ce qui inspire mes clichés. Ce sont ces rencontres et la découverte des différentes cultures qui sont au coeur de mon travail photographique. Chaque cliché a une histoire particulière chargée d’émotions.