Carlos Pastorino

Artiste-peintre et photographe – J’essaye de décrire graphiquement et émotionnellement l’histoire sans commencement ni fin dont je fais partie et qui s’inscrit dans un cycle de succès et d’échecs. Mon travail, à l’image de mes multiples expériences est rempli de couleurs, de mouvements et d’imaginaire, comme un journal intime, il traduit le dialogue silencieux entre l’artiste et les différents supports.

 

Karima Duchamp

Composée d’œuvres en céramique, de dessins et de peintures sur toiles, l’œuvre de Karima Duchamp est polymorphe. De sa formation de céramiste, elle a gardé le goût de la matière qu’elle travaille et retravaille afin d’atteindre légèreté, transparence et luminosité. Elle passe d’un médium à l’autre, afin que chacune des techniques enrichisse sa création. La matière de la terre, les couleurs printanières de sa palette, la lumière qui émane de ses œuvres, toutes ces manifestations visuelles et matérielles révèlent son cheminement créateur. Née en France de parents algériens, Karima Duchamp est animée par les liens conscients et inconscients liés à ses origines, se sentant passeuse d’histoires de femmes. Elle puise son inspiration dans les fresques historiques, l’ornementation et l’architecture vernaculaire. Dans une réduction de formes, elle cherche à aller à l’essentiel. Cette épure est motivée par une sensibilité au passage du temps dans une forme de contemplation et de nostalgie offrant un langage particulier pour lire et imaginer le monde.

Anne-Catherine Klarer

J’ai toujours été créative, depuis plusieurs années je pratique la sculpture. C’est en me formant à la fonderie d’art que germe en moi l’idée d’un projet d’atelier collaboratif. En effet, il est impossible de pratiquer la sculpture en bronze en dehors de stage auprès d’artistes professionnels car le matériel nécessaire, en plus de prendre beaucoup de place, est trop coûteux. L’idée était de trouver un espace à partager avec d’autres artistes, d’acheter du matériel en commun, afin de réduire les investissements. C’est un concours de circonstances dans le cadre de ma vie professionnelle qui a été le déclencheur de la création de La CabAnne: licenciée de la société de service informatique dans laquelle je travaillais, je me suis trouvée face à un choix : retrouver un poste dans cette branche ou faire quelque chose de différent. Poussée par mon entourage et par une réelle envie de faire de ma passion mon métier, j’ai fait grandir cette idée et l’ai faite évoluer. Je me suis mise en quête d’un local et suis tombée par hasard sur cette ancienne gare au détour d’un chemin. Un vrai coup de cœur : 400m2 d’espace rénové, une verrière offrant une lumière zénithale, un espace extérieur… bref le lieu idéal. Dès lors que ce lieu a été trouvé, les idées ont coulé de source et ont enrichi mon idée de départ de simple local servant à partager les espaces et à mutualiser les outils. Et pourquoi ne pas créer un lieu où l’économie collaborative serait au centre du développement de l’entreprise, un lieu de partage de connaissances et de compétences en vue de favoriser les pratiques écoresponsables ?

Nadine Untereiner

Mon travail actuel porte sur la peinture d’un paysage dont je fixe et interprète les variations, d’un poste d’observation et d’évasion dont je tais le nom car il m’offre la liberté. J’apprends depuis quelques années à me familiariser avec les techniques de la gravure à l’eau forte . Précédemment c’est le matériaux textile qui m’a inspirée. J’en ai montré les productions lors de 2 expositions en particulier. Au château de Thanvillé une installation nommée « Paysage et petites coutures »: 60 petites pierres en tissus sur une plage de sable. A la galerie de « La Pierre Large »à Strasbourg, un ensemble d’objets en tissus inspirés de la cafetière italienne rassemblés sous le titre « Objets de consolation pour adultes » J’ai appris la technique du modelage à l’atelier de Louis Buecher. Mes personnages en céramique sont crées d’après de nombreux dessins exécutés avec modèle vivant. Le dessin et davantage l’aquarelle sont mes gammes depuis que je suis installée dans cet atelier; quand le temps est clément je travaille en extérieur. Mon activité principale est le métier d’enseignante en arts plastiques dans un collège.

