Florent Ruch

68100 Mulhouse

 

Dernière participation aux ateliers ouverts
2022

 

Techniques

  • Photographie
  • Vidéo

 

contact

13 rue de Pfastatt
68100 Mulhouse

flo@bioskoplab.com
tél : 06 72 78 45 02
https://www.florentruch.fr

 

    Présentation

    Démarche artistique
    Récolte, fermentation, décantation.
    Je vois le cinéma comme un art à la fois archaïque et moderne. Archaïque car il est la matérialisation du mythe de la caverne de Platon, que seuls les moyens techniques ont empêché d’exister avant. Des ombres projetées sur le fond de grotte, qui ne sont définitivement pas la vie. Moderne car il permet une distanciation, le fait d’être à la fois spectateur et sujet réfléchissant.
    Le cinéma ne m’intéresse que lorsqu’il est du cinéma et uniquement du cinéma, non pas du théâtre filmé ou des évocations picturales ou de la télévision. J’ai une fascination scopique pour la projection de l’image argentique qui défile à 24 images par secondes dans une salle noire. La matière elle-même du photogramme, le grain, la profondeur de champ, jusqu’à son imperfection
    me paraissent indissociables du cinéma. Ils participent de cette fascination, et me rendent l’image cinématographique présente, palpable.
    Mon cinéma est un cinéma non réaliste, onirique. J’ai très souvent réalisé des films muets. La recherche de l’efficacité, le réalisme, la dictature du scénario (un bon film = une bonne histoire), l’unité de temps, de lieu et d’action me paraissent étouffer le cinéma qui ne demande qu’à sortir.
    Comme l’a dit Andrei Tarkovski, mon sentiment profond est que le cinéma est un art du temps, du « temps scellé ». Chaque plan a sa temporalité propre, qui ne se raccorde à un autre qu’en fonction de cet écoulement du temps, tel un flux d’eau. On ne peut raccorder deux tuyaux de sections différentes où s’écoule l’eau.
    Aujourd’hui, je pratique un cinéma de l’improvisation, comme du free jazz. Je m’imprègne d’un sujet, d’un univers, d’un lieu, d’une personne, d’une histoire. J’en cerne les contours, les limites.
    Puis, attentif, ouvert à la surprise, à l’instant présent, je filme. Lorsque je suis ainsi connecté aux éléments, aux personnes, alors du cinéma peut survenir. Le travail de montage qui suit est une redécouverte de ce qui est réellement dans mes images : tout le travail préalable d’imprégnation s’est fixé comme par magie dans chaque image.
    Mon amour du cinéma est lié à à sa forme physique et sensible : l’image argentique.
    Aucune nostalgie, c’est ma réalité : l’œil avec lequel je voie le monde.

     

    Oeuvres déjà réalisées
    CINEMA

    films


    PHOTOGRAPHIE

    Photo

     

    Parcours

    Florent RUCH est né à Mulhouse en 1973. Il a grandi à Troyes en Champagne, puis a déménagé à Paris lors de son adolescence.
    Il a effectué une grande partie de sa scolarité dans une école Steiner. De là est né un intérêt certain pour les arts.
    A la fin de sa scolarité, il a réalisé un premier court- métrage de cinéma, “L’intruse”, en 1992, adapté d’une nouvelle du même nom de Jorge Luis Borgès.
    Les années 1990 ont été pour lui une période où il a exercé différents métiers : postier, maçon, animateur, éclairagiste de spectacles, assistant maternel, commercial jusqu’à être directeur marketing. Durant ces années il a continué de réaliser des courts métrages et s’est intéressé à la photographie noir et blanc, ainsi qu’à la musique.
    En 2001, il décide de quitter cette vie d’employé salarié pour retourner au cinéma. Il co- réalise le film “Umbra” avec Pol LEMETAIS en 2003. Celui- ci sera sélectionné dans de nombreux festivals de par le monde (Allemagne, Pologne, France, Croatie, Inde, Chili, Etats- Unis, …) et obtiendra plusieurs prix dont celui du festival international de Varsovie.
    Le tandem continue la production et la réalisation de films, avec une série de portraits d’artistes singuliers et bruts, des documentaires pédagogiques mais aussi des vidéos et films pour le spectacle vivant (danse, clown, théâtre, …).
    En 2007, Florent RUCH rachète un laboratoire cinématographique à l’armée française. Il va ainsi créer le laboratoire Bioskop, dans le sud de la France, à Saint Sever dans l’Aveyron.
    Durant 7 ans, il favorisera ainsi la réalisation et la production de nombreux films indépendants expérimentaux et documentaires.
    C’est également une période où il développe son travail photographique. Il a pu être exposé dans la Biennale Botiga, ainsi qu’à Toulouse.
    Désirant désormais se consacrer à ses propres films, il décide de stopper cette activité en 2013. Avec sa compagne, l’artiste Alexandra GERBER, il retourne s’installer en Alsace, d’abord à Strasbourg.
    A partir de 2013, Florent RUCH développe un nouveau type de cinéma qu’il qualifie de “documentaire poétique”. Réalisé exclusivement sur pellicule argentique, ce sont des films sensitifs, avec une dimension expérimentale. Les thèmes récurrents sont les rapports avec la nature, le sacré, l’invisible. Les trois oeuvres principales sont “Au bord du chemin” (2013), “Uchronie (2016) et “Le Petit Peuple” (2017).
    Parallèlement, il a pu exposer ses photos et principalement sa série “Ici maintenant” dans différentes galeries (galerie Art Affectif, galerie V.O., …).
    En 2017 et 2018, il a à nouveau travaillé la vidéo pour le théâtre, avec Bernard SOBEL pour ”Les Bacchantes” d’après Euripide à la Cartoucherie de Vincennes.
    Depuis 2019, Florent RUCH est résident à MOTOCO à Mulhouse, où il travaille désormais.
    Là sont nées plusieurs séries photographiques : “Les ombres de nos ancêtres oubliés”, “Grâce”, “Dancing in the streets” et “New York-New York”.
    En 2020 il travaille principalement à la réalisation d’un documentaire expérimental intitulé “1985 ”, montré pour la première fois à la Biennale REGIONALE 22 fin 2021 à la Fabrikculture à Hegenheim près de Bâle.
    Depuis, Florent RUCH a réalisé un court- métrage intitulé “Le Seuil”, à partir d’images d’archives personnelles sur la ville de Prague.
    Il travaille à l’écriture d’un film de long-métrage.
    Il est également en cours de montage d’un film rétrospectif et personnel sur sa grand- mère paternelle, un portrait d’une femme qui a traversé le XXème siècle.