Frédéric Caillard

Le travail récent de Frédéric Caillard s’articule autour de 3 axes: Who’s afraid (estampes) Ces gravures – sur papier et sur dibond – sont issues d »une démarche hybride qui mêle des techniques anciennes d’impression (sur presse taille-douce) et un travail numérique. Frédéric Caillard y propose des versions mises à jour de tableaux célèbres de l’histoire de l’art. Les peintures des grands maîtres y sont épurées, réduites à leur plus simple essence, dans un monde où les marques doivent être reconnaissables instantanément et les images consommées en une fraction de seconde. Les Ecrans (micro-peintures) Un « écran » permet à la fois de « montrer » et de « cacher ». C’est cette contradiction qui est à l’origine de cette série de petites peintures acryliques, qui prennent les dimensions des différents formats historiques du cinéma (cinémascope, films muets, 16/9, etc…). Ces oeuvres sans support (elles sont exclusivement composées d’épaisses couches de peinture) représentent des supports d’images et sont ambiguës quant à leur nature réelle: les couches de peinture sont-elles là pour masquer les précédentes ou pour montrer leur compositions abstraites? Les Bulles (peintures) La série des Bulles reprend les formes de bulles de bandes dessinées qui ont marquées l’histoire du 9ème art. Cette série témoigne de deux constantes de la démarche artistique de l’artiste: l’emploi d’un langage abstrait pour s’exprimer et commenter le réel et la recherche de nouveaux régimes d’expression par le biais de l’intermédialité (hybridation).

Sophie Bassot

Artiste Auteur depuis 2009, Sophie BASSOT est une peintre née en 1970 à Obernai, en Alsace qui puise son inspiration et son énergie dans la nature. Patiemment et à l’écoute de ses intuitions de l’instant, elle se distingue par une écriture picturale aux pigments, et superpose des couches successives de nuances : l’œuvre se densifie, s’étoffe, gagne en profondeur. Son Œuvre a su séduire nombre de galeristes et de foires d’art à travers toute l’Europe. Plonger dans sa peinture, c’est aussi retrouver la quiétude du présent, traverser des passages ou des portes vers un » ailleurs «, survoler des crêtes, se remplir de l’univers…

Johnny Gaitée

La découverte picturale et l’interaction virtuelle sont au coeur de mes créations présentes. Engendrées par les jeux vidéos et le deeplearning, le renouvellent de ma pratique auprès de ces territoires d’imaginaire où les pixels et l’invraisemblable se croisent, font déraisonner en moi la vision première d’une réalité virtuelle. Éclatante et inquiétante. Se faisant, l’émergeance de ces peintures hybrides nous donne à voir les images figées d’une esthétique dormante ininterrompu, en plein sommeil paradoxal et machinal. J’explore alors une technique de hacking appelé “corruption”, qui décortique les textures des jeux-vide?os et re-décompose les images au grès des variations innnombrables de l’émulateur. L’image ainsi capturé traverse les liquides colorés, relâchées contre la toile par les touches détachées de mes mains instinctives. D’autre part, les oeuvres tirées de peintures classiques fournissent un abécedaire commencé depuis ma découverte du machine learning, et d’un logiciel appelé Dreamdeeply. J’y introduis alors ces peintures, qui ressortent transformées par l’interprétation des images condensées d’un algorythme. En dernier ressort, je retouche l’image obtenue pour y laissé apparaître les formes numériques les plus criantes à mon oeil. J’en suis à la lettre C des peintres trouvé sur la toile numérique et j’ai commencé à partager quelques unes de leurs oeuvres sur les réseaux.

MG

Je suis né en 1973, en région parisienne. A la fin des années 80, je fais mes premiers pas artistiques au croisement du hip-hop et du graffiti à travers le collectif EN1/NEC. 

Après des études en Histoire contemporaine, j’exerce durant quelques année le métier de conseiller d’éducation que je quitte au début des années 2000 pour me concentrer en « autodidacte » à mes activités artistiques. Affinant ma technique d’aplats de couleurs cernés de noir, je commence alors à façonner mon propre univers en lien avec la bande dessinée, la culture urbaine tout en développant mon sens du cadrage. Ma participation au marché de la création de Bastille en 2005, me permet de rentrer en relation avec une galerie parisienne, dans laquelle j’exposerai durant trois ans. Suivront des expositions collectives et personnelles dans divers galeries en France et en Belgique, des participations à la braderie de l’art de Roubaix, ainsi qu’à divers salons artistiques…

En 2008, des obligations familiales m’obligent à mettre mes activités d’artiste entre parenthèses. Durant six ans, j’occuperai un poste de manager socio éducatif au sein d’une école de la Chambre de Commerce de Paris, avant de rencontrer une belle muse Alsacienne… 

Début 2015, je quitte mes fonctions pour m’installer à Strasbourg, et enfin, reprendre la création. Depuis, j’ai participé à diverses manifestations artistiques sur Strasbourg et sa région (salon ST’art, salon Art3F, Ateliers ouverts, Place des Arts, Marché Off de noël, Salon des arts de Wissembourg, les vitrines de Mulhouse, Les Pyramides d’argent…). Des expositions collectives et solo m’ont également permis de présenter mon travail dans les galeries Art’course et Bertrand Gillig, ainsi que chez Madame Françoise Lenotre à Khel-Goldscheuer. 

Désormais, les couleurs, le graphisme et le cadrage de mes œuvres évoluent vers d’avantage de mystère et de sensualité, tout en soulignant mon attachement à la ligne claire, aux femmes fatales des années 50 et au mouvement pop-art ainsi qu’à la pop culture. Installé depuis deux ans dans le village de Weyer en Alsace bossue, je dispose désormais d’un grand atelier me permettant de créer en toute sérénité dans un cadre bucolique. Mes dernières œuvres reflètent cette sérénité dans une série de paysage inspirés de la nature environnante. A très bientôt, MG

Valérie Gerrer

Dès mon plus jeune âge, la pierre m’a toujours fascinée. J’aimais arpenter l’atelier de marbrerie familiale et observer les ouvriers dompter le marbre à force de frappes et de caresses. L’intuition du geste et la relation avec le matériau m’ont tout de suite attirée. C’est tout naturellement que je me suis formée d’abord à la gravure, puis à la sculpture. Ma pratique et mes expérimentations nourrissent ma passion qui continue toujours de grandir. Aujourd’hui, c’est à travers une méthode de sculpture en taille directe que je donne libre court à ma créativité en toute spontanéité. J’aime façonner un bloc neutre, le transformer et l’affiner sous le coup de mes outils et de mon imagination, jusqu’à lui donner une forme qui lui est propre. J’utilise mon savoir-faire pour traduire une émotion grâce à une courbe, un volume, un creux, une ciselure, des proportions ressenties de l’intérieur. La souplesse de la main fait face à la fermeté de la pierre pour marier l’intellectuel, l’émotionnel et le manuel. C’est une réflexion autour de la perception du corps féminin et de la place de la femme dans la société, la dualité entre sa force et sa beauté délicate, qui anime ma création. Mes œuvres reflètent les multiples facettes de cet engagement et d’autres encore. J’accorde notamment une place importante à la nature en intégrant des éléments d’autres matériaux comme le bois, l’acier, ou l’or à certaines pièces. Inspirées du Minimalisme et de l’Abstraction, mes créations permettent des lectures variées qui seront influencées par le ressenti de chacun, créant du lien entre différents publics et différents points de vue.